Bourbaki

§ 2. Groupe des vecteurs tangents à un groupe de Lie

1. Lois de composition tangentes

Soient X et Y des variétés de classe CrC^r. On sait (VAR, R, 8.1.4) que X×YX \times Y est une variété de classe CrC^r et que l’application (T(pr1),T(pr2))(T(\mathrm{pr}_1), T(\mathrm{pr}_2)), produit des applications tangentes aux projections canoniques, est un isomorphisme de classe Cr−1C^{r-1} de T(X×Y)T(X \times Y) sur T(X)×T(Y)T(X) \times T(Y).\footnote{Pour r=1r = 1, cela signifie que (T(pr1),T(pr2))(T(\mathrm{pr}_1), T(\mathrm{pr}_2)) est un homéomorphisme de T(X×Y)T(X \times Y) sur T(X)×T(Y)T(X) \times T(Y).} Cet isomorphisme est compatible avec les structures de fibré vectoriel de base X×YX \times Y, et permet d’identifier T(X×Y)T(X \times Y) avec T(X)×T(Y)T(X) \times T(Y). Soient a∈X,b∈Y,u∈Ta(X),v∈Tb(Y)a \in X, b \in Y, u \in T_a(X), v \in T_b(Y); l’identification précédente permet de considérer (u,v)(u, v) comme un élément de T(a,b)(X×Y)T_{(a,b)}(X \times Y); on a

(u,v)=(u,0)+(0,v), (u, v) = (u, 0) + (0, v),
et (u,0)(u, 0) (resp. (0,v)(0, v)) est l’image de uu par l’application tangente à l’immersion x↦(x,b)x \mapsto (x, b) (resp. y↦(a,y)y \mapsto (a, y)) de X (resp. Y) dans X×YX \times Y. Quand il sera nécessaire de préciser, on notera 0a0_a l’élément nul de Ta(X)T_a(X).

Soient maintenant X, Y, Z des variétés de classe CrC^r, et ff une application de classe CrC^r de X×YX \times Y dans Z. L’application tangente est, compte tenu de l’identification précédente, une application de classe Cr−1C^{r-1} de T(X)×T(Y)T(X) \times T(Y) dans T(Z)T(Z). Pour u∈Ta(X)u \in T_a(X) et v∈Tb(Y)v \in T_b(Y), on a

(1)T(f)(u,v)=T(f)(u,0b)+T(f)(0a,v),(2)T(f)(0a,0b)=0f(a,b). \begin{align*} (1) \quad & T(f)(u, v) = T(f)(u, 0_b) + T(f)(0_a, v), \\ (2) \quad & T(f)(0_a, 0_b) = 0_{f(a,b)}. \end{align*}
D’autre part, l’application y↦f(a,y)y \mapsto f(a, y) est composée de l’immersion y↦(a,y)y \mapsto (a, y) et de ff; on en déduit que (3) T(f)(0,v)T(f)(0, v) est l’image de vv par l’application tangente à y↦f(a,y)y \mapsto f(a, y). De même (4) T(f)(u,0)T(f)(u, 0) est l’image de uu par l’application tangente à x↦f(x,b)x \mapsto f(x, b).

Si l’application ff de X×YX \times Y dans Z est notée (x,y)↦xy(x, y) \mapsto xy, on note souvent uvuv l’élément T(f)(u,v)T(f)(u, v) pour u∈T(X),v∈T(Y)u \in T(X), v \in T(Y).

Soient X une variété de classe CrC^r, et m:X×X→Xm : X \times X \to X une loi de composition de classe CrC^r sur X. Alors T(m)T(m) est une loi de composition de classe Cr−1C^{r-1} sur T(X)T(X). On l’appelle la loi de composition tangente à m. La projection canonique pp de T(X)T(X) sur X est compatible avec les lois mm et T(m)T(m); autrement dit, on a

p∘T(m)=m∘(p×p). p \circ T(m) = m \circ (p \times p).

Il résulte de (2) que

T(m)(0x,0y)=0m(x,y) T(m)(0_x, 0_y) = 0_{m(x, y)}

quels que soient x,yx, y dans XX; autrement dit, la section nulle x↦0xx \mapsto 0_x de T(X)T(X) est compatible avec les lois mm et T(m)T(m).

Proposition 1

Soient XX une variété de classe CrC^r, et mm une loi de composition de classe CrC^r sur XX. Si mm est associative (resp. commutative), alors T(m)T(m) est associative (resp. commutative).

Si mm est associative, on a m∘(m×IdX)=m∘(IdX×m)m \circ (m \times \mathrm{Id}_X) = m \circ (\mathrm{Id}_X \times m), d’où

T(m)∘(T(m)×IdT(X))=T(m)∘(IdT(X)×T(m)) T(m) \circ (T(m) \times \mathrm{Id}_{T(X)}) = T(m) \circ (\mathrm{Id}_{T(X)} \times T(m))

donc T(m)T(m) est associative. Soit ss l’application (x,y)↦(y,x)(x, y) \mapsto (y, x) de X×XX \times X dans X×XX \times X. Si mm est commutative, on a m∘s=mm \circ s = m, donc

T(m)∘T(s)=T(m). T(m) \circ T(s) = T(m).

Mais T(s)T(s) est l’application (u,v)↦(v,u)(u, v) \mapsto (v, u) de T(X)×T(X)T(X) \times T(X) dans T(X)×T(X)T(X) \times T(X). Donc T(m)T(m) est commutative.

Proposition 2

Soient XX une variété de classe CrC^r, mm une loi de composition de classe CrC^r sur XX, ee un élément neutre pour mm. (i) Le vecteur 0e0_e est élément neutre pour T(m)T(m). (ii) Te(X)T_e(X) est stable pour T(m)T(m), et la loi de composition induite sur Te(X)T_e(X) par T(m)T(m) est l’addition de l’espace vectoriel Te(X)T_e(X). (iii) Soient UU une partie ouverte de XX, et α\alpha une application de classe CrC^r de UU dans XX telle que, pour tout x∈Ux \in U, α(x)\alpha(x) soit inverse de xx pour mm. Alors, pour tout u∈T(U)u \in T(U), T(α)uT(\alpha)u est inverse de uu pour T(m)T(m).

Les propriétés (3) et (4) montrent que T(m)(0e,u)=T(m)(u,0e)=uT(m)(0_e, u) = T(m)(u, 0_e) = u pour tout u∈T(X)u \in T(X), d’où (i). Pour u,vu, v dans Te(X)T_e(X), on a

T(m)(u,v)=T(m)(u,0e)+T(m)(0e,v)=u+v T(m)(u, v) = T(m)(u, 0_e) + T(m)(0_e, v) = u + v

d’où (ii). Enfin, les relations m(x,α(x))=m(α(x),x)=em(x, \alpha(x)) = m(\alpha(x), x) = e pour tout x∈Ux \in U entraînent

T(m)(u,T(α)(u))=T(m)(T(α)u,u)=0e T(m)(u, T(\alpha)(u)) = T(m)(T(\alpha)u, u) = 0_e

pour tout u∈T(U)u \in T(U), d’où (iii).

Proposition 3

Soient X1,X2,…,Xp,YX_1, X_2, \ldots, X_p, Y des variétés de classe CrC^r, ii un entier de [1,p][1, p], mim_i (resp. nn) une loi de composition de classe CrC^r sur XiX_i (resp. YY), uu une application de classe CrC^r de X1×X2×⋯×XpX_1 \times X_2 \times \cdots \times X_p dans YY. Si uu est distributive relativement à la variable d’indice ii, alors T(u)T(u) est distributive relativement à la variable d’indice ii.

La démonstration est analogue à celle de la prop. 1.

2. Groupe des vecteurs tangents à un groupe de Lie

Proposition 4

Soit GG un groupe de Lie. Alors T(G)T(G), muni de la loi de composition tangente à la multiplication de GG, est un groupe de Lie. L’élément neutre de T(G)T(G) est le vecteur 0e0_e.

Cela résulte des prop. 1 et 2.

Proposition 5

Soient GG et HH des groupes de Lie, ff un morphisme de GG dans HH. Alors T(f)T(f) est un morphisme du groupe de Lie T(G)T(G) dans le groupe de Lie T(H)T(H).

On sait que T(f)T(f) est analytique. D’autre part, soit mm (resp. nn) la multiplication dans GG (resp. HH). On a f∘m=n∘(f×f)f \circ m = n \circ (f \times f), d’où

T(f)∘T(m)=T(n)∘(T(f)×T(f)), T(f) \circ T(m) = T(n) \circ (T(f) \times T(f)),

ce qui exprime que T(f)T(f) est un homomorphisme de groupes.

Corollaire

Soient G1,…,GnG_1, \ldots, G_n des groupes de Lie. L’isomorphisme canonique de la variété T(G1×⋯×Gn)T(G_1 \times \cdots \times G_n) sur la variété T(G1)×⋯×T(Gn)T(G_1) \times \cdots \times T(G_n) est un isomorphisme de groupes de Lie.

En effet, pri\mathrm{pr}_i est un morphisme de G1×⋯×GnG_1 \times \cdots \times G_n dans GiG_i, donc T(pri)T(\mathrm{pr}_i) est un morphisme de T(G1×⋯×Gn)T(G_1 \times \cdots \times G_n) dans T(Gi)T(G_i).

Proposition 6

Soit GG un groupe de Lie.

(i) La projection canonique p:T(G)→Gp : T(G) \to G est un morphisme de groupes de Lie.

(ii) Le noyau de pp est Te(G)T_e(G). C’est un sous-groupe de Lie de T(G)T(G). La structure de groupe de Lie induite sur Te(G)T_e(G) par celle de T(G)T(G) est la structure de groupe de Lie de l’espace normable complet Te(G)T_e(G).

(iii) La section nulle ss est un isomorphisme du groupe de Lie GG sur un sous-groupe de Lie s(G)s(G) de T(G)T(G) (sous-groupe qu’on identifie à GG).

(iv) Le groupe de Lie T(G)T(G) est produit semi-direct de GG par Te(G)T_e(G).

L’assertion (i) résulte de (5). L’assertion (ii) est évidente compte tenu de la prop. 2 (ii). Les assertions (iii) et (iv) résultent de (6) et du § 1, prop. 8.

C.Q.F.D.

Soient u∈T(G)u \in T(G) et g∈Gg \in G. D’après (3) et (4), les produits ug,guug, gu calculés dans le groupe T(G)T(G) sont les images de uu par T(δ(g−1)),T(γ(g))T(\delta(g^{-1})), T(\gamma(g)). Il résulte du § 1, cor. 2 de la prop. 17, que l’application (g,u)↦gu(g, u) \mapsto gu de G×Te(G)G \times T_e(G) dans T(G)T(G) est un isomorphisme du fibré vectoriel trivial G×Te(G)G \times T_e(G) de base GG sur le fibré vectoriel T(G)T(G). L’isomorphisme réciproque s’appelle la trivialisation gauche de T(G)T(G). En considérant l’application (g,u)↦ug(g, u) \mapsto ug, on définit de même la trivialisation droite de T(G)T(G).

Proposition 7

Soient G un groupe de Lie, M une variété de classe C^r, f et g des applications de classe C^r de M dans G, de sorte que fg est une application de classe C^r de M dans G. Soient m \in M, x = f(m), y = g(m), u \in T_m(M). On a

T(fg)u=T(f)u.y+x.T(g)u. T(fg)u = T(f)u.y + x.T(g)u.
Soit m la multiplication de G. On a fg=m∘(f,g)fg = m \circ (f, g). Or
T(f,g)(u)=(T(f)u,T(g)u), T(f, g)(u) = (T(f)u, T(g)u),
donc T(fg)u=T(f)u.T(g)uT(fg)u = T(f)u.T(g)u. Il suffit alors d’appliquer (1) où l’on remplace f par m.

Corollaire

Soit n∈Zn \in \mathbf{Z}. L’application tangente en e à l’application g↦gng \mapsto g^n de G dans G est l’application x↦nxx \mapsto nx de Te(G)T_e(G) dans Te(G)T_e(G).

Pour n⩾0n \geqslant 0, cela résulte par récurrence sur n de la prop. 7. D’autre part, l’application tangente en e à l’application g↦g−1g \mapsto g^{-1} est l’application x↦−xx \mapsto -x (n° 1, prop. 2).

Soient G un groupe de Lie, X une variété de classe C^r, et (g,x)↦gx(g, x) \mapsto gx une loi d’opération à gauche de classe C^r de G dans X. Raisonnant comme pour la prop. 1, on en déduit une loi d’opération à gauche de classe C^{r-1} de T(G) dans T(X), que nous noterons encore (u,v)↦uv(u, v) \mapsto uv. Identifiant G (resp. X) à l’image de la section nulle de T(G) (resp. T(X)), on voit, d’après (6), que la loi d’opération à gauche de T(G) dans T(X) prolonge la loi d’opération à gauche de G dans X. Quels que soient u∈Tg(G)u \in T_g(G) et v∈Tx(X)v \in T_x(X), on a, d’après (1),

uv=gv+ux. uv = gv + ux.
Si g∈Gg \in G et v∈Tx(X)v \in T_x(X), gv est, d’après (3), l’image de v par l’application tangente en x à l’application y↦gyy \mapsto gy de X dans X. Cette application tangente est un isomorphisme de Tx(X)T_x(X) sur Tgx(X)T_{gx}(X). En particulier,
g(v+v′)=gv+gv′,g(λv)=λ(gv)pour v,v′ dans Tx(X),λ∈K. g(v + v') = gv + gv', \quad g(\lambda v) = \lambda(gv) \quad \text{pour } v, v' \text{ dans } T_x(X), \lambda \in \mathbf{K}.
Si x∈Xx \in X et u∈Tg(G)u \in T_g(G), ux est, d’après (4), l’image de u par l’application tangente en g à l’application h↦hxh \mapsto hx de G dans X. Donc
(u+u′)x=ux+u′x,(λu)x=λ(ux)pour u,u′ dans Tg(G),λ∈K. (u + u')x = ux + u'x, \quad (\lambda u)x = \lambda(ux) \quad \text{pour } u, u' \text{ dans } T_g(G), \lambda \in \mathbf{K}.
Ce qui précède s’applique au cas d’un groupe de Lie opérant dans lui-même par translations à gauche (resp. à droite). La loi d’opération correspondante de T(G) dans T(G) est définie par les translations à gauche (resp. à droite) du groupe de Lie T(G). Les formules (7), (8), (9) sont donc valables dans T(G).

Proposition 8

Soient G1G_1 et G2G_2 des groupes de Lie, X1X_1 et X2X_2 des variétés de classe C^r, fif_i une loi d’opération à gauche de classe C^r de GiG_i dans XiX_i (i=1,2i = 1, 2). Soient φ\varphi un morphism de G1G_1 dans G2G_2, ψ\psi un φ\varphi-morphisme de X1X_1 dans X2X_2. Alors T(ψ)T(\psi) est un T(φ)T(\varphi)-morphisme de T(X1)T(X_1) dans T(X2)T(X_2).

En effet, on a f2∘(φ×ψ)=ψ∘f1f_2 \circ (\varphi \times \psi) = \psi \circ f_1, d’où

T(f2)∘(T(φ)×T(ψ))=T(ψ)∘T(f1). T(f_2) \circ (T(\varphi) \times T(\psi)) = T(\psi) \circ T(f_1).

Soient GG un groupe de Lie, XX une variété de classe CrC^r, et (g,x)↦gx(g, x) \mapsto gx une loi d’opération à gauche de classe CrC^r de GG dans XX. Soient II une partie ouverte de KK contenant 00, et γ:I→G\gamma : I \to G une application de classe CrC^r telle que γ(0)=e\gamma(0) = e. Soit a=T0(γ)1∈Te(G)a = T_0(\gamma)1 \in T_e(G). Soit x∈Xx \in X. Compte tenu de (4), axax est l’image, par l’application tangente à λ↦γ(λ)x\lambda \mapsto \gamma(\lambda)x, du vecteur tangent 11 à II en 00. Donc le champ de vecteurs x↦axx \mapsto ax sur XX est le champ de vecteurs défini par l’application (λ,x)↦γ(λ)x(\lambda, x) \mapsto \gamma(\lambda)x au sens de VAR, R, 8.4.5.

3. Cas des groupuscules

Soient (G,e,θ,m)(G, e, \theta, m) un groupuscule de Lie, Ω\Omega l’ensemble de définition de mm. Alors T(Ω)T(\Omega) s’identifie à une partie ouverte de T(G)×T(G)T(G) \times T(G), et T(m)T(m) est une application analytique de T(Ω)T(\Omega) dans T(G)T(G). On vérifie comme au n° 2 que (T(G),0e,T(θ),T(m))(T(G), 0_e, T(\theta), T(m)) est un groupuscule de Lie. On note souvent multiplicativement les produits dans GG et T(G)T(G). La projection canonique de T(G)T(G) dans GG est un morphisme de groupuscules de Lie. La restriction de Te(m)T_e(m) à Te(G)T_e(G) est l’addition de l’espace vectoriel Te(G)T_e(G). La section nulle de T(G)T(G) est un isomorphisme du groupuscule de Lie GG sur un sous-groupuscule de Lie de T(G)T(G) qu’on identifie à GG. Si ff est un morphisme de GG dans un groupuscule de Lie HH, T(f):T(G)→T(H)T(f) : T(G) \to T(H) est un morphisme de groupuscules de Lie.

L’application φ:(g,u)↦gu\varphi : (g, u) \mapsto gu de G×Te(G)G \times T_e(G) dans T(G)T(G) est un isomorphisme du fibré vectoriel trivial G×Te(G)G \times T_e(G) de base GG sur le fibré vectoriel T(G)T(G); en effet, φ\varphi et φ−1\varphi^{-1} sont analytiques, et sont des morphismes de fibration, de sorte qu’il suffit d’appliquer VAR, R, 7.2.1. (On pourrait aussi adapter la démonstration du n° 2.) L’isomorphisme φ−1\varphi^{-1} s’appelle la trivialisation gauche de T(G)T(G). L’isomorphisme réciproque de l’application (g,u)↦ug(g, u) \mapsto ug s’appelle la trivialisation droite.

Soient XX une variété de classe CrC^r, ψ\psi un morceau de loi d’opération à gauche de classe CrC^r de GG dans XX. Alors T(ψ)T(\psi) est un morceau de loi d’opération à gauche de classe Cr−1C^{r-1} de T(G)T(G) dans T(X)T(X), prolongeant ψ\psi. Les formules (7), (8), (9) restent valables si gxgx est défini. Si II est une partie ouverte de KK contenant 00, si γ:I→G\gamma : I \to G est une application de classe CrC^r telle que γ(0)=e\gamma(0) = e, et si a=T0(γ)1a = T_0(\gamma)1, le champ de vecteurs x↦axx \mapsto ax, défini sur XX, est le champ de vecteurs défini par l’application (λ,x)↦γ(λ)x(\lambda, x) \mapsto \gamma(\lambda)x au sens de VAR, R, 8.4.5.

Transcribed from the printed volume. Not translated.