§ 7. Limites projectives de groupes et d’anneaux topologiques
Dans tout ce paragraphe, on désigne par I un ensemble préordonné filtrant à droite¹ et non vide, par la relation de préordre dans I. Sauf mention expresse du contraire, tous les systèmes projectifs considérés ont pour ensemble d’indices I.
1. Limites projectives de groupes topologiques et d’espaces à l’opérateurs
Nous dirons qu’un système projectif est un système projectif de groupes topologiques si les sont des groupes topologiques et les des homomorphismes continus. Alors est un sous-groupe du groupe produit (A, I, p. 113); lorsqu’on le munit de la structure de groupe topologique induite par celle de , on dit que le groupe topologique ainsi obtenu est limite projective du système projectif de groupes topologiques . Si les sont séparés (resp. séparés et complets), G est séparé et fermé dans (resp. séparé et complet) (I, p. 55, cor. 2 et II, p. 17, corollaire).
Si est un second système projectif de groupes topologiques et si, pour tout , est un homomorphisme continu, tel que les forment un système projectif d’applications, alors est un homomorphisme continu de G dans (I, p. 28). Les mêmes résultats sont valables lorsqu’on remplace « groupe topologique » par « anneau topologique »; on laisse au lecteur le soin d’énoncer les résultats analogues pour les modules topologiques (III, p. 52).
Soient un système projectif d’espaces topologiques, un système projectif de groupes topologiques; supposons que chaque opère continûment dans (III, p. 9) et que l’on ait les relations
(1)
¹ On notera que la définition de la limite projective d’un système projectif d’ensembles ne suppose pas que l’ensemble préordonné d’indices I soit filtrant (E, III, p. 52); le lecteur vérifiera sans peine que cette hypothèse n’intervient pas non plus dans la plupart des définitions et résultats de ce paragraphe, avant la prop. 1.
donc les applications sont continues dans , ce qui prouve la continuité de (I, p. 28).
L’application déduite de et est donc continue (III, p. 10), et il en est de même de l’application déduite des (I, p. 28).
Proposition 1
Les et étant supposés vérifier les hypothèses précédentes*:
a) Si, pour tout , le stabilisateur de tout point de est un sous-groupe compact de , alors le stabilisateur de tout point de est un sous-groupe compact de , l’orbite de (pour ) est canoniquement homéomorphe à la limite projective des orbites des (pour les ), et l’application canonique est injective.
b) Si, pour tout , toute orbite d’un point de (pour ) est compacte, alors toute orbite d’un point de (pour ) est relativement compacte, et est surjective. Si en outre est bijective, toute orbite d’un point de est compacte.
Soit , et pour tout , soit l’orbite de . Pour , il résulte de (1) et de la relation que l’on a , autrement dit, est un système projectif de parties des . Pour tout , soit l’application continue ; les forment un système projectif d’applications, et est l’application continue de dans le sous-espace de . L’hypothèse de a) entraîne que est compact pour tout . Comme en outre est surjectif, les conditions de I, p. 65, cor. 2, a) sont vérifiées, donc on en déduit les deux premières assertions de a). Ceci entraîne que si et sont tels que, pour tout , et appartiennent à la même orbite pour , alors et appartiennent à la même orbite pour , ce qui prouve que est injective.
De même, l’hypothèse de b) entraîne que le système projectif des applications canoniques vérifie les conditions de I, p. 65, cor. 2, a), donc sa limite projective est surjective et l’image réciproque par de tout point de est compacte. Comme se factorise en , où est l’application canonique, on en déduit les assertions de b).
Corollaire 1
Si les sont compacts et les séparés, les conclusions de a) et de b) sont valables*.
En effet, les hypothèses de a) et b) sont vérifiées, tout sous-groupe fermé de étant compact et étant une application continue d’un espace compact dans un espace séparé.
Corollaire 2
Si, pour tout , le groupe opère transitivement dans l’espace , et si le stabilisateur de tout point de est un sous-groupe compact de , alors opère transitivement dans et le stabilisateur de tout point de est un sous-groupe compact de *.
En effet, l’hypothèse de la prop. 1, a) est vérifiée, et pour tout .
Corollaire 3
On suppose les séparés. Pour tout , soit un sous-groupe compact de et supposons que l’on ait pour . Alors, si , l’application canonique de l’espace homogène dans est un homéomorphisme.
Avec les notations de la prop. 1, le fait que est bijective résulte du cor. 1 appliqué en remplaçant par et par opérant à droite par les translations (III, p. 11). Soit l’application canonique , et pour tout , soit l’application canonique ; lorsque, pour chaque , les parcourent un système fondamental de voisinages ouverts de l’élément neutre de , les ensembles ( et variables) forment un système fondamental de voisinages de dans (I, p. 29, prop. 9), et les un système fondamental de voisinages de dans . Il s’agit de prouver que l’image par de contient un voisinage de , c’est-à-dire qu’il existe un et un voisinage de dans tels que . Or, la relation équivaut à l’existence d’un tel que , ou encore , autrement dit, on a . Soit ; nous allons voir qu’il existe tel que si on pose , on ait ; il en résultera bien qu’il existe un voisinage de dans tel que (II, p. 31, corollaire), ce qui établira la relation cherchée . Raisonnons par l’absurde, et posons, pour tout , ; comme pour , les forment un système projectif de parties compactes des (pour ); s’ils étaient tous non vides, il en serait de même de leur limite projective (I, p. 64, prop. 8). Il est clair que l’on a et ; mais cela est absurde puisque , ce qui achève la démonstration.
2. Approximation des groupes topologiques
Soit un groupe et soit une famille filtrante décroissante de sous-groupes distingués de . Pour tout , soit , et pour , soit l’homomorphisme canonique , qui fait donc correspondre à toute classe de mod. la classe de mod. qui contient . Il est clair que est un système projectif de groupes, les éléments de étant les familles décroissantes , où est une classe de mod. pour tout . L’application de dans , limite projective des homomorphismes canoniques , est un homomorphisme de dans , et l’image réciproque par d’un élément est égale à . Le noyau de est donc , et l’image de se compose des familles dont l’intersection est non vide.
Supposons maintenant que soit un groupe topologique ; si on munit de la topologie quotient, il est clair que est un système projectif de groupes topologiques, et que est un homomorphisme continu.
Proposition 2
Soient G un groupe topologique, une famille filtrante décroissante de sous-groupes distingués de G vérifiant la condition suivante :
(AP) Pour tout , est fermé dans et tout voisinage de dans contient un des (autrement dit, la base de filtre formée des converge vers ).
Alors l’application est un morphisme strict de sur ; est séparé et est dense dans ; enfin le noyau de est l’adhérence de dans . Si en outre un des est complet, alors est surjective.
Il est clair que les sont séparés (III, p. 13, prop. 18), donc il en est de même de , sous-espace de . Le noyau de est l’intersection des , et est donc un sous-groupe fermé de ; comme tout voisinage de contient l’un des , il contient , et par suite (III, p. 20, formule (1)) est l’adhérence de . Montrons ensuite que est dense dans . Soit l’application canonique , restriction à de la projection ; est l’application canonique . Pour tout ensemble ouvert non vide de , il existe un et un ensemble ouvert non vide dans tels que (I, p. 29, prop. 9), donc ; mais comme est surjective, n’est pas vide, ce qui prouve qui .
Pour voir que est un morphisme strict sur , considérons un voisinage de dans ; il existe un voisinage de dans tel que , et un tel que ; on en déduit que contient ; comme est un voisinage de l’élément neutre dans , cela prouve notre assertion (III, p. 16, prop. 24).
Enfin, supposons qu’il existe un tel que soit complet ; pour voir que est surjective, il suffit de prouver que toute famille décroissante a une intersection non vide. Comme se déduit par translation de , c’est un sous-espace complet de (pour la structure uniforme droite et la structure uniforme gauche). De plus, comme tout voisinage de dans contient l’un des , l’ensemble correspondant est petit d’ordre (ou ), autrement dit l’ensemble des contenus dans est une base de filtre de Cauchy ; elle converge donc dans , et comme les sont fermés dans (étant déduits par translation des ), leur intersection est non vide.
C.Q.F.D.
Corollaire 1
Si la condition (AP) est vérifiée et si en outre les groupes (séparés) sont complets, le groupe admet un groupe séparé complété, qui s’identifie à , l’application s’identifiant à l’application canonique (III, p. 25).
En effet, est alors complet (III, p. 57) et la prop. 2 montre que est isomorphe au groupe séparé associé à ; comme il est dense dans , on en déduit le corollaire (III, p. 25).
En particulier:
Corollaire 2
Soient un groupe, une famille filtrante décroissante de sous-groupes distingués de . Si l’on munit de la topologie de groupe pour laquelle les forment un système fondamental de voisinages de (III, p. 5, Exemple), le groupe séparé associé à est isomorphe à , admet un groupe complété et l’application canonique se prolonge en un isomorphisme de sur .
En effet, le sous-groupe de étant ouvert, est aussi fermé (III, p. 7, corollaire) et est discret (III, p. 13, prop. 18), donc les conditions du cor. 1 sont satisfaites.
Corollaire 3
Soient un groupe, un sous-groupe de , une famille filtrante décroissante de sous-groupes distingués de . On suppose que les forment un système fondamental de voisinages de pour une topologie séparée sur , compatible avec la structure de groupe de . Alors le groupe topologique ainsi défini admet un groupe complété , et l’adhérence de dans est canoniquement isomorphe à .
En effet, est un sous-groupe ouvert de ; l’application de dans est uniformément continue pour la structure uniforme droite de , car les relations entraînent , puis puisque est un sous-groupe distingué de . L’existence du groupe complété résulte donc de III, p. 25, prop. 9; comme alors s’identifie au groupe complété de (II, p. 26, cor. 1), la seconde assertion résulte du cor. 2.
Dans toute la fin de ce numéro, nous supposerons que est séparé et que est une famille décroissante filtrante de sous-groupes distingués compacts vérifiant la condition (AP); en vertu de la prop. 2 (III, p. 60), l’application est alors un isomorphisme de groupes topologiques, permettant d’identifier et ; nous noterons l’application canonique .
Lemme 1
Sous les hypothèses de la prop. 2 (III, p. 60), pour toute partie fermée de , on a .
En effet, est l’intersection des ensembles , où parcourt le filtre des voisinages de (III, p. 20, formule (1)), et tout voisinage de contient un ; d’où la conclusion puisque .
Proposition 3
On suppose G séparé, les H_α compacts et vérifiant (AP).
a) Soit L un sous-groupe fermé de G ; alors, pour tout α ∈ I, le sous-groupe L_α = f_α(L) de G_α = G/H_α est fermé, et l’isomorphisme i de G sur lim ← G_α donne par restriction un isomorphisme de L sur lim ← L_α. Si de plus L est distingué dans G, alors L_α est distingué dans G_α pour tout α ∈ A, et par passage aux quotients, i donne un isomorphisme de G/L sur lim ← G_α/L_α.
b) Inversement, pour tout α ∈ I, soit L_α un sous-groupe fermé de G_α, et supposons que l’on ait L_α = f_{αβ}(L_β) pour α ≤ β. Il existe alors un sous-groupe fermé L de G et un seul tel que L_α = f_α(L) pour tout α ∈ I ; en outre, si pour tout α ∈ I, L_α est distingué dans G_α, alors L est distingué dans G.
a) Comme H_α est compact, LH_α est fermé dans G (III, p. 28, cor. 1), donc L_α est fermé dans G_α. Puisque i identifie les groupes topologiques G et lim ← G_α et que lim ← L_α s’identifie à un sous-groupe (topologique) de lim ← G_α, i identifie à lim ← L_α le sous-groupe ∩_α LH_α de G, et pour démontrer la première assertion, il suffit de remarquer que L = ∩_α LH_α en vertu du lemme 1. D’autre part, si L est distingué, alors, pour tout α ∈ I, l’application f_α′ : G/L → G_α/L_α déduite de f_α par passage aux quotients est un morphisme strict surjectif (III, p. 17, Remarque 3), dont le noyau est le sous-groupe distingué compact H_αL/L de G/L, image canonique du sous-groupe compact H_α de G. Comme les sous-groupes H_αL/L de G/L vérifient la condition (AP) (III, p. 16, prop. 24) et que G/L est séparé, la dernière assertion de a) résulte de la prop. 2 de III, p. 60.
b) Soit f_{αβ}′ la restriction de f_{αβ} à L_β pour α ≤ β ; (L_α, f_{αβ}′) est alors un système projectif de groupes topologiques, dont la limite projective L s’identifie au sous-groupe G ∩ ∏_α L_α de G. Par hypothèse f_{αβ}′ est surjective et son noyau est le sous-groupe compact f_β(H_α) ∩ L_β de L_β ; par suite (I, p. 64, cor. 1) on a L_α = f_α(L) pour tout α ∈ I. Si L′ est un second sous-groupe fermé de G tel que f_α(L′) = L_α pour tout α ∈ I, on a L′H_α = f_α^{-1}(L_α), d’où (lemme 1)
Enfin, la dernière assertion de b) résulte de la formule L = ∩_α f_α^{-1}(L_α), les f_α^{-1}(L_α) étant alors distingués dans G.
Proposition 4
On suppose G séparé, les H_α compacts et vérifiant (AP). Si C_α est la composante neutre de G_α = G/H_α, la composante neutre C de G s’identifie à lim ← C_α et on a f_α(C) = C_α.
La proposition résultera du lemme suivant:
Lemme 2
Soient G un groupe topologique séparé, H un sous-groupe distingué compact de G, φ l’application canonique G → G/H. Si C est la composante neutre de G, φ(C) est la composante neutre de G' = G/H.
En effet, une fois ce lemme établi, on aura pour tout , et comme C est un sous-groupe fermé de G (III, p. 8, prop. 8), il suffira d’appliquer la prop. 3 a) de III, p. 62.
Pour démontrer le lemme 2, observons d’abord que si C’ est la composante connexe de l’élément neutre dans G’, on a puisque est connexe. Supposons que . Comme C est un sous-groupe distingué fermé de G (III, p. 8, prop. 8), est un sous-groupe distingué de G’; si est l’application canonique , serait connexe et non réduit à l’élément neutre, donc la composante connexe de serait distincte de l’élément neutre. Mais est isomorphe à , donc à , et par suite aussi à (III, p. 15, corollaire et III, p. 14, prop. 20). Or, G/C est séparé et totalement discontinu (I, p. 84, prop. 9), et HC/C, image canonique du sous-groupe distingué compact H de G, est un sous-groupe compact de G/C. On est donc ramené à démontrer le lemme 2 lorsque G est en outre supposé totalement discontinu, soit .
Supposons alors que ; en remplaçant G par son sous-groupe , qui est totalement discontinu et contient H, on peut supposer que G’ est connexe et non réduit à un point.
Soit l’ensemble des sous-groupes fermés L de G tels que LH = G; montrons que l’ensemble , ordonné par la relation , est inductif. En effet, si est une partie totalement ordonnée de , alors, pour tout , l’ensemble des pour est une base de filtre composée d’ensembles fermés dans l’espace compact ; l’intersection de ces ensembles est donc non vide, ce qui prouve que l’intersection des sous-groupes appartient encore à . Appliquant le th. de Zorn, on voit donc qu’il existe dans un élément minimal . Comme H est compact, est isomorphe à (III, p. 28, cor. 3); comme est totalement discontinu et compact, on voit qu’on peut remplacer G par ; autrement dit, on peut supposer en outre qu’il n’existe aucun sous-groupe fermé tel que LH = G.
Or, soit F l’intersection des voisinages à la fois ouverts et fermés de e dans G; montrons que F est un sous-groupe fermé de G. En effet, comme il est évident que F est fermé, il suffit de montrer que . Mais si et si V est un voisinage ouvert et fermé de e dans G, il en est de même de : sans quoi, e appartiendrait au complémentaire W de dans G, qui est encore ouvert et fermé, et on aurait , donc par définition contrairement à l’hypothèse. On en conclut que , intersection des pour les voisinages ouverts et fermés V de e, contient F, autrement dit , ce qui prouve notre assertion. Puisque G est totalement discontinu et non réduit à e, on a . Mais si V est un voisinage à la fois ouvert et fermé de e dans G, VH est aussi à la fois ouvert et fermé dans G (III, p. 28, cor. 1), donc est à la fois ouvert et fermé dans , ce qui implique en vertu de l’hypothèse. On va en conclure que , ce qui impliquera contradiction, et démontrera donc le lemme. En effet, pour tout , rencontre tout voisinage de à la fois ouvert et fermé, donc aussi l’intersection de ces voisinages, puisque les ensembles forment une base de filtre composée d’ensembles fermés dans l’espace compact .
Remarque
Si le sous-groupe est compact pour un , alors est compact pour , puisque c’est un sous-groupe fermé de . Comme l’ensemble des tels que est cofinal à , il revient essentiellement au même, pour l’étude du groupe , de supposer un des compact ou tous les compacts.
3. Application aux limites projectives
Proposition 5
Soit un système projectif de groupes topologiques séparés, tel que les soient des morphismes stricts surjectifs, de noyaux compacts. Alors, pour tout , l’application canonique de dans est un morphisme strict surjectif, de noyau compact.
Le fait que soit surjectif et de noyau compact est conséquence de I, p. 64, cor. 1. Reste à voir que est un morphisme strict. Désignons par (resp. ) l’élément neutre de (resp. ). Tout voisinage de dans contient un ensemble de la forme , où est un voisinage de dans , et où l’on peut supposer ; comme est un morphisme strict surjectif, est un voisinage de dans , et comme est surjectif, on a , d’où
ce qui prouve que est un voisinage de dans .
Si , les sous-groupes distingués compacts de vérifient évidemment la condition (AP) de III, p. 60 et s’identifie à . En particulier les prop. 3 (III, p. 62) et 4 (III, p. 62) s’appliquent à et aux .
Corollaire 1
Soient un système projectif de groupes topologiques vérifiant les hypothèses de la prop. 5, un système projectif de groupes topologiques, et pour chaque , soit un morphisme strict surjectif, de noyau compact, les formant un système projectif d’applications. Alors est un morphisme strict de sur , de noyau compact.
Soit le noyau de ; est alors le noyau du morphisme strict surjectif ; comme est isomorphe à (III, p. 14, prop. 20), est un sous-groupe distingué compact de (III, p. 28, cor. 2). Le noyau de est l’intersection des ; désignons par l’application canonique
G → G/L; on peut écrire , où est un morphisme strict de sur , de noyau . Comme l’intersection des est l’élément neutre de et que les forment une base de filtre et sont compacts, cette base de filtre converge vers l’élément neutre de (I, p. 60, corollaire). La prop. 2 de III, p. 60 montre alors que est un isomorphisme de sur ; on en conclut que est un morphisme strict de sur , de noyau ; mais il est clair que , ce qui démontre le corollaire.
Corollaire 2
Soit un système projectif de groupes topologiques vérifiant les conditions de la prop. 5, et soit un groupe topologique dans lequel il existe un voisinage de l’élément neutre ne contenant aucun sous-groupe de distinct de . Alors, pour tout homomorphisme continu , il existe un indice et un homomorphisme continu tels que .
En effet, comme est un voisinage de dans , il existe un indice et un voisinage de dans tels que . On a donc , et comme est un sous-groupe de , . Comme s’identifie à l’application canonique , le corollaire résulte de la factorisation canonique d’un homomorphisme continu (III, p. 16).
Exercises
Exercices
See the exercises for § 7.