Bourbaki

Exercice 22, § 3

Topologie générale, X, p. 52

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soient X un espace compact, T un sous-groupe du groupe des homéomorphismes de X, muni d’une topologie T\mathscr{T} localement compacte pour laquelle la condition (A) de l’exerc. 21 est satisfaite. Soient G un sous-groupe dénombrable de T, et f une fonction numérique continue dans X. On considère l’application continue x↦φ(c)x \mapsto \varphi(c) de X dans IGI^G, où I=f(X)⊂RI = f(X) \subset \mathbf{R} et φ(x)=(f(u(x)))u∈G\varphi(x) = (f(u(x)))_{u \in G}; soit Y l’image de X par φ\varphi, qui est un sous-espace compact métrisable de IGI^G.

a) Montrer que l’ensemble des v∈Tv \in T tels que φ∘v=φ\varphi \circ v = \varphi est un sous-groupe K de T, dont le normalisateur dans T contient G. Soit R la relation d’équivalence u∘v−1∈Ku \circ v^{-1} \in K dans T et soient T' l’espace quotient T/RT/R, pp l’application canonique T→T/RT \to T/R. Montrer que T' est localement compact, et si l’on pose p(u)v=p(u∘v)p(u)v = p(u \circ v), T opère à droite sur T' de sorte que pour tout v∈T,t′↦t′vv \in T, t' \mapsto t'v est continue dans T'.

b) Soient G′=p(G),H′G' = p(G), H' l’adhérence de G′G' dans T', et H=p(H′)H = p(H'). Montrer que pour u∈Hu \in H, la relation p(v)=p(v′)p(v) = p(v') entraîne p(u∘v)=p(u∘v′)p(u \circ v) = p(u \circ v') de sorte que H opère à gauche sur T'; en outre, si on pose up(v)=p(u∘v)up(v) = p(u \circ v) pour u∈H,v∈Tu \in H, v \in T, l’application t′↦ut′t' \mapsto ut' est continue dans T'. Enfin si u1,u2u_1, u_2 sont des éléments de H tels que p(u1)=p(u2)p(u_1) = p(u_2), on a u1t′=u2t′u_1t' = u_2t', ce qui définit par passage au quotient une application (u′,t′)↦u′t′(u', t') \mapsto u't' de H′×T′H' \times T' dans T', telle que pour tout u′∈H′,t′↦u′t′u' \in H', t' \mapsto u't' soit continue dans T'. Montrer que si u′u' et v′v' sont dans H′H', on a u′v′∈H′u'v' \in H', et que la loi de composition ainsi définie sur H′H' induit sur G′G' une structure de groupe (isomorphe à celle de GK/K).

c) Si u∈Hu \in H, la relation φ(x)=φ(y)\varphi(x) = \varphi(y) entraîne φ(u(x))=φ(u(y))\varphi(u(x)) = \varphi(u(y)), et par suite il existe une application u~\tilde{u} et une seule de Y dans lui-même telle que φ∘u=u~∘φ\varphi \circ u = \tilde{u} \circ \varphi. Montrer que u~\tilde{u} est continue et surjective; en outre, pour que u~1=u~2\tilde{u}_1 = \tilde{u}_2, il faut et il suffit que p(u1)=p(u2)p(u_1) = p(u_2), ce qui permet d’écrire u~=u~′\tilde{u} = \tilde{u}', en posant p(u)=u′p(u) = u', et définit une application injective ψ:u′↦u~′\psi : u' \mapsto \tilde{u}' de H′H' dans Cs(Y;Y)\mathscr{C}_s(Y; Y). Montrer que ψ\psi est continue et telle que ψ(u′v′)=ψ(u′)∘ψ(v′)\psi(u'v') = \psi(u') \circ \psi(v'); identifiant H′H' à une partie de Cs(Y;Y)\mathscr{C}_s(Y; Y) par ψ\psi, et désignant par T′\mathscr{T}' la topologie transportée par ψ\psi de la topologie induite sur H′H' par celle de T′T', en conclure que (H′,T′)(H', \mathscr{T}') vérifie la propriété (A) de l’exerc. 21.

d) Montrer que lorsque G est muni de la topologie induite par T\mathscr{T}, l’application (u,x)↦u(x)(u, x) \mapsto u(x) de G×XG \times X dans XX est continue. (Prouver que pour toute fonction numérique ff continue dans XX, l’application (u,x)↦f(u(x))(u, x) \mapsto f(u(x)) est continue dans G×XG \times X, en utilisant c) et l’exerc. 21 ; puis appliquer la prop. 4 de IX, p. 8).

Solution

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