Bourbaki

Exercice 22, § 2

Algèbre commutative, III

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

a) Soient A un anneau local, m\mathfrak{m} son idéal maximal. Montrer que si, pour une topologie linéaire C\mathscr{C} sur A, A est strictement linéairement compact, C\mathscr{C} est moins fine que la topologie m\mathfrak{m}-adique.

b) Soient A un anneau commutatif, m\mathfrak{m} un idéal de A. Pour que A soit strictement linéairement compact pour la topologie m\mathfrak{m}-adique, il faut et il suffit qu'il soit séparé et complet pour cette topologie, que A/mA/\mathfrak{m} soit un anneau artinien et m/m2\mathfrak{m}/\mathfrak{m}^2 un (A/m)(A/\mathfrak{m})-module de longueur finie (autrement dit, A est un anneau nœthérien semi-local complet).

c) Soient I un ensemble d'indices infini, K un corps fini, A=K[[Xi]]i∈IA = K[[X_i]]_{i \in I} l'algèbre des séries formelles par rapport à la famille d'indéterminées (Xi)i∈I(X_i)_{i \in I} (Alg., chap. IV, § 5, exerc. 1) ; A est un anneau local. En tant qu'espace vectoriel sur K, on peut identifier A à l'espace produit KN(I)K^{N(I)}; si on munit K de la topologie discrète et A de la topologie produit C\mathscr{C}, montrer que C\mathscr{C} est une topologie linéaire sur l’anneau AA, pour laquelle AA est strictement linéairement compact ; si mm est l’idéal maximal de AA, montrer, en raisonnant comme dans l’exerc. 12 c), que AA n’est pas complet pour la topologie mm-adique.

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.