Groupes et algèbres de Lie, IX, p. 115
On suppose G simplement connexe ; pour tout α∈R(G,T), on pose tα=exp(21Kα). On pose N = NG(T), et on note φ:N→W l’application canonique. Soit B une base de R(G,T); pour tout α∈B, on choisit un élément nα de (N∩Sα)−(T∩Sα). a) Montrer qu’on a φ(nα)=sα et nα2=tα, donc nα4=1. b) Soient α et β deux éléments distincts de B, et soit mαβ l’ordre de sαsβ dans W. Prouver qu’on a
nαnβnαnβnα(nαnβ)2(nαnβ)3=nβnα=nβnαnβ=(nβnα)2=(nβnα)3sisisisimαβ=2mαβ=3mαβ=4mαβ=6 (si par exemple
mαβ=3, on a
(sαsβ)sα(sαsβ)−1=sβ et
sαsβ(α)=β; montrer que
nαnβnαnβ−1nα−1nβ−1 appartient à
Sβ, et conclure en remarquant que
Sα∩Sβ∩T={e}). c) Déduire de b) qu’il existe une unique section
v:W→N de
φ telle que
v(sα)=nα et
v(ww′)=v(w)v(w′) si
l(ww′)=l(w)+l(w′) (on désigne par
l(w) la longueur de w par rapport au système générateur
(sα)α∈B;
cf. IV, § 1, n° 5, prop. 5). On pose
nw=v(w). d) Soit
W∗ le sous-groupe de N engendré par les
nα; montrer que
W∗∩T est le sous-groupe
T2 de T formé des éléments d’ordre
≤2 et que W s’identifie à
W∗/T2. e) Soit
w∈W tel que
w2=1; montrer qu’on a
nw2=∏α∈Rw+tα, où
Rw est l’ensemble des racines positives
α telles que
w(α)<0 (écrire
w=sα1…sαr, avec
r=l(w) et
αi∈B; appliquer c) et VI, § 1, n° 6, cor. 2 à la prop. 17). f) On suppose G presque simple. Soient c une transformation de Coxeter de W et h le nombre de Coxeter de W (VI, § 1, n° 11). Montrer qu’on a
nch=∏α∈R+tα (utiliser c), e) et l’exerc. 2 de V, § 6).