On suppose que la k-algèbre A admet une augmentation π:A→k (X, p. 196, exercice 27) et que, de plus, A est un k-module projectif. On note I le noyau de π. Soit M un A-module à gauche.
a) Soit (E):0→M(π)→BpA→0 une extension de A par le (A,A)-bimodule M(π) (X, p. 196, exercice 27) ; on note B l’idéal de B formé des éléments b∈B tels que p(b)∈I. On a i(m)b=0 pour m∈M et b∈B, de sorte que B est muni d’une structure de A-module à gauche telle que p(β)b=βb pour β∈B, b∈B. Montrer qu’il existe une suite exacte de A-modules
0→M→B→I→0;
on note δ(E) la classe de cette suite exacte dans ExtA1(I,M).
b) Montrer que δ définit une application de Exk(A,M(π)) dans ExtA1(I,M). Démontrer la commutativité du diagramme :
où δ est l’homomorphisme de liaison déduit de la suite exacte 0→I→Aπk→0, et où φ est l’isomorphisme obtenu en calculant à l’aide de la résolution standard (X, p. 196, exercice 27, b)). En déduire que δ est un isomorphisme de groupes.