Bourbaki

Exercice 16, § 6

Groupes et algèbres de Lie, III

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

a) Soit g une algèbre de Lie complexe. Soit gˉ\bar{g} l’algèbre de Lie complexe déduite de g à l’aide de l’automorphisme λ↦λˉ\lambda \mapsto \bar{\lambda} de C\mathbf{C}. Soit g0g_0 l’algèbre de Lie réelle déduite de g par

lim⁡n→∞xn=0(resp. ∑n∣xn∣<+∞, resp. sup n∣xn∣<+∞) \lim_{n \to \infty} x_n = 0 \quad (\text{resp. } \sum_n |x_n| < +\infty, \text{ resp. sup }_n |x_n| < +\infty)
avec la norme ∥x∥=sup⁡n∣xn∣\|x\| = \sup_n |x_n| (resp. ∑n∣xn∣\sum_n |x_n|, resp. sup⁡n∣xn∣\sup_n |x_n|). Il existe un morphisme continu π\pi de l1l^1 sur c0c_0; soit F son noyau. Alors (c0)′=l1(c_0)' = l^1 s’identifie à F0F^0. Or un sous-espace vectoriel de type dénombrable de l∞l^\infty ne peut être facteur direct topologique dans l∞l^\infty (cf. A. GROTHENDIECK, Sur les applications linéaires faiblement compactes d’espaces du type C(K)C(K), Can. J. Math., t. V (1953), p. 169).

restriction des scalaires. Soit g′⊃g0g' \supset g_0 l’algèbre de Lie complexe g0⊗RCg_0 \otimes_{\mathbf{R}} \mathbf{C}. Pour tout x∈gx \in g, on pose

f(x)=12(x⊗1−(ix)⊗i)∈g′,g(x)=12(x⊗1+(ix)⊗i)∈g′. f(x) = \frac{1}{2}(x \otimes 1 - (ix) \otimes i) \in g', \qquad g(x) = \frac{1}{2}(x \otimes 1 + (ix) \otimes i) \in g'.
Montrer que ff (resp. gg) est un isomorphisme de gg (resp. gˉ\bar{g}) sur un idéal mm (resp. nn) de g′g', et que les idéaux m,nm, n sont supplémentaires dans g′g'. Cela définit des projecteurs p,qp, q de g′g' sur m,nm, n. Montrer que, pour tout x∈gx \in g, on a f(x)=p(x),g(x)=q(x)f(x) = p(x), g(x) = q(x). b) On suppose gg de dimension finie. Soit GG le groupe de Lie complexe simplement connexe d’algèbre de Lie gg. Soient Gˉ\bar{G} le groupe de Lie complexe conjugué, G0G_0 le groupe de Lie réel sous-jacent. On a L(Gˉ)=gˉL(\bar{G}) = \bar{g}, L(G0)=g0L(G_0) = g_0. Soit MM (resp. NN) le groupe de Lie complexe simplement connexe d’algèbre de Lie mm (resp. nn). Alors ff définit un isomorphisme φ\varphi de GG sur MM, gg définit un isomorphisme γ\gamma de Gˉ\bar{G} sur NN, et le groupe de Lie complexe simplement connexe G′G' d’algèbre de Lie g′g' s’identifie à M×NM \times N. Montrer que le sous-groupe intégral réel de G′G' d’algèbre de Lie g0g_0 est fermé, simplement connexe et s’identifie à G0G_0. La restriction à G⊂M×NG \subset M \times N de pr1pr_1 (resp. pr2pr_2) est l’isomorphisme φ\varphi (resp. γ\gamma) de GG (resp. Gˉ\bar{G}) sur MM (resp. NN). c) Déduire de b) et de la Remarque 2 du n° 10 que G′G', muni de l’injection canonique de G0G_0 dans G′G', est la complexification universelle de G0G_0. d) Soient HH un groupe de Lie complexe connexe d’algèbre de Lie gg, Hˉ\bar{H} le groupe de Lie complexe conjugué, H0H_0 le groupe de Lie réel sous-jacent, de sorte que GG est le revêtement universel de HH. Soit KK le noyau (discret) du morphisme canonique de GG sur HH. Montrer que KK est un sous-groupe central de G′G'. L’injection canonique de G0G_0 dans G′G' définit donc une injection ii de H0H_0 dans G′/NG'/N. Montrer que (G′/N,i)(G'/N, i) est la complexification universelle de H0H_0. (Remarquer que ce couple possède la propriété universelle de la prop. 20.) e) On pose G′/N=(H0)CG'/N = (H_0)_\mathbf{C}. Déduire de d) un morphisme canonique ψ\psi de (H0)C(H_0)_\mathbf{C} sur H×HˉH \times \bar{H}, qui est un revêtement. Montrer, par l’exemple H=C∗H = \mathbf{C}^*, que ψ\psi n’est pas un isomorphisme en général.

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.