a) Soit m un entier ⩾2, ou +∞. Montrer que « 4cos2mπ∈Z » équivaut à «m∈{2,3,4,6,+∞}».
b) Soit Γ un réseau de E, i.e. un sous-groupe discret de E de rang dim E. Montrer que, si Γ est stable par W, les entiers m(s,s′) pour s=s′ appartiennent tous à l’ensemble {2,3,4,6,+∞}. (Observer que l’on a alors Tr(σ(w))∈Z pour tout w∈W; appliquer ce résultat à w=ss′, et utiliser a) ci-dessus.)
c) On suppose que m(s,t)∈{2,3,4,6,+∞} pour s=t∈S. Une famille (xs)s∈S de nombres réels positifs est dite radicielle si elle vérifie les conditions suivantes :
Si (xs) est une telle famille, on pose αs=xses. Montrer que l’on a
σs(αt)=αt−n(s,t)αs,avec n(s,t)∈Z.
En déduire que le réseau Γ de base (αs)s∈S est stable par W.
d) Les hypothèses étant celles de c), on suppose que le graphe de (W,S) est une forêt. Montrer qu’il existe alors au moins une famille radicielle (xs). (Raisonner par récurrence sur Card (S); appliquer l’hypothèse de récurrence à S−{s0}, où s0 est un sommet terminal du graphe de S.)
e) Les hypothèses étant celles de c), on suppose que le graphe de (W,S) est un circuit. Soit n4 (resp. n6) le nombre d’arêtes {s,t} de ce graphe dont le coefficient m(s,t) est égal à 4 (resp. à 6). Montrer que, pour qu’il existe une famille radicielle, il faut et il suffit que n4 et n6 soient tous deux pairs. Si cette condition n’est pas réalisée, montrer qu’il n’existe aucun réseau de E qui soit stable par W (si S={s1,…,sn}, avec si lié à si+1 pour 1≤i≤n−1, et sn lié à s1, on posera c=s1…sn, et l’on montrera que Tr(σ(c)) n’est pas un entier).