Algèbre, X, p. 186
Soient C un complexe de A-modules à droite et M un A-module à gauche. On appelle produit de torsion de C et M le k-module gradué TorA(C,M)=H(C⊗AL(M)). Si f:C→C′ est un morphisme de complexes et g:M→M′ un homomorphisme de A-modules, on note TorA(f,g)=H(f⊗L(g)).
a) Si f:C→C′ est un homolomorphisme, TorA(f,1) est un isomorphisme ; si C est plat et borné à droite, le k-module gradué TorA(C,M) est isomorphe à H(C⊗AM).
b) Si 0→C′→C→C′′→0 est une suite exacte de complexes de A-modules à droite et si M est un A-module, montrer qu’il existe une suite exacte
⋯⟶TornA(C′,M)⟶TornA(C,M)⟶TornA(C′′,M)⟶Torn−1A(C′,M)⟶⋯.
Si 0→M′⟶iM⟶pM′′→0 est une suite exacte de A-modules, montrer que l’on a une suite exacte :
⋯⟶TornA(C,M′)⟶TornA(C,M)⟶TornA(C,M′′)⟶Torn−1A(C,M′)⟶⋯.
(Remarquer qu’il existe un homotopisme de L(M′′) sur le cône de L(i).)
c) Montrer qu’il existe une suite spectrale ′E (X, pp. 175-177, exercices 14 à 17) convergeant vers TorA(C,M), telle que
′Epq2=TorpA(Hq(C),M).
Si de plus le complexe C est borné à droite, montrer qu’il existe une suite spectrale ′′E, convergeant vers TorA(C,M), telle que
′′Epq2=Hp(TorqA(C,M))
(considérer le complexe double C⊗AL(M)).