Bourbaki

Exercice 14, § 16

Tag 00K9, permanent. Cite it as [Bourbaki, Tag 00K9].

Algèbre, VIII, p. 326

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soient A un anneau commutatif local noethérien, m\mathfrak{m} son idéal maximal, κ\kappa le corps A/m,SA/\mathfrak{m}, S une algèbre d’Azumaya sur A.

a) Soit ee un élément idempotent de S, dont l’image dans S/mSS/\mathfrak{m}S est un idempotent indécomposable. Déduire du lemme de Nakayama (cf. VIII, p. 163, exerc. 16) que l’homomorphisme canonique S→S\rightarrow EndA(Se)_A(Se) est bijectif.

b) On suppose que m\mathfrak{m} est nilpotent ∗*(ou plus généralement que A est complet pour la topologie m\mathfrak{m}-adique)∗*. Prouver que l’homomorphisme rκ/A:r_{\kappa /A}: Br(A) →\rightarrow Br(κ\kappa ) est injectif.

∗*c) On suppose désormais A complet. Soit L une extension séparable de degré fini

de κ\kappa qui déploie la κ\kappa-algèbre S/mSS/\mathfrak{m}S. Soient xx un élément primitif de L,fL,f son polynôme minimal, F un polynôme unitaire de A[X] dont l’image dans κ[X]\kappa [X] est ff et B=A[X]/(F)B = A[X]/(F). Prouver que B est une A-algèbre locale, libre de type fini en tant que A-module, d’idéal maximal mB\mathfrak{m}B et de corps résiduel isomorphe à L ; la B-algèbre S(B)S_{(B)} est isomorphe à une algèbre de matrices.

d) On suppose de plus que L est une extension galoisienne de κ\kappa, de groupe de Galois G. Prouver que l’action de G sur L se relève en une action sur la A-algèbre B (soit G′G' le groupe des automorphismes de cette algèbre ; déduire du lemme de Hensel (AC, III, p. 260, th. 1) que l’homomorphisme naturel G′→GG'\rightarrow G est bijectif). Déduire du lemme de Nakayama que l’homomorphisme ψ:B⊗AB→BG\psi : B\otimes_AB\rightarrow B^G défini dans l’exerc. 13 est bijectif.

e) Prouver que l’homomorphisme Hq(π):Hq(G,B∗)→Hq(G,L∗)H^q(\pi ) : H^q(G,B^*)\rightarrow H^q(G,L^*) est bijectif pour tout q⩾1q\geqslant 1.

(Pour i⩾1i\geqslant 1, soit UiU^i le sous-groupe des éléments bb de B∗B^* tels que b≡1b\equiv 1 (mod. miB\mathfrak{m}^iB); remarquer que le Z\mathbf{Z}[G]-module Ui/Ui+1U^i/U^{i+1} est isomorphe à miB/mi+1B\mathfrak{m}^iB/\mathfrak{m}^{i+1}B, donc à une puissance de L, et déduire de l’exerc. 5 d) que Hq(G,Ui/Ui+1)H^q(G,U^i/U^{i+1}) est nul pour q⩾1q\geqslant 1. Soit c∈Zq(G,U1)c\in Z^q(G,U^1); construire par récurrence une suite (bn)(b_n), avec bn∈Zq−1(G,Un)b_n\in Z^{q-1}(G,U^n), telle que c−dq−1(∑i=1nbi)c-d^{q-1}(\sum^n_{i=1}b_i) appartienne à Zq(G,Un+1)Z^q(G,U^{n+1}); conclure que Hq(G,U1)H^q(G,U^1) est nul pour q⩾1.)q\geqslant 1.)

f ) Conclure que les homomorphismes canoniques Br(B/A/A)→\rightarrow Br(L/κ/\kappa ) et Br(A) →\rightarrow Br(κ\kappa ) sont bijectifs.∗*

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Transcribed from the printed volume. Not translated.