Bourbaki

Exercice 13, § 4

Topologie générale, X, p. 57

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soient XX un espace compact, AA l’algèbre normée C(X;R)C(X; \mathbf{R}). Pour toute partie MM de AA, on désigne par V(M)V(M) l’ensemble des x∈Xx \in X tels que u(x)=0u(x) = 0 pour tout u∈Mu \in M. Pour toute partie YY de XX, on désigne par F(Y)\mathfrak{F}(Y) l’ensemble des u∈Au \in A tels que u(x)=0u(x) = 0 dans YY.

a) V(M)V(M) est un sous-espace fermé de XX, F(Y)\mathfrak{F}(Y) un idéal fermé de AA. Si aa est l’idéal de AA engendré par une partie MM de AA, V(M)=V(a)V(M) = V(a); VV et F\mathfrak{F} sont des applications décroissantes pour la relation d’inclusion, et on a V({0})=XV(\{0\}) = X, V(A)=∅V(A) = \varnothing, V({u})=∅V(\{u\}) = \varnothing pour tout élément inversible uu de AA, V(⋃λ∈LMλ)=V(∑λ∈LMλ)=⋃λ∈LV(Mλ)V\left( \bigcup_{\lambda \in L} M_\lambda \right) = V\left( \sum_{\lambda \in L} M_\lambda \right) = \bigcup_{\lambda \in L} V(M_\lambda) pour toute famille (Mλ)λ∈L(M_\lambda)_{\lambda \in L} de parties de AA, V(M.M′)=V(M)∪V(M′)V(M.M') = V(M) \cup V(M'); F(X)={0}\mathfrak{F}(X) = \{0\}, F(∅)=A\mathfrak{F}(\varnothing) = A, F(⋃λ∈LYλ)=⋂λ∈LF(Yλ)\mathfrak{F}\left( \bigcup_{\lambda \in L} Y_\lambda \right) = \bigcap_{\lambda \in L} \mathfrak{F}(Y_\lambda) pour toute famille (Yλ)λ∈L(Y_\lambda)_{\lambda \in L} de parties de XX.

b) Montrer que pour tout idéal aa de AA, on a F(V(a))=a‾\mathfrak{F}(V(a)) = \overline{a}, et pour toute partie YY de XX, V(F(Y))=Y‾V(\mathfrak{F}(Y)) = \overline{Y}. (Pour démontrer la première égalité, observer que V(a‾)=V(a)V(\overline{a}) = V(a) et qu’on peut donc supposer aa fermé; remarquer que si x,yx, y sont deux points distincts de X−V(a)X - V(a), il existe u∈au \in a tel que u(x)≠u(y)u(x) \neq u(y) et utiliser la prop. 4 de XX, p. 37. Pour prouver la seconde égalité, utiliser le th. d’Urysohn).

c) Déduire de b) que x↦F({x})x \mapsto \mathscr{F}(\{x\}) est une bijection de XX sur l’ensemble des idéaux maximaux de AA, qui sont donc fermés. Pour qu’un idéal de AA soit fermé, il faut et il suffit qu’il soit intersection d’idéaux maximaux. L’anneau AA est sans radical (A, VIII, § 6, n° 3). d) Monter que l’application e↦V({e})e \mapsto V(\{e\}) est une bijection de l’ensemble des idempotents de AA sur l’ensemble des parties à la fois ouvertes et fermées de XX. Pour qu’un point x∈Xx \in X soit isolé, il faut et il suffit que l’idéal maximal F({x})\mathscr{F}(\{x\}) soit principal.

Solution

Aucune solution n’a encore été écrite.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.