Soient ai=(aij) (1≤i≤m,1≤j≤n) m points de Rn, q un entier >0; pour tout point k=(ki) (1≤i≤m) de Rm, à coordonnées entières non toutes nulles satisfaisant aux inégalités 0≤ki≤q, on considère le point xk=(xj,k) (1≤j≤n) de Rn dont toutes les coordonnées appartiennent à [0,1[, et qui est congru mod. Zn à ∑i=1mkiai (autrement dit, le point de coordonnées
xj,k=i=1∑mkiaij−[i=1∑mkiaij].
Si p est le plus petit entier que q+1≥pn/m, montrer qu’il existe deux points k,k′ distincts tels que les deux points xk,xk′, appartiennent tous deux à un même cube de côté 1/p (méthode de l’exerc. 10). En déduire qu’il existe m entiers pi non tous nuls et n entiers rj (1≤j≤n) tels que l’on ait 0≤pi≤q pour 1≤i≤m, et
i=1∑mpiaij−rj≤p1pour 1≤j≤n.
Tirer de ce résultat une seconde démonstration de la prop. 2 de VII, p. 3 (« méthode des tiroirs »).