Théories spectrales, IV, p. 366
Soit E un espace hilbertien complexe. Notons Ts la topologie de la convergence simple sur L(E). Notons H l’ensemble des nombres complexes de partie imaginaire strictement positive.
Soit (un) une suite dans A(E). On suppose que
(i) Il existe λ+∈H tel que R(un,λ+) converge dans L(E) muni de la
topologie(ii) Il existeTs; on noteλ−∈vH+ sa limite ;tel que R(un,λ−) converge dans L(E) muni de la topologie Ts;
(iii) L’image F de l’endomorphisme v+ est dense dans E.
Soit D le disque ouvert dans C formé des λ∈H tels que
∣λ−λ+∣<∣I(λ+)∣1
a) Pour tout λ∈D, la série
rλ=n=0∑∞(λ+−λ)v+n+1
converge dans L(E). De plus, pour tout λ∈D, la suite (R(un,λ))n converge vers rλ dans L(E) muni de la topologie Ts.
b) Il existe une unique application holomorphe de H dans L(E) qui coïncide sur D avec l’application λ↦rλ. On la note encore λ↦rλ.
c) Il existe une unique application holomorphe de C−R dans L(E) qui coïncide sur H avec l’application λ↦rλ, et qui vérifie rλ∗=rλ pour tout λ∈C−R. Elle vérifie rλ−=v−, et pour tout λ∈C−R, la suite (R(un,λ)) converge vers rλ dans L(E) muni de la topologie Ts.
d) Pour tous λ et μ dans C-R, on a rλ−rμ=(μ−λ)=rμrλ et rλrμ=rμrλ. e) L’image de rλ est égale à F pour tout λ∈C−R.
f ) Pour tout λ∈C−R, l’endomorphisme rλ est injectif ; l’opérateur partiel λ1E−rλ−1 de domaine F ne dépend pas du choix de λ∈C−R; on le note u. g) L’opérateur partiel u est auto-adjoint ; pour tout λ∈ C-R, on a R(u,λ)= rλ.
h) La suite (un) converge vers u pour la topologie Ts-résolvante. (« Théorème de Kato–Trotter »)
Rien.
Rien.