§ 5. Produit d’une famille d’ensembles
1. L’axiome de l’ensemble des parties
A3.
Cet axiome signifie que, pour tout ensemble , il existe un ensemble dont les éléments sont toutes les parties de , savoir l’ensemble (II, p. 3); on le désigne par , et on l’appelle l’ensemble des parties de . Il est clair que, si , on a .
Soient et deux ensembles, une correspondance entre et . La fonction () s’appelle l’extension canonique (ou simplement extension) de aux ensembles de parties, et se note ; c’est une application de dans . Si est une correspondance entre et un ensemble , la formule montre que l’extension de aux ensembles de parties est l’application .
Proposition 1 03IJ
1° Si est une surjection d’un ensemble sur un ensemble , l’extension canonique est une surjection de sur .
2° Si est une injection de dans , l’extension canonique est une injection de dans .
1° Si est une section associée à , est l’application identique de , donc est l’application identique de , ce qui montre que est une surjection et une section associée (II, p. 18).
2° La proposition est immédiate si , puisqu’alors . Si et si est une rétraction associée à , est l’application identique de , donc est l’application identique de , ce qui montre que est une injection et une rétraction associée (II, p. 18).
2. Ensemble des applications d’un ensemble dans un ensemble
Soient E et F des ensembles. Le graphe d’une application de E dans F est une partie de . L’ensemble des éléments de qui possèdent la propriété d’être des graphes d’applications de E dans F est donc une partie de que l’on désigne par . L’ensemble des triplets , pour est donc l’ensemble des applications de E dans F ; on le désigne par . Il est clair que est une bijection (dite canonique) de sur . L’existence de cette bijection permet de traduire aussitôt toute proposition relative à l’ensemble en une proposition relative à , et vice-versa.
Soient E, E’, F, F’ des ensembles. Soient u une application de E’ dans E, et v une application de F dans F’. La fonction () est une application de dans .
Proposition 2 03Q5
1° Si u est une surjection de E’ sur E, et v une injection de F dans F’, l’application est injective.
2° Si u est une injection de E’ dans E, et v une surjection de F sur F’, l’application est surjective.
Bornons-nous au cas où les ensembles E’, F sont non vides, la proposition se vérifiant trivialement dans les autres cas.
1° Soient s une section associée à u, r une rétraction associée à v (II, p. 18, déf. 11). On a , ce qui montre que est injective.
2° Soient une rétraction associée à u, une section associée à v. Pour toute application , on a , ce qui montre que est surjective.
Corollaire 03Q6
Si u est une bijection de E’ sur E et v une bijection de F sur F’, est bijective.
Cite 1
Soient A, B, C trois ensembles, et f une application de dans A. Pour tout , soit l’application partielle de B dans A (II, p. 21); la fonction est une application de C dans . Inversement, pour toute application g de C dans , il existe une application et une seule f de dans A telle que pour tout , savoir l’application . Donc:
Proposition 3 03Q7
Si, pour toute application f de dans A, on désigne par l’application de C dans , la fonction est une bijection (dite canonique) de sur .
Cité par 1
Cité par Définition 1, A I § 3
On définit de la même manière une bijection (dite canonique) de sur . En raison de la correspondance biunivoque entre applications et graphes fonctionnels, les bijections précédentes fournissent des bijections (dites canoniques) de sur (resp. ).
3. Définition du produit d'une famille d'ensembles
Soient une famille d'ensembles, F un graphe fonctionnel ayant I pour ensemble de définition, et tel que, pour tout , on ait ; on en déduit que, pour tout , on a , et par suite que F est un élément de . Les graphes fonctionnels ayant la propriété précédente forment donc une partie de .
Définition 1 03Q8
Soit une famille d'ensembles. L'ensemble des graphes fonctionnels F, ayant I pour ensemble de définition, et tels que pour tout , s'appelle le produit de la famille d'ensembles et se désigne par . Pour tout , s'appelle le facteur d'indice du produit ; l'application
s'appelle la fonction coordonnée (ou projection) d'indice , et se note .
Cite 2
On dit que est la coordonnée d'indice (ou projection d'indice ) de F ; l'image d'une partie A de par la fonction coordonnée d'indice s'appelle la projection d'indice de A ; on vérifie aisément que .
On utilise souvent la notation pour désigner les éléments de (II, p. 16).
Si , l'ensemble ne possède qu'un seul élément, savoir l'ensemble vide (II, p. 14, Exemple 1).
Lorsque tous les facteurs du produit sont égaux à un même ensemble E, on a , comme il résulte aussitôt des définitions.
Si est une famille d'ensembles quelconque, E un ensemble tel que , la déf. 1 montre que ; il y a donc correspondance biunivoque entre et un ensemble d'applications de I dans E (partie de ).
Si est un ensemble à un seul élément, on a ; l'application
F ↦ F(α) est alors une application bijective de sur (dite canonique, ainsi que l’application réciproque).
Soient A et B des ensembles, et soient deux objets distincts (il en existe, par exemple et ). Considérons le graphe , qui est évidemment fonctionnel, et n’est autre que la famille telle que , . Pour tout couple , soit le graphe fonctionnel . Il est immédiat que la fonction est une application bijective de sur , dont l’application réciproque est ; ces deux applications sont dites canoniques. Nous utiliserons dans la suite cette correspondance biunivoque pour démontrer des propriétés du produit de deux ensembles à partir de propriétés du produit d’une famille d’ensembles.
Soit une famille d’ensembles dont chacun est un ensemble à un seul élément, soit ; alors le produit est un ensemble réduit au seul élément .
Soit E un ensemble ; les graphes des applications constantes de I dans E forment une partie du produit appelée diagonale; si désigne le graphe de l’application (pour ), l’application est une injection de E dans dite application diagonale.
Proposition 4 03IK
Soient* une famille d’ensembles, u une bijection d’un ensemble K sur l’ensemble I, U son graphe. L’application de dans *est bijective.
Cite 2 · Cité par 2
Cite Proposition 1, II § 4, Proposition 2
Cité par Remarque 2, Proposition 5, III § 3
Soit (II, p. 22, prop. 1). L’application () est une application bijective de sur (II, p. 31, prop. 2). Il est évident que la condition « pour tout , » est équivalente à « pour tout , », ce qui démontre la proposition.
4. Produits partiels
Soient une famille d’ensembles, et J une partie de I ; on dit que est un produit partiel de . Si est une fonction de graphe , (où est la diagonale de ) est le graphe de la restriction de à J. On a évidemment ; l’application de dans s’appelle la projection d’indice J et se note .
Proposition 5 03Q9
Soient* une famille d’ensembles, et J une partie de I. Si, pour tout , on a , la projection est une application de sur .
Cité par 1
Cité par Corollaire 1
D’après les remarques faites ci-dessus, il revient au même de démontrer la proposition suivante:
Proposition 6 03QA
Soit une famille d’ensembles telle que pour tout . Etant donnée une application de dans , telle que pour tout , il existe un prolongement de à , tel que pour tout .
Cite 1 · Cité par 6
Cite I § 4. Théories quantifiées
Cité par Corollaire 3, Proposition 8, Corollaire 1, Proposition 14, III § 3, Proposition 7, III § 3, Proposition 6, III § 6
En effet, pour tout , désignons par le terme . Comme par hypothèse, on a pour tout (I, p. 32). Si est le graphe de , le graphe est le graphe d’une fonction répondant à la question, comme on le vérifie aussitôt.
Corollaire 1 03QB
Soit une famille d’ensembles telle que, pour tout , on ait . Alors, pour tout , la projection est une application de sur .
Il suffit d’appliquer la prop. 5 à la partie de , et de remarquer que est composée de l’application canonique de sur et de l’application .
Corollaire 2 03QC
Soit une famille d’ensembles. Pour que , il faut et il suffit qu’il existe un tel que .
Cite 2 · Cité par 4
Cite Corollaire 1, ER § 4. Union, intersection, product of a family of sets
Cité par Proposition 8, Proposition 9, Corollaire 1, Proposition 7, III § 3
En effet, si, pour tout , on a , on a aussi comme il résulte du cor.1; inversement, si , la relation montre que l’on a pour tout .
On voit donc que, si on a une famille d’ensembles non vides, on peut introduire (à titre de constante auxiliaire) une fonction dont est l’ensemble de définition, et qui est telle que pour tout . On dira en pratique: « Prenons dans chaque ensemble un élément ». Intuitivement, on a donc « choisi » un élément dans chacun des ; l’introduction du signe logique et des critères qui en gouvernent l’emploi nous a dispensés d’avoir à formuler ici un « axiome de choix » pour légitimer cette opération (cf. Ens. R, p. 21).
Corollaire 3 03QD
Soient et deux familles d’ensembles ayant le même ensemble d’indices . Si, pour tout , on a , on a aussi .
Réciproquement, si et si, pour tout , on a , on a pour tout .
La première assertion est évidente, et la seconde résulte du cor. 1 de la prop. 6, car on a alors, pour tout ,
5. Associativité des produits d’ensembles
Proposition 7 03IN
Soit une famille d’ensembles. Soit une partition de ; l’application de dans l’ensemble produit est bijective (« associativité » des produits d’ensembles).
Cite 1 · Cité par 2
Cité par Proposition 5, III § 3, III § 7. Limites projectives et limites inductives
D’après l’interprétation de comme graphe de la restriction d’une fonction de graphe (II, p. 33), dire que l’application est bijective signifie que, pour toute famille , où est une application de dans , il existe une application et une seule de dans telle que, pour tout , soit la restriction de à ; or, cela résulte de ce que est une partition de (II, p. 29, prop. 8).
L’application définie dans la prop. 7 et sa réciproque sont dites canoniques.
Remarque 1 03SA
Soient deux objets distincts, et une partition de en deux ensembles . On obtient une application bijective (dite encore canonique) du produit sur en composant l’application canonique de sur et l’application canonique de sur . Lorsque, pour tout , est un ensemble à un seul élément, on en déduit que est une application bijective de sur .
Cité par 1
Cité par Proposition 6, III § 3
Remarque 2 03SB
Soient des objets deux à deux distincts (il en existe, par exemple , et ), et soient des ensembles. Considérons le graphe fonctionnel , c’est-à-dire la famille d’ensembles telle que , , . A la partition de formée des deux ensembles et correspond une bijection canonique de sur le produit , et par suite une bijection (qu’on appelle encore canonique) de sur (II, p. 9), faisant correspondre à tout graphe l’élément de . Tenant compte de la prop. 4 (II, p. 33), on peut ainsi mettre en correspondance biunivoque deux quelconques des ensembles .
Cite 2
Cite II § 2. Couples, Proposition 4
6. Formules de distributivité
Proposition 8 03IO
Soit une famille (admettant pour ensemble d’indices) de familles d’ensembles. On suppose et pour tout . Soit . On a
(« distributivité » de la réunion par rapport à l’intersection et de l’intersection par rapport à la réunion).
Soit un élément de . Soit un élément quelconque de . Il existe un indice tel que ; on a par suite , d’où . Ceci étant vrai pour tout , on a . Soit maintenant un objet qui n’appartient pas à l’ensemble . Il en résulte que, pour tout , on a , ce qui signifie que, pour tout , l’ensemble des tels que est non vide. D’après le cor. 2 de la prop. 5 (II, p. 34), il existe un graphe fonctionnel dont l’ensemble de définition est et qui est tel que, pour tout , . On a donc et, pour tout , . On en déduit que , et par suite .
La première formule est donc démontrée. La seconde s’en déduit, en appliquant la première formule à la famille , où désigne la réunion .
Corollaire 03IP
Soient* et deux familles d’ensembles dont les ensembles d’indices sont non vides. *On a
et
Soient et deux objets distincts; il suffit d’appliquer les formules de la prop. 8 au cas où , , , et à la famille telle que pour tout et pour tout ; tenant compte de l’existence de la bijection canonique de sur (II, p. 33) et de la prop. 1 de II, p. 30, on obtient les formules énoncées.
Proposition 9 03IQ
Soit* une famille (admettant comme ensemble d’indices) de familles d’ensembles. Soit . *On a
et (si et pour tout )
(« distributivité » du produit par rapport à la réunion et à l’intersection).
La première formule est immédiate si ou si pour un indice λ ∈ L. Sinon, soit g un élément de ; pour tout λ ∈ L, il existe donc un i ∈ J_λ tel que ; autrement dit, l’ensemble H_λ des i ∈ J_λ tels que n’est pas vide. D’après II, p. 34, cor. 2, il existe donc un graphe fonctionnel f dont l’ensemble de définition est L et qui est tel que, pour tout λ ∈ L, , ce qui signifie que . On a donc , et par suite . Inversement, si , il existe un graphe fonctionnel tel que, pour tout , on ait et a fortiori , ce qui achève de démontrer la première formule. La seconde se démontre de façon analogue mais plus simple encore, comme nous laissons au lecteur le soin de le vérifier.
Corollaire 1 03QE
Si, pour chaque indice* , la famille est une partition de , la famille est une partition de .
Si on pose , il suffit, en vertu de la première des formules de la prop. 9, de démontrer que, si f et g sont des éléments distincts de I, . Or, il existe alors un tel que , d’où, en vertu de l’hypothèse, . Il en résulte qu’il n’y a aucun graphe appartenant à ; en effet, pour un tel graphe G, on devrait avoir
Corollaire 2 03QF
Soient* et deux familles d’ensembles. On a
Cite 1
Cite Corollaire
Il suffit de raisonner comme dans la démonstration du corollaire de la prop. 8 (II, p. 36).
Proposition 10 03QG
Soit* une famille d’ensembles dont l’ensemble d’indices est le produit de deux ensembles I et K. Si , on a
Cité par 1
Cité par Corollaire
Les deux membres de l’égalité qu’il s’agit de démontrer sont des ensembles de graphes fonctionnels. Pour qu’un tel graphe f appartienne au premier membre, il faut et il suffit que, pour tout , , c’est-à-dire que, pour tout (ι, κ) ∈ I × K, f(ι) appartienne à X_{ι,κ}. Pour que f appartienne au second membre, il faut et il suffit que, pour tout ι ∈ I, on ait f(ι) ∈ ∩_{κ ∈ K} X_{ι,κ}, c'est-à-dire encore que, pour tout (ι, κ) ∈ I × K, f(ι) appartienne à X_{ι,κ}. La proposition est donc démontrée.
Corollaire 03IR
Soient (X_ι)_{ι ∈ I} et (Y_ι)_{ι ∈ I} deux familles d'ensembles ayant même ensemble d'indices I ≠ ∅. On a
et
Cite 1
Cite Proposition 10
Il suffit d'appliquer la prop. 10 au cas où K (resp. I) est un ensemble à deux éléments distincts.
7. Extension d'applications aux produits
Définition 2 03IS
Soient (X_ι^i)_{ι ∈ I}, (Y_ι)_{ι ∈ I} deux familles d'ensembles, et (g_ι)_{ι ∈ I} une famille de fonctions, admettant le même ensemble d'indices, et telles que, pour tout ι ∈ I, g_ι soit une application de X_ι dans Y_ι. Pour tout f ∈ \prod_{ι ∈ I} X_ι, soit u_f le graphe de la fonction ι ↦ g_ι(f(ι)) (ι ∈ I), qui est un élément de \prod_{ι ∈ I} Y_ι. On appelle extension canonique (ou simplement extension) de la famille d'applications (g_ι)_{ι ∈ I} aux produits, l'application f ↦ u_f de \prod_{ι ∈ I} X_ι dans \prod_{ι ∈ I} Y_ι; on dit aussi parfois que c'est le produit de la famille d'applications (g_ι)_{ι ∈ I}.
Cité par 2
Cité par Proposition 11, Corollaire 2, III § 7
Quand on utilise la notation indicelle, le produit de la famille (g_ι)_{ι ∈ I} est donc la fonction (x_ι)_{ι ∈ I} ↦ (g_ι(x_ι))_{ι ∈ I}; on la désigne parfois encore par (g_ι)_{ι ∈ I}.
Si I = {α, β}, où α et β sont distincts, l'extension aux produits de la famille d'applications (g_ι)_{ι ∈ I} n'est autre que ψ o (g_α × g_β) o φ, où φ désigne l'application canonique de \prod_{ι ∈ I} X_ι sur X_α × X_β (II, p. 33) et ψ l'application canonique de Y_α × Y_β sur \prod_{ι ∈ I} Y_ι.
Proposition 11 03IT
Soient (X_ι)_{ι ∈ I}, (Y_ι)_{ι ∈ I}, (Z_ι)_{ι ∈ I} trois familles d'ensembles, (g_ι)_{ι ∈ I}, (g'_ι)_{ι ∈ I} deux familles de fonctions, admettant le même ensemble d'indices, et telles que, pour tout ι ∈ I, g_ι soit une application de X_ι dans Y_ι, et g'_ι une application de Y_ι dans Z_ι. Soient g et g' les extensions des familles (g_ι)_{ι ∈ I} et (g'_ι)_{ι ∈ I} aux produits; alors l'extension aux produits de la famille (g'_ι o g_ι)_{ι ∈ I} est égale à g' o g.
Cite 1
Cite Définition 2
La proposition découle immédiatement de la déf. 2.
Corollaire 03IU
Soient (X_ι)_{ι ∈ I}, (Y_ι)_{ι ∈ I} deux familles d'ensembles, (g_ι)_{ι ∈ I} une famille de fonctions. Si, pour tout , est une injection (resp. surjection) de dans , alors l’extension de aux ensembles produits est une injection (resp. une surjection) de dans .
Cite 3 · Cité par 1
Cite Définition 11, II § 3, Proposition 8, II § 3, II § 3. Correspondances
Cité par Proposition 4, III § 3
Bornons-nous au cas où pour tout , le résultat étant trivial dans le cas contraire. Supposons que, pour tout , soit une injection, et soit une rétraction associée à (II, p. 18, déf. 11), de sorte que est l’application identique de . Soit l’extension aux produits de la famille ; comme est l’extension aux produits de la famille des applications identiques , est l’application identique de , donc est une injection (II, p. 18, prop. 8).
Supposons que, pour tout , soit une surjection de sur , et soit une section associée à (II, p. 18, déf. 11), de sorte que est l’application identique de . Si est l’extension aux produits de la famille , est l’extension aux produits de la famille des applications identiques , donc est l’application identique de , ce qui prouve que est une surjection (II, p. 18, prop. 8).
Soit une famille d’ensembles, et soit un ensemble. Pour toute application de dans , est une application de dans ; si est l’extension aux produits de cette famille d’applications, et l’application diagonale (II, p. 33) de dans , on voit aussitôt que l’on a . Inversement, soit une famille de fonctions telle que, pour tout , soit une application de dans , et soit l’extension aux produits de cette famille; on a alors, pour tout , . Par abus de langage, l’application se note encore . On définit ainsi une application bijective (dite canonique, ainsi que son application réciproque) de l’ensemble sur l’ensemble .
Exercices
See the exercises for § 5.