Bourbaki

Exercice 15, § 4

Topologie générale, X, p. 58

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soient XX un espace complètement régulier, βX\beta X son compactifié de Stone-Čech; on munit l’anneau A=C(X;R)A = \mathscr{C}(X; \mathbf{R}) de la topologie T\mathscr{T} définie dans l’exerc. 14. Pour tout f∈Af \in A, soit V(f)V(f) l’adhérence dans βX\beta X de la partie f−1(0)f^{-1}(0) de XX. Pour toute partie MM de AA, on désigne par V(M)V(M) l’intersection des V(f)V(f) pour f∈Mf \in M. Pour toute partie YY de βX\beta X, on désigne par F(Y)\mathscr{F}(Y) l’ensemble des f∈Af \in A tels que Y⊂V(f)Y \subset V(f); on écrira F(x)\mathscr{F}(x) au lieu de F({x})\mathscr{F}(\{x\}). Pour que V(f)=∅V(f) = \varnothing, il faut et il suffit que ff soit inversible dans AA. a) Si f,gf, g sont deux fonctions de AA telles que f−1(0)∩g−1(0)=∅f^{-1}(0) \cap g^{-1}(0) = \varnothing, montrer que l’on a aussi V(f)∩V(g)=∅V(f) \cap V(g) = \varnothing (considérer la fonction continue bornée ∣f∣/(∣f∣+∣g∣)|f|/(|f| + |g|)). En déduire que, pour toute partie MM de AA, on a V(M)=V(a)V(M) = V(a), où aa est l’idéal engendré par MM dans AA. b) Montrer que pour toute partie YY de βX\beta X, F(Y)\mathscr{F}(Y) est un idéal de AA (utiliser aa), et que l’on a V(F(Y))=Y‾V(\mathscr{F}(Y)) = \overline{Y} (adhérence de YY dans βX\beta X). c) Soient uu une fonction de AA telle que u(x)>0u(x) > 0 pour tout x∈Xx \in X, gg une fonction de AA. Montrer qu’il existe f∈Af \in A telle que ∣f−g∣≤u|f - g| \leq u et que V(f)V(f) soit un voisinage de V(g)V(g). (Montrer que la fonction ff égale à g+ug + u si g(x)+u(x)<0g(x) + u(x) < 0, à g−ug - u si g(x)−u(x)>0g(x) - u(x) > 0, à 0 ailleurs, répond à la question; on considérera la fonction f′=inf⁡((u+g)+,(u−g)−)f' = \inf((u + g)^+, (u - g)^-) et on utilisera aa). d) Soit aa un idéal de AA; montrer que si f∈Af \in A est telle que V(f)V(f) soit un voisinage de V(a)V(a), on a f∈af \in a. (Remarquer d’abord qu’il existe g∈ag \in a telle que V(g)V(g) soit contenu dans l’intérieur de V(f)V(f), puis considérer la fonction hh définie dans XX, égale à f(x)/g(x)f(x)/g(x) si f(x)≠0f(x) \neq 0, à 0 si f(x)=0f(x) = 0. e) Déduire de c) et d) que pour tout idéal aa de AA, F(V(a))=a‾\mathscr{F}(V(a)) = \overline{a}. (On montrera d’abord que pour toute partie MM de AA, V(M)=V(M‾)V(M) = V(\overline{M}), en raisonnant par l’absurde). En déduire que pour toute partie YY de βX\beta X, F(Y)\mathscr{F}(Y) est un idéal fermé de AA (remarquer que F(Y)=F(V(F(Y)))\mathscr{F}(Y) = \mathscr{F}(V(\mathscr{F}(Y)))). f) Conclure de e) que x↦F(x)x \mapsto \mathscr{F}(x) est une bijection de βX\beta X sur l’ensemble des idéaux maximaux (nécessairement fermés) de AA. Pour qu’un idéal de AA soit fermé, il faut et il suffit qu’il soit intersection d’idéaux maximaux. L’anneau AA est sans radical.

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.