§ 6. Algèbres étales
Dans tout ce paragraphe, on note K un corps.
1. Indépendance linéaire des homomorphismes
Soient L une extension de K et V un espace vectoriel sur K. Dans ce paragraphe, on note Hom_K(V, L) l’ensemble des applications K-linéaires de V dans L muni de la structure d’espace vectoriel sur L telle que :
(1)
pour et dans Hom_K(V, L). Soient l’espace vectoriel sur L déduit de V par extension des scalaires et son dual. D’après II, p. 82, on a un isomorphisme canonique de L-espaces vectoriels de sur Hom_K(V, L) tel que pour et dans . Si V est de dimension finie n sur K, l’espace vectoriel sur L est de dimension n, ainsi que son dual , d’où la formule
(2)
Théorème 1
Soient L une extension d’un corps K et A une algèbre sur K ; soit l’ensemble des homomorphismes de K-algèbres de A dans L. Alors est une partie libre de l’espace vectoriel sur L.
Montrons, par récurrence sur l’entier , que toute suite d’éléments distincts de est libre. Le cas étant trivial, supposons désormais ; soient des éléments de L tels que l’on ait . Pour dans A, on a
d’où . D’après l’hypothèse de récurrence, les éléments de sont linéairement indépendants, d’où pour et pour tout dans A. Les étant distincts, cela implique pour , donc , d’où (en notant 1 l’élément unité de A). On a donc prouvé que sont nuls, d’où le théorème.
Corollaire 1
Soient un monoïde, L un corps et X l’ensemble des homomorphismes de dans le monoïde multiplicatif de L. Alors X est une partie libre du L-espace vectoriel des applications de dans L.
Soient A l’algèbre du monoïde à coefficients dans L et la base canonique de A sur L (III, p. 19). Pour toute application L-linéaire de A dans L, posons (pour ) ; alors, l’application est un isomorphisme de L-espaces vectoriels de sur , qui applique sur X l’ensemble des homomorphismes de L-algèbres de A dans L. Il suffit alors d’appliquer le th. 1 avec .
Corollaire 2 (Théorème de Dedekind)
Soient E et L deux extensions de K. L’ensemble des K-homomorphismes de E dans L est libre sur L. Si E est de degré fini sur K, le nombre des K-homomorphismes de E dans L est au plus égal à [E : K].* La dernière assertion se déduit de la première en tenant compte de la formule (2).
2. Indépendance algébrique des homomorphismes
Théorème 2
Soient K un corps infini, L une extension de K et A une algèbre sur K. Soient des K-homomorphismes d’algèbres distincts de A dans L et f un polynôme de . Si l’on a pour tout , on a . Soit B l’ensemble des éléments de de la forme avec . D’après le théorème 1, il n’existe pas de suite d’éléments non tous nuls de L telle que pour tout ; par suite (II, p. 104, th. 7), B engendre l’espace vectoriel sur L. Il existe donc des éléments de A tels que la matrice soit inversible. Définissons le polynôme par
Le théorème 2 n’a pas d’analogue pour les corps finis. Soient en effet K un corps fini à q éléments, et . On a pour tout (V, p. 89, prop. 2) ; par suite, si est l’automorphisme identique de K, on a pour tout bien que ne soit pas nul.
3. Algèbres diagonalisables et algèbres étales
Définition 1
Soit une algèbre sur . On dit que est diagonalisable s’il existe un entier tel que soit isomorphe à l’algèbre produit . On dit que est diagonalisée par une extension de si l’algèbre sur déduite de par extension des scalaires est diagonalisable. On dit que est étale s’il existe une extension de qui diagonalise .
Rappelons que l’algèbre produit est l’espace vectoriel muni du produit défini par
Si est la base canonique de , on a
et .
Toute algèbre étale sur est commutative et de degré fini sur .
Proposition 1
Soit une algèbre de degré fini sur le corps . Les conditions suivantes sont équivalentes :
a) L’algèbre est diagonalisable. b) Il existe une base de telle que et pour . c) Les homomorphismes de -algèbres de dans engendrent le dual du -espace vectoriel . d) Tout -module est somme directe de sous-modules qui sont de dimension 1 sur .
L’équivalence de a) et b) résulte de la formule (6) ; d’autre part, les projections sont des homomorphismes d’algèbres, donc a) implique c). Si c) est satisfait, les homomorphismes d’algèbres de dans forment une base du dual de (V, p. 26, th. 1) ; notons-les ; alors est un isomorphisme de sur l’algèbre , d’où a). On a donc démontré l’équivalence des conditions et c).
Supposons b) vérifiée, et soit un -module ; alors les homothéties de rapport sont des projecteurs de , et est somme directe des , qui en sont des sous-A-modules. On peut donc supposer qu’il existe un indice tel que pour . Alors tout sous-espace vectoriel de en est un sous-A-module, d’où d).
Inversement, supposons d) vérifiée et considérons le -module . Il existe alors une base du -espace vectoriel tel que pour . Quitte à remplacer chaque par un multiple scalaire convenable, on peut supposer que . Si , appartient à , donc est nul. Alors , d’où b).
Corollaire
Soient L une extension de K et l’ensemble des homomorphismes d’algèbres de A dans L. On a Card , avec égalité si et seulement si A est diagonalisée par L. Si A est diagonalisée par L, alors est une base du L-espace vectoriel .
L’espace vectoriel sur L est de dimension d’après la formule (2) et est une partie libre de d’après le th. 1 (V, p. 26). On a donc Card avec égalité si et seulement si est une base de . Il existe un isomorphisme de L-espaces vectoriels, soit , caractérisé par pour , et applique sur l’ensemble des homomorphismes de L-algèbres de dans L. Enfin, l’équivalence de a) et c) dans la prop. 1 montre que l’algèbre sur L est diagonalisable si et seulement si engendre l’espace vectoriel sur L. Ceci prouve le corollaire.
Proposition 2
Soient A une algèbre sur K et une extension algébriquement close de K. Les assertions suivantes sont équivalentes : a) L’algèbre A est étale. b) Il existe une extension de degré fini de K qui diagonalise A. c) L’extension de K diagonalise A.
Supposons que A soit étale. Soit n le degré de A sur K, soit L une extension de K qui diagonalise A, et soit l’ensemble des homomorphismes d’algèbres de A dans L. On a Card d’après le cor. de la prop. 1. D’autre part, pour tout , on a . D’après V, p. 17, th. 2, la sous-extension L’ de L engendrée par les images des éléments de est de degré fini sur K. Comme il existe n homomorphismes distincts de A dans L’, l’extension L’ diagonalise A d’après le cor. de la prop. 1. Ceci montre que a) entraîne b).
Comme toute extension de degré fini de K est isomorphe à une sous-extension de (V, p. 20, th. 1), b) entraîne c). Enfin, c) entraîne évidemment a).
4. Sous-algèbres d’une algèbre étale
Proposition 3
Soit A une algèbre étale sur K. Il n’existe qu’un nombre fini de sous-algèbres et d’idéaux de A. De plus, toute extension de K qui diagonalise A diagonalise toute sous-algèbre et toute algèbre quotient de A, et en particulier ces algèbres sont étales.
Il suffit de montrer qu’une algèbre n’a qu’un nombre fini de sous-algèbres et d’idéaux, et que les sous-algèbres et les algèbres quotients de sont diagonalisables. On notera la base canonique de .
Soit A une sous-algèbre de , et soient les restrictions à A des n projections . Comme l’intersection des noyaux des est évidemment réduite à 0, les engendrent le K-espace vectoriel dual de A (II, p. 104, cor. 1); la K-algèbre A est donc diagonalisable (V, p. 28, prop. 1).
Pour toute partie I de {1, 2, ..., n}, posons . Il est immédiat que les éléments sont les idempotents de ; on a si et seulement si I est vide et . D’après ce qui précède, toute sous-algèbre A de est diagonalisable ; d’après la condition b) de la prop. 1, toute sous-algèbre A de admet donc une base où est une partition de {1, 2, ..., n}, et il n’y a finalement qu’un nombre fini de telles sous-algèbres.
Pour toute partie I de {1, 2, ..., n}, soit le sous-espace vectoriel de ayant pour base les idempotents pour . Il est immédiat que est un idéal de ; de plus, si , les classes de modulo pour forment une base de . On a et si , donc l’algèbre est diagonalisable d’après la prop. 1 de V, p. 28.
Il reste à prouver que tout idéal de est de la forme . Soit I l’ensemble des entiers tels que et ; on a . Soit un élément de (avec dans ) et soit dans . On a et , d’où . On a donc , d’où . On a prouvé l’inclusion , d’où finalement .
Corollaire
Soient des algèbres sur , et . Pour que soit étale, il faut et il suffit que soient étales.
Supposons A étale ; chacune des algèbres est isomorphe à un quotient de A, donc est étale d’après la prop. 3. Réciproquement, toute extension de K qui diagonalise diagonalise évidemment A.
5. Degré séparable d’une algèbre commutative
Soit A une algèbre commutative de degré fini sur K. Pour toute extension L de K, le nombre des homomorphismes d’algèbres de A dans L est fini et majoré par (V, p. 29, cor.).
Lemme 1
Soit une clôture algébrique de K. On a pour toute extension L de K, avec égalité si L est algébriquement clos.
Soit L’ la fermeture algébrique de K dans L. Pour tout homomorphisme de A dans L, on a , donc d’après V, p. 17, prop. 2 ; on a donc . Comme l’extension L’ de K est isomorphe à une sous-extension de (V, p. 20, th. 1), on a . Si L est algébriquement clos, alors L’ est une clôture algébrique de K ; les extensions L’ et de K sont alors isomorphes (V, p. 22, th. 2) et par suite . Le lemme résulte aussitôt de là.
D’après le lemme 1, le nombre a la même valeur pour toutes les extensions algébriquement closes L de K ; ce nombre sera noté et appelé le degré séparable de A.
Soient et deux algèbres commutatives de degré fini sur . Nous allons établir la formule
Soit une extension algébriquement close de ; notons l’ensemble des homomorphismes d’algèbres de dans , et définissons de manière analogue et . Par définition, on a Card et des formules analogues pour et . De plus (III, p. 38, formule (6)), la formule définit une bijection de sur , d’où la formule (7).
Soit une extension de ; prouvons la formule
En effet, prenons pour une clôture algébrique de . La formule (pour ) définit une bijection de l’ensemble des -homomorphismes de dans sur l’ensemble des -homomorphismes de dans , d’où (8).
Enfin, supposons que soit une extension de degré fini de ; si est une -algèbre commutative de degré fini, c’est aussi une -algèbre commutative de degré fini et l’on a (V, p. 9, th. 1). Nous allons prouver la formule
En effet, soit (resp. ) l’ensemble des -homomorphismes de (resp. ) dans une clôture algébrique de ; pour tout , notons l’ensemble des éléments de tels que pour tout . Alors la famille est une partition de , et l’on a Card ; or, pour tout , l’ensemble se compose des -homomorphismes de dans l’extension algébriquement close de , d’où Card . On a ainsi prouvé (9).
Proposition 4
Soit une algèbre commutative de degré fini sur . On a* , avec égalité si et seulement si est étale.
Soient une clôture algébrique de et l’ensemble des homomorphismes d’algèbres de dans . On a Card , et est étale si et seulement si est diagonalisée par l’extension de (V, p. 29, prop. 2). La prop. 4 résulte alors du cor. de V, p. 29.
Corollaire 1
Soient et deux algèbres commutatives sur , de degrés finis non nuls. Pour que l’algèbre soit étale, il faut et il suffit que* et soient étales.
On a et la formule analogue (7) pour les degrés séparables. De plus, on a et des formules analogues pour et . Il en résulte qu’on a si et seulement si l’on a à la fois et ; il suffit alors d’appliquer la prop. 4.
Corollaire 2
Soit une extension de .* a) Pour qu’une -algèbre soit étale, il faut et il suffit que la -algèbre soit étale. b) Soit une algèbre sur , non réduite à 0. Pour que soit étale sur , il faut et il suffit que soit étale sur et que soit étale sur . On raisonne comme dans le cor. 1, en appliquant cette fois les formules (8) pour a) et (9) pour b).
6. Caractérisation différentielle des algèbres étales
Théorème 3
Soit une algèbre commutative de degré fini sur . Pour que soit étale, il faut et il suffit que le module des -différentielles de soit réduit à 0.* A) Soit une clôture algébrique de (V, p. 22, th. 2). Pour que soit étale, il faut et il suffit que l’algèbre sur soit diagonalisable (V, p. 29, prop. 2). De plus, le -module est isomorphe à (III, p. 136, prop. 20), donc à d’après l’associativité du produit tensoriel ; par suite, équivaut à . Pour prouver le th. 3, il suffit donc de considérer le cas où est algébriquement clos et de montrer que l’algèbre est diagonalisable si et seulement si l’on a . B) Supposons diagonalisable ; alors (V, p. 28, prop. 1), l’espace vectoriel est engendré par les idempotents de . L’assertion résulte alors du lemme suivant : Lemme 2. — Soient une algèbre commutative sur et un idempotent de . On a dans . De la relation , on déduit ; par multiplication par , on en déduit , d’où . Finalement, on a . C) Nous démontrerons d’abord deux lemmes : Lemme 3. — Soit une algèbre commutative de degré fini sur le corps algébriquement clos , telle que . On a pour tout idéal maximal de . L’algèbre est une extension de degré fini du corps algébriquement clos , d’où . Pour tout , il existe donc un unique scalaire tel que appartienne à ; notons la classe de modulo . Il est immédiat que est une -dérivation de dans le -module . La propriété universelle de (III, p. 134) et l’hypothèse entraînent , d’où et finalement . Lemme 4. — *Soit un anneau commutatif et soit un idéal de type fini de tel que . Il existe un idempotent de tel que .
Soit un système générateur de l’idéal ; comme on , il existe des éléments de tels que pour . Notons la matrice carrée d’ordre dont les éléments sont et soit son déterminant. Il existe (III, p. 99, formule (26)) une matrice carrée d’ordre à éléments dans telle que , d’où immédiatement pour et finalement . Or la matrice est congrue à modulo , d’où mod. . Posons ; on a et pour tout . On en déduit que est un idempotent et que est égal à .
Ces lemmes étant prouvés, montrons par récurrence sur le degré de que est diagonalisable si est algébriquement clos et si . Soit un idéal maximal de (I, p. 99). D’après les lemmes 3 et 4, il existe un idempotent tel que ; on a vu que est de degré 1 sur . Alors est somme directe des idéaux et , et l’on a , donc est isomorphe à . Comme est isomorphe à un quotient de (III, p. 137, prop. 22), il est nul et l’hypothèse de récurrence montre que est diagonalisable. Ceci prouve que est diagonalisable.
7. Algèbres réduites et algèbres étalées
Définition 2
Soit un anneau commutatif. On dit que est réduit si tout élément nilpotent (I, p. 93) de est nul.
Si est un corps, ou un anneau intègre, ou un produit d’anneaux réduits, c’est un anneau réduit. Pour qu’un anneau commutatif soit réduit, il faut et il suffit que l’on ait pour tout dans : en effet, on déduit de là, par récurrence sur , d’où pour tout dans .
On dit qu’une algèbre commutative est réduite si l’anneau sous-jacent est réduit.
Proposition 5
Soit une algèbre commutative de degré fini sur . Pour que soit réduite, il faut et il suffit qu’il existe des extensions de degré fini de telles que soit -isomorphe à .
La condition énoncée est évidemment suffisante.
Réciproquement, supposons réduite ; en raisonnant par récurrence sur le degré de , on voit qu’il suffit de prouver que, si n’est pas un corps, il existe deux algèbres et non nulles telles que soit isomorphe à , ou encore qu’il existe dans un idempotent différent de 0 et 1.
Supposons désormais que soit réduite et ne soit pas un corps. Parmi les idéaux de différents de 0 et de , soit un idéal dont la dimension comme -espace vectoriel soit minimale. Pour tout dans , on a , car est réduite, d’où . On a et le caractère minimal de entraîne . D’après le lemme 4, il existe un idempotent tel que , et l’on a car est distinct de 0 et .
Théorème 4
Soit une algèbre commutative de degré fini sur . Les assertions suivantes sont équivalentes :
a) L’algèbre est étale. b) Pour toute extension de , l’anneau est réduit. c) Il existe un surcorps parfait de tel que l’anneau soit réduit. *d) Il existe des extensions algébriques séparables de telles que soit isomorphe à . En particulier, toute algèbre étale est réduite.
A) Démontrons d’abord l’équivalence de a), b) et c). Supposons étale et soit une extension de . Soit un surcorps algébriquement clos de (V, p. 22, th. 2). Alors, est isomorphe à un sous-anneau de et ce dernier est isomorphe à un anneau d’après la prop. 2 (V, p. 29). Par suite, l’anneau est réduit. On a donc prouvé que a) entraîne b), et c) est un cas particulier de b). Plaçons-nous dans les hypothèses de c). Pour que la -algèbre soit étale, il faut et il suffit que la -algèbre soit étale (V, p. 32, cor. 2). L’algèbre est donc étale d’après le lemme suivant :
Lemme 5
Soit une algèbre réduite, de degré fini sur le corps parfait . Alors est étale. D’après la prop. 5, il existe des extensions de telles que soit isomorphe à l’algèbre . Comme un produit fini d’algèbres étales est étale (V, p. 30, cor.), il suffit d’examiner le cas où est une extension de . D’après le th. 3 (V, p. 32), il suffit de prouver que l’on a dans pour tout . Soit ; comme est de degré fini sur , est algébrique sur (V, p. 17, prop. 2). Soit le polynôme minimal de et soit la dérivée de . Le polynôme est non constant. Supposons qu’on ait ; d’après V, p. 8, cor., le corps est de caractéristique , et l’on a ; comme est parfait, on a , mais le polynôme irréductible ne peut appartenir à . On a donc et comme le degré de est strictement plus petit que celui de , on a . Or, de , on déduit dans , d’où , ce qu’il fallait démontrer.
B) Supposons que soit étale ; d’après l’équivalence de a) et b), l’algèbre est réduite, et il existe donc des extensions de telles que soit isomorphe à l’algèbre (prop. 5). Comme est étale, chacune des extensions est une algèbre étale (V, p. 30, cor.), donc est par définition une extension algébrique séparable de . L’implication résulte de V, p. 30, cor. \*
Corollaire
Supposons de caractéristique . Pour que soit étale, il faut et il suffit que l’on ait . Pour toute base de sur , la famille est alors une base de sur .
Choisissons une clôture algébrique de . Soient et deux -homomorphismes de dans ; si et ont même restriction à , on a
Réciproquement, supposons que l’on ait ; soit une base de sur . D’après V, p. 4, prop. 2, , la famille engendre le -espace vectoriel , et comme est de dimension finie égale au cardinal de , la famille est une base de sur . Soit un élément de tel que , d’où ; comme est une base de sur , il existe une famille d’éléments de telle que , d’où ; comme est une base de sur et , on a donc , d’où pour tout , et finalement . On a montré que l’anneau est réduit ; comme le corps est parfait, l’algèbre sur est étale d’après le th. 4.
Pour une autre caractérisation des algèbres étales, voir V, p. 47, prop. 1.
Exercices
See the exercises for § 6.