Exercice 7, § 16
Étiquette 00K2, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 00K2].
Algèbre, VIII, p. 323
Soit L une extension de K. Pour tout entier , on désigne par l’ensemble des classes d’isomorphisme de K-algèbres centrales et simples, de degré , déployées par L.
a) Démontrer que le noyau Br(L) de l’homomorphisme canonique Br(K) Br(L) est isomorphe à la limite inductive des ensembles , pour un système d’applications que l’on précisera.
b) On suppose désormais que L est une extension galoisienne finie de K, de groupe de Galois G. Déduire de l’exerc. 6 une bijection .
c) On note l’application déduite de la suite exacte (exerc. 5 c)), et l’application . Si , on a si et seulement si A est une algèbre de matrices sur K ; si et , on a . En déduire par passage à la limite inductive un homomorphisme injectif de groupes Br(L).
d) Prouver que est surjective pour Card(G) (soit un élément de ; pour tout , considérer l’endomorphisme de qui applique sur pour tout , et calculer ).
e) Comparer et .
f) Démontrer que le groupe Br(K) s’identifie à la limite du système inductif de groupes (H^2(Gal(L/K), L^*)) relativ à l’ensemble (ordonné par inclusion) des extensions galoisiennes de degré fini de K contenues dans une clôture algébrique fixée de K, les homomorphismes entre ces groupes étant les homomorphismes (injectifs) d’inflation.
g) Soit F une extension de K contenue dans L, Γ le sous-groupe de G laissant invariant F. Démontrer que le diagramme
est commutatif. En déduire un isomorphisme canonique de Br(F/K) sur le noyau de l’homomorphisme Res^2 : H^2(G, L^*) → H^2(Γ, L^*).
Solution
Aucune solution n’a encore été écrite.
Cité par
Rien.