Bourbaki

Exercice 4, § 6

Topologie générale, IX, p. 118

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

a) Soit XX un espace métrisable. Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes: α\alpha il existe une distance compatible avec la topologie de XX et pour laquelle XX est un espace ultramétrique (IX, p. 91, exerc. 4); β\beta XX est fortement éparpillé (exerc. 3). γ\gamma il existe une suite (Bn)(\mathscr{B}_n) de familles localement finies de parties à la fois ouvertes et fermées de XX telle que B=⋃nBn\mathscr{B} = \bigcup_n \mathscr{B}_n soit une base pour la topologie de XX.

Pour voir que α\alpha entraîne β\beta), remarquer que si FF est un ensemble fermé dans un espace ultramétrique XX, l’ensemble des x∈Xx \in X tels que d(x,F)=ρ>0d(x, F) = \rho > 0 est à la fois ouvert et fermé. Pour montrer que β\beta entraîne γ\gamma), utiliser l’exerc. 3 c) de IX, p. 118. Enfin, pour établir que γ\gamma entraîne α\alpha), se ramener au cas où Bn=(Un,λ)λ∈L\mathscr{B}_n = (U_{n,\lambda})_{\lambda \in L}, et si fn,λf_{n,\lambda} est la fonction caractéristique de Un,λU_{n,\lambda}, considérer l’application x↦f(x)=(fn,λ(x))x \mapsto f(x) = (f_{n,\lambda}(x)) de XX dans le groupe produit GN×L\mathbf{G}^{N \times L}, où G=Z/2Z\mathbf{G} = \mathbf{Z}/2\mathbf{Z} (identifié à l’ensemble {0,1}\{0, 1\}) ; pour tout n∈Nn \in \mathbf{N}, soit GnG_n le sous-groupe de GG formé des éléments dont les projections d’indice (k,λ)(k, \lambda) sont nulles pour tout λ∈L\lambda \in L et tout k<nk < n; montrer que si on munit GG de la topologie de groupe pour laquelle (Gn)(G_n) est un système fondamental de voisinages de 00, ff est un homéomorphisme de XX sur un sous-espace de GG; conclure en remarquant que la topologie de GG peut être définie par une distance invariante pour laquelle GG est un espace ultramétrique.

b) Déduire de a) que tout espace séparé éparpillé X qui admet une base dénombrable est un espace métrisable fortement éparpillé (montrer qu’il existe une base dénombrable formée d’ensembles à la fois ouverts et fermés, en utilisant la prop. 13 de IX, p. 19). En outre, X est alors homéomorphe à un sous-espace de l’ensemble triadique de Cantor K (cf. IX, p. 92, exerc. 11).¹

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.