Groupes et algèbres de Lie, IX, p. 127
Soit G=SU(2,C), et soit σ la représentation identique de G dans C2. a) Les représentations irréductibles de G sont les représentations τn=Snσ pour n≥0. b) Soit e1,e2 la base canonique de C2; montrer que les coefficients de τn dans la base (e1ie2n−i)0≤i≤n sont les fonctions τijn telles que, pour g=(α−ββα)∈G, on ait
τijn(g)=j!(−1)iαi+j−nβj−iPijn(∣α∣2), avec Pijn(t)=dtjdj[tn−i(1−t)i] (« polynoˆmes de Jacobi »). c) Déduire de b) que les fonctions
(n+1)1/2(i!(n−i)!j!(n−j)!)1/2τijn pour
i,j,n entiers avec
0≤i≤n,0≤j≤n, forment une base orthonormale de
L2(G). d) Pour
g=(α−ββα)∈G, on pose
α=t1/2e−i(φ+ψ)/2, β=(1−t)1/2ei(φ+ψ)/2, avec
0≤t≤1,0≤φ<2π,−2π≤ψ<2π. Montrer que la mesure de Haar normalisée
dg sur
G est alors égale à
(8π2)−1dtdφdψ. e) Soient
a,b dans
21Z, tels que
a−b∈Z. Déduire de d) que les polynômes
Pn/2−a,n/2−bn(t), pour
n entier de même parité que
2a,n≥max(2a,2b), forment une base orthogonale de
L2([0,1]) pour la mesure
t−a−b(1−t)a−bdt.
Rien.
Rien.