Fonctions d’une variable réelle, IV, p. 42
a) Soit t↦A(t) une application d’un intervalle J⊂R dans L(E), telle que, pour tout x∈E, l’application t↦A(t).x de J dans E soit continue. Montrer que, dans tout intervalle compact K⊂J, t↦∥A(t)∥ est bornée (utiliser TG, IX, p. 56, th. 2). Dans ces conditions, montrer que, pour tout point (t0,x0)∈J×E, l’équation dx/dt=A(t).x+b(t) admet une solution et une seule, définie dans J, et égale à x0 au point t0. En outre, si on désigne par u(t,t0,x0) cette solution, l’application x0↦u(t,t0,x0) est une application linéaire bijective et bicontinue C(t,t0) de E sur lui-même, qui satisfait aux relations (6) (IV, p. 18) et (7) (IV, p. 19); de plus, l’application (s,t)↦C(s,t) de J×J dans L(E) est continue. b) On prend pour E l’espace des suites x=(xn)n∈N de nombres réels, telles que limn→∞xn=0, muni de la norme ∥x∥=supn∣xn∣, pour laquelle E est complet. Pour tout t∈J=[0,1], soit A(t) l’application linéaire de E dans lui-même telle que
A(t).x=(1+mt1xn)n∈N. Montrer que
A(t) satisfait aux conditions de a), mais que l’application
t↦A(t) de
J dans
L(E) n’est pas continue au point
t=0, et que la résolvante
C(t,t0) de l’équation
dx/dt=A(t).x est telle que l’application
t↦C(t,t0) de
J dans
L(E) ne soit pas dérivable au point
t=0.