On conserve les notations et conventions du paragraphe précédent.
1. Transformées de Fourier des fonctions intégrables
Dans ce numéro, on rappelle des définitions et résultats de TS 2. Notons G^ l’ensemble des classes de représentations irréductibles de G (dans des espaces vectoriels complexes de dimension finie). Pour tout u∈G^, notons Eu l’espace
1 La démonstration de loc. cit., qui n’est énoncée que pour les algèbres de Lie semi-simples déployées, est valable directement dans le cas des algèbres réductives déployées. 2 Voir note 1, § 7, p. 66.
de u et d(u) sa dimension. Il existe des formes hermitiennes positives séparantes sur Eu invariantes pour u, et deux telles formes sont proportionnelles. On note A∗ (resp. ∥A∥∞) l’adjoint (resp. la norme) d’un élément A de End(Eu) relativement à l’une quelconque de ces formes ; pour tout g∈G, on a u(g)∗=u(g)−1=u(g−1) et ∥u(g)∥∞=1; pour tout x∈g, on a u(x)∗=−u(x)=u(−x).
On munit End(Eu) de la structure d’espace hilbertien pour laquelle le produit scalaire est
(1)
⟨A∣B⟩=d(u)Tr(A∗B)=d(u)Tr(BA∗),
et on pose
(2)
∥A∥2=⟨A∣A⟩1/2=(d(u)Tr(A∗A))1/2.
On a
(3)
d(u)∥A∥∞≤∥A∥2≤d(u)∥A∥∞,
donc
(4)
∣⟨A∣B⟩∣≤d(u)2∥A∥∞∥B∥∞.
Pour tout g∈G, on a ∥u(g)∥2=d(u).
Notons F(G^) l’algèbre ∏u∈G^End(Eu). On note L2(G^) la somme hilbertienne des espaces hilbertiens End(Eu); c’est l’espace des familles A=(Au)∈F(G^) telles que ∑u∥Au∥22<∞, muni du produit scalaire
(5)
⟨A∣B⟩=u∈G^∑⟨Au∣Bu⟩=u∈G^∑d(u)Tr(Au∗Bu).
On note encore ∥⋅∥2 la norme hilbertienne sur L2(G^), de sorte qu’on a ∥A∥22=∑u∈G^∥Au∥22 pour A∈L2(G^).
Si f est une fonction complexe intégrable sur G, on pose pour tout u∈G^,
(6)
u(f)=∫Gf(g)u(g)dg∈End(Eu).
On a ∥u(f)∥∞≤∫G∣f(g)∣dg=∥f∥1. On appelle cotransformée de Fourier de f et on note F(f) la famille (u(f))u∈G^∈F(G^). Si f∈L2(G), on a
∥f∥22=u∈G^∑⟨u(f)∣u(f)⟩=∥F(f)∥22,
de sorte que F induit une application linéaire isométrique de l’espace hilbertien L2(G) dans l’espace hilbertien L2(G^) : autrement dit pour f et f′ dans L2(G), on a
Pour f et f′ dans L1(G), le produit de convolution f∗f′ de f et f′ est défini par
(f∗f′)(h)=∫Gf(hg−1)f′(g)dg=∫Gf(g)f′(g−1h)dg
(l'intégrale ayant un sens pour presque tout h∈G).
On a f∗f′∈L1(G) et, pour tout u∈G^, u(f∗f′)=u(f)u(f′), donc
(8)
F(f∗f′)=F(f)⋅F(f′)
Inversement, soit A=(Au)u∈G^ un élément de F(G^); pour tout u∈G^, soit FuA la fonction (analytique) sur G définie par
(9)
(FuA)(g)=⟨u(g)∣Au⟩=d(u)Tr(Auu(g)−1)
Si A∈L2(G^), la famille (FuA)u∈G^ est sommable dans L2(G); on appelle alors transformée de Fourier de A, et on note F(A), la somme de cette famille. Les applications F et F sont des isomorphismes réciproques entre les espaces hilbertiens L2(G) et L2(G^).
Toute fonction complexe f de carré intégrable sur G est somme dans l'espace hilbertien L2(G) de la famille (fu)u∈G^, où pour tout h∈G et tout u∈G^, on a
Choisissons pour tout u∈G^ une base orthonormale Bu de Eu, et notons (uij(g)) la matrice de u(g) dans cette base. La prop. 1 signifie aussi que la famille des fonctions d(u)uij, pour u dans G^ et i,j dans Bu, est une base orthonormale de l'espace L2(G).
Si f est une fonction intégrable sur G telle que la famille (fu) soit uniformément sommable, alors la somme de cette famille est une fonction continue, qui coïncide presque partout avec f; en d'autres termes, si on suppose en outre f continue, on a pour tout h∈G
(11)
f(h)=u∈G^∑d(u)∫Gf(gh)Tr(u(g))dg.
Inversement, soit A∈F(G^); si la famille (FuA)u∈G^ est uniformément sommable, alors la fonction
g↦u∈G^∑(FuA)(g)=u∈G^∑d(u)Tr(Auu(g)−1)
est une fonction continue sur G, dont A est la cotransformée de Fourier.
Soit f une fonction intégrable sur G, et soit s∈G. Notons γ(s)f et δ(s)f les fonctions sur G définies par γ(s)f=εs∗f,δ(s)f=f∗εs−1, c'est-à-dire
(γ(s)f)(g)=f(s−1g),(δ(s)f)(g)=f(gs) pour g∈G,
(III, § 3, no 4 et INT, VII, § 1, no 1). On a
u(γ(s)f)=∫Gf(s−1g)u(g)dg=∫Gf(g)u(sg)dg,
donc
(12)u(γ(s)f)=u(s)u(f),
et de même,
(13)u(δ(s−1)f)=u(f)u(s).
Lorsque G est commutatif, G^ est l'ensemble sous-jacent au groupe dual de G (TS, II, § 1, no 1), on a d(u)=1 pour tout u∈G^, et on retrouve les définitions de la transformation de Fourier données en TS, II.
2. Transformées de Fourier des fonctions indéfiniment dérivables
Rappelons (III, § 3, no 1, déf. 2) qu'on note U(G) l'algèbre des distributions sur G à support contenu dans {e}. L'injection canonique de g dans U(G) se prolonge en un isomorphisme de l'algèbre enveloppante de l'algèbre de Lie g sur U(G) (loc. cit., no 7, prop. 25); nous identifierons dans la suite ces deux algèbres par cet isomorphisme. Si f est une fonction complexe indéfiniment dérivable sur G et si t∈U(G), on note Ltf et Rtf les fonctions sur G définies par
Ltf(g)=⟨εg∗t,f⟩,Rtf(g)=⟨t∗εg,f⟩
(cf. loc. cit., no 6). On a pour tout g∈G,
Lt∘γ(g)=γ(g)∘Lt,Rt∘δ(g)=δ(g)∘Rt.
Soit u∈G^; notons Eu l'espace de u. Le morphisme de groupes de Lie u:G→GL(Eu) donne par dérivation un homomorphisme d'algèbres de Lie (réelles) g→End(Eu), d'où un homomorphisme d'algèbres, encore noté u, de U(G) dans End(Eu). Si t∈U(G) et si f est une fonction indéfiniment dérivable sur G, on a
(14)u(Ltf)=u(f)u(t∨),u(Rtf)=u(t∨)u(f),
où t∨ désigne l'image de t par l'anti-automorphisme principal de U(G) (I, § 2, no 4); en effet il suffit de le vérifier pour t∈g, auquel cas cela résulte par dérivation des formules (12) et (13) (*cf. III, § 3, no 7, prop. 27).
Pour tout u∈G^, notons λ(u) le plus grand poids de u (§ 7, n° 2, th. 1), de sorte que u↦λ(u) est une application bijective de G^ dans l’ensemble X++ des éléments dominants de X(T).
Soit Γ∈U(G) un élément de Casimir de G (§ 7, n° 6); pour tout u∈G^, l’endomorphisme u(Γ) de Eu est une homothétie, dont nous noterons Γ~(u) le rapport, d’où une application u↦Γ~(u) de G^ dans C.
Si φ et ψ sont deux fonctions à valeurs réelles positives sur G^, on note « φ≼ψ » ou « φ(u)≼ψ(u) » la relation « il existe M>0 tel que φ(u)≤Mψ(u) pour tout u∈G^ »; c’est une relation de préordre sur l’ensemble des fonctions sur G^ à valeurs réelles positives.
(i) Il existe un entiern>0tel queφ(u)≼(∥λ(u)∥+1)n(resp. pour tout entiern>0, on aφ(u)≼(∥λ(u)∥+1)−n).
(ii) Il existe un entiern>0tel queφ(u)≼(Γ~(u)+1)n(resp. pour tout entiern>0, on aφ(u)≼(Γ~(u)+1)−n).
b) SiGest semi-simple, les conditions (i) et (ii) ci-dessus équivalent aussi à :
(iii) Il existe un entiern>0tel queφ(u)≼d(u)n(resp. pour tout entiern>0, on aφ(u)≼d(u)−n).
Notons d’abord que la condition (i) est évidemment indépendante de la norme choisie. On peut donc prendre pour norme celle qui est définie par la forme quadratique QΓ associée à Γ (§ 7, n° 6, prop. 4). On a alors
0≤Γ~(u)=∥λ(u)+ρ∥2−∥ρ∥2,
donc Γ~(u)+1≼(∥λ(u)∥+1)2≼Γ~(u)+1, d’où a).
Par ailleurs, si G est semi-simple, on a (§ 7, n° 5, cor. 1 au th. 3)
∥λ(u)+ρ∥≼d(u)≼∥λ(u)+ρ∥N,ouˋN=1/2(dimG−dimT),
donc ∥λ(u)∥+1≼d(u)≼(∥λ(u)∥+1)N, d’où b).
Il résulte de la prop. 2 que la condition (i) est indépendante du tore maximal, de la chambre, et de la norme choisie, et que la condition (ii) est indépendante de l’élément de Casimir choisi. Une fonction φ satisfaisant aux conditions (i) et (ii) est dite à croissance modérée (resp. à décroissance rapide). Le produit de deux fonctions à croissance modérée est à croissance modérée ; le produit d’une fonction à croissance modérée par une fonction à décroissance rapide est à décroissance rapide. Si φ est à décroissance rapide, la famille (φ(u))u∈G^ est sommable.
La fonction u↦d(u) est à croissance modérée (§ 7, n° 5, cor. 1 au th. 3); pour toute norme ∥ sur R⊗X(T), la fonction u↦∥λ(u)∥ est à croissance modérée. Pour tout élément de Casimir Γ, la fonction u↦Γ~(u) est à croissance modérée ; plus généralement :
Puisque le produit de deux fonctions à croissance modérée est à croissance modérée, il suffit de le démontrer lorsque t∈g; dans ce cas l’assertion résulte de la remarque du § 7, no 6 et de l’inégalité
a) Soit f une fonction complexe indéfiniment dérivable sur G. Alors la famille (fu)u∈G^, où fu(g)=⟨u(g)∣u(f)⟩, est uniformément sommable sur G, et on a pour tout h∈G
b) Soit f une fonction intégrable sur G; pour que f soit presque partout égale à une fonction indéfiniment dérivable, il faut et il suffit que la fonction u↦∥u(f)∥∞ soit à décroissance rapide sur G^.
Soit f une fonction indéfiniment dérivable sur G, et soit Γ un élément de Casimir pour G; d’après la formule (14), on a pour tout entier n≥0
Γ~(u)nu(f)=u(f)u(Γ)n=u((LΓ)nf),
et par conséquent
Γ~(u)n∥u(f)∥∞≤∥(LΓ)nf∥1≤g∈Gsup∣((LΓ)nf)(g)∣;
la fonction u↦∥u(f)∥∞ est donc bien à décroissance rapide.
Inversement, soit A=(Au)u∈G^ un élément de F(G^) tel que la fonction u↦∥Au∥∞ soit à décroissance rapide. Posons fu(g)=⟨u(g)∣Au⟩; la fonction g↦fu(g) est analytique, donc indéfiniment dérivable. Pour tout x∈g, on a d’après III, § 3, no 7, prop. 27 :
La fonction u↦supg∣(Ltfu)(g)∣ est donc à décroissance rapide, puisque d(u) et ∥u(t)∥∞ sont à croissance modérée (prop. 3) et ∥Au∥∞ à décroissance rapide ; la famille
(L_{t}f_{u})_{u\in\hat{G}} est donc uniformément sommable. On en déduit 1 que la somme de la famille (fu) est une fonction indéfiniment dérivable sur G, dont la cotransformée de Fourier est (Au), d'où le théorème.
Notons S(G^) le sous-espace vectoriel de L2(G^) formé des familles A=(Au)u∈G^ telles que la fonction u↦∥Au∥∞ soit à décroissance rapide sur G^. Il résulte du théorème que les applications F:f↦(u(f))u∈G^ et F:A↦∑u∈G^⟨u(g)∣Au⟩ induisent des isomorphismes réciproques entre les espaces vectoriels complexes C∞(G;C) et S(G^). Munissons l'espace C∞(G;C) de la topologie de la C∞-convergence uniforme (§6, n° 4) qui peut être définie par la famille des semi-normes f↦supg∈G∣Ltf(g)∣ pour t∈U(G), et l'espace S(G^) de la topologie définie par la suite des semi-normes pn:A↦supu∈G^(Γ~(u)+1)n∥Au∥∞. La formule (15) de la démonstration précédente entraîne que F est continue. Soient t∈U(G), A=(Au)u∈G^ un élément de S(G^); posons fu(g)=⟨u(g)∣Au⟩. Soit p un entier tel que ∑u∈G^Γ~(u)−p=M<∞. D'après la démonstration précédente, il existe un entier positif m tel qu'on ait, pour tout g∈G,
Les applications F:f↦(u(f))u∈G^ et F:A↦∑u∈G^⟨u(g)∣Au⟩ induisent des isomorphismes réciproques entre les espaces vectoriels topologiques C∞(G;C) et S(G^).
3. Transformées de Fourier des fonctions centrales
Pour tout u∈G^, notons χu le caractère de u; on a donc
(16)
χu(g)=Tr(u(g)),(g∈G).
Rappelons (TS) les formules
(17)
χu∗χv=0(u,v∈G^,u=v)
(18)
χu∗χu=d(u)1χu(u∈G^).
1 Cela résulte de ce que l'espace C∞(G;C), muni de la topologie de la C∞-convergence uniforme (§6, n° 4), est complet.
Pour tout u∈G^, notons εu l’application identique de Eu. Rappelons (§ 7, n° 4) qu’on note ZL2(G) le sous-espace de L2(G) formé des classes de fonctions f qui sont centrales, c’est-à-dire telles que f∘Ints=f pour tout s∈G, ou de manière équivalente γ(s)f=δ(s−1)f pour tout s∈G.
D’après la prop. 1 (n° 1), dire que f est centrale signifie qu’on a u(γ(s)f)=u(δ(s−1)f) pour tout s∈G et tout u∈G^; mais cela s’écrit aussi u(s)u(f)=u(f)u(s) pour tout s∈G et tout u∈G^ (formules (12) et (13)), d’où la première assertion de la prop. 4 (lemme de Schur). Si u(f) est une homothétie, on a u(f)=λuεu avec
Inversement, si φ est une fonction complexe de carré intégrable sur G^, alors l’élément (d(u)φ(u)εu)u∈G^ de F(G^) appartient à L2(G^), et on a (formule (9))
Soit f une fonction continue centrale sur G. Pour que f soit indéfiniment dérivable, il faut et il suffit que la fonction u↦∣⟨χu∣f⟩∣ soit à décroissance rapide sur G^; on a alors pour tout g∈G
D’après le th. 1, b), la fonction f est indéfiniment dérivable si et seulement si la fonction u↦∥u(f)∥∞ est à décroissance rapide ; mais d’après (20), on a
∥u(f)∥∞=d(u)1∣⟨χu∣f⟩∣,
d’où la première assertion, puisque les fonctions d(u) et d(u)1 sont à croissance modérée.
Supposons f indéfiniment dérivable ; alors d’après le th. 1, a), on a pour tout g∈G,
Donc f(g)=∑u∈G^⟨χu∣f⟩χu(g); mais, pour tout u∈G^, la représentation contragrédiente u′ de u satisfait à χu=χu′ et l’application u↦u′ est une permutation de G^; on a donc aussi f(g)=∑u∈G^⟨χu∣f⟩χu(g), d’où la proposition.
Soit f une fonction continue centrale sur G. Pour que f soit indéfiniment dérivable, il faut et il suffit que la restriction de f à T soit indéfiniment dérivable.
1. On plonge End(Eu) dans le produit F(G^)=∏v∈G^End(Ev) en associant à tout A∈End(Eu) la famille (Av)v∈G^ telle que Au=A et Av=0 pour v=u.
Si f∣T est indéfiniment dérivable, φ l’est aussi ; d’après la prop. 5, appliquée au groupe T, la fonction μ↦∫Tμ(t)φ(t)dt sur T^=X(T) est alors à décroissance rapide, et il en est de même de la fonction u↦⟨χu∣f⟩; la fonction f est donc indéfiniment dérivable (prop. 5). La réciproque est évidente.
4. Fonctions centrales sur G et fonctions sur T
Notons C(G) l’espace des fonctions continues complexes sur G et C∞(G) le sous-espace des fonctions indéfiniment dérivables. On a donc une suite d’inclusions
Θ(G)⊂C∞(G)⊂C(G)⊂L2(G).
Notons ZΘ(G),ZC∞(G),ZC(G),ZL2(G) respectivement les sous-espaces formés des fonctions centrales dans ces divers espaces. Introduisons de même les espaces Θ(T),C∞(T),C(T) et L2(T); pour tout espace E de cette liste, notons EW (resp. E−W) le sous-espace formé des éléments invariants (resp. anti-invariants) pour l’action du groupe W. On a un diagramme commutatif
ZC(G)ZC∞(G)ZΘ(G)aca∞aΘC(T)WC∞(T)WΘ(T)W
où les flèches verticales représentent les injections canoniques, et où les applications ac,a∞,aΘ sont induites par l’application de restriction de C(G) dans C(T).
Les applications ac,a∞,aΘ sont bijectives (§ 2, no 5, cor. 1 à la prop. 5, § 8, no 3, cor. à la prop. 5, et § 7, no 3, cor. à la prop. 2).
Supposons maintenant que la demi-somme ρ des racines positives appartienne à X(T) et considérons l’application b qui à chaque fonction continue φ sur T associe φ.J(ρ). On a un diagramme commutatif
où les flèches verticales sont les inclusions canoniques, les applications bc,b∞,bΘ sont induites par b, et où u prolonge bc∘ac par continuité (§ 7, no 4, cor. 3 au th. 2). Les applications u et bΘ sont bijectives (loc. cit.); il en est de même pour b∞ (exerc. 5); en revanche, bc n’est pas en général surjective (exerc. 6).