Appendice 3 le théorème des zéros de Hilbert
Théorème 1 00QM
Soient A un anneau intègre, K son corps des fractions et L une K-algèbre commutative. Supposons que la A-algèbre L soit engendrée par un nombre fini d’éléments et que L soit un corps.
Cite 3 · Cité par 1
Cite Théorème 2, V § 3, Proposition 3, V § 4, Théorème 2 (Steinitz), V § 4
Cité par Corollaire 1
a) Le degré de L sur K est fini ;
b) Il existe un élément non nul de A tel que K soit égal à .
Soit S une partie génératrice de la A-algèbre L. Raisonnons par récurrence sur le cardinal de S.
Supposons d’abord que les éléments de S soient tous algébriques sur K. Le degré de L sur K est alors fini (V, p. 17, th. 2). Soit une base de L sur K. Il existe un élément non nul de A tel que les coordonnées par rapport à cette base des éléments de S, de l’élément 1 et des éléments pour dans I appartiennent à . L’ensemble des combinaisons linéaires , avec pour tout , est alors un sous-anneau de L. Il contient A et S par construction, donc est égal à L. Il contient en particulier , donc K est égal à .
Supposons maintenant qu’un élément de S soit transcendant sur K. Notons E le corps des fractions de l’anneau . La ]-algèbre L est engendrée par S. D’après l’hypothèse de récurrence, il existe un polynôme non nul tel que E soit égal à . Soit une clôture algébrique de K (V, p. 22, th. 2). Comme le corps est infini (V, p. 20, prop. 3), il existe un élément de tel que . Soit l’unique homomorphisme de la K-algèbre dans la K-algèbre K qui applique sur . Mais cela est absurde puisque E est une extension transcendante de K et une extension algébrique de K. Cela termine la démonstration du théorème.
Corollaire 1 00RV
Soient K un corps commutatif, A une K-algèbre commutative engendrée par un nombre fini d’éléments et un idéal maximal de A.
Cite 2 · Cité par 2
Cite Theorem 1 (Steinitz), V § 4, Théorème 1
Cité par Corollaire 2, Théorème 3, VIII § 2
a) Le degré de sur K est fini.
b) Soit Ω un extension algébriquement close de K. Il existe un homomorphisme de K-algèbres de A dans Ω dont le noyau est .
La K-algèbre est engendrée par un nombre fini d’éléments et est un corps. D’après le théorème 1, le degré de est fini d’où a). Toute extension de degré fini de K est isomorphe à une sous-extension de Ω (V, p. 20, th. 1), d’où b).
Corollaire 2 00QN
Soient K un corps commutatif, un entier naturel, une famille d’éléments de et Ω une extension algébriquement close de K. Les conditions suivantes sont équivalentes :
Cite 1
Cite Corollaire 1
(i) Les polynômes n’ont pas de zéro commun dans ;
(ii) Il existe une famille à support fini d’éléments de telle que .
Notons A l’anneau et l’idéal engendré par les polynômes . La condition (i) signifie qu’il n’existe aucun homomorphisme de K-algèbres de dans Ω. Si elle est satisfaite, l’anneau ne possède d’après le cor. 1 aucun idéal maximal, donc est nul et 1 appartient à . Cela prouve que (i) implique (ii). L’implication (ii) (i) est claire.