§ 5. Perturbation par une application linéaire compacte
1. Morphismes stricts et propreté
Lemme 1 02TK
Soient E et F des espaces vectoriels topologiques, une application linéaire continue de E dans F et U un voisinage de 0 dans E. On suppose que induit un homéomorphisme de U sur une partie fermée de F. Alors l’image I de est fermée et induit un homéomorphisme de E sur I.
L’ensemble est un voisinage de 0 dans I ; il est fermé dans F, donc le sous-groupe I de F est localement fermé en 0, et par conséquent il est fermé (TG, III, p. 7, prop. 4).
Comme Ker() ne rencontre U qu’en 0, on a Ker() et l’application est injective. Soit V un voisinage fermé de 0 dans E contenu dans U. Comme est un voisinage de 0 dans (V), il existe un voisinage équilibré W de 0 dans F tel que . L’ensemble est équilibré, donc connexe. Il contient 0 et est contenu dans - V). Comme et E- V sont des parties ouvertes disjointes de E, l’ensemble est contenu dans , d’où . Par suite est un voisinage de 0 dans I. Cela implique que induit un homéomorphisme de E sur I.
Proposition 1 02TL
Soient E un espace localement convexe séparé, F un espace localement convexe et une application linéaire continue de E dans F. Les conditions suivantes sont équivalentes :
(i) L’application est un morphisme strict, son noyau est de dimension finie et son image est fermée dans F ;
(ii) Il existe un voisinage fermé V de 0 dans E tel que la restriction de à V soit propre (TG, I, p. 72).
(i) (ii) : Supposons que vérifie la condition (i). Comme le noyau de est de dimension finie, il possède un supplémentaire topologique dans E (III, p. 55, prop. 1), et il existe un voisinage compact C de 0 dans Ker(). Identifions E à Ker(); l’ensemble est alors un voisinage fermé de 0 dans E. La restriction de à V est composée de la projection de sur qui est propre (TG, I, p. 77, cor. 5) et de la restriction de à . Or est un homéomorphisme de sur un sous-espace fermé de F, donc est propre (TG, I, p. 72, prop. 2). La composée de deux applications propres est propre (TG, I, p. 73, prop. 5, a)), donc la restriction de à V est propre.
(ii) (i) : Soit V un voisinage fermé de 0 dans E tel que la restriction de à V soit propre. L’ensemble Ker() est alors compact (TG, I, p. 75, th. 1) ; par suite, l’espace vectoriel Ker() est localement compact, donc de dimension finie (EVT, I, p. 15, th. 3). Soit un supplémentaire topologique de Ker() dans E (prop. 1 de III, p. 55) ; posons . L’ensemble est fermé dans V. L’application est propre (TG, I, p. 74, cor. 1) et injective, donc est un homéomorphisme de sur une partie fermée de F (TG, I, p. 72, prop. 2). D’après le lemme 1, la restriction de à est un homéomorphisme de sur un sous-espace fermé de F, donc est un morphisme strict d’image fermée.
2. Perturbation des applications linéaires injectives ou surjectives
Théorème 1 02TM
Soient E et F des espaces localement convexes séparés et un morphisme strict de E dans F, dont le noyau est de dimension finie et dont l’image est fermée. Soit une application linéaire compacte de E dans F. L’application linéaire est un morphisme strict, son noyau est de dimension finie et son image est fermée.
D’après la prop. 1 de III, p. 71, il existe un voisinage fermé V de 0 dans E tel que la restriction de à V soit propre. Puisque est compacte, il existe un voisinage fermé W de 0 contenu dans V tel que l’ensemble soit relativement compact. Posons . La restriction de à W est propre (TG, I, p. 74, cor. 1). L’application de W dans est propre car l’application pr de W dans F est propre (TG, I, p. 73, prop. 5, d)). L’application de dans est un homéomorphisme, et l’application pr de dans F est propre (TG, I, p. 77, cor. 5). L’application composée pr de W dans F est donc propre (TG, I, p. 73, prop. 5, a)). Or cette application n’est autre que la restriction de à W. D’après la prop. 1 de III, p. 71 est un morphisme strict, son noyau est de dimension finie et son image est fermée.
Lemme 2 02TN
Soient E et F des espaces de Fréchet et . Les conditions suivantes sont équivalentes :
(i) Le conoyau de est de dimension finie ;
(ii) L’application est un morphisme strict d’image fermée dont le noyau est de dimension finie.
(i) (ii) : Supposons que le conoyau de est de dimension finie. L’application est alors un morphisme strict (lemme 6 de III, p. 52). D’après la prop. 2 de EVT, IV, p. 27, l’image de est fermée dans muni de la topologie faible, et a fortiori dans . Le noyau de est l’orthogonal de l’image de loc. cit.) ; il est donc de dimension finie. Enfin, est un morphisme strict de dans d’après le théorème 1 de EVT, IV, p. 28.
(ii) (i) : Supposons que soit un morphisme strict. D’après EVT, IV, p. 28, th. 1, l’image de est fermée. Le noyau de est l’orthogonal de Im() (EVT, IV, p. 27, prop. 2) ; si ce noyau est de dimension finie, l’image de est de codimension finie dans F.
Théorème 2 02TO
Soient E et F des espaces de Fréchet, une application linéaire continue dont le conoyau est de dimension finie, et une application linéaire compacte. L’application linéaire est un morphisme strict, son conoyau est de dimension finie et son image est fermée.
D’après le lemme 6 de III, p. 52, il suffit de montrer que le conoyau de est de dimension finie. Or, d’après la prop. 9 de III, p. 9, l’application de dans est compacte ; le théorème 2 résulte du théorème 1 et du lemme 2.
3. Perturbation des applications de Fredholm
Théorème 3 02TP
Soient E un espace localement convexe, F un espace localement convexe séparé, une application de Fredholm de E dans F et une application linéaire compacte de E dans F. Alors est une application de Fredholm, et l’on a ind() ind().
Nous prouverons le théorème en trois étapes.
A) On suppose que E et F sont des espaces de Banach. La prop. 2 de III, p. 42 montre que l’application linéaire est un morphisme strict d’image fermée dont le noyau et le conoyau sont de dimension finie. Puisque E et F sont des espaces de Banach, les th. 1 et 2 de III, p. 73 impliquent que, pour tout , l’application linéaire possède ces mêmes propriétés, et est donc une application de Fredholm (III, p. 42, prop. 2). L’application de dans l’ensemble des applications de Fredholm de E dans F est continue. D’après le th. 1 de III, p. 58, l’application ind() est localement constante. Comme l’intervalle de est connexe, cette application est constante. On a donc ind() ind().
B) On suppose que E = F et . D’après la prop. 5 de III, p. 5, il existe un espace de Banach G, une application linéaire continue et une application linéaire compacte telle que . L’endomorphisme de G est compact. D’après A), est un endomorphisme de Fredholm de G d’indice nul. Mais alors est un endomorphisme de Fredholm de E d’indice nul (III, p. 49, prop. 10, f )).
C) Cas général. Soit un quasi-inverse de . Les endomorphismes et de F diffèrent de par des applications linéaires compactes. D’après B), ce sont des endomorphismes de Fredholm de F d’indice nul. Il en résulte que est un endomorphisme de Fredholm (III, p. 40, n) de même indice que III, p. 43, n, formule (2)).
Corollaire 1 02TQ
Soient E et F des espaces localement convexes séparés et . Pour que soit une application de Fredholm, il faut et il suffit qu’il existe une application telle que les applications linéaires et soient compactes.
Comme une application linéaire continue de rang fini est compacte, la condition énoncée est nécessaire.
Soit un élément de tel que les applications linéaires et soient compactes. D’après le théorème 3 et sont des applications de Fredholm. Soit et des quasi-inverses de et respectivement. Posons et . Avec les notations du n de III, p. 40, on a et , d’où . Il en résulte que est un quasi-inverse de .
Corollaire 2 02TR
Soient E et F des espaces localement convexes séparés et . Les conditions suivantes sont équivalentes :
(i) L’application est une application de Fredholm d’indice nul;
(ii) Il existe un isomorphisme de E sur F tel que soit de rang fini ;
(iii) Il existe un isomorphisme de E sur F tel que soit compact.
(i) (ii) : Supposons que soit une application de Fredholm d’indice nul. Il existe des décompositions en somme directe topologique et avec et de dimension finie telles que s’annule sur et définisse par restriction un isomorphisme de sur III, p. 42, prop. 2). Si ind() , alors les dimensions de et sont égales et il existe un isomorphisme de E sur F prolongeant . Le noyau de contient , donc est de rang fini.
On a (ii) (iii) puisque toute application linéaire continue de rang fini de E dans F est compacte, et (iii) (i) d’après le th. 3.
4. Perturbation des endomorphismes de Riesz
Soit E un espace de Banach. Rappelons (cf. III, p. 5, prop. 3) que l’ensemble des endomorphismes compacts de E est un idéal bilatère fermé de l’algèbre de Banach . L’algèbre de Banach quotient est appelée l’algèbre de Calkin de E ; on la note alk(E). On note l’homomorphisme canonique de sur alk(E). D’après le cor. 1 de III, p. 74, un endomorphisme de E est un endomorphisme de Fredholm si et seulement si est inversible dans l’algèbre alk(E).
Proposition 2 02TS
Soit tel que dans l’algèbre alk(E). Alors est un endomorphisme de Riesz de E.
Soit un entier tel que . Soit le polynôme . Notons . On a donc et . Comme les endomorphismes et de E commutent, il suffit de prouver que est un endomorphisme de Riesz de E (III, p. 49, prop. 9).
Puisque , il existe, par définition de la norme quotient dans l’espace alk(E), un endomorphisme compact de E et un endomorphisme de E tels que et . D’après le corollaire 1 de I, p. 22, l’élément est un automorphisme de E. Comme est compact, est un endomorphisme de Fredholm de E d’indice 0 (cor. 2 de III, p. 74). Pour tout entier , notons le noyau de . Pour démontrer que est un endomorphisme de Riesz de E, il suffit de prouver qu’il existe un entier tel que III, p. 46, déf. 2 et III, p. 46, remarque).
Raisonnons par l’absurde en supposant la suite strictement croissante. Pour tout , soit l’application canonique de E sur l’espace normé . Soit un nombre réel tel que . Soit . Puisque est différent de , il existe un élément tel que et tel que (en effet, il existe de norme donc, pour tout , il existe tel que et ).
Soient deux entiers tels que . On a
puisque et . Par ailleurs, notons que
Mais comme et , on a , d’où
L’inégalité (1) fournit donc la minoration
La suite n’a donc aucune valeur d’adhérence dans E, ce qui contredit le fait que l’image par de la boule unité de E est relativement compacte, puisque est compact (remarque 1 de III, p. 2).
Corollaire 1 02TT
Soit E un espace localement convexe séparé et soit . Pour que soit un endomorphisme de Riesz, il faut et il suffit qu’il existe un élément de qui commute à et tel que soit compact.
Comme toute application linéaire continue de rang fini est compacte, la condition est nécessaire (III, p. 47, prop. 6 d)). Démontrons qu’elle est suffisante. Soit un élément de qui commute à et tel que l’endomorphisme de E soit compact. Il existe un espace de Banach G, une application linéaire continue et une application linéaire compacte tels que III, p. 5, prop. 5). L’endomorphisme de G est compact. D’après la prop. 2, l’application linéaire est un endomorphisme de Riesz de G. Mais alors est un endomorphisme de Riesz de E (III, p. 49, prop. 10, g)). Comme et commutent, est un endomorphisme de Riesz de E (III, p. 49, prop. 9).
Corollaire 2 02TU
Soient E un espace localement convexe séparé, un endomorphisme de Riesz de E et une application linéaire compacte. Si et commutent, alors est un endomorphisme de Riesz de E.
Soit le quasi-inverse canonique de . Il commute à et à III, p. 47, prop. 6), donc à . L’endomorphisme de E est somme de l’application linéaire continue de rang fini et de l’application linéaire compacte , donc est compact. Il en résulte que est un endomorphisme de Riesz de E (corollaire 1).
Proposition 3 02TV
Soit E un espace de Banach. Soit un endomorphisme de E, soit A son commutant dans . L’adhérence B de dans l’algèbre alk(E) est une algèbre de Banach. Pour que soit un endomorphisme de Riesz de E, il faut et il suffit que soit inversible dans B.
Puisque est une sous-algèbre unifère de alk(E), son adhérence B est une algèbre de Banach. Si est un endomorphisme de Riesz de E, l’élément possède un inverse dans (cor. 1), donc dans B. Réciproquement, supposons que ait un inverse dans B. Par définition de B, il existe un élément de A tel que
d’où . D’après la prop. 2, l’application linéaire est un endomorphisme de Riesz de E. Il en est de même de puisque et commutent (III, p. 49, prop. 9).
5. La théorie de Frédéric Riesz
Soit E un espace localement convexe séparé et soit un endomorphisme compact de E. Soit . L’endomorphisme est compact, donc est un endomorphisme de Riesz de E (cor. 2 de la prop. 2 de III, p. 75) ; notons et son nilespace et son conilespace. D’après la prop. 6 de III, p. 47, on a les propriétés suivantes :
(i) Les sous-espaces vectoriels et de E sont fermés et stables par ;
(ii) L’espace localement convexe E est somme directe topologique de et ;
(iii) L’application définit par restriction un automorphisme de ;
(iv) L’espace vectoriel est de dimension finie, et il existe un entier tel que pour tout .
Ces propriétés déterminent les espaces et de manière unique (A, VIII, p. 26, remarque 2).
Lemme 3 02TW
Soit X un espace topologique dont la topologie possède une base dénombrable. Toute partie discrète de X est dénombrable.
Soit une base dénombrable de la topologie de X et soit D une partie discrète de X. Pour chaque élément de D, il existe un élément de tel que . L’application de D dans définie par est injective, d’où le lemme.
Théorème 4 02TX
Soit E un espace localement convexe séparé et soit un endomorphisme compact de E. L’ensemble Σ des tels que ne soit pas un automorphisme de E est une partie dénombrable, fermée et discrète du corps K.
L’ensemble Σ est aussi l’ensemble des tels que ne soit pas injectif et l’ensemble des tels que ne soit pas surjectif.
Il existe un espace de Banach G, une application linéaire continue et une application linéaire compacte tels que III, p. 5, prop. 5). L’endomorphisme de G est compact, et pour que soit un automorphisme de E, il faut et il suffit que soit un automorphisme de G (prop. 10 de III, p. 49, e)). Il nous suffit donc de démontrer le théorème lorsque E est un espace de Banach, ce que nous supposons désormais.
Soit . Puisque l’indice d’un endomorphisme de Riesz est nul, il revient au même de dire que l’application est un automorphisme de E, ou qu’elle est injective, ou encore qu’elle est surjective.
L’ensemble Σ est fermé dans K puisque l’ensemble des automorphismes de E est ouvert dans . Soit un élément de Σ. On a . Notons N le nilespace de et I son conilespace, et notons et les endomorphismes de I et de N que définit par passage aux sous-espaces. Alors est un automorphisme de I, et il existe un voisinage U de dans K tel que soit un automorphisme de I pour tout . L’endomorphisme de N est nilpotent ; pour tout , on a
donc est un automorphisme de N. Par suite, l’ensemble est réduit au seul élément et l’ensemble Σ est discret. Il est dénombrable d’après le lemme 3.
6. Alternative de Fredholm
Proposition 4 (Alternative de Fredholm) 02TY
Soit E un espace de Banach et soit un endomorphisme compact de E. Soit un élément de K . Soient F le noyau de et G le noyau de .
a) Les espaces F et G sont de même dimension finie ;
b) Pour , il existe tel que si et seulement si pour tout ;
c) Pour , il existe tel que si et seulement si pour tout .
En particulier, une et une seule des conditions suivantes est valide :
(i) L’espace F est non nul ;
(ii) Pour tout , il existe tel que .
En remplaçant par , on se ramène au cas où .
L’endomorphisme est compact d’après le corollaire 1 de III, p. 9. Les endomorphismes de E et de sont donc des endomorphismes de Riesz (cor. 2 de la prop. 2 de III, p. 75). En particulier, leurs noyaux F et G sont de dimension finie. Comme et que l’indice de est nul, la dimension de F est égale à celle de G d’après la formule (3) de III, p. 43.
Pour un élément de E, l’équation a une solution si et seulement si appartient à l’image de . Comme le dual du conoyau de s’identifie au noyau G de Ker() (EVT, IV, p. 27, prop. 2), c’est le cas si et seulement si pour tout .
Pour un élément de , l’équation a une solution si et seulement si appartient à l’image de . Comme l’image de est l’orthogonal du noyau F de (EVT, IV, p. 27, prop. 2) c’est le cas si et seulement si pour tout .
Exemple 02TZ
Soient X un espace compact, une mesure sur X, réelle ou complexe suivant que K est égal à ou , et une fonction continue.
Notons E l’espace de Banach . Supposons donnée une fonction et . Étudions le problème de l’existence et de l’unicité des solutions de l’équation intégrale
Pour cela, introduisons l’ensemble des solutions de l’équation homogène associée
et l’ensemble des solutions de l’équation homogène transposée de (4), c’est-à-dire
S’il n’est pas vide, l’ensemble des solutions de (3) est un sous-espace affine de E de direction .
Pour et , posons
l’application ainsi définie est un endomorphisme compact de l’espace de Banach E (cor. de la prop. 2 de III, p. 26). Le dual de E se compose des mesures sur X, réelles ou complexes suivant que K est égal à ou (INT, III, p. 47, § 1, n, déf. 2). La transposée de est l’endomorphisme de caractérisé par la relation pour et , c’est-à-dire
pour et (INT, III, p. 84, § 4, n, th. 2).
Lemme 4 02U0
L’application linéaire de dans définie par est injective, et son image est le noyau de .
Si vérifie , alors la formule (5) implique , donc l’application est injective.
Soit une mesure appartenant au noyau de . D’après la relation (6), on a
pour toute fonction continue . La mesure est donc égale à la mesure , où est la fonction continue de X dans K définie par
pour tout . La formule (8) implique alors que la fonction appartient à .
Réciproquement, soit une fonction continue appartenant à et posons . Pour toute fonction continue , on a donc
de sorte que . Cela démontre le lemme 4.
En appliquant la proposition 4 et le théorème 4 de III, p. 78. à l’endomorphisme , on obtient alors les énoncés suivants.
Théorème 5 02U1
Soit .
a) Les ensembles et sont des sous-espaces vectoriels de dimension finie de et leur dimensions sont égales ;
b) Pour que l’équation (3) ait au moins une solution , il faut et il suffit que l’on ait pour toute fonction . L’ensemble des solutions de (3) est alors un sous-espace affine de de direction ;
c) Une des conditions suivantes, qui s’excluent mutuellement, est satisfaite :
(i) Pour toute fonction , il existe une unique
solution de l’équation intégrale (3) ;
(ii) L’équation homogène (4) possède une solution non nulle
Corollaire 02U2
L’ensemble des pour lesquels l’espace n’est pas nul est une partie dénombrable, fermée et discrète de K.
Exercices
Dans les exercices suivants, lorsque E est un espace de Banach, on note alk(E) l’algèbre de Calkin . On note la projection canonique de dans alk(E).
Si E est un espace hilbertien complexe, on munit alk(E) de l’involution déduite de l’involution de par passage au quotient.
See the exercises for § 5.