Livre E · Français
Index des énoncés
Les 349 énoncés de Théorie des ensembles, par chapitre et paragraphe. Choisissez un type, filtrez par un mot, ou mettez les plus cités en tête.
I. Description de la mathématique formelle
§ 1. Termes et relations
- Exemple 1 L’assemblage ∨ ¬ se représente par ⇒. 03P0
- Exemple 2 Les symboles suivants représentent des assemblages (d’ailleurs fort longs): 03P1
- Exemple Le symbole τₓ(∈ xy) représente l’assemblage τ∈square y. 03RY
- Exemple Lorsque dans l’assemblage 03TO
- Remarque Quand on introduit, par une définition, un symbole abréviateur Σ pour représenter un certain assemblage, on convient (en général de façon tacite) de représenter l’assemblage obtenu… 03P2
- Exemple \ Dans la théorie des ensembles, où ∈ est un signe spécifique de poids 2, la suite des assemblages que voici est une construction formative: 077Q
- Remarque Intuitivement, les termes sont des assemblages qui représentent des objets, les relations sont des assemblages qui représentent des assertions que l’on peut faire sur des objets. L… 077R
- Exemple Les symboles ∅, N, « la droite numérique », « la fonction Γ », f, g, représentent des termes. Les symboles π=sqrt2+sqrt3, ι∈ 2, « tout corps fini est commutatif », « les zéros de ζ… 0E3Y
§ 5. Théories égalitaires
- Théorème 1 x = x. ↩ 2 03P3
- Théorème 2 (x = y) ⇔ (y = x). 03P4
- Théorème 3 ((x = y) et (y = z)) ⇒ (x = z). 03P5
App. 0. Caractérisation des termes et des relations
- Proposition 1 Si A₁,A₂,…,Aₚ sont p mots significatifs et f un signe de poids p, le mot fA₁A₂… Aₚ est significatif. ↩ 1 03P6
- Proposition 2 Pour qu’un mot soit significatif, il faut et il suffit qu’il soit équilibré. ↩ 1 03P7
- Lemme 1 Soit A un mot équilibré. Pour tout entier k tel que 0≤ k<l(A), il existe un segment équilibré S de A et un seul qui commence à la (k+1)-ième place. ↩ 1 03P8
- Lemme 2 Tout mot équilibré A peut se mettre sous la forme A=fA₁A₂… Aₚ, où les Aᵢ sont équilibrés et où n(f)=p. 03GT
- Corollaire 1 Soit A un mot significatif. Pour tout entier k tel que 0≤ k<l(A), il existe un segment significatif de A et un seul qui commence à la (k+1)-ième place. 03GU
- Corollaire 2 Tout mot significatif A peut se mettre, d’une manière et d’une seule, sous la forme fA₁A₂… Aₚ, où les Aᵢ sont significatifs et où n(f)=p. ↩ 2 03GV
- Remarque Sauf pour certaines théories mathématiques particulièrement pauvres en axiomes (I, p. 50, exerc. 7), on ne dispose pas, en général, d’un procédé du type précédent, permettant de sa… 03GW
II. Théorie des ensembles
§ 1. Relations collectivisantes
- Définition 1 La relation désignée par (∀ z)((z∈ x)⇒(z∈ y)) dans laquelle ne figurent que les lettres x et y, se note de l’une quelconque des manières suivantes : x⊂ y, y⊃ x, « x est contenu dan… ↩ 1 03H5
- Proposition 1 x⊂ x. 03P9
- Proposition 2 (x⊂ y\ et\ y⊂ z)⇒(x⊂ z). 03PA
- Définition 2 L’ensemble z| z=x\ ou\ z=y, dont les seuls éléments sont x et y, se note x,y. 03H6
- Remarque Soient R une relation collectivisante en x, et S une relation telle que (∀ x)(S⇒ R) soit un théorème. Alors S est collectivisante en x, car R est équivalente à x∈x| R, donc S⇒ (x∈x… 03H7
- Définition 3 Soit A une partie d’un ensemble X. On appelle complémentaire de A par rapport à X, et on désigne par complement_XA ou X-A (ou par complement A lorsqu’il n’y a pas de confusion à cr… 03H8
- Théorème 1 La relation (∀ x)(x∉ X) est fonctionnelle en X. 03H9
- Remarque Il n’existe pas d’ensemble dont tous les objets soient éléments ; autrement dit, « non (∃ X)(∀ x)(x∈ X) » est un théorème. En effet, s’il existait un tel ensemble, toute relation s… 03PB
§ 2. Couples
- Proposition 1 La relation x,x,y=x',x',y' est équivalente à « x=x' et y=y' ». 03PE
- Théorème 1 La relation 03PC
- Définition 1 Etant donnés deux ensembles X et Y, l’ensemble 03PD
- Proposition 2 Si A', B' sont des ensembles non vides, la relation A'× B'⊂ A× B est équivalente à « A'⊂ A et B'⊂ B ». ↩ 1 03PF
- Proposition 3 Soient A et B deux ensembles. La relation A× B=∅ est équivalente à « A=∅ ou B=∅ ». 0E3Z
§ 3. Correspondances
- Définition 1 On dit que G est un graphe si tout élément de G est un couple, autrement dit si la relation 03PG
- Proposition 1 Soit G un graphe. Il existe un ensemble A et un seul, et un ensemble B et un seul, qui possèdent les propriétés suivantes : 1) la relation (∃ y)((x,y) ∈ G) est équivalente à x ∈ A… 03HI
- Remarque La relation x = y n’admet pas de graphe; car la première projection de ce graphe, s’il existait, serait l’ensemble de tous les objets (cf. II, p. 6, Remarque). 03S1
- Définition 2 On appelle correspondance entre un ensemble A et un ensemble B un triplet (II, p. 9) Γ = (G, A, B) où G est un graphe tel que pr₁ G ⊂ A et pr₂ G ⊂ B. On dit que G est le graphe de… 03HJ
- Définition 3 Soient G un graphe et X un ensemble. L’ensemble des objets qui correspondent par G à des éléments de X s’appelle l’image de X par G et se désigne par G⟨ X⟩ ou G(X). ↩ 1 03PI
- Remarque 1 D’une manière précise, G⟨ X⟩ désigne l’ensemble y | (∃ x)(x ∈ X et (x,y) ∈ G). Nous ne ferons plus que rarement désormais la traduction des définitions en langage formel. 03PH
- Remarque 2 Les notations G(X) et Γ(X) peuvent parfois conduire à des confusions avec des notations introduites ultérieurement (cf. II, p. 14, Remarque). 03S2
- Proposition 2 Soient G un graphe, X et Y deux ensembles; la relation X ⊂ Y entraîne G⟨ X⟩ ⊂ G⟨ Y⟩. ↩ 1 03PJ
- Corollaire Si A ⊃ pr₁ G, on a G⟨ A⟩ = pr₂ G. 03PK
- Définition 4 Soient G un graphe et x un objet. On appelle coupe de G suivant x l'ensemble G⟨x⟩ (qu'on désigne aussi parfois par G(x), par abus de notation). 03PL
- Définition 5 Soient G un graphe. Le graphe dont les éléments sont les couples (x,y) tels que (y,x)∈ G s'appelle le graphe réciproque de G et se désigne par overlineG⁻¹ ou G⁻¹. 03PM
- Définition 6 Soient G et G' des graphes. On appelle composé de G' et de G, et on désigne par G'∘ G (ou parfois par G'G), le graphe par rapport à x et z de la relation (∃ y)((x,y)∈ G et (y,z)∈ G… ↩ 1 03PN
- Proposition 3 Soient G et G' deux graphes. Le graphe réciproque de G' ∘ G est G⁻¹ ∘ G'⁻¹. ↩ 1 03HK
- Proposition 4 Soient G₁,G₂,G₃ des graphes. On a alors (G₃ ∘ G₂)∘ G₁=G₃∘(G₂∘ G₁). 03HL
- Proposition 5 Soient G et G' des graphes et A un ensemble. On a ↩ 1 03HM
- Définition 7 Soient Γ = (G, A, B) et Γ' = (G', B, C) deux correspondances telles que l’ensemble d’arrivée de Γ soit identique à l’ensemble de départ de Γ'. On appelle composée de Γ' et de Γ, et… 03PO
- Définition 8 Si A est un ensemble, l’ensemble Δ_A des objets de la forme (x, x), pour x ∈ A, s’appelle la diagonale de A × A. 03PP
- Définition 9 On dit qu’un graphe F est un graphe fonctionnel si, pour tout x, il existe au plus un objet correspondant à x par F (I, p. 40). On dit qu’une correspondance f = (F, A, B) est une f… ↩ 1 03HN
- Remarque Il faut prendre garde aux confusions que risque d’entraîner l’emploi simultané de la notation f(x) et de la notation f(X) (synonyme de f(⟨ X⟩)) introduite dans la déf. 3 (cf. II, p… 03HO
- Proposition 6 Si f est une application de A dans B, et g une application de B dans C, g ∘ f est une application de A dans C. 03HP
- Définition 10 Soit f une application de A dans B. On dit que f est une injection, ou que f est une application injective, si deux éléments distincts de A ont des images distinctes par f. On dit… 03HQ
- Proposition 7 Soit f une application de A dans B. Pour que overlinef⁻¹ soit une fonction, il faut et il suffit que f soit bijective. 03PQ
- Remarque Soit f une application de A dans B; pour toute partie X de A, on a vu (II, p. 12) que l’on a X⊂ f⁻¹⟨ f(X)⟩. En outre, pour toute partie Y de B, on a f⟨ f⁻¹(Y)⟩⊂ Y: en effet, la rel… 03HR
- Proposition 8 Soit f une application de A dans B. S’il existe une application r (resp. s) de B dans A telle que r∘ f (resp. f∘ s) soit l’application identique de A (resp. B), f est injective (re… ↩ 5 03HS
- Corollaire Soient A et B des ensembles, f une application de A dans B, g une application de B dans A. Si g∘ f est l’application identique de A et f∘ g l’application identique de B, f et g son… ↩ 1 03HT
- Définition 11 Soit f une application injective (resp. surjective) de A dans B. Toute application r (resp. s) de B dans A telle que r∘ f (resp. f∘ s) soit l’application identique de A (resp. B) e… ↩ 6 03HU
- Théorème 1 Soient f une application de A dans B, f' une application de B dans C, et f'' = f' ∘ f. Alors: ↩ 2 03PR
- Proposition 9 a) Soient E,F,G des ensembles, g une application de E sur F, f une application de E dans G. Pour qu’il existe une application h de F dans G telle que f=h∘ g (fig. 1), il faut et il… ↩ 1 03PS
§ 4. Réunion et intersection d’une famille d’ensembles
- Définition 1 Soit (Xᵢ)_i∈ I une famille d’ensembles (resp. une famille de parties d’un ensemble E). On appelle réunion de cette famille, et on désigne par ⋃_i∈ I Xᵢ, l’ensemble 03I1
- Définition 2 Soit (Xᵢ)_i∈ I une famille d’ensembles dont l’ensemble d’indices I n’est pas vide. On appelle intersection de cette famille, et on désigne par ⋂_i∈ I Xᵢ, l’ensemble 03PT
- Définition 3 Soit (Xₜ)_t ∈ I une famille de parties d’un ensemble E. On appelle intersection de cette famille, et on désigne par ⋂_t ∈ I Xₜ, l’ensemble x | x ∈ E et (∀ t)((t ∈ I) ⇒ (x ∈ Xₜ)), a… 03PU
- Proposition 1 Soit (Xₜ)_t ∈ I une famille d’ensembles, et soit f une application d’un ensemble K sur I. On a alors ⋃_κ ∈ K X_f(κ) = ⋃_t ∈ I Xₜ, et, si I ≠ ∅, ⋂_κ ∈ K X_f(κ) = ⋂_t ∈ I Xₜ. ↩ 5 03PV
- Corollaire Soit (Xₜ)_t ∈ I une famille d’ensembles telle que Xₜ = X_κ pour tout couple d’indices (t, κ). Alors, pour tout α ∈ I, on a ⋃_t ∈ I Xₜ = X_α, et (si I ≠ ∅) ⋂_t ∈ I Xₜ = X_α. 03I2
- Définition 4 Soit 𝔉 un ensemble d’ensembles, et soit Φ la famille d’ensembles 03I3
- Proposition 2 Soit (Xₜ)_t∈ I une famille d’ensembles dont l’ensemble d’indices I est réunion d’une famille (J_λ)_λ∈ L d’ensembles. On a alors ⋃_t∈ IXₜ=⋃_λ∈ L(⋃_t∈ J_λXₜ) et (si L≠∅ et J_λ≠∅ pour… ↩ 1 03I4
- Proposition 3 Soient (Xi){i \in I} une famille de parties d’un ensemble A, et Γ une correspondance entre A et B. On a alors Γ ⟨ ⋃_i ∈ I Xᵢ ⟩ = ⋃_i ∈ I Γ ⟨ Xᵢ ⟩, et Γ ⟨ ⋂_i ∈ I Xᵢ ⟩ ⊂ ⋂_i ∈ I Γ ⟨… ↩ 4 03I5
- Proposition 4 Soient f une application de A dans B, et (Yᵢ)_i ∈ I une famille de parties de B. On a alors f⁻¹ ⟨ ⋂_i ∈ I Yᵢ ⟩ = ⋂_i ∈ I f⁻¹ ⟨ Yᵢ ⟩. ↩ 3 03I6
- Corollaire Si f est une injection de A dans B et si (Xᵢ)_i ∈ I est une famille de parties de A dont l’ensemble d’indices n’est pas vide, on a f ⟨ ⋂_i ∈ I Xᵢ ⟩ = ⋂_i ∈ I f ⟨ Xᵢ ⟩. 03I7
- Proposition 5 Pour toute famille (Xᵢ)_i ∈ I de parties d'un ensemble E, on a ↩ 1 03I8
- Proposition 6 Soit f une application de A dans B; pour toute partie Y de B, on a ↩ 1 03PW
- Corollaire Soit f une injection de A dans B; pour toute partie X de A, on a 03PX
- Définition 5 On dit qu’une famille d’ensembles (Xᵢ)_i ∈ I est un recouvrement d’un ensemble E si E ⊂ ⋃_i ∈ I Xᵢ. Si (Xᵢ)_i ∈ I et (Y_κ)_κ ∈ K sont des recouvrements de E, on dit que le second d… ↩ 1 03PY
- Proposition 7 1° Soient E un ensemble et (Xᵢ)_i ∈ I un recouvrement de E. Si deux fonctions f, g, ayant E pour ensemble de définition, sont telles que, pour tout i ∈ I, f et g coïncident dans E… ↩ 5 03PZ
- Définition 6 On dit que deux ensembles A, B sont disjoints (ou sans élément commun) si A ∩ B = ∅; s’il n’en est pas ainsi, on dit que A et B se rencontrent. Soit (Xᵢ)_i ∈ I une famille d’ensemb… 03Q0
- Proposition 8 Soient (Xᵢ)_i ∈ I une famille d’ensembles mutuellement disjoints, (fᵢ)_i ∈ I une famille de fonctions ayant même ensemble d’arrivée F, et telles que, pour tout i ∈ I, l’ensemble de… ↩ 5 03Q1
- Définition 7 On appelle partition d’un ensemble E une famille de parties mutuellement disjointes de E, qui est un recouvrement de E. 03Q2
- Exemple Pour tout ensemble non vide A, la famille (x)_x ∈ A des parties de A réduites à un seul élément est une partition de A. 03I9
- Proposition 9 Soit (Xᵢ)_i ∈ I une famille d’ensembles. Il existe un ensemble X possédant la propriété suivante : X est réunion d’une famille (X'ᵢ)_i ∈ I d’ensembles mutuellement disjoints, telle… 03Q3
- Définition 8 Soit (Xᵢ)_i ∈ I une famille d’ensembles. On appelle somme de cette famille d’ensembles la réunion de la famille des ensembles Xᵢ × i (i ∈ I). ↩ 3 03Q4
- Proposition 10 Soit (Xᵢ)_i ∈ I une famille d’ensembles mutuellement disjoints. Soient A sa réunion et S sa somme. Il existe une application bijective de A sur S. ↩ 1 03IA
§ 5. Produit d'une famille d'ensembles
- Proposition 1 1° Si f est une surjection d’un ensemble E sur un ensemble F, l’extension canonique hatf est une surjection de 𝔓(E) sur 𝔓(F). ↩ 1 03IJ
- Proposition 2 1° Si u est une surjection de E’ sur E, et v une injection de F dans F’, l’application f ↦ v ∘ f ∘ u est injective. ↩ 2 03Q5
- Corollaire Si u est une bijection de E’ sur E et v une bijection de F sur F’, f ↦ v ∘ f ∘ u est bijective. 03Q6
- Proposition 3 Si, pour toute application f de B × C dans A, on désigne par tildef l’application y ↦ f_y de C dans F(B; A), la fonction f ↦ tildef est une bijection (dite canonique) de F(B × C; A… ↩ 1 03Q7
- Définition 1 Soit (Xᵢ)_i ∈ I une famille d'ensembles. L'ensemble des graphes fonctionnels F, ayant I pour ensemble de définition, et tels que F(i) ∈ Xᵢ pour tout i ∈ I, s'appelle le produit de… 03Q8
- Proposition 4 Soient (X_ι)_ι ∈ I une famille d’ensembles, u une bijection d’un ensemble K sur l’ensemble I, U son graphe. L’application F ↦ F ∘ U de ∏_ι ∈ I X_ι dans ∏_κ ∈ K X_u(κ) est bijective… ↩ 2 03IK
- Proposition 5 Soient (X_ι)_ι ∈ I une famille d’ensembles, et J une partie de I. Si, pour tout ι ∈ I, on a X_ι ≠ ∅, la projection pr_J est une application de ∏_ι ∈ I X_ι sur ∏_ι ∈ J X_ι. ↩ 1 03Q9
- Proposition 6 Soit (Xᵢ)_i ∈ I une famille d’ensembles telle que Xᵢ ≠ ∅ pour tout i ∈ I. Etant donnée une application g de J ⊂ I dans A = ⋃_i ∈ I Xᵢ, telle que g(i) ∈ Xᵢ pour tout i ∈ J, il exist… ↩ 6 03QA
- Corollaire 1 Soit (Xᵢ)_i ∈ I une famille d’ensembles telle que, pour tout i ∈ I, on ait Xᵢ ≠ ∅. Alors, pour tout α ∈ I, la projection pr_α est une application de ∏_i ∈ I Xᵢ sur X_α. ↩ 2 03QB
- Corollaire 2 Soit (Xᵢ)_i ∈ I une famille d’ensembles. Pour que ∏_i ∈ I Xᵢ = ∅, il faut et il suffit qu’il existe un i ∈ I tel que Xᵢ = ∅. ↩ 4 03QC
- Corollaire 3 Soient (Xᵢ)_i ∈ I et (Yᵢ)_i ∈ I deux familles d’ensembles ayant le même ensemble d’indices I. Si, pour tout i ∈ I, on a Xᵢ ⊂ Yᵢ, on a aussi ∏_i ∈ I Xᵢ ⊂ ∏_i ∈ I Yᵢ. ↩ 1 03QD
- Proposition 7 Soit (Xᵢ)_i ∈ I une famille d’ensembles. Soit (J_λ)_λ ∈ L une partition de I; l’application f ↦ (pr_J_λ f)_λ ∈ L de ∏_i ∈ I Xᵢ dans l’ensemble produit ∏_λ ∈ L (∏_i ∈ J_λ Xᵢ) est bi… ↩ 2 03IN
- Remarque 1 Soient α, β deux objets distincts, et (J_λ)_λ ∈ α, β une partition de I en deux ensembles J_α, J_β. On obtient une application bijective (dite encore canonique) du produit ∏_i ∈ I… ↩ 1 03SA
- Remarque 2 Soient α, β, γ des objets deux à deux distincts (il en existe, par exemple ∅, ∅ et ∅), et soient A, B, C des ensembles. Considérons le graphe fonctionnel (α, A), (β, B), (γ, C), c’… 03SB
- Proposition 8 Soit ((X_λ, i)_i ∈ J_λ)_λ ∈ L une famille (admettant L pour ensemble d’indices) de familles d’ensembles. On suppose L ≠ ∅ et J_λ ≠ ∅ pour tout λ ∈ L. Soit I = ∏_λ ∈ L J_λ ≠ ∅. On a… ↩ 2 03IO
- Corollaire Soient (Xᵢ)_i ∈ I et (Yₖ)_k ∈ K deux familles d’ensembles dont les ensembles d’indices sont non vides. On a ↩ 1 03IP
- Proposition 9 Soit ((X_λ, i)_i ∈ J_λ)_λ ∈ L une famille (admettant L comme ensemble d’indices) de familles d’ensembles. Soit I = ∏_λ ∈ L J_λ. On a ↩ 2 03IQ
- Corollaire 1 Si, pour chaque indice λ ∈ L, la famille (X_λ, i)_i ∈ J_λ est une partition de X_λ = ⋃_i ∈ J_λ X_λ, i, la famille (∏_λ ∈ L X_λ, f(λ))_f ∈ I est une partition de ∏_λ ∈ L X_λ. ↩ 1 03QE
- Corollaire 2 Soient (Xᵢ)_i ∈ I et (Yₖ)_k ∈ K deux familles d’ensembles. On a (⋃_i ∈ I Xᵢ) × (⋃_k ∈ K Yₖ) = ⋃_(i, k) ∈ I × K (Xᵢ × Yₖ) et (si I et K sont non vides) (⋂_i ∈ I Xᵢ) × (⋂_k ∈ K Yₖ) =… 03QF
- Proposition 10 Soit (X_i, k)_(i, k) ∈ I × K une famille d’ensembles dont l’ensemble d’indices est le produit de deux ensembles I et K. Si K ≠ ∅, on a ⋂_k ∈ K ( ∏_i ∈ I X_i, k ) = ∏_i ∈ I ( ⋂_k ∈… ↩ 1 03QG
- Corollaire Soient (Xι){ι ∈ I} et (Yι){ι ∈ I} deux familles d'ensembles ayant même ensemble d'indices I ≠ ∅. On a 03IR
- Définition 2 Soient (Xι^i){ι ∈ I}, (Yι){ι ∈ I} deux familles d'ensembles, et (gι){ι ∈ I} une famille de fonctions, admettant le même ensemble d'indices, et telles que, pour tout ι ∈ I, gι soit… ↩ 2 03IS
- Proposition 11 Soient (Xι){ι ∈ I}, (Yι){ι ∈ I}, (Zι){ι ∈ I} trois familles d'ensembles, (gι){ι ∈ I}, (g'ι){ι ∈ I} deux familles de fonctions, admettant le même ensemble d'indices, et telles que… 03IT
- Corollaire Soient (Xι){ι ∈ I}, (Yι){ι ∈ I} deux familles d'ensembles, (gι){ι ∈ I} une famille de fonctions. Si, pour tout i ∈ I, gᵢ est une injection (resp. surjection) de Xᵢ dans Yᵢ, alors l… ↩ 1 03IU
§ 6. Relations d’équivalence
- Exemple La relation x = y est symétrique et transitive. La relation X ⊂ Y est transitive, mais non symétrique. La relation X ∩ Y = ∅ est symétrique, mais non transitive. 03IX
- Proposition 1 Pour qu'une correspondance Γ entre X et X soit une équivalence dans X, il faut et il suffit que les conditions suivantes soient vérifiées : a) X est l'ensemble de définition de Γ… ↩ 1 03QH
- Exemple 1 La relation « x ∈ E et y ∈ E et x = y » est plus fine que toute relation d’équivalence dans E; la relation « x ∈ E et y ∈ E » est moins fine que toute relation d’équivalence dans E… 03SF
- Exemple 2 \ La relation d'équivalence « x ∈ Z et y ∈ Z et x - y est divisible par 4 » est plus fine que la relation d'équivalence « x ∈ Z et y ∈ Z et x - y est divisible par 2 ». 03SG
- Remarque Soit Px, x' une relation où ne figurent pas les lettres y et y'; on dit que P est compatible avec les relations d'équivalence Rx, y et R'x', y' (par rapport à x et x') si la relati… 03IY
III. Ensembles ordonnés, cardinaux, nombres entiers
§ 1. Relations d’ordre. Ensembles ordonnés
- Exemple 1 La relation d’égalité et la relation d’inclusion ne sont pas des relations d’ordre dans un ensemble, car les relations x = x et X ⊂ X ne sont pas collectivisantes (II, p. 6). 03SH
- Exemple 2 Soient Rx, y une relation d’ordre entre x et y, et E un ensemble tel que x ∈ E entraîne Rx, x (on notera que l’ensemble vide satisfait à cette condition). La relation « Rx, y et x… 03SI
- Exemple 3 Soient E et F des ensembles. La relation « g prolonge f » est une relation d’ordre (entre f et g) dans l’ensemble des applications de parties de E dans F. ↩ 3 03SJ
- Exemple 4 Dans l’ensemble 𝔓(𝔓(E)) des ensembles de parties d’un ensemble E, soit P l’ensemble des partitions de E (II, p. 29). Rappelons qu’une partition varpi est dite moins fine qu’une par… ↩ 2 03V3
- Proposition 1 Pour qu’une correspondance Γ entre E et E soit un ordre sur E, il faut et il suffit que son graphe G satisfasse aux conditions suivantes: 03JA
- Exemple Soit A un anneau ayant un élément unité. La relation (∃ z)(z ∈ A et y = zx) entre deux éléments x et y de A est une relation de préordre dans A; elle se lit « x est diviseur à droi… 03JB
- Exemple Les relations induites par la relation d’inclusion X ⊂ Y sur divers ensembles de parties ont une importance considérable. En voici des exemples: 03WB
- Définition 1 Soient E et F des ensembles préordonnés (par des relations toutes deux notées ≤). On dit qu’une application f de E dans F est croissante si la relation x ≤ y entraîne f(x) ≤ f(y)… 03JC
- Définition 2 Soient E et F deux ensembles ordonnés; on dit qu’une application f de E dans F est strictement croissante si la relation x < y entraîne f(x) < f(y); on dit que f est strictement dé… 03JD
- Exemple 1 Soit E un ensemble; l’application X ↦ E - X de 𝔓(E) (ordonné par inclusion) sur lui-même est strictement décroissante. 03SK
- Exemple 2 Soit E un ensemble ordonné. Pour tout x ∈ E, soit Uₓ l’ensemble des y ∈ E tels que y ≥ x. L’application x ↦ Uₓ est une application strictement décroissante de E dans 𝔓(E) (ordonné… 03SL
- Proposition 2 Soient E, E’ deux ensembles ordonnés, u : E → E' et v : E' → E deux applications décroissantes, telles que pour tout x ∈ E et tout x' ∈ E', on ait v(u(x)) ≥ x et u(v(x')) ≥ x'. Alo… ↩ 2 03JE
- Définition 3 Soit E un ensemble préordonné. Un élément a ∈ E est appelé élément minimal (resp. maximal) de E si la relation x ≤ a (resp. x ≥ a) entraîne x = a. 03JF
- Exemple 1 Soit A un ensemble; dans la partie de 𝔓(A) (ordonnée par inclusion) formée des parties non vides de A, les éléments minimaux sont les parties réduites à un élément. 03SM
- Exemple 2 Dans l'ensemble Φ(E, F) des applications de parties de E dans F (F n'étant pas vide), ordonné par la relation « v prolonge u » entre u et v, les éléments maximaux sont les applicat… 03SN
- Exemple 3 \ Dans l'ensemble des entiers naturels > 1, ordonné par la relation « m divise n » entre m et n, les éléments minimaux sont les nombres premiers. 03SO
- Exemple 4 \ L'ensemble des nombres réels n'a pas d'élément maximal ni d'élément minimal. 03SP
- Définition 4 Soit E un ensemble ordonné. On dit qu'un élément a ∈ E est le plus petit (resp. le plus grand) élément de E si, pour tout x ∈ E, on a a ≤ x (resp. x ≤ a). 03JG
- Exemple 1 Soit 𝔊 une partie non vide de l'ensemble 𝔓(E) des parties d'un ensemble E. Si 𝔊 admet un plus petit (resp. plus grand) élément A pour la relation d'inclusion, A n'est autre que l'i… 03SQ
- Exemple 2 En particulier, ∅ est le plus petit élément et E le plus grand élément de 𝔓(E). Dans l'ensemble Φ(E, F) des applications de parties de E dans F, ordonné par prolongement (III, p. 2… 03SR
- Proposition 3 Soient E un ensemble ordonné, E’ l’ensemble somme de E et d’un ensemble {a} réduit à un seul élément ; il existe sur E’ un ordre et un seul induisant sur E l’ordre donné et pour le… ↩ 1 03JH
- Définition 5 Soient E un ensemble préordonné et X une partie de E. On appelle minorant (resp. majorant) de X dans E tout élément x ∈ E tel que, pour tout y ∈ X, on ait x ≤ y (resp. x ≥ y) ; on… 03JI
- Définition 6 Soient E un ensemble ordonné, X une partie de E. On dit qu’un élément de E est la borne inférieure (resp. supérieure) de X dans E si c’est le plus grand (resp. le plus petit) éléme… 03JJ
- Exemple 1 L’ensemble des majorants de la partie vide ∅ d’un ensemble ordonné E est évidemment E lui-même; pour que ∅ admette dans E une borne supérieure, il faut et il suffit donc que E adme… ↩ 1 03SS
- Exemple 2 Dans l’ensemble 𝔓(E) des parties d’un ensemble E, ordonné par inclusion, toute partie 𝔊 de 𝔓(E) admet une borne supérieure, qui est la réunion des ensembles de 𝔊, et une borne infé… 03ST
- Exemple 3 Soient E et F deux ensembles, et Θ une partie de l’ensemble Φ(E, F) des applications de parties de E dans F, ordonné par prolongement (III, p. 2, Exemple 3). Pour tout u ∈ Φ(E, F)… 03SU
- Proposition 4 Soient E un ensemble ordonné, et A une partie de E admettant à la fois une borne inférieure et une borne supérieure dans E; on a inf A ≤ sup A si A n’est pas vide; si A = ∅, sup A… ↩ 1 03JK
- Proposition 5 Soient E un ensemble ordonné, A et B deux parties de E admettant toutes deux une borne supérieure (resp. inférieure) dans E ; si A ⊂ B, on a sup A ≤ sup B (resp. inf A ≥ inf B). ↩ 1 03JL
- Corollaire Soit (xᵢ)_i ∈ I une famille d’éléments d’un ensemble ordonné E, admettant une borne supérieure dans E ; si J est une partie de I telle que la famille (xᵢ)_i ∈ J admette une borne s… ↩ 1 03JM
- Proposition 6 Soient (xᵢ)_i ∈ I, (yᵢ)_i ∈ I deux familles d’éléments d’un ensemble ordonné E, ayant même ensemble d’indices I, et telles que xᵢ ≤ yᵢ pour tout i ∈ I ; si elles admettent toutes d… 03JN
- Proposition 7 Soient (xᵢ)_i ∈ I une famille d’éléments d’un ensemble ordonné E, (J_λ)_λ ∈ L un recouvrement de l’ensemble d’indices I ; on suppose que chacune des sous-familles (xᵢ)_i ∈ J_λ adme… 03JO
- Corollaire Soit (x_λ μ)_(λ, μ) ∈ L × M une famille « double » d’éléments d’un ensemble ordonné E, telle que, pour tout μ ∈ M, la famille (x_λ μ)_λ ∈ L admette une borne supérieure dans E. Pou… 03JP
- Proposition 8 Soit (Eᵢ)_i ∈ I une famille d’ensembles ordonnés. Soit A une partie de l’ensemble ordonné produit E = ∏_i ∈ I Eᵢ, et, pour tout i ∈ I, soit Aᵢ = prᵢ A. Pour que A admette une borne… ↩ 1 03QI
- Exemple 4 Dans l’ensemble ordonné E = R des nombres réels, considérons l’ensemble F = Q des nombres rationnels, et l’ensemble A ⊂ F des nombres rationnels < sqrt2; alors sup_E A existe, mais… 0E42
- Proposition 9 Soient E un ensemble ordonné, F une partie de E et A une partie de F. Si sup_E A et sup_F A existent toutes deux, on a sup_E A ≤ sup_F A. Si sup_E A existe et appartient à F, sup_F… 03QJ
- Définition 7 On dit qu’un ensemble préordonné E est filtrant à droite (resp. à gauche) si toute partie à deux éléments de E est majorée (resp. minorée). 03QK
- Exemple 1 Un ensemble ordonné qui admet un plus grand élément est filtrant à droite. 0E43
- Exemple 2 \ Dans un espace topologique, un système fondamental de voisinages d’un point est filtrant pour la relation ⊃ (TG, I, § 1, no. 3). 0E44
- Exemple 3 L’ensemble des sous-modules de type fini d’un module quelconque (A, II, § 1, n° 7) est filtrant pour la relation ⊂. 0E45
- Proposition 10 Dans un ensemble ordonné filtrant à droite E, un élément maximal a est le plus grand élément de E. En effet, pour tout x ∈ E, il existe par hypothèse y ∈ E tel que x ≤ y et a ≤ y… ↩ 3 03QL
- Définition 8 On dit qu’un ensemble ordonné E est réticulé (ou que E est un réseau ordonné, ou un lattis) si toute partie à deux éléments de E admet une borne supérieure et une borne inférieure… 03QM
- Exemple 1 L’ensemble des entiers ≥ 1, ordonné par la relation « m divise n » entre m et n, est réticulé, la borne supérieure (resp. inférieure) de {m, n} n’étant autre que le ppcm (resp. pgc… 03SV
- Exemple 2 L’ensemble des sous-groupes d’un groupe G, ordonné par inclusion, est réticulé (A, I, § 4, n° 3). 03TT
- Exemple 3 L’ensemble des topologies sur un ensemble A, ordonné par la relation « T est moins fine que T’ » entre T et T’, est réticulé (TG, I, § 1, n°s 3 et 4). 03TU
- Exemple 4 L’ensemble F(I; R) des fonctions numériques définies dans un intervalle I de R est réticulé pour la relation d’ordre f ≤ g (III, p. 6), pour laquelle il est isomorphe au produit Rᴵ… 03TV
- Remarque Un ensemble ordonné réticulé est évidemment filtrant à droite et à gauche. Mais un ensemble filtrant à droite et à gauche n’est pas nécessairement réticulé, \ comme le montre l’exe… 03JQ
- Définition 9 On dit que deux éléments x, y d’un ensemble préordonné E sont comparables si la relation « x ≤ y ou y ≤ x » est vraie. On dit qu’un ensemble E est totalement ordonné s'il est ordon… 03JR
- Exemple 1 Toute partie d'un ensemble totalement ordonné est totalement ordonnée par l'ordre induit. 03SW
- Exemple 2 Soit E un ensemble ordonné quelconque. La partie vide de E est totalement ordonnée, ainsi que toute partie réduite à un élément. 03TW
- Exemple 3 \ L'ensemble R des nombres réels est totalement ordonné. 03TX
- Exemple 4 Si A est un ensemble ayant au moins deux éléments distincts, l'ensemble 𝔓(A), ordonné par inclusion, n'est pas totalement ordonné, car si x ≠ y, les parties x et y ne sont pas comp… 03TY
- Proposition 11 Toute application strictement monotone f d'un ensemble totalement ordonné E dans un ensemble ordonné F est injective; si f est strictement croissante, f est un isomorphisme de E su… ↩ 5 03JS
- Proposition 12 Soient E un ensemble totalement ordonné, X une partie de E. Pour qu'un élément b ∈ E soit borne supérieure de X dans E, il faut et il suffit que : 1° b soit un majorant de X ; 2° p… 03JT
- Proposition 13 Dans un ensemble réticulé, l’intersection de deux intervalles est un intervalle. 03JU
§ 2. Ensembles bien ordonnés
- Définition 1 On dit qu’un ensemble E est bien ordonné s’il est ordonné et si toute partie non vide de E admet un plus petit élément. 03JY
- Exemple 1 Soit E = α, β un ensemble dont les éléments sont distincts. On vérifie aussitôt que la partie (α, α), (β, β), (α, β) de E × E est le graphe d’un bon ordre sur E. 03SX
- Exemple 2 Toute partie d’un ensemble bien ordonné (en particulier la partie vide) est bien ordonnée par l’ordre induit. 03SY
- Exemple 3 L’existence d’ensembles totalement ordonnés et non bien ordonnés est équivalente à l’axiome de l’infini (III, p. 34, cor. 1 et p. 80, exerc. 3). 03SZ
- Exemple 4 Si Γ est un bon ordre sur E, l’ordre opposé à Γ n’est un bon ordre sur E que si E est fini (III, p. 80, exerc. 3). 03T0
- Exemple 5 Soit E un ensemble bien ordonné; l’ensemble E₁ obtenu en adjoignant à E un plus grand élément b (III, p. 9) est bien ordonné, car pour toute partie H de E₁ non vide et non réduite… 03T1
- Remarque \ L’axiome de l’infini (III, p. 45) permet de montrer qu’il existe des ensembles bien ordonnés qui n’ont pas de plus grand élément, par exemple l’ensemble N des entiers naturels. 03JZ
- Définition 2 Dans un ensemble ordonné E, on appelle segment de E toute partie S de E telle que les relations x ∈ S, y ∈ E et y ≤ x entraînent y ∈ S. ↩ 1 03QN
- Proposition 1 Dans un ensemble bien ordonné E, tout segment de E distinct de E est un intervalle ]←, a[, où a ∈ E. ↩ 3 03QO
- Proposition 2 L’ensemble E^* des segments d’un ensemble bien ordonné E est bien ordonné par inclusion; l’application x ↦ Sₓ est un isomorphisme de l’ensemble bien ordonné E sur l’ensemble des se… ↩ 3 03QP
- Proposition 3 Soit (Xᵢ)_i ∈ I une famille d’ensembles bien ordonnés telle que, pour tout couple d’indices (i, k) l’un des ensembles Xᵢ, Xₖ soit un segment de l’autre. Alors, sur l’ensemble E = ⋃… ↩ 2 03QQ
- Lemme 1 Soit (X_α)_α ∈ A une famille d’ensembles ordonnés, filtrante pour la relation ⊂ (autrement dit, telle que pour tout couple d’indices α, β il existe un indice γ tel que X_α ⊂ X_γ et… 03QR
- Lemme 2 Soient E un ensemble bien ordonné, 𝔖 un ensemble de segments de E possédant les propriétés suivantes: 1° toute réunion de segments appartenant à 𝔖 appartient à 𝔖; 2° si Sₓ ∈ 𝔖, on… 03K0
- Lemme 3 Soient E un ensemble, 𝔖 une partie de 𝔓(E) et p une application de 𝔖 dans E telle que p(X) ∉ X pour tout X ∈ 𝔖. Il existe alors une partie M de E et un bon ordre Γ sur M tels que (… ↩ 3 03K1
- Théorème 1 (Zermelo) — Sur tout ensemble E il existe un bon ordre. ↩ 7 03QS
- Définition 3 On dit qu’un ensemble ordonné E est inductif si toute partie totalement ordonnée de E possède un majorant dans E. ↩ 3 03K2
- Exemple 1 Soit 𝔉 un ensemble de parties d’un ensemble A, ordonné par inclusion et tel que, pour tout sous-ensemble totalement ordonné 𝔊 de 𝔉, la réunion des ensembles de 𝔊 appartienne à 𝔉; a… 03T2
- Exemple 2 Un exemple important d’ensemble de parties inductif pour la relation ⊂ est l’ensemble 𝔉 des graphes d’applications de parties d’un ensemble A dans un ensemble B; en effet, 𝔉 est un… ↩ 2 03T3
- Exemple 3 \ Il résulte de l’axiome de l’infini (III, p. 45) que l’ensemble bien ordonné des entiers naturels n’est pas inductif pour la relation leqslant.. 03T4
- Théorème 2 Tout ensemble ordonné inductif possède un élément maximal. ↩ 11 03QT
- Proposition 4 Soit E un ensemble ordonné dont toute partie bien ordonné soit majorée; alors E admet un élément maximal. 03K3
- Corollaire 1 Soient E un ensemble ordonné inductif, et a un élément de E; il existe un élément maximal m de E tel que m ≥ a. ↩ 2 03K4
- Corollaire 2 Soit 𝔉 un ensemble de parties d’un ensemble E tel que, pour tout sous-ensemble 𝔊 de 𝔉, totalement ordonné par inclusion, la réunion (resp. l’intersection) des ensembles de 𝔊 appart… ↩ 1 03K5
- Théorème 3 Soient E et F deux ensembles bien ordonnés; l’une au moins des deux propositions suivantes est vraie: 1) il existe un isomorphisme et un seul de E sur un segment de F; 2) il existe… ↩ 9 03K6
- Lemme 4 Soient E, F deux ensembles bien ordonnés, f, g deux applications croissantes de E dans F telles que f(E) soit un segment de F et que g soit strictement croissante; on a alors f(x)… ↩ 1 03K7
- Corollaire 1 Le seul isomorphisme d’un ensemble bien ordonné E sur un segment de E est l’application identique de E sur lui-même. ↩ 1 03K8
- Corollaire 2 Soient E et F deux ensembles bien ordonnés; s’il existe un isomorphisme f de E sur un segment T de F et un isomorphisme g de F sur un segment S de E, on a nécessairement S = E, T =… 03K9
- Corollaire 3 Tout sous-ensemble A d’un ensemble bien ordonné E est isomorphe à un segment de E. ↩ 3 03KA
§ 3. Ensembles équipotents. Cardinaux
- Définition 1 On dit qu’un ensemble X est équipotent à un ensemble Y s’il existe une bijection de X sur Y. On note Eq(X, Y) la relation « X est équipotent à Y ». 03QU
- Définition 2 L’ensemble τ_Z(Eq(X, Z)) est appelé le cardinal de X (ou la puissance de X) et se note Card (X). 03QV
- Proposition 1 Pour que deux ensembles X, Y soient équipotents, il faut et il suffit que leurs cardinaux soient égaux. 03QW
- Théorème 1 La relation R{\xi, \eta}: ↩ 1 03QX
- Corollaire 1 Étant donnés deux ensembles, l’un est équivalent à une partie de l’autre. 03QY
- Corollaire 2 Deux ensembles tels que chacun soit équivalent à une partie de l’autre sont équipotents. 03QZ
- Remarque Pour tout ensemble A, il existe un ensemble dont les éléments sont les cardinaux Card (X) pour toutes les parties X de A : en effet, c’est l’ensemble des objets de la forme Card (X… 03R0
- Proposition 2 Pour toute famille (αᵢ)_i ∈ I de cardinaux, il existe un cardinal et un seul b tel que αᵢ ≤ b pour tout i ∈ I et que tout cardinal c tel que αᵢ ≤ c pour tout i ∈ I soit ≥ b. 03KL
- Proposition 3 Soient X et Y des ensembles. S’il existe une surjection f de X sur Y, on a Card(Y) ≤ Card(X). ↩ 3 03KM
- Définition 3 Soit (αᵢ)_i ∈ I une famille de cardinaux. Le cardinal de l’ensemble produit (resp. somme) des ensembles αᵢ s’appelle le produit cardinal (resp. la somme cardinale) des αᵢ et se not… 03KN
- Proposition 4 Soient (Eᵢ)_i ∈ I une famille d'ensembles, P son produit, S sa somme, aᵢ le cardinal de Eᵢ; le cardinal de P (resp. S) est le produit cardinal (resp. la somme cardinale) de la fami… 03KO
- Corollaire Pour toute famille (Eᵢ)_i ∈ I d'ensembles, le cardinal de la réunion ⋃_i ∈ I Eᵢ est au plus égal à la somme ∑_i ∈ I Card(Eᵢ). ↩ 1 03KP
- Proposition 5 a) Soit (aᵢ)_i ∈ I une famille de cardinaux, et soit f une bijection d'un ensemble K sur l'ensemble I; on a ↩ 3 03R1
- Corollaire Soient a, b, c des cardinaux; on a ↩ 4 03R2
- Proposition 6 Soient (aᵢ)_i ∈ I une famille de cardinaux, et J (resp. K) une partie de I telle que l’on ait aᵢ = 0 pour tout i ∉ J (resp. aᵢ = 1 pour tout i ∉ K); on a alors ↩ 2 03R3
- Corollaire 1 Pour tout cardinal a, on a a + 0 = a.1 = a. ↩ 1 03R4
- Corollaire 2 Soient a et b des cardinaux, et soit I un ensemble équipotent à b; pour tout i ∈ I, soit aᵢ = a, cᵢ = 1; on a ↩ 2 03R5
- Proposition 7 Soit (αᵢ)_i ∈ I une famille de cardinaux; pour que l’on ait P_i ∈ I αᵢ ≠ 0, il faut et il suffit que l’on ait αᵢ ≠ 0 pour tout i ∈ I. ↩ 1 03R6
- Proposition 8 Si a et b sont des cardinaux tels que a + 1 = b + 1, on a a = b. ↩ 3 03R7
- Définition 4 Soient a et b des cardinaux; le cardinal de l’ensemble des applications de b dans a se note aᵇ, par abus de notation. 03KQ
- Proposition 9 Soient X et Y deux ensembles, a et b leurs cardinaux; l’ensemble X^Y a pour cardinal aᵇ. 03KR
- Proposition 10 Soient a et b des cardinaux, et I un ensemble tel que Card(I) = b; si αᵢ = a pour tout i ∈ I, on a aᵇ = P_i ∈ I αᵢ. ↩ 4 03KS
- Corollaire 1 Soient a un cardinal et (bᵢ)_i ∈ I une famille de cardinaux. On a a^∑_i ∈ I bᵢ = P_i ∈ I a^bᵢ. En effet, soit S l’ensemble somme des bᵢ, et posons αₛ = a pour tout s ∈ S. Les deux… ↩ 1 03KT
- Corollaire 2 Soient (aᵢ)_i ∈ I une famille de cardinaux, et b un cardinal ; on a (P_i ∈ I aᵢ)ᵇ = P_i ∈ I aᵢᵇ. En effet, posons a_i,β = aᵢ pour tout couple (i, β) ∈ I × b. On a alors, en vertu d… 03KU
- Corollaire 3 Soient a, b, c des cardinaux ; on a aᵇᶜ = (aᵇ)ᶜ. En effet, posons b_γ = b pour tout γ ∈ c. On a aᵇᶜ = a^∑_γ ∈ c b_γ = P_γ ∈ c a^b_γ = (aᵇ)ᶜ, en vertu du cor. 1. 03KV
- Proposition 11 Soit a un cardinal. On a a⁰ = 1, a¹ = a, 1ᵃ = 1 ; si a ≠ 0, on a 0ᵃ = 0. En effet, il existe une application et une seule de ∅ dans un ensemble quelconque (l’application de graphe… 03KW
- Proposition 12 Soient X un ensemble et a son cardinal ; le cardinal de l’ensemble 𝔓(X) des parties de X est 2ᵃ. Soient α et β les éléments du cardinal 2 ; pour toute partie Y de X, soit f_Y l’app… ↩ 4 03KX
- Proposition 13 Soient a et b des cardinaux ; pour que l’on ait a ≥ b, il faut et il suffit qu’il existe un cardinal c tel que a = b + c. En effet, la relation a ≥ b signifie qu’il existe une part… ↩ 4 03KY
- Proposition 14 Soient (αᵢ)_i ∈ I et (bᵢ)_i ∈ I deux familles de cardinaux ayant même ensemble d'indices I, et telles que αᵢ ≥ bᵢ pour tout i ∈ I; on a alors ↩ 5 03KZ
- Corollaire 1 Soit (αᵢ)_i ∈ I une famille de cardinaux. Pour toute partie J de I, on a ∑_i ∈ J αᵢ ≤ ∑_i ∈ I αᵢ. Si en outre on a αᵢ ≠ 0 pour tout i ∈ I - J, on a ∏_i ∈ J αᵢ ≤ ∏_i ∈ I αᵢ. ↩ 1 03L0
- Corollaire 2 Si a, a', b, b' sont des cardinaux tels que a ≤ a', b ≤ b' et a' > 0, on a a^b' ≤ a'^b'. 03L1
- Théorème 2 (Cantor) Pour tout cardinal a, on a 2ᵃ > a. ↩ 4 03R8
- Corollaire Il n'existe pas d'ensemble dont tout cardinal soit élément. 03L2
§ 4. Entiers naturels. Ensembles finis
- Définition 1 On dit qu'un cardinal a est fini si a ≠ a + 1; un cardinal fini s'appelle aussi un entier naturel (ou simplement un entier si aucune confusion n'est à craindre.)¹ On dit qu’un ense… ↩ 1 03R9
- Proposition 1 Pour qu’un cardinal a soit fini, il faut et il suffit que a + 1 soit fini. ↩ 1 03RA
- Proposition 2 Soit n un entier. Tout cardinal a tel que a ≤ n est un entier. Si n ≠ 0, il existe un entier m et un seul tel que n = m + 1, et la relation a < n est équivalente à a ≤ m. ↩ 11 03RB
- Corollaire 1 Toute partie d’un ensemble fini est finie. 03RC
- Corollaire 2 Si X est une partie d’un ensemble fini E, distincte de E, on a Card (X) < Card (E). ↩ 2 03RD
- Corollaire 3 Si f est une application d’un ensemble fini E dans un ensemble F, (E) est une partie finie de F. ↩ 2 03RE
- Corollaire 4 Soient E et F deux ensembles finis ayant le même nombre d’éléments, et f une application de E dans F. Les propriétés suivantes sont équivalentes : a) f est une injection ; b) f est… ↩ 2 03RF
- Remarque On utilise souvent, sous le nom de « principe de récurrence » divers critères qui se déduisent aisément de C61, et dont nous allons indiquer les plus importants: 077T
- Proposition 3 Soit E un ensemble préordonné filtrant à droite (resp. un ensemble ordonné réticulé, resp. un ensemble totalement ordonné). Toute partie finie non vide de E est majorée (resp. adme… ↩ 3 03L9
- Corollaire 1 Tout ensemble fini totalement ordonné est bien ordonné et admet un plus grand élément. ↩ 5 03LA
- Corollaire 2 Tout ensemble ordonné fini admet un élément maximal. ↩ 1 03LB
- Définition 2 Soit E un ensemble. On dit qu’un ensemble 𝔖 de parties de E est de caractère fini si la relation X ∈ 𝔖 est équivalente à la relation « toute partie finie de X appartient à 𝔖 ». 03LC
- Exemple 1 L’ensemble des parties totalement ordonnées d’un ensemble ordonné E est de caractère fini : en effet, pour qu’une partie X de E soit totalement ordonnée, il faut et il suffit que t… 03T9
- Exemple 2 \ L’ensemble des parties libres d’un module est de caractère fini (A, II, § 1, n° 11). Il en est de même de l’ensemble des parties algébriquement libres d’une extension d’un corps… 03TA
- Exemple 3 L’ensemble des sous-modules d’un module E n’est pas de caractère fini, car une partie finie d’un sous-module de E n’est pas nécessairement un sous-module de E. 03TB
- Théorème 1 Tout ensemble 𝔖 de parties d’un ensemble E, de caractère fini, admet un élément maximal (quand on l’ordonne par inclusion). 03LD
§ 5. Calcul sur les entiers
- Proposition 1 Soit (aᵢ)_i ∈ I une famille finie d’entiers. Les cardinaux ∑_i ∈ I aᵢ et ∏_i ∈ I aᵢ sont alors des entiers. ↩ 1 03LP
- Corollaire 1 La réunion E d'une famille finie (Xᵢ)_i ∈ I d'ensembles finis est un ensemble fini. ↩ 2 03LQ
- Corollaire 2 Le produit d'une famille finie d'ensembles finis est un ensemble fini. 03LR
- Corollaire 3 Si a et b sont des entiers, aᵇ est un entier. 03LS
- Corollaire 4 L'ensemble des parties d'un ensemble fini E est fini. ↩ 1 03LT
- Proposition 2 Soient a et b deux entiers ; pour que a < b, il faut et il suffit qu'il existe un entier c 0 tel que b = a + c. ↩ 4 03LU
- Proposition 3 Soient (aᵢ)_i ∈ I et (bᵢ)_i ∈ I deux familles finies d'entiers telles que aᵢ ≤ bᵢ pour tout i ∈ I et aᵢ < bᵢ pour un indice i au moins. On a alors ∑_i ∈ I aᵢ < ∑_i ∈ I bᵢ. Si on su… ↩ 4 03LV
- Corollaire 1 Soient a, a' et b des entiers tels que a < a' et b > 0; alors aᵇ < a'ᵇ. 03LW
- Corollaire 2 Soient a, b et b' des entiers tels que a > 1 et b < b'; on a alors aᵇ < a^b'. 03LX
- Corollaire 3 Soient a, b, b' des entiers (resp. des entiers tels que a > 0). Pour que l’on ait a + b = a + b' (resp. ab = ab'), il faut et il suffit que l’on ait b = b'. ↩ 2 03LY
- Corollaire 4 Si a et b sont des entiers tels que a leqslant b, il existe un entier c et un seul tel que b = a + c. ↩ 1 03LZ
- Proposition 4 Soient a et b des entiers; l’application x ↦ a + x est un isomorphisme strictement croissant de l’intervalle [0, b] sur l’intervalle [a, a + b], et y ↦ y - a est l’isomorphisme réc… ↩ 1 03M0
- Proposition 5 Si a et b sont des entiers tels que a ≤ b, l’intervalle [a, b] est un ensemble fini dont le nombre d’éléments est (b - a) + 1. ↩ 3 03M1
- Proposition 6 Pour tout ensemble fini E, totalement ordonné, ayant n éléments (n ≥ 1), il existe un isomorphisme et un seul de E sur l’intervalle [1, n]. ↩ 3 03M2
- Proposition 7 Pour tout couple de parties A, B d’un ensemble E, on a 03M3
- Théorème 1 Soient a et b des entiers tels que b > 0; il existe des entiers q et r tels que a = bq + r et r < b, et les entiers q et r sont déterminés de façon unique par ces conditions. ↩ 2 03M4
- Définition 1 Les notations étant celles du th. 1, on dit que r est le reste de la division de a par b. Si r = 0, on dit que a est multiple de b, ou que a est divisible par b, ou que b est un di… 03M5
- Proposition 8 Soit b un entier > 1. Pour tout entier k > 0, soit Eₖ le produit lexicographique (III, p. 22) de la famille (Jₙ)_0 ≤ n ≤ k-1 d’intervalles tous identiques à (0, b-1). Pour tout r =… ↩ 1 03M6
- Proposition 9 (principe des bergers) Soient E et F deux ensembles, a et b leurs cardinaux, f une surjection de E sur F telle que les ensembles f⁻¹(y), pour y ∈ F, aient tous même cardinal c; on a alors a = bc. ↩ 3 03M7
- Définition 2 Soit n un entier ; on note n! (qui se lit « factorielle n ») le produit ∏_i < n (i + 1). 03M8
- Proposition 10 Soient m et n des entiers tels que m ≤ n. Alors n!/(n - m)! est le nombre des applications injectives d’un ensemble A à m éléments dans un ensemble B à n éléments. 03M9
- Corollaire Le nombre de permutations d'un ensemble fini à n éléments est égal à n!. ↩ 1 03MA
- Proposition 11 Soient E un ensemble fini à n éléments, et (pᵢ)_1 ≤ i ≤ h une suite finie d'entiers telle que ∑ᵢ₌₁ʰ pᵢ = n. Alors le nombre des recouvrements (Xᵢ)_1 ≤ i ≤ h de E par des ensembles… ↩ 1 03MB
- Corollaire 1 Soient A un ensemble à n éléments, et p un entier ≤ n. Le nombre des parties à p éléments de A est n!/(p!(n-p)!). ↩ 2 03MC
- Corollaire 2 Soient E et F des ensembles finis totalement ordonnés ayant respectivement p et n éléments. Le nombre des applications strictement croissantes de E dans F est alors binomnp. 03RG
- Proposition 12 Pout tout entier n, on a ∑ₚ binomnp = 2ⁿ. 03RH
- Proposition 13 Soient n et p des entiers ; on a ↩ 2 03RI
- Proposition 14 Soit n un entier 0 ; le nombre aₙ (resp. bₙ) des couples (i, j) d’entiers tels que 1 ≤ i ≤ j ≤ n (resp. 1 ≤ i < j ≤ n) est (n(n+1))/2 (resp. (n(n-1))/2). 03RJ
- Corollaire Pour tout entier n > 0, on a ∑ᵢ₌₁ⁿ i = (n(n+1))/2. ↩ 1 03RK
- Proposition 15 Soient n et h des entiers, et E un ensemble à h éléments. Le nombre des applications u de E dans 0, n telles que ∑_x ∈ E u(x) ≤ n (resp. ∑_x ∈ E u(x) = n pour h > 0) est binomn+hn… ↩ 1 03RL
§ 6. Ensembles infinis
- Définition 1 On dit qu’un ensemble est infini s’il n’est pas fini. 03MV
- Théorème 1 La relation « x est un entier » est collectivisante. ↩ 1 03MW
- Définition 2 On appelle suite (resp. suite d’éléments d’un ensemble E) une famille (resp. une famille d’éléments de E) dont l’ensemble d’indices est une partie de N; la suite est dite infinie s… 03MX
- Remarque Soient E un ensemble, A une partie de E, g une application de A dans E, a un élément de A. Prenons pour S[u] le terme g(u). On peut appliquer le critère C63, qui prouve l'existence… 03MY
- Théorème 2 Pour tout cardinal infini a, on a a² = a. Nous utiliserons deux lemmes. ↩ 6 03MZ
- Lemme 1 Tout ensemble infini E contient un ensemble équipotent à N. Il existe sur E une relation de bon ordre (III, p. 20, th. 1) que nous noterons x ≤ y. L'hypothèse entraîne que l'ensemb… ↩ 2 03N0
- Lemme 2 L'ensemble N × N est équipotent à N. 03N1
- Corollaire 1 Si a est un cardinal infini, on a aⁿ = a pour tout entier n geqslant 1. C’est évident par récurrence sur n. 0E46
- Corollaire 2 Le produit d’une famille finie (αᵢ)_i ∈ I de cardinaux non nuls, dont le plus grand est un cardinal infini α, est égal à α. Soit b ce produit, et soit n le nombre d’éléments de I… 0E47
- Corollaire 3 Soient a un cardinal infini, et (αᵢ)_i ∈ I une famille de cardinaux leqslant a dont l’ensemble d’indices I ait un cardinal leqslant a. On a alors ∑_i ∈ I αᵢ leqslant a; en outre, s… 0E48
- Corollaire 4 Si a et b sont deux cardinaux non nuls dont l’un est infini, on a ab = a + b = sup(a, b). Cela résulte aussitôt des cor. 2 et 3. 0E49
- Définition 3 On dit qu’un ensemble est dénombrable s’il est équipotent à une partie de l’ensemble N des entiers. 03N6
- Proposition 1 Toute partie d’un ensemble dénombrable est dénombrable. Le produit d’une famille finie d’ensembles dénombrables est dénombrable. La réunion d’une suite d’ensembles dénombrables est… 03N7
- Proposition 2 Tout ensemble infini dénombrable E est équipotent à N. En effet, on a Card(E) leqslant Card(N) par définition, et comme E est infini, Card(N) leqslant Card(E). 03N8
- Proposition 3 Tout ensemble infini E admet une partition (Xᵢ)_i ∈ I formée d'ensembles infinis dénombrables Xᵢ, l'ensemble d'indices I étant équipotent à E. On a en effet Card(E) = Card(E)Card(\… ↩ 2 03N9
- Proposition 4 Soit f une application d'un ensemble E sur un ensemble infini F, telle que, pour tout y ∈ F, f⁻¹(y) soit dénombrable. Alors F est équipotent à E. En effet, les f⁻¹(y) (y ∈ F) forme… 03NA
- Proposition 5 L'ensemble 𝔉(E) des parties finies d'un ensemble infini E est équipotent à E. Pour tout entier n, notons 𝔉ₙ l'ensemble des parties à n éléments de E. Pour tout X ∈ 𝔉ₙ, il existe un… 03NB
- Corollaire L'ensemble S des suites finies d'éléments d'un ensemble infini E est équipotent à E. En effet, S est la réunion des Eᴵ, où I parcourt l'ensemble 𝔉(N) des parties finies de N. Or, p… 0E4A
- Définition 4 On dit qu'un ensemble a la puissance du continu s'il est équipotent à l'ensemble des parties de N. 03NC
- Définition 5 On dit qu'une suite (xₙ)_n ∈ N d'éléments d'un ensemble E est stationnaire s'il existe un entier m tel que xₙ = xₘ pour tout entier n ≥ m. 03ND
- Proposition 6 Soit E un ensemble ordonné. Les propositions suivantes sont équivalentes: a) Toute partie non vide de E a un élément maximal. b) Toute suite croissante (xₙ) d’éléments de E est sta… ↩ 4 03NE
- Corollaire 1 Pour qu’un ensemble totalement ordonné E soit bien ordonné, il faut et il suffit que toute suite décroissante d’éléments de E soit stationnaire. 03NF
- Corollaire 2 Toute suite croissante d’éléments d’un ensemble ordonné fini est stationnaire. 03NG
- Proposition 7 (« principe de récurrence nœthérienne ») Soient E un ensemble nœthérien, F une partie de E ayant la propriété suivante: si a ∈ E est tel que la relation x > a entraîne x ∈ F, alors a ∈ F. Dans ces conditions, on a F = E. 03RM
§ 7. Limites projectives et limites inductives
- Exemple 1 Supposons que la relation de préordre dans I soit la relation d’égalité. Alors les seuls couples (α, β) tels que α ≤ β sont les couples (α, α) pour α ∈ I, et comme f_α α est l’appl… ↩ 1 03TF
- Exemple 2 Supposons que I soit filtrant à droite, que pour tout α ∈ I, E_α soit égal à un même ensemble F et que pour α ≤ β, f_α β soit l’application identique de F sur lui-même. Alors E = l… ↩ 1 03TG
- Proposition 1 Soient I un ensemble préordonné, (E_α, f_α β) un système projectif d’ensembles relativ à I, E = lim_← E_α sa limite projective, et pour tout α ∈ I, soit f_α : E → E_α l’application… ↩ 4 03OC
- Corollaire 1 Soient (E_α, f_α β) et (F_α, g_α β) deux systèmes projectifs d’ensembles relatifs à un même ensemble d’indices I; soient E = lim_← E_α, F = lim_← F_α, et pour tout α ∈ I, soit f_α… 03RN
- Corollaire 2 Soient (E_α, f_αβ), (F_α, g_αβ), (G_α, h_αβ) trois systèmes projectifs d'ensembles relatifs à I; soient E = lim ← E_α, F = lim ← F_α, G = lim ← G_α, et soit f_α (resp. g_α, h_α) l'… ↩ 1 03RO
- Proposition 2 Soient (E_α, f_αβ), (E'_α, f'_αβ) deux systèmes projectifs d'ensembles relatifs à I, et pour chaque α ∈ I, soit u_α une application de E_α dans E'_α, les u_α formant un système pro… ↩ 2 03RP
- Corollaire Si u_α est injective (resp. bijective) pour tout α ∈ I, u est injective (resp. bijective). 03OD
- Proposition 3 Soient I un ensemble préordonné, (E_α, f_αβ) un système projectif d’ensembles relatif à I, E = lim_← E_α sa limite projective. Soient J une partie cofinale de I, filtrante à droite… 03OE
- Proposition 4 Si (E_α^λ, f_α β^λ μ) est un système projectif d’ensembles relatif à un produit I × L d’ensembles préordonnés, on a, à une bijection canonique près (16) lim_← α, λ E_α^λ = lim_← λ… ↩ 2 03OF
- Corollaire 1 Soit (E_α^'λ, f_α β^'λ μ) un second système projectif d’ensembles relatif à I × L, et, pour tout (α, λ) ∈ I × L, soit u_α^λ une application de E_α^λ dans E_α^'λ, les u_α^λ formant… 03OG
- Corollaire 2 Soit (E_α^λ, f_α β^λ)_λ ∈ L une famille de systèmes projectifs relatifs à I. Alors, si on note ∏_λ ∈ L f_α β^λ l’extension aux produits de la famille d’applications (f_α β^λ)_λ ∈ L… ↩ 1 03OH
- Proposition 5 Soit (E_α, f_αβ) un système projectif d'ensembles relatif à un ensemble préordonné filtrant I, qui admet une partie cofinale dénombrable; supposons en outre que les f_αβ soient sur… 03OI
- Théorème 1 On suppose que I est filtrant, que les 𝔖_α satisfont aux conditions (i) et (ii), et en outre que le système projectif (E_α, f_αβ) possède les propriétés suivantes: ↩ 2 03RQ
- Remarque 1 Supposons que dans l'énoncé du th. 1, on remplace la condition (iii) par la condition plus faible suivante: 03OJ
- Exemple 1 Soient A, B deux ensembles, (V_α)_α ∈ I une famille de parties de A, dont l’ensemble d’indices I est filtrant à droite, telle que la relation α ≤ β entraîne V_β ⊂ V_α. Désignons pa… 03TM
- Exemple 2 Supposons que pour tout α ∈ I, E_α soit égal à un ensemble F et que pour α ≤ β, g_βα soit l’application identique de F sur lui-même. Alors il existe une bijection canonique de lim… ↩ 1 03TN
- Lemme 1 Soient (E_α, f_β α) un système inductif d’ensembles, E = lim E_α sa limite inductive, et pour tout α ∈ I, soit f_α : E_α → E l’application canonique. ↩ 11 03OK
- Proposition 6 Soient I un ensemble préordonné filtrant à droite, (E_α, f_β α) un système inductif d’ensembles, E = lim E_α sa limite inductive, et pour tout α ∈ I, soit f_α : E_α → E l’applicati… ↩ 8 03RR
- Corollaire 1 Soient (E_α, f_β α) et (F_α, g_β α) deux systèmes inductifs d’ensembles relatifs à un même ensemble d’indices I; soient E = lim → E_α, F = lim → F_α, et pour tout α ∈ I, soit f_α (… 03RS
- Corollaire 2 Soient (E_α, f_βα), (F_α, g_βα), (G_α, h_βα) trois systèmes inductifs d’ensembles relatifs à I; soient E = lim E_α, F = lim F_α, G = lim G_α, et soit f_α (resp. g_α, h_α) l’applica… ↩ 1 03RT
- Proposition 7 Soient (E_α, f_βα), (E'_α, f'_βα) deux systèmes inductifs d’ensembles relatifs à I, et pour chaque α ∈ I, soit u_α une application de E_α dans E'_α, les u_α formant un système indu… ↩ 1 03RU
- Corollaire Soient (E_α, f_βα), (E'_α, f'_βα) deux systèmes inductifs d’ensembles, (u_α) un système inductif d’applications u_α : E_α → E'_α, et soit u = lim u_α. ↩ 1 03ON
- Proposition 8 Soient I un ensemble préordonné filtrant à droite, (E_α, f_β α) un système inductif d’ensembles relatif à I, E = lim_longrightarrow E_α sa limite inductive. Soient J une partie cof… 03OP
- Proposition 9 Si (E_α^λ, f_βα^μλ) est un système inductif d'ensembles relatif à un produit I × L de deux ensembles préordonnés filtrants à droite, on a, à une bijection canonique près, (32) lim_… 03RV
- Corollaire Soit (E'_α, f'_βα^μλ) un second système inductif d'ensembles relatif à I × L, et, pour chaque (α, λ) soit u_α^λ une application de E_α^λ dans E'_α, les u_α^λ formant un système ind… 03OQ
- Proposition 10 Soient (E_α, f_βα), (E'_α, f'_βα) deux systèmes inductifs d'ensembles relatifs à un même ensemble d'indices préordonné filtrant à droite I; soient E = lim_longrightarrow E_α, E' =… ↩ 1 03RW
- Corollaire Soient (F_α, g_βα), (F'_α, g'_βα) deux systèmes inductifs d’ensembles relatifs à I, et pour tout α ∈ I, soient u_α : E_α → F_α, u'_α : E'_α → F'_α des applications formant deux sys… 03RX
IV. Structures
§ 1. Structures et isomorphismes
- Exemple Étant donnés deux ensembles E, F, l'ensemble 𝔓(𝔓(E)) × 𝔓(F) est un échelon sur E, F, de schéma (0, 1), (0, 2), (1, 0), (3, 0), (2, 0), (4, 5). C'est aussi l'échelon sur E, F, de sc… 03V4
- Exemple 1 Prenons pour T la théorie des ensembles et considérons l’espèce de structure sans ensemble de base auxiliaire, comportant un ensemble de base principal A, la caractérisation typiqu… ↩ 2 03V5
- Exemple 2 Prenons pour T la théorie des ensembles, et considérons l’espèce de structure sans ensemble de base auxiliaire, comportant un ensemble de base principal A, la caractérisation typiq… ↩ 3 03V6
- Exemple 3 T étant toujours la théorie des ensembles, considérons l’espèce de structure sans ensemble de base auxiliaire, comportant un ensemble de base principal A, la caractérisation typiqu… ↩ 5 03V7
- Exemple 4 \ Prenons pour T la théorie de l’espèce de structure de corps, qui comporte entre autres une constante K comme unique ensemble de base (principal). L’espèce de structure d’espace v… ↩ 1 03V8
- Exemple 5 Prenons de nouveau pour T la théorie des ensembles; dans cette théorie, le corps C des nombres complexes est un terme, qui ne contient aucune lettre. L’espèce de structure de varié… 03V9
- Remarque — 1) Il arrive souvent dans les applications (comme dans l’Exemple 4 ci-dessus) que l’échelon S(E₁, …, Eₙ, A₁, …, Aₘ) est un produit d’échelons 03VA
- Remarque Par abus de langage, lorsque fᵢ est une bijection quelconque de Eᵢ sur E'ᵢ (1 ≤ i ≤ n), on dit que (f₁, …, fₙ) est un isomorphisme de (E₁, …, Eₙ) sur (E'₁, …, E'ₙ) pour l’espèce de… 03VD
- Exemple 1 L’espèce de structure de groupe topologique comporte un seul ensemble de base principal A, ne comporte aucun ensemble de base auxiliaire, et la structure générique correspondante e… 03VE
- Exemple 2 L’espèce de structure d’espace vectoriel sur C (resp. sur R) comporte un ensemble de base principal E, un ensemble de base auxiliaire égal à C (resp. R) et a pour caractérisation t… 03VF
- Exemple 3 Supposons que Θ ait mêmes ensembles de base (principaux et auxiliaires) que Σ, et même caractérisation typique. Si en outre l'axiome de Σ implique (dans T) celui de Θ, il est clair… 03VG
- Exemple 4 \ Si Σ et Θ sont toutes deux l'espèce de structure de groupe (resp. d'anneau), on définit en Algèbre (A, I, § 1, no 5) un procédé de déduction associant à toute structure de groupe… 077U
- Remarque Lorsque P est un « multiplet » (P₁, …, P_q), on dit aussi que les termes P₁, …, P_q constituent un procédé de déduction d'une structure d'espèce Θ à partir d'une structure d'espèce… 03VH
- Exemples 1) Soit Σ l’espèce de structure de groupe commutatif (A, I, § 4, n° 2); elle comporte un seul ensemble de base (principal) A, et sa structure générique une seule lettre F; la carac… 03VI
§ 2. Morphismes et structures dérivées
- Exemple 1 Prenons pour Σ l'espèce de structure d'ordre et pour σx, y, s, t l'ensemble des applications f de x dans y telles que la relation (u, v) ∈ s entraîne (f(u), f(v)) \in t. Avec les n… 03VL
- Exemple 2 Prenons pour Σ une espèce de structure algébrique comportant une seule loi de composition (interne) (IV, p. 5, Exemple 2). Soient A, A' deux ensembles munis de structures d'espèce… ↩ 1 03VM
- Exemple 3 Prenons pour Σ l'espèce de structure topologique (IV, p. 5, Exemple 3). Soient A, A' deux ensembles munis de topologies V, V' respectivement; considérons les applications f de A da… ↩ 2 03VN
- Remarque Pour une espèce de structure donnée Σ, on a souvent l'occasion de définir divers termes σ x, y, s, t qui satisfont aux conditions (MOI), (MO{II}) et (MO{III}). Par exemple, pour l'… 03VO
- Remarque Lorsqu'une espèce de structure Σ comporte plusieurs ensembles de base principaux x₁, …, xₙ, et des ensembles de base auxiliaires A₁, …, Aₘ, un σ-morphisme est un système (f₁, …, fₙ… 03VP
- Exemple 1 Pour qu’une structure d’ordre de graphe s sur un ensemble A soit plus fine qu’une structure d’ordre de graphe s′, il faut et il suffit que s ⊂ s'. Autrement dit, la relation x ≤ y… 03VQ
- Exemple 2 Considérons deux structures algébriques F, F′ de même espèce Σ sur un ensemble A, F et F′ étant les graphes des lois de composition de ces deux structures. D’après la définition de… ↩ 1 03VR
- Exemple 3 Soient V, V′ deux topologies sur un même ensemble A. Dire que V est plus fine que V′ signifie, en vertu de la définition des morphismes (IV, p. 12, Exemple 3) que V' ⊂ V; en d’autr… 03VS
- Remarque Nous venons de voir un exemple (Exemple 2) où deux structures comparables de même espèce Σ sont nécessairement identiques. On rencontre de nombreux exemples de telles structures: s… 03VT
- Remarque Soit (S_λ)_λ ∈ L une famille de structures d'espèce Σ sur un même ensemble A; désignons par A_λ l'ensemble A muni de la structure S_λ, et par Id_λ l'application identique de A dans… 03VU
- Remarque Pour la plupart des structures usuelles, la condition énoncée dans CST16 est non seulement suffisante, mais aussi nécessaire pour que f soit un morphisme (cf. IV, p. 30, exerc. 7)… 03VV
- Remarque Soient A un ensemble muni d'une structure S d'espèce Σ, R une relation d'équivalence dans A telle qu'il existe sur E = A/R une structure quotient S' de S par R. Soit φ l'applicatio… 03VW