Exercice 16, § 6
Groupes et algèbres de Lie, III
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
a) Soit g une algèbre de Lie complexe. Soit l’algèbre de Lie complexe déduite de g à l’aide de l’automorphisme de . Soit l’algèbre de Lie réelle déduite de g par
avec la norme (resp. , resp. ). Il existe un morphisme continu de sur ; soit F son noyau. Alors s’identifie à . Or un sous-espace vectoriel de type dénombrable de ne peut être facteur direct topologique dans (cf. A. GROTHENDIECK, Sur les applications linéaires faiblement compactes d’espaces du type , Can. J. Math., t. V (1953), p. 169).
restriction des scalaires. Soit l’algèbre de Lie complexe . Pour tout , on pose
Montrer que (resp. ) est un isomorphisme de (resp. ) sur un idéal (resp. ) de , et que les idéaux sont supplémentaires dans . Cela définit des projecteurs de sur . Montrer que, pour tout , on a . b) On suppose de dimension finie. Soit le groupe de Lie complexe simplement connexe d’algèbre de Lie . Soient le groupe de Lie complexe conjugué, le groupe de Lie réel sous-jacent. On a , . Soit (resp. ) le groupe de Lie complexe simplement connexe d’algèbre de Lie (resp. ). Alors définit un isomorphisme de sur , définit un isomorphisme de sur , et le groupe de Lie complexe simplement connexe d’algèbre de Lie s’identifie à . Montrer que le sous-groupe intégral réel de d’algèbre de Lie est fermé, simplement connexe et s’identifie à . La restriction à de (resp. ) est l’isomorphisme (resp. ) de (resp. ) sur (resp. ). c) Déduire de b) et de la Remarque 2 du n° 10 que , muni de l’injection canonique de dans , est la complexification universelle de . d) Soient un groupe de Lie complexe connexe d’algèbre de Lie , le groupe de Lie complexe conjugué, le groupe de Lie réel sous-jacent, de sorte que est le revêtement universel de . Soit le noyau (discret) du morphisme canonique de sur . Montrer que est un sous-groupe central de . L’injection canonique de dans définit donc une injection de dans . Montrer que est la complexification universelle de . (Remarquer que ce couple possède la propriété universelle de la prop. 20.) e) On pose . Déduire de d) un morphisme canonique de sur , qui est un revêtement. Montrer, par l’exemple , que n’est pas un isomorphisme en général.
Solution
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