Bourbaki

Exercice 31, § 5

Étiquette 0386, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 0386].

Théories spectrales, IV, p. 366

Soit E un espace hilbertien complexe. Notons Ts\mathscr{T}_s la topologie de la convergence simple sur L(E)\mathscr{L}(E). Notons H\mathbf{H} l’ensemble des nombres complexes de partie imaginaire strictement positive.

Soit (un)(u_n) une suite dans A(E)\mathscr{A}(E). On suppose que

(i) Il existe λ+∈H\lambda_+\in \mathbf{H} tel que R(un,λ+)R(u_n, \lambda_+) converge dans L(E)\mathscr{L}(E) muni de la

topologie(ii) Il existeTs\mathscr{T}_s; on noteλ−∈vH‾+\lambda_-\in v\overline{\mathbf{H}}^+ sa limite ;tel que R(un,λ−)R(u_n, \lambda_-) converge dans L(E)\mathscr{L}(E) muni de la topologie Ts\mathscr{T}_s;

(iii) L’image F de l’endomorphisme v+v_+ est dense dans E.

Soit D le disque ouvert dans C\mathbf{C} formé des λ∈H\lambda \in \mathbf{H} tels que

∣λ−λ+∣<1∣I(λ+)∣ |\lambda -\lambda_+|<\frac{1}{|\mathscr{I} (\lambda_+)|}

a) Pour tout λ∈D\lambda \in D, la série

rλ=∑n=0∞(λ+−λ)v+n+1 r_{\lambda}=\sum_{n=0}^{\infty}(\lambda_+-\lambda )v^{n+1}_+

converge dans L(E)\mathscr{L}(E). De plus, pour tout λ∈D\lambda \in D, la suite (R(un,λ))n(R(u_n, \lambda ))_n converge vers rλr_{\lambda} dans L(E)\mathscr{L}(E) muni de la topologie Ts\mathscr{T}_s.

b) Il existe une unique application holomorphe de H\mathbf{H} dans L(E)\mathscr{L}(E) qui coïncide sur D avec l’application λ↦rλ\lambda \mapsto r_{\lambda}. On la note encore λ↦rλ\lambda \mapsto r_{\lambda}.

c) Il existe une unique application holomorphe de C−R\mathbf{C}-\mathbf{R} dans L(E)\mathscr{L}(E) qui coïncide sur H\mathbf{H} avec l’application λ↦rλ\lambda \mapsto r_{\lambda}, et qui vérifie rλ∗=rλ‾r^*_{\lambda}=r_{\overline{\lambda}} pour tout λ∈C−R\lambda \in \mathbf{C}-\mathbf{R}. Elle vérifie rλ−=v−r_{\lambda_-}=v_-, et pour tout λ∈C−R\lambda \in \mathbf{C}-\mathbf{R}, la suite (R(un,λ))(R(u_n, \lambda )) converge vers rλr_{\lambda} dans L(E)\mathscr{L}(E) muni de la topologie Ts\mathscr{T}_s.

d) Pour tous λ\lambda et μ\mu dans C-R, on a rλ−rμ=(μ−λ)=rμrλr_{\lambda}-r_\mu= (\mu-\lambda ) =r_\mu r_{\lambda} et rλrμ=rμrλr_{\lambda}r_\mu=r_\mu r_{\lambda}. e) L’image de rλr_{\lambda} est égale à F pour tout λ∈C−R\lambda \in \mathbf{C}-\mathbf{R}.

f ) Pour tout λ∈C−R\lambda \in \mathbf{C}-\mathbf{R}, l’endomorphisme rλr_{\lambda} est injectif ; l’opérateur partiel λ1E−rλ−1\lambda 1_E-r_{\lambda}^{-1} de domaine F ne dépend pas du choix de λ∈C−R\lambda \in \mathbf{C}-\mathbf{R}; on le note uu. g) L’opérateur partiel uu est auto-adjoint ; pour tout λ∈\lambda \in C-R, on a R(u,λ)=R(u, \lambda ) = rλr_{\lambda}.

h) La suite (un)(u_n) converge vers uu pour la topologie Ts\mathscr{T}_s-résolvante. (« Théorème de Kato–Trotter »)

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.