Exercice 17, § 14
Étiquette 00HS, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 00HS].
Algèbre, VIII, p. 271
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
On conserve les notations de l’exerc. 15, et on suppose V de dimension finie sur D. On dit qu’un groupe G d’automorphismes de A est galoisien s’il satisfait aux conditions suivantes :
(i) et sont finis ;
(ii) L’anneau est simple ;
(iii) Pour tout élément inversible de (G), l’automorphisme appartient à .
Soit G un tel groupe.
a) Démontrer que l’application est une bijection décroissante de l’ensemble des sous-groupes galoisiens de G sur l’ensemble des sous-anneaux simples de A contenant et dont le commutant dans A est simple.
(Déduire de l’exerc. 15 f ) et g) que cette application est bien définie et injective. Soit B un sous-anneau simple de A satisfaisant aux conditions ci-dessus et soit H le groupe des automorphismes de A fixant B ; prouver en utilisant les exerc. 14 c) et 16 que B est galoisien, puis à l’aide de la prop 12 de VIII, p. 201 que l’on a et que H est galoisien.)
b) Soient des sous-anneaux simples de A contenant et dont les commutants dans A sont simples, et un isomorphisme de sur fixant . Démontrer qu’il existe un élément de G qui coïncide avec sur .
(Remarquer tout d’abord qu’on a long long(V), en utilisant l’égalité . Soit W l’ensemble des éléments de Ω satisfaisant à pour ; démontrer que W n’est pas réduit à zéro, puis en lui appliquant l’exerc. 14 c) qu’il contient une application semi-linéaire non nulle ; si S est un sous-DB-module simple de V non contenu dans Ker , montrer que induit une bijection de S sur son image et que l’on a long long (utiliser l’exerc. 16 b)). En raisonnant comme dans loc. cit., conclure que W contient une bijection semi-linéaire coïncidant avec dans S.)
c) Particulariser les résultats de a) et b) aux cas suivants :
(i) cf. VIII, p. 255, th. 5) ;
(ii) ; démontrer que tout groupe fini d’automorphismes de A est galoisien, et que tout sous-anneau simple de A contenant admet Z pour commutant dans A ;
(iii) V est de dimension 1, de sorte que A est un corps isomorphe à ; l’anneau est un corps et tous les sous-corps de A contenant ont pour commutant un corps. Cas particulier où D est commutatif (cf. V, §10, n).
Solution
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