Bourbaki

Exercice 11, Annexe 1

Étiquette 00PW, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 00PW].

Algèbre, VIII, p. 434

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

On suppose que kk est un corps, que A est une kk-algèbre et que toute suite décroissante de sous-algèbres de A est stationnaire.

a) Prouver que l’algèbre A est artinienne et que son radical est de dimension finie sur kk (appliquer l’exerc. 9).

b) Soit S un composant simple de A/ℜ(A)A/\Re (A) (exerc. 7) ; il est isomorphe à une algèbre de matrices sur un corps D, de centre Z. Prouver que D est de dimension finie sur Z (si D contient un élément transcendant sur Z, construire une suite infinie strictement décroissante de sous-corps de D ; si D est algébrique et de dimension infinie sur Z, construire une suite infinie strictement croissante de sous-corps de D et considérer leurs commutants dans D).

c) Si Z est de dimension infinie sur kk, prouver qu’on a S = D (considérer les sous-algèbres nilpotentes de B).

d) Prouver que Z est une extension algébrique de kk. Soient pp l’exposant caractéristique de kk et L la plus grande extension séparable de kk contenue dans Z ; démontrer que L∩ZpL\cap Z^p est de degré fini sur LpL^p (considérer une pp-base de L∩ZpL\cap Z^p sur LpL^p).

e) Toute suite décroissante de sous-extensions de L est stationnaire. Démontrer par un exemple que cette condition n’entraîne pas que L soit de degré fini sur k(k(cf. V, p. 157, exerc. 3).

f ) Inversement, soit B une kk-algèbre satisfaisant aux conditions de a), telle que tout composant simple de B/ℜ(B)B/\Re (B) satisfasse aux conditions de b), c), d) et e). Prouver que toute suite décroissante de sous-algèbres de B est stationnaire.

(Se ramener au cas où B est un corps, de centre Z. Soit (Dn)(D_n) une suite décroissante de sous-corps de B ; on peut supposer que le corps D engendré par DnD_n et Z est indépendant de nn. Remarquer qu’on peut écrire D=E⊗LZD = E\otimes_LZ, où L est un sous-corps de Z de degré fini sur kk et E un corps dont le centre contient L et est de degré fini sur L ; démontrer qu’alors DnD_n est le corps engendré par E et Dn∩ZD_n\cap Z. On est ainsi ramené au cas où B est un corps commutatif, extension radicielle de kk; si (Fn)(F_n) est une suite décroissante de sous-extensions de B, considérer les sous-corps k(Fnp∞)k(F^{p^{\infty}}_n), avec Fnp∞=∩fFnpf.F^{p^{\infty}}_n=\cap_fF^{p^f}_n.)

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.