§ 8. Espaces séparés et espaces réguliers
1. Espaces séparés
Proposition 1
Soit X un espace topologique. Les propositions suivantes sont équivalentes:
Cite 1 · Cité par 13
Cite I § 4. Produit d’espaces topologiques
Cité par Corollaire 4, I § 10, Corollaire 2, I § 10, Corollaire 3, I § 10, Définition 1, Exemple, Corollaire, I § 9, Corollaire, I § 9, Proposition 1, I § 9, Proposition 4, I § 9, Proposition 3, II § 1, Proposition 2, III § 1, Remarque, III § 6, Définition 4, IX § 1
(H) Quels que soient les points distincts x, y de X, il existe un voisinage de x et un voisinage de y sans point commun.
(Hi) L’intersection des voisinages fermés d’un point quelconque de X est l’ensemble réduit à ce point.
(Hii) La diagonale Δ de l’espace produit X × X est un ensemble fermé.
(Hiii) Pour tout ensemble I, la diagonale Δ de l’espace produit Y = XI est fermée dans Y.
(Hiv) Un filtre sur X ne peut avoir plus d’un point limite.
(Hv) Si un filtre F sur X admet un point limite x, x est le seul point adhérent à F.
Nous démontrerons les implications
et
(H) ⇒ (Hi): En effet, si x ≠ y, il y a alors un voisinage ouvert U de x et un voisinage ouvert V de y tels que U ∩ V = ∅ ; par suite y ∉ \overline{U}.
(Hi) ⇒ (Hv): Soit y ≠ x ; il y a un voisinage fermé V de x tel que y ∉ V, et par hypothèse il existe M ∈ F tel que M ⊂ V ; on en conclut que M ∩ CV = ∅ , et comme CV est un voisinage de y, y n’est pas adhérent à F.
(Hv) ⇒ (Hiv): C’est immédiat, puisque tout point limite d’un filtre est adhérent à ce filtre.
(Hiv) ⇒ (H): Si tout voisinage V de x et tout voisinage W de y se rencontrent, les ensembles V ∩ W forment une base de filtre, qui admet à la fois x et y comme points limites dans X. D’où la conclusion.
(H) ⇒ (Hiii): Soit x = (x_i) un point de XI n’appartenant pas à Δ. Il y a donc au moins deux indices λ, μ tels que x_λ ≠ x_μ. Soit V_λ (resp. V_μ) un voisinage de x_λ (resp. x_μ) dans X, tels que V_λ ∩ V_μ = ∅ ; alors l’ensemble
(avec X_i = X pour i ≠ λ, μ) est un voisinage de x dans XI (I, p. 24) ne rencontrant pas Δ, ce qui prouve que Δ est fermé dans XI.
(Hiii) ⇒ (Hii): C’est évident.
(Hii) ⇒ (H): Si x ≠ y, le point (x, y) ∈ X × X n’appartient pas à la diagonale Δ, donc (I, p. 24) il existe un voisinage V de x et un voisinage W de y tels que (V × W) ∩ Δ = ∅ , ce qui signifie que V ∩ W = ∅ .
Définition 1
On dit qu’un espace topologique X qui vérifie les conditions de la prop. 1 est un espace séparé (ou un espace de Hausdorff); la topologie d’un tel espace est dite séparée (ou de Hausdorff).
Cite 1
Cite Proposition 1
L’axiome (H) est appelé axiome de Hausdorff.
Exemple
Tout espace discret est séparé. La droite rationnelle est séparée, car si sont deux nombres rationnels tels que , et un nombre rationnel tel que , les voisinages respectifs et de et ne se rencontrent pas. Un ensemble ayant au moins deux points et muni de la topologie la moins fine (I, p. 11) n’est pas un espace séparé.
Soit une application d’un ensemble dans un espace séparé ; il résulte aussitôt de la prop. 1 que ne peut avoir qu’une seule limite suivant un filtre sur , et que si a une limite suivant , est la seule valeur d’adhérence de suivant .
Cite 2
Proposition 2
Soient deux applications continues d’un espace topologique dans un espace séparé ; alors l’ensemble des tels que est fermé dans . En effet, cet ensemble est l’image réciproque de la diagonale de par l’application de dans , qui est continue (I, p. 25, prop. 1); la conclusion résulte donc de (Hii) et de I, p. 9, th. 1.
Cite 2 · Cité par 16
Cite Théorème 1, I § 2, Proposition 1, I § 4
Cité par Proposition 5, I § 10, Proposition 8, I § 11, Proposition 10, Corollaire 2, Théorème 1, Théorème 3, II § 3, Proposition 2, III § 2, Proposition 3, III § 2, Proposition 6, III § 3, Remarque 2, III § 6, Proposition 9, IX § 6, V § 4. Exponentielles et logarithmes, VII § 1. Sous-groupes et groupes quotients de $\mathbf{R}^n$, Exercice 7, § 1, Proposition 7, X § 1, Proposition 4, X § 3
Corollaire 1 (Principe de prolongement des identités)
Soient deux applications continues d’un espace topologique dans un espace séparé . Si en tous les points d’une partie partout dense de , on a .
En d’autres termes, une application continue de dans (séparé) est entièrement déterminée par ses valeurs aux points d’une partie partout dense de .
Corollaire 2
Si est une application continue d’un espace topologique dans un espace séparé , le graphe de est fermé dans . En effet, ce graphe est l’ensemble des points tels que , et les deux applications et de dans sont continues.
Cité par 4
Cité par Proposition 5, I § 10, Proposition 7, III § 4, Proposition 9, IX § 6, Exercice 7, § 1
Proposition 3
Dans un espace séparé , soit une famille finie de points distincts; il existe alors pour chaque indice un voisinage de dans tel que les () soient deux à deux disjoints. On raisonne par récurrence sur , la proposition n’étant autre que l’axiome (H) pour . Soit donc () un voisinage de tel que les soient deux à deux disjoints. Pour , il existe d’autre part un voisinage de et un voisinage de sans point commun. En prenant pour et , on répond à la question.
Corollaire
Tout espace fini séparé est discret.
Proposition 4
Dans un espace séparé, tout ensemble fini est fermé.
Cité par 1
Il suffit en effet de remarquer que tout ensemble réduit à un point est fermé en vertu de l’axiome (H^i).
Proposition 5
Si, pour tout couple de points distincts x, y d’un espace topologique X, il existe une application continue f de X dans un espace séparé X' telle que f(x) ≠ f(y), alors X est séparé.
Cité par 5
Cité par § 8. Espaces séparés et espaces réguliers, Proposition 7, Corollaire 1, Proposition 8, Remarque 1, X § 3
En effet, soient V' et W' des voisinages disjoints de f(x) et f(y) respectivement dans X'; et sont des voisinages disjoints de x et y respectivement, d’où la conclusion.
Corollaire
Toute topologie plus fine qu’une topologie séparée est séparée.
2. Sous-espaces et espaces produits d’espaces séparés
Un sous-espace A d’un espace séparé X est séparé : il suffit en effet d’appliquer la prop. 5 à l’injection canonique A → X.
Inversement :
Proposition 6
Si, dans un espace topologique X, tout point possède un voisinage fermé qui soit un sous-espace séparé de X, X est séparé.
Cite 2 · Cité par 2
Cite I § 3. Sous-espaces; espaces quotients, Exercice 7, § 8
Cité par Proposition 13, Proposition 8
En effet, soit x un point de X, et soit V un voisinage fermé de x dans X qui soit un sous-espace séparé de X. Les voisinages fermés de x relativement à V ont pour intersection {x} par hypothèse (axiome (H^i)); comme ce sont des voisinages fermés de x dans X (I, p. 18), l’intersection de tous les voisinages fermés de x dans X est a fortiori réduite à x; donc X vérifie (H^i).
On peut donner des exemples d’espaces non séparés dans lesquels tout point admet un voisinage séparé (I, p. 101, exerc. 7).
Proposition 7
Tout produit d’espaces séparés est séparé. Réciproquement, si un produit d’espaces non vides est séparé, chacun des espaces facteurs est séparé.
Cite 2 · Cité par 5
Cite Proposition 4, I § 4, Proposition 5
Cité par Corollaire 1, Corollaire 2, Proposition 8, I § 9, Théorème 3 (Tychonoff), I § 9, III § 7. Limites projectives de groupes et d’anneaux topologiques
En effet, soit X = un produit d’espaces topologiques ; pour deux points distincts x, y de X, il existe i tel que pr_i x ≠ pr_i y, et la prop. 5 montre que X est séparé si les X_i le sont. Inversement, si X est séparé et les X_i non vides, chacun des X_i est homéomorphe à un sous-espace de X (I, p. 26, prop. 4), donc est séparé.
Corollaire 1
Soient X un ensemble, une famille d’espaces topologiques séparés, et pour chaque i ∈ I, soit f_i une application de X dans Y_i. On munit X de la topologie la moins fine rendant continues les f_i. Pour que X soit séparé, il faut et il suffit que pour tout couple (x, y) de points distincts de X, il existe i ∈ I tel que f_i(x) ≠ f_i(y).
Cite 3
La condition est suffisante en vertu de la prop. 5 de I, p. 54. Inversement, pour prouver que la condition est nécessaire, on peut, en vertu de la prop. 7 de I, p. 54 et de la prop. 3 de I, p. 26, se ramener au cas où I est réduit à un seul élément, autrement dit au cas où est l’image réciproque par d’une topologie séparée. Mais si pour deux points distincts de , il est clair que tout ensemble ouvert (pour ) qui contient contient aussi , d’où notre assertion.
Corollaire 2
Soit un système projectif d’espaces topologiques. Si les sont séparés, est séparé et est un sous-espace fermé de .
Cite 2 · Cité par 3
Cite Proposition 2, Proposition 7
Cité par Proposition 8, I § 9, Corollaire, II § 3, III § 7. Limites projectives de groupes et d’anneaux topologiques
La première assertion résulte aussitôt de ce que est un sous-espace de l’espace séparé (I, p. 54, prop. 7). D’autre part, pour , soit la partie de formée des tels que ; les sont fermés dans (I, p. 53, prop. 2), donc aussi leur intersection .
Il est immédiat que tout espace somme d’espaces séparés (I, p. 15, Exemple III) est séparé.
3. Séparation d’un espace quotient
Cherchons des conditions pour qu’un espace quotient soit séparé (auquel cas on dit que la relation d’équivalence est séparée). En premier lieu, si est séparé, les ensembles réduits à un point dans sont fermés (I, p. 54, prop. 4), donc toute classe d’équivalence suivant est fermée dans . Cette condition nécessaire n’est pas suffisante; la définition des ensembles ouverts dans donne la condition nécessaire et suffisante suivante: pour que soit séparé, il faut et il suffit que deux classes d’équivalence distinctes dans soient respectivement contenues dans deux ensembles ouverts saturés sans point commun. Nous allons donner d’autres conditions plus maniables.
Proposition 8
Pour qu’un espace quotient soit séparé, il est nécessaire que le graphe de soit fermé dans . Cette condition est suffisante lorsque la relation est ouverte.
Cite 4 · Cité par 7
Cite Théorème 1, I § 2, Proposition 10, Proposition 5, Proposition 6
Cité par Proposition 8, I § 10, Corollaire, Proposition 13, III § 2, Proposition 3, III § 4, Exercice 14, § 4, Proposition 1, VI § 3, Proposition 6, VI § 3
Soit l’application canonique; est l’image réciproque par de la diagonale de , donc la première assertion résulte de la continuité de , de et de I, p. 9, th.1. Si est ouverte, s’identifie à l’espace quotient (I, p. 34, cor. de la prop. 8), et s’identifie donc à l’image canonique dans de l’ensemble saturé pour ; d’où la seconde assertion.
Lorsque n’est pas ouverte, on peut donner des exemples où est fermé et non séparée (I, p. 101, exerc. 10 et I, p. 105, exerc. 28).
Pour démontrer que est séparé, on peut aussi faire usage de la prop. 5 de I, p. 54 : M et N étant deux classes d’équivalence distinctes suivant R il suffira de connaître une application continue d’une partie ouverte A de X, saturée pour R et contenant M et N, dans un espace séparé , de sorte que : 1° soit constante sur toute classe d’équivalence suivant R, contenue dans A ; 2° prenne des valeurs distinctes sur M et N. Comme peut être identifié à une partie ouverte de (I, p. 23, cor. 1), on pourra appliquer la prop. 5 de I, p. 54 à l’application deduite de par passage aux quotients, puisque cette application est continue (I, p. 21, prop. 6).
En particulier :
Proposition 9
Si est une application continue d’un espace topologique dans un espace séparé , et la relation d’équivalence , l’espace quotient est séparé.
Proposition 10
Si est un espace séparé, et s’il existe une section continue s de pour la relation , est séparé et est fermé dans .
En effet (I, p. 22) est homéomorphe au sous-espace de , qui est séparé. En outre est l’ensemble des tels que , où est l’application canonique ; la seconde assertion résulte donc de I, p. 53, prop. 2.
4. Espaces réguliers
Proposition 11
Dans un espace topologique , les propriétés suivantes sont équivalentes :
(O_{III}) *L’ensemble des voisinages fermés d’un point quelconque de est un système fondamental de voisinages de ce point.
(O’_{III}) Pour toute partie fermée F de et tout point , il existe un voisinage de et un voisinage de sans point commun.
(O_{III}) (O’_{III}) : En effet, si F est fermé et , il existe un voisinage fermé V de contenu dans le voisinage de ; V et sont alors des voisinages de et F respectivement, sans point commun.
(O’_{III}) (O_{III}) : En effet, si W est un voisinage ouvert d’un point , il existe alors un voisinage U de et un voisinage V de sans point commun, ce qui montre que .
Définition 2
On dit qu’un espace topologique est régulier s’il est séparé et vérifie l’axiome (O_{III}) ; sa topologie est alors dite régulière.
Un espace discret est régulier. Nous verrons au § 9 que tout espace localement compact (en particulier la droite numérique ) est un espace régulier.
Proposition 12
Tout sous-espace d’un espace régulier est régulier.
En effet, soit A un sous-espace d’un espace régulier X. Comme X est séparé, A est séparé (I, p. 54) ; d’autre part, tout voisinage d’un point par rapport à A est de la forme V ∩ A, où V est un voisinage de x dans X. Comme X est régulier, il existe un voisinage W de x dans X, fermé dans X et tel que W ⊂ V; W ∩ A est alors un voisinage de x dans A, fermé dans A et tel que W ∩ A ⊂ V ∩ A, d’où la proposition.
Inversement:
Proposition 13
Si, dans un espace topologique X, tout point possède un voisinage fermé qui soit un sous-espace régulier de X, X est régulier.
En effet, X est séparé (I, p. 54, prop. 6). D’autre part, soit x un point quelconque de X et soit V un voisinage fermé de x dans X, qui soit un sous-espace régulier de X. Pour tout voisinage U de x dans X tel que U ⊂ V, U est un voisinage de x dans V, donc il existe par hypothèse un voisinage W de x dans V, fermé dans V et contenu dans U. Mais W est aussi un voisinage de x dans X puisque V est un voisinage de x dans X, et W est fermé dans X puisque V est fermé dans X.
Remarque 1
On peut donner des exemples d’espaces non séparés, dont tout point admet un voisinage régulier (I, p. 101, exerc. 7).
Cite 1
Cite Exercice 7, § 8
Remarque 2
On peut donner des exemples d’espaces séparés non réguliers (I, p. 103, exerc. 20).
Cite 1
Cite Exercice 20, § 8
Remarque 3
Une topologie plus fine qu’une topologie régulière n’est pas nécessairement régulière (I, p. 103, exerc. 20).
Cite 1
Cite Exercice 20, § 8
5. Prolongement par continuité. Double limite
Théorème 1
Soient X un espace topologique, A une partie partout dense de X, f : A → Y une application de A dans un espace régulier Y. Pour qu’il existe une application continue prolongeant f, il faut et il suffit que pour tout tende vers une limite dans Y lorsque y tend vers x en restant dans A. Le prolongement continu de f à X est alors unique.
Cite 4 · Cité par 3
Cite Proposition 2, Corollaire 1 (Principe de prolongement des identités), I § 7. Limites, Exercice 19, § 8
Cité par Corollaire, II § 3. Espaces complets, VI § 3. Espaces projectifs réels
L’unicité de résulte du principe de prolongement des identités (I, p. 53, cor. 1). La nécessité de la condition est évidente, car si est continue dans X, on a, pour tout (I, p. 50). Inversement, supposons vérifiée la condition de l’énoncé et posons, pour tout , élément bien déterminé de Y, puisque Y est séparé. Il reste à prouver que est continue en tout point . Soit un voisinage fermé de dans Y ; par hypothèse, il existe un voisinage V de x dans X, ouvert dans X et tel que ; comme V est un voisinage de chacun de ses points, pour tout , on a , ce qui entraîne , puisque est fermé. La conclusion résulte donc de ce que les voisinages fermés de forment un système fondamental de voisinages de dans Y.
On dit que l’application s’obtient en prolongeant f par continuité à X.
On ne peut, dans l’énoncé du th. 1, remplacer l’hypothèse que Y est régulier par une condition moins restrictive, sans faire d’hypothèse supplémentaire sur X, A ou f (I, p. 102, exerc. 19).
Corollaire
Soit le filtre produit (I, p. 42), sur un ensemble , d’un filtre sur et d’un filtre sur . Soit une application de dans un espace régulier . On suppose que: a) existe; b) existe quel que soit . Dans ces conditions, existe et est égale à .
Cite 3
Soit (resp. ) l’espace topologique associé au filtre (resp. ) (I, p. 40, Exemple). Dans l’espace produit , soit la réunion des sous-espaces et ; est évidemment un sous-espace partout dense de , et les hypothèses signifient que tend vers une limite lorsque tend vers un point quelconque de en restant dans . L’existence du prolongement par continuité de à résulte donc du th. 1. Comme en outre est adhérent dans à l’ensemble , la conclusion du corollaire en résulte aussitôt (I, p. 50).
6. Relations d’équivalence dans un espace régulier
Proposition 14
Soient un espace régulier, une relation d’équivalence fermée dans ; alors le graphe de dans est fermé.
Cité par 2
Cité par Exercice 20, § 10, Corollaire
Soit un point de adhérent à , et soit (resp. ) un voisinage fermé de (resp. un voisinage de ) dans ; par hypothèse, il existe . Comme , appartient au saturé de pour ; donc pour tout voisinage de , et comme est fermé par hypothèse, on a . Soit alors le saturé de pour ; on a pour tout voisinage fermé de ; comme par hypothèse est fermé et régulier, on a , donc , ce qui achève la démonstration.
Corollaire
Dans un espace régulier, toute relation d’équivalence à la fois ouverte et fermée est séparée.
Cite 2
Cite Proposition 14, Proposition 8
Cela résulte de la prop. 14 et de I, p. 55, prop. 8.
Proposition 15
Soient un espace régulier, une partie fermée non vide de , la relation d’équivalence obtenue en identifiant entre eux tous les points de (autrement dit, la relation d’équivalence dont les classes sont et les ensembles pour ). Alors l’espace quotient est séparé.
En effet, soient et deux classes d’équivalence distinctes dans . Si chacune d’elles se réduit à un point dans , il existe dans le sous-espace séparé deux voisinage ouverts de et respectivement sans point commun, et ces voisinages sont des voisinages de et dans , saturés pour et sans point commun. Si et où , il existe par hypothèse un voisinage ouvert de et un voisinage ouvert de sans point commun, et ces voisinages sont saturés pour , ce qui achève la démonstration.
On notera que l’espace quotient X/R n’est pas nécessairement régulier (IX, §4, exerc. 18).
Exercices
See the exercises for § 8.