Exercice 19, § 1
Étiquette 001F, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 001F].
Algèbre, VIII, p. 17
Soient A un anneau, S une partie de A qui permet un calcul des fractions à gauche sur A (exerc. 18) et la plus petite partie de A contenant 1 et S, stable par multiplication. On note l’anneau des fractions à gauche de A associé à S et l’homomorphisme canonique.
a) Soit M un A-module. On note le A-module , et on l’appelle le module des fractions à gauche de M associé à S. Démontrer que tout élément de peut s’écrire avec et , et que, pour dans M et dans , la relation équivaut à l’existence d’un couple d’éléments de A tels que l’on ait et .
b) On note l’application A-linéaire canonique de M dans . Son image engendre le A-module ; son noyau est formé des éléments tels qu’il existe vérifiant . Pour que l’application soit injective (resp. bijective), il faut et il suffit que, pour tout , l’homothétie de M soit injective (resp. bijective).
c) Pour que l’on ait , il faut et il suffit que, pour tout , il existe tel que .
d) Soit N un sous-module de M. L’application A-linéaire canonique de dans est injective. Autrement dit, le A module à droite est plat. On identifiera à son image dans par cette application. Le sous-module de M se compose des éléments tels qu’il existe , avec . On dit que c’est le saturé à gauche de N pour S.
e) L’application est un isomorphisme de l’ensemble ordonné des sousA-modules de sur l’ensemble ordonné des sous-A-modules de M qui sont saturés (i.e. égaux à leur saturé) à gauche pour S. L’isomorphisme réciproque est .
f ) Si le A-module M est noethérien, le A-module est noethérien. Si le A-module M est artinien, le A-module est artinien et l’application est surjective.
g) Si l’anneau A est noethérien (resp. artinien) à gauche, il en est de même de l’anneau .
h) Formuler les énoncés analogues à ceux de cet exercice pour les modules de fractions à droite des modules à droite.
Solution
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Cité par
Rien.