Algèbre, VIII, p. 324
Soient G un groupe fini, M un Z[G]-module. On note N_G l’homomorphisme m↦∑ggm de M dans M ; son image est contenue dans le sous-module M^G de M formé des éléments invariants. Soit T_G(M) le groupe quotient M^G / N_G(M).
a) Soit c∈Z2(G,M). Démontrer que l’élément ∑hc(h,g) appartient à M^G ; on note θc(g) sa classe dans T_G(M). Prouver que θc est un homomorphisme de G dans T_G(M), qui est nul lorsque c∈B2(G,M). En déduire un homomorphisme θM:H2(G,M)→Hom(G,TG(M)).
b) Soit u:M→N un homomorphisme de Z[G]-modules, u~:TG(M)→TG(N) l’homomorphisme induit par u. Prouver qu’on a θN∘H2(u)=Hom(1G,u~)∘θM.
c) On suppose désormais que G est cyclique ; on note σ un générateur de G, et n son ordre. Soit χ∈Hom(G,Z/nZ) l’homomorphisme qui applique σ sur la classe de 1, et soit λ∈H2(G,Z) son image par l’homomorphisme de liaison associé à la suite exacte 0→Z→Z→Z/nZ→0 ; démontrer que λ est la classe de l’élément ε∈Z2(G,Z) tel que ε(σp,σq), pour 0⩽p<n,0⩽q<n, est égal à 0 si p+q<n et à 1 si p+q⩾n. Pour m∈MG, notons hm l’application Z[G]-linéaire de Z dans M telle que hm(1)=m. Prouver que l’image par θM de H2(hm)(λ) est égal à la classe de m, de sorte que θM est surjectif.
d) Prouver que θM est un isomorphisme (soit c∈Z2(G,M)) ; démontrer qu’on peut supposer c(g,1)=c(1,g)=1 pour tout g∈G et calculer les images par d1 des éléments a et bm (m∈M) de C1(G,M) définis par b(σp)=∑i=0p−1c(σi,σ) et am(σp)=∑i=0p−1σim.
Rien.