Bourbaki

Exercice 8, § 4

Tag 01DG, permanent. Cite it as [Bourbaki, Tag 01DG].

Groupes et algèbres de Lie, IX, p. 113

Soient HH un sous-groupe fermé connexe de GG, de rang maximum, h\mathfrak{h} son algèbre de Lie, XX la variété G/HG/H et VV l’espace tangent à XX au point correspondant à la classe de HH; on identifie VV au quotient g/hg/\mathfrak{h}.

a) Si jj est une structure presque complexe (VAR, R, 8.8.3) sur X, on note V′′(j)V''(j) le sous-espace de l’espace vectoriel complexe C⊗V\mathbf{C} \otimes V formé des éléments uu tels que j(u)=−iuj(u) = -iu, et q(j)q(j) le sous-espace de gCg_C image réciproque de V′′(j)V''(j), de sorte que l’application canonique V→gC/q(j)V \to g_C/q(j) est un isomorphisme C\mathbf{C}-linéaire lorsqu’on munit VV de la structure de C\mathbf{C}-espace vectoriel déduite de jj. Démontrer que l’application j↦q(j)j \mapsto q(j) est une bijection de l’ensemble des structures presque complexes sur XX, invariantes par GG, sur l’ensemble des sous-espaces complexes pp de gCg_C satisfaisant aux conditions suivantes :

(1) p+p‾=gCp + \overline{p} = g_C (2) p∩p‾=hCp \cap \overline{p} = h_C (3) [h,p]⊂p[h, p] \subset p.

b) Pour qu’il existe une telle structure sur XX, il faut et il suffit que les corps commutants des sous-représentations irréductibles de la représentation adjointe de HH dans VV soient tous isomorphes à C\mathbf{C}; s’il en est ainsi, il y a 2s2^s telles structures, où ss est le nombre des sous-représentations irréductibles de VV (utiliser l’exerc. 7). c) Soient jj une structure presque complexe sur XX, invariante par GG, et p=q(j)p = q(j) le sous-espace associé. Pour que jj soit intégrable (c’est-à-dire associée à une structure de variété analytique complexe sur XX, cf. VAR, R, 8.8.5 à 8.8.8), il faut et il suffit que pp satisfasse à la condition

[p,p]⊂p. [p, p] \subset p .

d) Pour qu’il existe une structure complexe (c’est-à-dire presque complexe intégrable) sur XX, invariante par GG, il faut et il suffit que HH soit le centralisateur d’un sous-tore de GG (montrer que les conditions (1) à (4) ci-dessus impliquent que pp est une sous-algèbre parabolique de gCg_C (VIII, § 3, n° 5)); ces structures complexes correspondent dans ce cas bijectivement aux sous-algèbres paraboliques pp de gCg_C qui sont somme directe de hCh_C et de leur radical unipotent (cf. VIII, § 3, n° 4). e) Démontrer qu’il existe exactement Card(W) structures complexes sur G/TG/T invariantes par GG; si σ\sigma et σ′\sigma' sont deux telles structures, il existe un élément w∈Ww \in W, uniquement déterminé, telle que l’action canonique de ww sur G/TG/T (par automorphismes intérieurs) transforme σ\sigma en σ′\sigma'. Si ww est un élément non neutre de WW, l’opération de ww sur G/TG/T n’est C\mathbf{C}-analytique pour aucune structure complexe sur G/TG/T invariante par GG. f) Déterminer les structures complexes sur S2S^2 invariantes par SO(3)SO(3). g) \* Avec les notations de l’exerc. 8, d), soient GcG_c le complexifié de GG et PP le sous-groupe de Lie complexe de GcG_c d’algèbre de Lie pp. Montrer que l’application canonique G/H→Gc/PG/H \to G_c/P est un isomorphisme de variétés analytiques complexes. \*

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