Exercice 14, § 2
Étiquette 03UO, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 03UO].
Théorie des ensembles, III, p. 77
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
On appelle ordinal le type d’ordre d’un ensemble bien ordonné (III, p. 76, exerc. 13). a) Montrer que, si est une famille d’ordinaux telle que I soit bien ordonné, la somme ordinaire est un ordinal ; si en outre I est fini, le produit ordinal est un ordinal (III, p. 76, exerc. 11). On désigne (par abus de langage, cf. § 3) le type d’ordre de l’ensemble vide par 0, le type d’ordre de l’ensemble à un élément par 1 ; montrer que l’on a
pour tout ordinal .
b) Montrer que la relation « est un ordinal et est un ordinal et » est une relation de bon ordre, que l’on note (remarquer que, si et sont des ordinaux, la relation est équivalente à « est égal au type d’ordre d’un segment de » (III, p. 22, cor. 3) ; étant donnée une famille d’ordinaux, considérer sur I une structure d’ensemble bien ordonné, et prendre la somme ordinaire de la famille des ensembles ordonnés par les ; utiliser enfin la prop. 2 de III, p. 16).
c) Soit un ordinal ; montrer que la relation « est un ordinal et » est collectivisante en , et que l’ensemble des ordinaux est un ensemble bien ordonné tel que . On identifie souvent et .
d) Montrer que, pour toute famille d’ordinaux , il existe un ordinal et un seul tel que la relation « est un ordinal et pour tout , » soit équivalente à . On dit, par abus de langage, que est la borne supérieure de la famille d’ordinaux et on pose (c’est le plus grand élément de la réunion de et de l’ensemble des ). La borne supérieure de l’ensemble des ordinaux est ou un ordinal tel que ; dans ce dernier cas, on dit que est le prédécesseur de .
Solution
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