Bourbaki

Exercice 3, § 16

Étiquette 00JY, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 00JY].

Algèbre, VIII, p. 320

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soient GG un groupe, MM un Z[G]\mathbf{Z}[G]-module. On fait opérer GG sur C1(G,M)C^1(G, M) en associant à (g,f)∈G×C1(G,M)(g, f) \in G \times C^1(G, M) la fonction h↦gf(g−1h)h \mapsto gf(g^{-1}h) sur GG. On rappelle (I, p. 136, exerc. 8) qu’une GG-moyenne sur MM est une application Z[G]\mathbf{Z}[G]-linéaire μ:C1(G,M)→M\mu : C^1(G, M) \to M satisfaisant à μ(cx)=x\mu(c_x) = x, où cxc_x désigne la fonction constante de valeur x∈Mx \in M.

a) Si MM admet une GG-moyenne, prouver que Hn(G,M)H^n(G, M) est nul pour n⩾1n \geqslant 1 (pour q⩾1q \geqslant 1, soit hq:Cq(G,M)→Cq−1(G,M)h^q : C^q(G, M) \to C^{q-1}(G, M) l’homomorphisme défini de la façon suivante : pour g1,...,gq−1g_1, . . . , g_{q-1} dans G et c∈Cq(G,M),hq(c)(g1,...,gq−1)c\in C^q(G,M),h^q(c)(g_1, . . . , g_{q-1}) est l’image par μ\mu de la fonction g→c(g1,...,gq−1,(g1...gq−1)−1g)g\rightarrow c(g_1, . . . , g_{q-1},(g_1. . . g_{q-1})^{-1}g). Démontrer l’égalité hq+1∘dq+dq−1∘hq=1Cq(G,M)h^{q+1}\circ d^q+d^{q-1}\circ h^q= 1_{C^q(G,M)}).

b) Soit A un groupe commutatif ; on note F(G,A)\mathscr{F}(G,A) le groupe des applications de G dans A, muni de l’action de G définie par gf(h)=f(hg)^gf(h) =f(hg) pour g,hg, h dans G et ff dans F(G,A)\mathscr{F}(G,A). Pour toute application cc de G dans F(G,A)\mathscr{F}(G,A), on note μ(c)\mu (c) l’application g→c(g−1)(g)g\rightarrow c(g^{-1})(g) de G dans A. Montrer que μ\mu est une G-moyenne sur F(G,A)\mathscr{F}(G,A); on a donc Hq(G,F(G,A))=0H^q(G,\mathscr{F}(G,A)) = 0 pour q⩾1q\geqslant 1.

c) Soit j:M→F(G,M)j: M\rightarrow \mathscr{F}(G,M) l’application qui associe à un élément mm de M la fonction g→gmg\rightarrow gm, et soit M′M' son conoyau. Prouver que jj est injective et Z\mathbf{Z}[G]-linéaire. En déduire que l’homomorphisme ∂q:Hq(G,M′)→Hq+1(G,M)\partial^q: H^q(G,M')\rightarrow H^{q+1}(G,M) est bijectif pour q⩾1q\geqslant 1.

d) Soient L une extension galoisienne finie du corps commutatif K, G son groupe de Galois. Déduire de b) et du théorème de la base normale (V, p. 70) que les groupes Hn(G,L)H^n(G,L) sont nuls pour n⩾1n\geqslant 1.

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.