Bourbaki

Exercice 14, § 1

Topologie générale, VII, p. 22

Soit φ\varphi l’homomorphisme canonique de R\mathbf{R} sur T\mathbf{T}; soient θ\theta un élément d’ordre infini du groupe T\mathbf{T}, et θ0\theta_0 un nombre réel (irrationnel) tel que φ(θ0)=θ\varphi(\theta_0) = \theta. Pour tout entier n>0n > 0, soit SnS_n l’ensemble des éléments kθk\theta de T\mathbf{T} pour 1≤k≤n1 \leq k \leq n; pour tout intervalle II de R\mathbf{R}, soit N(I,n)N(I, n) le nombre des éléments de l’ensemble I∩φ−1(Sn)I \cap \varphi^{-1}(S_n).

a) Si l’on prend I=[0,θ0[I = [0, \theta_0[, montrer que N(I,n)=[nθ0]N(I, n) = [n\theta_0] (on observera que N(I,n)N(I, n) est alors le nombre de couples d’entiers (x,y)(x, y) tels que 1≤y≤n1 \leq y \leq n et x≤yθ0<x+θ0x \leq y\theta_0 < x + \theta_0).

b) Plus généralement, si l’on prend I=[0,mθ0[I = [0, m\theta_0[, mm étant entier, on a

m.[(n−m)θ0]≤N(I,n)≤m.[nθ0] m.[(n - m)\theta_0] \leq N(I, n) \leq m.[n\theta_0]
(même méthode).

c) En déduire que, si II est un intervalle quelconque, le nombre (N(I,n))/n(N(I, n))/n tend, lorsque nn croît indéfiniment, vers une limite égale à la longueur de II (le démontrer d’abord lorsque II est de la forme [mθ0+a,m′θ0+a′][m\theta_0 + a, m'\theta_0 + a'], m,m′,am, m', a et a′a' étant entiers, en se servant de b); passer de là au cas général en approchant les extrémités de II par des nombres de la forme mθ0+am\theta_0 + a (« équipartition de la suite (kθ)(k\theta) modulo 1 »).

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.