Groupes et algèbres de Lie, IX, p. 130
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
Pour n entier ⩾1, on définit une application φn de [0,21]×T2 dans R3 en posant φn(r,α,β)=((n+rcos2πβ)cos2πα,(n+rcos2πβ)sin2πα,rsin2πβ). On pose
Tn=φn([0,21]×T2),Sn=φn({0}×T2). a) Montrer que la restriction de
φn à
[0,21]×T2 est un isomorphisme (de classe
C∞) de
]0,21[×T2 sur
Tn−Sn. b) Soit
fn:Tn→Tn l’application qui coïncide avec l’identité sur
Sn, et telle que
fn(φn(r;α,β))=φn(r;α−(n−1)β,−α+nβ) pour
r>0. Montrer que
fn induit un automorphisme de
Tn−Sn. c) Montrer qu’il existe sur l’ensemble
R3 une structure de variété analytique réelle telle que les applications
fn:Tn→R3 et l’injection canonique
R3−⋃nSn→R3 soient analytiques. On note X la variété analytique réelle ainsi définie. d) Pour
ϑ∈T, on note
Rϑ la rotation
(x,y,z)↦(xcos2πϑ−ysin2πϑ,xsin2πϑ+ycos2πϑ,z) de
R3. Démontrer qu’on définit une loi d’opération analytique de
T dans X en posant, pour
ϑ∈T et
u∈X :
ϑ.u=Rϑ(u)siu∈X−n⋃Sn; ϑ.u=Rnϑ(u)siu∈Snpourn entier⩾1. e) Montrer que l’ensemble des types d’orbite de X (pour l’action de
T définie en d)) est infini. f) Montrer qu’il n’existe pas de plongement compatible avec l’action de
T de X dans un espace vectoriel de dimension finie sur lequel
T opère linéairement (utiliser l’exerc. 9).
Rien.