Fonctions d’une variable réelle, I, p. 49
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
Soit f une fonction n−1 fois dérivable dans un intervalle I contenant 0, et soit fn la fonction vectorielle définie pour x=0 dans I par la relation
f(x)=f(0)+f′(0)1!x+f′′(0)2!x2+⋯+f(n−1)(0)(n−1)!xn−1+fn(x)xn. a) Montrer que si
f admet une dérivée
(n+p)-ème au point 0,
fn admet une dérivée
p-ème au point 0 et une dérivée
(n+p−1)-ème en tout point d’un voisinage de 0 distinct de 0; en outre, on a
fn(k)(0)=(n+k)!k!f(n+k)(0) pour
0≤k≤p, et
fn(p+k)(x)⋅xk tend vers 0 avec
x, pour
1≤k≤n−1 (exprimer les dérivées de
fn à l’aide des développements de Taylor des dérivées successives de
f, et utiliser la prop. 6 de I, p. 26).
b) Inversement, soit fn une fonction vectorielle admettant une dérivée (n+p−1)-ème dans un voisinage de 0 dans I, et telle que fn(p+k)(x)⋅xk tende vers une limite pour 0≤k≤n−1. Montrer que la fonction fn(x)⋅xn admet une dérivée (n+p−1)-ème dans I; si en outre fn admet une dérivée p-ème au point 0, fn(x)⋅xn admet une dérivée (n+p)-ème au point 0.
c) On suppose I symétrique par rapport à 0, et f paire (f(−x)=f(x) dans I). Montrer, à l’aide de a) que, si f est 2n fois dérivable dans I, il existe une fonction g définie et n fois dérivable dans I, telle que f(x)=g(x2) dans I.