Fonctions d’une variable réelle, IV, p. 40
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
a) Soit I=(t0,t0+ε), et soit ω une fonction numérique continue et ⩾0 définie dans I×R. Soit S une boule de centre x0 dans un espace normé complet E, et soit f une application continue de I×S dans E telle que, quels que soient t∈I,x1∈S et x2∈S, on ait ∥f(t,x1)−f(t,x2)∥⩽ω(t,∥x1−x2∥). Soient u et v deux intégrales de x′=f(t,x) définies dans I, à valeurs dans S, telles que u(t0)=x1,v(t0)=x2; soit w l’intégrale maximale exerc. 10) de z′=ω(t,z) correspondant au point (t0,∥x1−x2∥), et supposée définie dans I; montrer que, dans I, on a ∥u(t)−v(t)∥⩽w(t). (Soit w(t,ε) l’intégrale maximale de z′=ω(t,z)+ε correspondant au point (t0,∥x1−x2∥), où ε>0 est assez petit. Montrer que ∥u(t)−v(t)∥⩽w(t,ε) pour tout ε>0, en raisonnant par l’absurde.) b) Dans l’énoncé des hypothèses de a), on remplace I par l’intervalle I′=]t0−ε,t0[. Montrer que, si w est, dans cet intervalle, l’intégrale minimale de z′=ω(t,z) correspondant au point (t0,∥x1−x2∥), on a, dans I′, ∥u(t)−v(t)∥⩾w(t) (même méthode).