§ 5. Algèbres de Lie linéaires scindables
Dans ce paragraphe, on suppose de caractéristique 0. On désigne par un espace vectoriel de dimension finie.
1. Algèbres de Lie linéaires scindables
Définition 1 00WG
Soit une sous-algèbre de Lie de . On dit que est scindable si contient les composantes semi-simple et nilpotente de chacun de ses éléments (A, VII, § 5, no 8).
Exemple 1 00WH
Soient et des sous-espaces vectoriels de tels que . L'ensemble des tels que est une sous-algèbre de Lie scindable de ; en effet, pour tout , les composantes semi-simple et nilpotente de sont de la forme et , où et sont des polynômes sans terme constant.
Exemple 2 00WI
Supposons muni d'une structure d'algèbre. L'ensemble des dérivations de est une sous-algèbre de Lie scindable de (, no 1, prop. 4 (ii)).
Exemple 3 01KQ
Plus généralement, on peut montrer que l'algèbre de Lie d'un sous-groupe algébrique de est scindable.
Proposition 1 00WJ
Soient une sous-algèbre de Lie scindable de , , et les composantes semi-simple et nilpotente de .
(i) Les composantes semi-simple et nilpotente de sont respectivement et .
(ii) Pour que soit régulier dans , il faut et il suffit que le soit.
(iii) Si est une sous-algèbre de contenant , tout automorphisme élémentaire de se prolonge en un automorphisme élémentaire de .
Posons . D'après I, § 5, no 4, lemme 2, les composantes semi-simple et nilpotente de sont et ; l'assertion (i) résulte de là. On en déduit que les polynômes caractéristiques de et sont les mêmes; d’où (ii). Si est nilpotent, on a , donc prolonge , et est un élément nilpotent de , d’où (iii).
Soit une sous-algèbre de Lie de . On sait (I, § 6, no 5, th. 4) que les conditions suivantes sont équivalentes: (i) la représentation identique de est semi-simple; (ii) est réductive et tout élément du centre de est un endomorphisme semi-simple. Ces conditions sont encore équivalentes à la suivante: (iii) est une sous-algèbre réductive dans . En effet, (i) (iii) d’après I, § 6, no 5, cor. 3 du th. 4, et (iii) (i) d’après I, § 6, no 6, cor. 1 de la prop. 7. Nous allons voir que si vérifie ces conditions, est scindable. Plus généralement:
Proposition 2 00WK
Soient une sous-algèbre de Lie de réductive dans , E un espace vectoriel de dimension finie et une représentation linéaire semi-simple de dans . Alors:* (i) et sont scindables. (ii) Les éléments semi-simples (resp. nilpotents) de sont les images par des éléments semi-simples (resp. nilpotents) de . (iii) Si est une sous-algèbre scindable de contenue dans , est une sous-algèbre scindable de . (iv) Si est une sous-algèbre scindable de , est une sous-algèbre scindable de .
Soit et soit le centre de . On a , et d’après I, § 6, no 4, cor. de la prop. 5. Soient , , et les composantes semi-simple et nilpotente de . Alors (I, § 6, no 3, prop. 3), est semi-simple (A, VII, § 5, no 7, cor. de la prop. 16), et commute à . Donc les composantes semi-simple et nilpotente de sont et . Ainsi, est scindable. Comme est réductive dans , le même argument s’applique à et montre que est scindable. En outre, les éléments nilpotents de (resp. ) sont les éléments nilpotents de (resp. ). Donc les éléments nilpotents de sont les images par des éléments nilpotents de (I, § 6, no 3, prop. 4). Les éléments semi-simples de (resp. ) sont les sommes d’éléments semi-simples de (resp. ) et d’éléments de (resp. ). Donc les éléments semi-simples de sont les images par des éléments semi-simples de (I, loc. cit.). D’où (ii).
Les assertions (iii) et (iv) résultent immédiatement de (i) et (ii).
Remarque 1 00WL
L’hypothèse de semi-simplicité faite sur équivaut à dire que est semi-simple pour tout . Cette hypothèse est notamment vérifiée lorsque se déduit de la représentation identique par application successive des opérations suivantes : produit tensoriel, passage au dual, à une sous-représentation, à un quotient, à une somme directe.
Remarque 2 00WM
Soient , des algèbres de Lie scindables, un isomorphisme de sur . On prendra garde que ne transforme pas nécessairement les éléments semi-simples (resp. nilpotents) de en éléments semi-simples (resp. nilpotents) de (exerc. 2). Il en est toutefois ainsi si est semi-simple (I, § 6, n° 3, th. 3).
Proposition 3 00WN
Soit une sous-algèbre de Lie scindable de et soient et des sous-espaces vectoriels de tels que . Soit l’ensemble des tels que . Alors est scindable.
Posons ; la sous-algèbre de formée des tels que est scindable (Exemple 1). Soit la représentation adjointe de . La prop. 2 (iv), appliquée à , montre que est scindable. Il en est donc de même de .
Corollaire 1 00WO
Si est une sous-algèbre de Lie scindable de , et une sous-algèbre de Lie de , le normalisateur (resp. le centralisateur) de dans est scindable.
Cela résulte de la prop. 3 en prenant , (resp. , ).
Corollaire 2 00WP
Les sous-algèbres de Cartan d’une sous-algèbre de Lie scindable de sont scindables.
Cela résulte du corollaire 1.
Remarque 00WQ
Nous démontrerons plus loin (n° 5, th. 2) une réciproque au cor. 2.
2. Enveloppe scindable
L’intersection d’une famille de sous-algèbres de Lie scindables de est évidemment scindable. Par suite, si est une sous-algèbre de Lie de , l’ensemble des sous-algèbres de Lie scindables de contenant possède un plus petit élément, appelé l’enveloppe scindable de ; dans ce paragraphe, cette enveloppe sera notée .
Proposition 4 00WR
Soient une sous-algèbre de Lie de et un idéal de . Alors et sont des idéaux de , et l’on a *.
Soit l’ensemble des tels que . C’est une sous-algèbre de Lie scindable de , contenant donc , cf. n° 1, prop. 3 ; autrement dit, . Soit l’ensemble des tels que
Corollaire 1 00WS
(i) On a pour , et pour . (ii) Si est commutative (resp. nilpotente, resp. résoluble), alors est commutative (resp. nilpotente, resp. résoluble). L’assertion (i) résulte de la prop. 4 par récurrence sur et (ii) résulte de (i).
Corollaire 2 00WT
Soit* le radical de . Si est scindable, est scindable. En effet, est un idéal résoluble de d’après la prop. 4 et le cor. 1, donc .
3. Décompositions des algèbres scindables
Si est une sous-algèbre de Lie de de radical , l’ensemble des éléments nilpotents de est un idéal nilpotent de , le plus grand idéal de nilpotence de la représentation identique de (I, § 5, no 3, cor. 6 du th. 1). Dans ce paragraphe, nous noterons cet idéal. Il contient le radical nilpotent de (I, § 5, no 3, th. 1).
Proposition 5 00WU
Soit* une sous-algèbre de Lie nilpotente scindable de . Soit l’ensemble des éléments semi-simples de . Alors est une sous-algèbre centrale de , et est l’algèbre de Lie produit de et de . Si , est semi-simple et nilpotent, donc nul, de sorte que est central dans . Par suite, est un idéal de , et . Comme est scindable, on a , d’où la proposition.
Proposition 6 00WV
Soit* une sous-algèbre de Lie scindable de . Soient l’ensemble des sous-algèbres commutatives de formées d’éléments semi-simples, et l’ensemble des éléments maximaux de . Soit l’ensemble des sous-algèbres de Cartan de . (i) Pour , soit l’ensemble des éléments semi-simples de . Alors . (ii) Pour , soit le commutant de dans . Alors . (iii) Les applications et sont des bijections réciproques de sur et de sur . (iv) Si est algébriquement clos, opère transitivement dans . Soit , et posons . D’après la prop. 5 et le cor. 2 de la prop. 3, on a et . Pour toute sous-algèbre de , notons encore le commutant de dant . Alors , et puisque les éléments de sont nilpotents, donc . Si et , on a d’où , de sorte que .
Soit , et posons . Soit une sous-algèbre de Cartan de . D’après le § 2, no 3, prop. 10, on a et . Posons . On a donc , et d’après ce qui précède. Ainsi, , et .
On a donc prouvé (i), (ii), (iii). Supposons algébriquement clos. Comme opère transitivement sur (, no 2, th. 1), opère transitivement sur .
Corollaire 1 00WW
Les sous-algèbres de Cartan de sont les centralisateurs des éléments réguliers semi-simples de *.
Si est régulier, est une sous-algèbre de Cartan de (, no 3, th. 1 (i)); si en outre est semi-simple, est le centralisateur de dans . Réciproquement, soit une sous-algèbre de Cartan de . Il existe , tel que . D’après le , no 2, prop. 7, il existe tel que ; puisque , on a . Alors est régulier (, no 3, th. 2 (ii)).
Corollaire 2 00WX
Supposons en outre que soit résoluble. Alors*:
(i) *Le sous-groupe de formé des , (cf. , no 4), opère transitive-ment dans .
(ii) Si , est produit semi-direct de et de .
L’assertion (i) résulte de ce que le groupe des , , opère transitive-ment dans (, no 4, th. 3).
Prouvons (ii). Soit , et soit la sous-algèbre de Cartan correspondante de . Vu la prop. 5, on a . On a d’autre part (, no 1, cor. 3 de la prop. 4) et , d’où . D’autre part, il est clair que . L’algèbre est donc bien produit semi-direct de par l’idéal .
Proposition 7 00WY
Soit une sous-algèbre de Lie scindable de *.
(i) Il existe une sous-algèbre de Lie de , réductive dans , telle que soit produit semi-direct de et de .
(ii) Deux sous-algèbres de Lie de ayant les propriétés de (i) sont conjuguées par .
Le radical de est scindable (no 2, cor. 2 de la prop. 4). D’après le cor. 2 à la prop. 6, il existe une sous-algèbre commutative de , formée d’éléments semi-simples, telle que . Comme est formée d’éléments semi-simples, est somme directe de et du centralisateur de (I, , no 5, prop. 6). Comme , on a . Par suite, si est une sous-algèbre de Levi de (I, § 6, n° 8), on a , de sorte que est une sous-algèbre de Levi de . Posons . Comme , est une sous-algèbre de Lie de , réductive dans d’après I, § 6, n° 5, th. 4. En outre,
puisque . D’où (i).
Soit maintenant une sous-algèbre de Lie de supplémentaire de et réductive dans . Montrons que est conjuguée de par . On a où est semi-simple, et où le centre de est formé d’éléments semi-simples. Alors . Compte tenu du cor. 2 à la prop. 6, on est ramené au cas où . Alors ; comme , est une sous-algèbre de Levi de . D’après I, § 6, n° 8, th. 5, il existe tel que ; comme commute à , on a en même temps .
4. Algèbres de Lie linéaires d’endomorphismes nilpotents
Lemme 1 00WZ
Soient une sous-algèbre de Lie de formée d’endomorphismes nilpotents, et le sous-groupe de (§ 3, n° 1, lemme 1).
(i) Soient une représentation linéaire de dimension finie de dans , telle que les éléments de soient nilpotents, un sous-espace vectoriel de stable pour et la sous-représentation et la représentation quotient de définies par , les représentations de compatibles avec (§ 3, n° 1). Alors sont la sous-représentation et la représentation quotient de définies par .
(ii) Soient des représentations linéaires de dimension finie de telles que les éléments de et de soient nilpotents, et les représentations de compatibles avec . Alors est la représentation de compatible avec .
(iii) Soient des représentations linéaires de dimension finie de dans des espaces vectoriels , telles que les éléments de et de soient nilpotents, la représentation de dans déduite de . Soient les représentations de compatibles avec , et la représentation de dans déduite de . Alors est la représentation de compatible avec .
L’assertion (i) est évidente. Soient comme dans (ii). Si , on a, puisque et commutent,
d’où (ii). Soient comme dans (iii). Si et , notons les applications de dans lui-même; ces applications commutent et , donc
Lemme 2.1. — (i) Soient W un sous-espace vectoriel de V de dimension d, D la droite , la représentation canonique de dans (III, App.). Soit . Alors si et seulement si .
(ii) Soient la base canonique de , la représentation canonique de dans , et . Alors si et seulement si
(i) Si , il est clair que . Inversement, supposons que . Soit un élément non nul de et soit . On a . Puisque est une dérivation de , ceci entraîne
(ii) La condition énoncée en (ii) est évidemment nécessaire pour que . Supposons qu'elle soit vérifiée. D'après (i), laisse stable
Proposition 8 00X0
Soient n une sous-algèbre de Lie de* formée d’éléments nilpotents, q le normalisateur de n dans . Il existe un espace vectoriel E de dimension finie, une représentation de dans E, et un sous-espace vectoriel F de E, vérifiant les conditions suivantes: (i) l’image par d’une homothétie de V est diagonalisable;
1 Dans ce lemme, k peut être un corps commutatif quelconque.
(ii) F est stable par ; (iii) n est l’ensemble des tels que .
Soit . D’après le th. d’Engel, on peut identifier V à de telle sorte que . Soit P l’algèbre des fonctions polynomiales sur . Pour , soit l’ensemble des éléments de P homogènes de degré . Soit N = exp n, qui est un sous-groupe du groupe trigonal strict inférieur T. Soit J l’ensemble des éléments de P qui sont nuls sur N ; c’est un idéal de P. Soit l’ensemble des tels que pour tout . On a . Inversement, soit . Notons les fonctions polynomiales donnant les composantes d’un élément de . L’idéal J contient les (pour ) et les ; on a donc . D’autre part, si est une forme linéaire sur nulle sur n, il existe tel que pour tout (§ 3, no 1, lemme 1 (i)); on a , d’où . On en déduit que appartient à n, d’où , ce qui prouve que .
Pour tout et , soit la fonction sur ; on a , est un automorphisme de l’algèbre P, et est une représentation de dans P qui laisse stable chaque . Montrons que
(1)
Si , , , on a puisque ; donc , de sorte que . Soit tel que ; soit ; on a , donc et . Cela prouve (1).
L’idéal J est de type fini (AC, III, § 2, no 10, cor. 2 du th. 2). Il existe donc un entier q tel que, si , alors engendre J comme idéal. Notons (resp. ) la sous-représentation de définie par (resp. par W). D’après (1), on a:
(2)
Montrons que, pour tout , il existe une représentation de l’algèbre de Lie dans , telle que:
(3)
Comme est la puissance symétrique -ième de , il suffit de montrer l’existence de , cf. lemme 1. Or est la représentation contragrédiente de la représentation de dans donnée par
Soit maintenant la représentation de dans somme directe des . Vu (2), et les relations
5. Caractérisations des algèbres de Lie scindables
Toute algèbre de Lie scindable est engendrée comme espace vectoriel (et fortiori comme algèbre de Lie) par l’ensemble de ses éléments qui sont, soit semi-simples, soit nilpotents. Inversement:
Théorème 1 00X1
Soit une sous-algèbre de Lie de et soit une partie de engendrant comme -algèbre de Lie. Si tout élément de est, soit semi-simple, soit nilpotent, est scindable.
a) est commutative. Les éléments semi-simples (resp. nilpotents) de forment un sous-espace vectoriel (resp. ). L’hypothèse équivaut à , d’où le fait que est scindable.
b) est réductive.
Alors avec semi-simple et commutative. D’après la prop. 2, est scindable. Soit avec . Soient les composantes semi-simples et nilpotentes de . Comme commutent deux à deux, les composantes semi-simple et nilpotente de sont . Or . Si est semi-simple, on a ; comme appartient à , on a , d’où puisque commute à ; par suite, et . De même, si est nilpotent, on a et . Il en résulte que les projections sur des éléments de sont, soit semi-simples, soit nilpotentes; d’après a), cela entraîne que est scindable. Reprenant les notations précédentes, mais sans hypothèse sur , on a maintenant , donc , ce qui prouve le théorème dans ce cas.
c) Cas général.
Supposons le théorème démontré pour les algèbres de Lie de dimension < dim et démontrons-le pour .
Soit le plus grand idéal de nilpotence de la représentation identique de . Si , admet une représentation semi-simple injective, donc est réductive. Supposons . Soit le normalisateur de dans . Il existe vérifiant les conditions de la prop. 8. Puisque laisse stable; soit la représentation de dans ; on a . Tout élément semi-simple (resp. nilpotent) de a pour image par un élément semi-simple (resp. nilpotent) (prop. 2). L’algèbre est donc engendrée par des éléments qui sont soit semi-simples, soit nilpotents. D’après l’hypothèse de récurrence, est scindable.
Soient , et ses composantes semi-simple et nilpotente. D’après la prop. 2, les composantes semi-simple et nilpotente de sont . Comme est scindable, il existe tels que
Alors , donc .
C.Q.F.D.
Corollaire 1 00X2
Toute sous-algèbre de engendrée par des sous-algèbres scindables est scindable.
C’est clair.
Corollaire 2 00X3
Soit une sous-algèbre de Lie de . Alors est scindable.
Soient le radical de une sous-algèbre de Levi de (I, § 6, no 8). On a
L’algèbre est scindable puisque tous ses éléments sont nilpotents (I, § 5, no 3). D’autre part, est scindable (prop. 2). Il en résulte que est scindable (cor. 1).
Corollaire 3 00X4
Soit une sous-algèbre de Lie de , et soit une partie de engendrant (comme k-algèbre de Lie).
(i) L’enveloppe scindable de est engendrée par les composantes semi-simples et nilpotentes des éléments de .
(ii) Si est une extension de , on a ; pour que soit scindable, il faut et il suffit que le soit.
Soit la sous-algèbre de engendrée par les composantes semi-simples et nilpotentes des éléments de . On a ; d’après le th. 1, est scindable, d’où , ce qui démontre (i). L’assertion (ii) en résulte, compte tenu de ce que engendre la -algèbre .
Corollaire 4 00X5
Soit une sous-algèbre de Lie scindable de . Soit l’ensemble des sous-algèbres commutatives de formées d’éléments semi-simples (cf. prop. 6). Les éléments maximaux de ont tous même dimension.
Soient une extension algébriquement close de et , . Soient des éléments maximaux de , , le commutant de dans , . Alors est une sous-algèbre de Cartan de (prop. 6) donc est une sous-algèbre de Cartan de . On a , donc , de sorte que est l’ensemble des éléments semi-simples de . Comme est scindable (cor. 3), et sont conjugués par (prop. 6), de sorte que .
Théorème 2 00X6
Soit une sous-algèbre de Lie de . Les conditions suivantes sont équivalentes:
(i) est scindable; (ii) toute sous-algèbre de Cartan de est scindable; (iii) possède une sous-algèbre de Cartan scindable; (iv) le radical de est scindable.
(i) (ii): Cela résulte du cor. 2 à la prop. 3. (ii) (i): Cela résulte du cor. 1 au th. 1, puisque est engendrée par ses sous-algèbres de Cartan (§ 2, no 3, cor. 3 au th. 1). (ii) (iii): C’est évident. (iii) (ii): D’après le cor. 3 au th. 1, on peut supposer algébriquement clos. Les sous-algèbres de Cartan de sont alors conjuguées par les automorphismes élémentaires de (§ 3, no 2, th. 1); vu la remarque 1 du § 3, no 1, il en résulte que, si l’une d’elles est scindable, toutes le sont. (i) (iv): Cela résulte du cor. 2 de la prop. 4. (iv) (i): Supposons que le radical de soit scindable. Soit une sous-algèbre de Levi de ; elle est scindable (prop. 2). Donc est scindable (cor. 1 du th. 1).
Exercices
See the exercises for § 5.