Exercice 21, § 10
Topologie générale, I, p. 114
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
a) Soit X un espace accessible et localement quasi-compact (I, p. 111, exerc. 30). Soit l’espace discret ayant même ensemble sous-jacent que X, et soit l’espace (compact) des ultrafiltres sur (l’espace discret étant identifié à un sous-espace ouvert de ) (I, p. 110, exerc. 27). Dans , soit R (ou ) la relation d’équivalence entre ultrafiltres : « les ensembles de points limites de et de dans X sont les mêmes ». Montrer que la relation R est séparée (utiliser la description de la topologie de donnée dans I, p. 110, exerc. 26 b), l’exerc. 7 b) de I, p. 100 et l’axiome (C’)); l’espace compact est en correspondance biunivoque avec l’ensemble des ensembles primitifs de X (I, p. 100, exerc.7). Si X est séparé (et par suite localement compact), s’identifie à X lorsque X est compact, au compactifié d’Alexandroff de X lorsque X n’est pas compact.
b) Soit Y un sous-espace fermé de X. L’espace des ultrafiltres sur s’identifie à l’adhérence de dans , et l’espace à l’image canonique de dans .
c) Montrer que la restriction à de l’application canonique est une bijection de sur un sous-espace de , que l’application canonique est une bijection continue et que l’image par cette application de toute partie compacte de est une partie compacte fermée de X. (Pour voir que est continue, utiliser b); observer d’autre part que l’image réciproque dans d’un point de est composée d’ultrafiltres sur X ayant tous un seul point limite, et que si est un ultrafiltre sur X, son point limite dans , quand est considéré comme base d’ultrafiltre sur , est considéré comme point de .)
d) Soit Z l’ensemble somme d’une famille dénombrable d’espaces identiques à l’espace XS défini dans l’exerc. 7 de I, p.101 , et d’un ensemble réduit à un point. On définit une topologie sur Z en prenant pour système fondamental de voisinages d’un point le filtre de ses voisinages dans l’espace , et pour système fondamental de voisinages de l’ensemble des , où est réunion de et des d’indice . L’espace Z ainsi défini est accessible, quasi-compact et localement quasi-compact; mais le sous-espace de n’est pas localement compact.
e) Soit Y un second espace accessible et localement quasi-compact, et soit u une application continue de X dans Y, telle que l’image réciproque par u de toute partie quasi-compacte de Y soit quasi-compacte. Si l’on considère u comme une application de dans , montrer que u est continue et se prolonge (de façon unique) en une application continue . (Prolonger d’abord u en une application continue de dans et montrer qu’elle est compatible avec les relations d’équivalence et ).
f) Soit X l’espace accessible quasi-compact et non localement quasi-compact défini dans l’exerc. 30 c) de I, p. 111. Montrer que dans l’espace correspondant, la relation d’équivalence n’est pas séparée.
Solution
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