Livre TA · Français
Index des énoncés
Les 702 énoncés de Topologie algébrique, par chapitre et paragraphe. Choisissez un type, filtrez par un mot, ou mettez les plus cités en tête.
I. Revêtements
§ 1. Produits fibrés et carrés cartésiens
- Définition 1 On appelle B-espace topologique (ou simplement B-espace) un espace topologique X, muni d’une application continue p de X dans B. L’application p s’appelle la projection du B-espace… 01L9
- Définition 2 L’espace topologique X×_BX' s’appelle le produit fibré de X et X' au-dessus de B. Le B-espace obtenu en munissant X×_BX' de l’application q s’appelle le B-espace produit de X et X'… 01LA
- Exemple 1 Soient X et X' des B-espaces, alors l’application (x, x')↦ (x', x) définit un B-isomorphisme de X×_BX' sur X'×_BX. 01LB
- Exemple 2 Soient X, X',X'' des B-espaces et p,p',p'' leurs projections respectives. Le B-espace produit (X×_BX')×_BX'' est le sous-espace topologique X×_BX'×_BX'' de X× X'× X'' formé des tri… 01LC
- Exemple 3 Soient X un B-espace et p sa projection. Le produit fibré X×_BX de X et X au-dessus de B est appelé le carré fibré de X. C’est le sous-espace de X× X formé des couples (x, x') tels… 01LD
- Exemple 4 Soit (Bᵢ)_i∈ I une famille d’espaces topologiques et soient, pour tout i∈ I, (Xᵢ, pᵢ) et (Yᵢ, qᵢ) des Bᵢ-espaces. Posons B =∏_i∈ IBᵢ, X =∏_i∈ IXᵢ et Y =∏_i∈ IYᵢ. Muni de l’applicat… 01LE
- Exemple 5 Soient (Xᵢ)_i∈ I et (Yⱼ)_j∈ J des familles de B-espaces. Soient X et Y leurs sommes. Pour tout (i, j)∈ I× J, l’application (x, y)↦ ((i, x),(j, y)) est un B-isomorphisme de Xᵢ×_BYⱼ… 01LF
- Définition 3 L’espace topologique ∏_BXᵢ s’appelle le produit fibré de la famille (Xᵢ)_i∈ I au-dessus de B. Le B-espace obtenu en munissant ∏_BXᵢ de l’application p s’appelle le B-espace produit… 01LG
- Exemple 1 Lorsque l’ensemble I est vide, l’ensemble ∏_i∈ IXᵢ est réduit à un élément et le B-espace ∏_BXᵢ s’identifie à B (muni de la projection Id_B). 01LH
- Exemple 2 Lorsque I n’est pas vide, on déduit de l’application (b, x)↦ x de B× ∏_i∈ IXᵢ dans ∏_i∈ IXᵢ, par passage aux sous-espaces, un homéo-morphisme de ∏_BXᵢ sur le sous-espace de ∏_i∈ IX… 01LI
- Exemple 3 Lorsque l’ensemble I est un ensemble à un élément α (resp. à deux éléments α et β; resp. à trois éléments α ,β ,γ ), l’application pr_α (resp. (pr_α, pr_β) ; resp. (pr_α, pr_β, pr_… 01LJ
- Définition 4 On dit que le carré (1) est un carré cartésien d’espaces topologiques (ou, simplement, qu’il est cartésien) s’il est commutatif et que, pour tout espace topologique Y et tout coupl… 01LK
- Proposition 1 Pour que le carré (1) soit cartésien, il faut et il suffit qu’il soit commutatif et que, pour tout B-espace Y et tout couple de B-morphismes u: Y→ B',v: Y→ X, il existe un unique B… 01LL
- Proposition 2 Soient B, B' et X des espaces topologiques et p: X→ B,f: B'→ B des applications continues. 01LM
- Proposition 3 Soit 01LN
- Proposition 4 Soit 01LO
- Corollaire Soit 01LP
- Exemple Soient (X, p) un B-espace et A un sous-espace de B. Le carré 01LQ
- Proposition 5 Soit I un ensemble et, pour tout i∈ I, soit 01LR
- Corollaire 1 Soit X un B-espace, soit p sa projection et soit F un espace topologique. Le carré 01LS
- Corollaire 2 Si le carré (9) est cartésien pour tout i∈ I, le carré (9') est cartésien. 01LT
- Exemple 1 Soit 01LU
- Proposition 6 Soit I un ensemble et, pour tout i∈ I, soit 01LV
- Exemple 2 Soit (X, p) un B-espace et soit (Aₖ)_k∈ K une famille de sous-espaces de B. Soit A l’espace somme de la famille (Aₖ)_k∈ K et soit Y l’espace somme de la famille (overset-1p(Aₖ))_k∈… 01LW
- Proposition 7 Soient 01LX
- Remarque 1 Il peut arriver que les carrés (12) et (14) soient cartésiens sans que le carré (13) le soit (I, p. 139, exerc. 2). 01LY
- Remarque 2 Soient p: X→ B et f: B'→ B des applications continues. L’application g: B'→ B'× B définie par g(b') = (b', f(b')) est un homéo-morphisme de B' sur le graphe G de l’application f (T… 01LZ
- Remarque 3 Soient 01M0
- Proposition 8 Soit 01M1
- Remarque 1 Avec les notations de la prop. 8, si p est une application fermée, il n’en est pas nécessairement de même de p'(cf. TG, I, p. 72, exemple). Cependant, si l’application p est fermée… 01M2
- Définition 5 Soient X et Y des espaces topologiques et f: X→ Y une application. Soient R la relation d’équivalence associée à f et 01M3
- Exemple 1 La composée de deux applications strictes n’est pas nécessairement stricte. De fait, toute application continue f: X→ Y est composée de l’application pr₂: X× Y→ Y et de l’applicati… 01M4
- Exemple 2 Une application continue qui est ouverte, ou fermée ou qui possède une section continue, est stricte. Cela résulte de la prop. 3 de TG, I, p. 32 et de la prop. 9 de TG, I, p. 22. 01M5
- Exemple 3 Pour qu’un homomorphisme continu d’un groupe topologique dans un autre soit un morphisme strict (TG, III, p. 16, déf. 1), il faut et il suffit que ce soit une application stricte a… 01M6
- Proposition 9 Soient X, Y et Z des espaces topologiques. Soient f: X→ Y une application continue surjective et g: Y→ Z une application. 01M7
- Proposition 10 Soit X un espace topologique et soit R une relation d’équivalence dans X. Soit Y un espace topologique localement compact. Soit S la relation d’équivalence dans X× Y produit de la… 01M8
- Corollaire Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application continue. Soit T un espace topologique localement compact. Si l’application f est stricte, il en est de même… 01M9
- Définition 6 Soit p: X→ B une application continue. On dit que l’application p est universellement stricte si pour tout carré cartésien 01MA
- Corollaire Une application continue qui est ouverte, ou propre, ou qui admet au voisinage de tout point une section continue, est universellement stricte (prop. 8 et exemple 2). 01MB
- Exemple Soient B un espace topologique et (Aᵢ)_i∈ I un recouvrement de B; on note A l’espace somme de la famille (Aᵢ)_i∈ I, et p: A→ B l’application canonique. L’application p est universe… 01MC
- Remarque Une application fermée n’est pas nécessairement universellement stricte (cf. TG, I, p. 96, exerc. 6). 01MD
- Proposition 11 Soit 01ME
- Corollaire 1 Supposons que l’application f soit universellement stricte et surjective et que l’application p' soit universellement stricte. Alors, l’application p est universellement stricte. 01MF
- Corollaire 2 Soient B et X des espaces topologiques et soit p: X→ B une application continue. Soit (Aᵢ)_i∈ I une famille de parties de B qui est un recouvrement ouvert de B, ou bien un recouvre… 01MG
§ 2. Applications étales
- Proposition 1 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application continue. Les propriétés suivantes sont équivalentes : 01MH
- Définition 1 Soient X et Y des espaces topologiques. On dit qu’une application continue f: X→ Y est séparée si elle satisfait aux conditions équivalentes de la proposition 1. 01MI
- Proposition 2 Soient X, Y, Z des espaces topologiques et soient f: X→ Y et g: Y→ Z des applications continues. 01MJ
- Remarque 1 Une application continue injective est séparée. 01MK
- Remarque 2 Pour qu’un espace topologique X soit séparé (TG, I, p. 52, déf. 1), il faut et il suffit que l’application de X dans un espace réduit à un point soit séparée. Dans ce cas, toute ap… 01ML
- Remarque 3 Soit f: X→ Y une application continue et séparée. Si l’espace Y est séparé, l’espace X est séparé. Cela résulte de la remarque 2 et de la proposition 2 appliquée avec un espace Z r… 01MM
- Remarque 4 Soient f: X→ Y une application continue et séparée, y un point 01MN
- Remarque 5 Soit Y un espace topologique. Soit (Aᵢ)_i∈ I une famille de parties de Y et soit X l’espace somme de la famille (Aᵢ)_i∈ I. L’application canonique de X dans Y est séparée. 01MO
- Proposition 3 Soit f: X→ Y une application continue et séparée. Toute section continue de f induit un homéomorphisme de Y sur une partie fermée de X. 01MP
- Proposition 4 Soit 01MQ
- Proposition 5 Soient X, Y, Z des espaces topologiques et soient f: X→ Y,g: Y→ Z des applications continues. Supposons l’application g séparée et l’application g∘ f propre. L’application f est al… 01MR
- Définition 2 Soient E et B des espaces topologiques, soit p: E→ B une application et soit x un point de E. On dit que l’application p est topologiquement étale en x s’il existe un voisinage U d… 01MS
- Remarque 1 L’ensemble des points de E en lesquels une application p: E→ B est étale est un ouvert U de E et la restriction de p à U est une application étale de U dans B. 01MT
- Remarque 2 Une application étale est continue et ouverte (TG, I, p. 33, prop. 5) ; en particulier, l’image d’une application étale est ouverte. Inversement, si p: E→ B est une application con… 01MU
- Exemple 1 Soient B un espace topologique et (Uᵢ)_i∈ I une famille de parties de B. Notons E l’espace somme de la famille (Uᵢ)_i∈ I et p: E→ B l’application déduite des injections canoniques… 01MV
- Exemple 2 Soit U un ouvert de C. Pour qu’une fonction holomorphe f: U→ C soit une application étale, il faut et il suffit que sa dérivée ne s’annule pas. 01MW
- Exemple 3 Un morphisme étale de variétés (VAR, R, 5.7.8) est une application topologiquement étale, mais il existe des morphismes de variétés réelles qui sont topologiquement étales et qui n… 01MX
- Proposition 6 Soient X, Y, Z des espaces topologiques et soient f: X→ Y,g: Y→ Z des applications. 01MY
- Corollaire 1 Soit B un espace topologique. Un B-morphisme d’un B-espace étalé dans un autre est étale. 01MZ
- Corollaire 2 Soit B un espace topologique ; un B-morphisme bijectif d’un B-espace étalé dans un autre est un B-isomorphisme. 01N0
- Corollaire 3 Soit p: E→ B une application étale. Toute section continue de p induit un homéomorphisme de B sur une partie ouverte de E. 01N1
- Corollaire 4 Soit p: E→ B une application étale et séparée. Supposons que E soit connexe et que p admette une section. Alors p est un homéomorphisme. 01N2
- Proposition 7 Soit p: E→ B une application continue. Pour que l’application p soit étale, il faut et il suffit qu’elle soit ouverte et que la diagonale Δ_E de E×_BE soit ouverte dans E×_BE. 01N3
- Proposition 8 Soit 01N4
- Corollaire Soit B un espace topologique. Le produit fibré de deux B-espaces étalés est un B-espace étalé. 01N5
- Remarque 3 Soit 01N6
- Proposition 9 Soit p: E→ B une application continue. Pour que l’application p soit étale, il faut et il suffit que tout point de E possède un voisinage ouvert qui soit l’image d’une section cont… 01N7
- Remarque 1 Soit p: E→ B une application continue et ouverte. Pour qu’un ensemble ouvert U de E soit l’image d’une section continue de p au-dessus d’un ensemble ouvert de B, il faut et il suff… 01N8
- Remarque 2 Soit p: E→ B une application continue. Supposons que tout point de B possède un voisinage ouvert V tel qu’il existe une section continue de p au-dessus de V. Une telle application… 01N9
- Proposition 10 Soient E, B et Z des espaces topologiques, p: E→ B une application étale et f: Z→ B une application continue. 01NA
- Proposition 11 Soient E, B et Z des espaces topologiques, p: E→ B et f: Z→ B des applications continues. Soient g et g' des relèvements continus de f à E. Soit W l’ensemble des points de Z où g e… 01NB
- Corollaire 1 Si l’espace Z est connexe et si l’application p est étale et séparée, des relèvements continus de f à E qui coïncident en un point sont égaux. 01NC
- Corollaire 2 Soit p: E→ B une application étale et séparée. Si l’espace E est connexe, le groupe Aut_B(E) opère librement sur E. 01ND
- Corollaire 3 Soient E, B et Z des espaces topologiques, soit p: E→ B une application étale et séparée, et soit f: Z→ B une application continue. Pour i= 1, 2, soient Uᵢ une partie ouverte ( res… 01NE
- Proposition 12 Soit p: E→ B une application étale. Pour que l’application p soit séparée, il faut et il suffit que pour toute partie ouverte V de B et tout couple (s, s') de sections continues de… 01NF
- Théorème 1 Soient X, Y, Z des espaces topologiques, soit f: Z→ X× Y une application étale et séparée, et soit y₀ un point de Y. Soit s: X× Y→ Z une section de f. On suppose que la restriction… 01NG
- Lemme Soit U un ouvert de X, soit V un ouvert connexe de Y et soit (x₁, y₁)∈ U× V. On suppose que la restriction de s à U× y₁ est continue. Soit σ une section continue de f au-dessus de… 01NH
- Corollaire 1 Soient X, Y, E, B des espaces topologiques. Soit p: E→ B une application étale et séparée, soit h: X× Y→ B une application continue et soit y₀ un point de Y. Soit g: X× Y→ E une ap… 01NI
- Remarque Si, dans le théorème 1, on ne suppose pas que l’espace Y est localement connexe, la conclusion du théorème n’est plus nécessairement exacte (I, p. 141, exerc. 7). 01NJ
- Théorème 2 Soient B un espace topologique et A un sous-espace de B. Faisons l’une des hypothèses suivantes : 01NK
- Lemme 1 Chacune des propriétés (i) à (iv) du théorème 2 implique la propriété (PCV). 01NL
- Lemme 2 Soit B un espace topologique et soient K et L des parties quasi-compactes de B. On suppose que pour tout point a de K et tout point b de L, il existe des voisinages disjoints de a… 01NM
- Lemme 3 Soient B un espace topologique et A un sous-espace de B tels que le couple (B,A) vérifie la propriété (PCV) de I, p. 37. Alors, toute section continue au-dessus de A d’une applicat… 01NN
- Théorème 3 Soient E et B des espaces topologiques et p: E→ B une application étale et séparée. On suppose que E est connexe et que B est localement connexe. Soit W une base de la topologie de… 01NO
- Lemme 4 Soit B un espace topologique et soient W et W' des bases de la topologie de B. Il existe un sous-ensemble V de W' qui est une base de la topologie de B et tel que Card(V)leqslant C… 01NP
- Lemme 5 a) Soient c= (U₀, . . . ,Uₙ) et c'= (U'₀, . . . ,U'ₘ) des chenilles telles que U₀= U'₀ et p(c) =p(c'). Alors, c=c'. 01NQ
- Remarque D’après ce qui précède, si la topologie de B admet une base dénombrable, il en est de même de celle de E et les fibres de E sont dénombrables (cf. TG, I, p. 88, théorème de Poincar… 01NR
§ 3. Faisceaux
- Définition 1 Un préfaisceau sur B, relatif à une base B de la topologie de B, est un système projectif d’ensembles, relatif à l’ensemble d’indices B ordonné par la relation d’inclusion. 01NS
- Définition 2 Soit F= (F(U), f_UV) un préfaisceau sur B. On dit que F est un faisceau sur B si, pour toute partie ouverte U de B et toute famille (Uᵢ)_i∈ I de parties ouvertes de B, de réunion U… 01NT
- Remarque Soit F un préfaisceau sur B. Pour tout ouvert U de B, f_∅ U est une application de F(U) dans F(∅ ), donc F(∅ ) n’est pas vide dès qu’il existe un ouvert U pour lequel F(U) n’est pa… 01NU
- Définition 3 Soient B un espace topologique, B une base de la topologie de B,F= (F(U), f_UV) et G= (G(U), g_UV) des préfaisceaux sur B relatifs à B. On appelle morphisme de préfaisceaux de F da… 01NV
- Exemple 1 Soit B un espace topologique, soient (E, p) et (E', p') des B-espaces et soit f: E→ E' un B-morphisme. Pour tout ouvert U de B, on définit l’application f_U:S(U; E)→ S(U; E') par f… 01NW
- Exemple 2 Soient B un espace topologique, B une base de la topologie de B, F= (F(U), f_UV) un préfaisceau sur B relatif à B et L= (L(U)) un sous-préfaisceau de F. Pour tout ouvert U∈ B, noto… 01NX
- Exemple 3 Soient B un espace topologique, B une base de la topologie de B et I un ensemble. Pour tout i∈ I, soit Fᵢ= (Fᵢ(U), f_i,UV) un préfaisceau sur B relatif à B. Notons F le préfaisceau… 01NY
- Exemple 4 Soit X une variété différentielle de classe C^∞ sur R et soit C^∞(X;R) le faisceau sur X des fonctions numériques de classe C^∞. Si P est un opérateur différentiel à coefficients C… 01NZ
- Proposition 1 L’application p: E_F→ B est étale. Pour tout ouvert U∈ B et tout s∈ F(U), l’application σ_F(U, s) est donc une section continue de p au-dessus de U. 01O0
- Définition 4 Le B-espace étalé (E_F, p) défini ci-dessus est appelé le B-espace étalé associé au préfaisceau F. Pour x∈ B, la fibre de E_F en x est appelée la tige du préfaisceau F en x et est… 01O1
- Remarque Soit F un faisceau sur B relatif à la base B. Soit B' une partie ouverte de B, soit B' une base de la topologie de B' telle que B'⊂ B. Soit F|B' le préfaisceau sur B' relatif à la… 01O2
- Exemple 1 Soient B un espace topologique, B une base de la topologie de B et F un ensemble. Prenons pour F le préfaisceau sur B relatif à B défini par F(U) = F pour tout U∈ B et r_UV = Id_F… 01O3
- Exemple 2 Soient B un espace topologique et (E, p) un B-espace. Prenons pour F le faisceau sur B des sections continues de (E, p). L’application (U, s, x)↦ s(x) de X_F dans E est compatible… 01O4
- Exemple 3 Soient B un espace topologique, B une base de la topologie de B,F un préfaisceau sur B relatif à B et L un sous-préfaisceau de F. Alors, l’ensemble X_L est contenu dans l’ensemble… 01O5
- Proposition 2 L’application j_F est le B-isomorphisme réciproque de e_F. 01O6
- Corollaire Pour tout a∈ B, l’application (σ_F)ₐ:Fₐ→ widetildeFₐ est bijective. 01O7
- Proposition 3 Soit B un espace topologique, soit B une base de la topologie de B, soit F= (F(U), f_UV) un préfaisceau sur B relatif à B, soit widetildeF le faisceau associé et soit σ_F:F→ wideti… 01O8
- Lemme Soient U une partie ouverte de B et s: U→ E_F une section continue de E_F au-dessus de U. Pour tout point a de U, il existe un ouvert V∈ B tel que a∈ V et V⊂ U et un élément v de F… 01O9
- Corollaire 1 Soient B un espace topologique, F un préfaisceau sur B,widetildeF le faisceau associé et σ_F:F→ widetildeF le morphisme canonique. Pour que F soit un faisceau, il faut et il suffit… 01OA
- Remarque Soient B un espace topologique, F un préfaisceau sur B, G un faisceau sur B et φ :F→ G un morphisme de préfaisceaux. Le morphisme canonique σ_G:G→ widetildeG est un isomorphisme d’… 01OB
- Corollaire 2 Soient B un espace topologique, F et G des faisceaux sur B et φ un morphisme de faisceaux de F dans G. Les assertions suivantes sont équivalentes : 01OC
- Scholie Soit B un espace topologique. À tout faisceau F sur B, on associe un B-espace étalé E_F (I, p. 50, déf. 4). À tout B-espace étalé T, on associe le faisceau S(T) sur B de ses sectio… 01OD
- Exemple 1 Soient B un espace topologique, A un sous-espace de B et F= (F(U), f_UV) un préfaisceau sur A. Notons i: A→ B l’injection canonique. On a alors i_*(F) = (F'(U), f'_UV) où pour tout… 01OE
- Remarque Le morphisme canonique σ_G:G→ widetildeG de I, p. 53 correspond en termes d’espaces étalés à l’isomorphisme j_G de la proposition 2 de I, p. 53. Il en résulte que u^*(σ_G) est un i… 01OF
- Exemple 2 Soient B un espace topologique et A un sous-espace de B. Notons i: A→ B l’injection canonique. Pour tout faisceau G sur B, on note G_A le faisceau i^*(G) et on dit que G_A est le f… 01OG
- Remarque 1 Soient A, B, C des espaces topologiques, soient u: A→ B,v: B→ C des applications continues ; posons w=v∘ u. Soit G un préfaisceau sur C. 01OH
- Remarque 2 Si γ :G₁→ G₂ est un morphisme de préfaisceaux sur B, les morphismes de préfaisceaux β_G₂∘ γ et u_*u^*(γ )∘ β_G₁ sont égaux. En effet, si V est un ouvert de B et s∈ G₁(V),β_G₁(s) es… 01OI
- Proposition 4 Soient A et B des espaces topologiques, u: A→ B une application continue, G un préfaisceau sur B,F un faisceau sur A. 01OJ
- Proposition 5 Soient A et B des espaces topologiques et soit u: A→ B une application continue. 01OK
- Exemple 1 Considérons un espace topologique B, un sous-espace A de B, notons i: A→ B l’injection canonique. Soient (E, p) et (E', p') des B-espaces. Prenons pour G le faisceau Mor_B(E; E') (… 01OL
- Exemple 2 Soient A, B, C des espaces topologiques et soient u: A→ B, v: B→ C des applications continues ; posons w=v∘ u. Soient E et E' des C-espaces. Le morphisme canonique de Mor_C(E; E')_… 01OM
- Définition 5 Soit p: E→ B une application étale. On dit que l’application p est molle, ou que le B-espace étalé (E, p) est mou si toute section continue de p au-dessus d’un sous-espace fermé de… 01ON
- Proposition 6 Soient B un espace topologique, F un faisceau sur B et (Aᵢ)_i∈ I un recouvrement fermé localement fini de B. Pour que le faisceau F soit mou, il faut et il suffit que, pour tout i∈… 01OO
- Corollaire 1 Soient B un espace paracompact, F un faisceau sur B et (Uᵢ)_i∈ I un recouvrement ouvert de B. Si, pour tout i∈ I, le faisceau induit F|Uᵢ est mou, alors le faisceau F est mou. 01OP
- Corollaire 2 Soient B un espace paracompact, F un faisceau sur B et (Aᵢ)_i∈ I un recouvrement fermé localement fini de B. Pour que le faisceau F soit mou, il faut et il suffit que la condition… 01OQ
§ 4. Revêtements
- Définition 1 Soit B un espace topologique. Soit E un B-espace et soit p sa projection. On dit que E est un B-espace fibré localement trivial si tout point de B possède un voisinage V tel que (o… 01OR
- Remarque 1 Soit (E, p) un B-espace fibré localement trivial et soit A une partie de B. Le A-espace E_A= (overset-1p(A), p_A) déduit de E par passage aux sous-espaces est un espace fibré local… 01OS
- Remarque 2 Soit (E, p) un B-espace et soit (Eᵢ)_i∈ I une partition de E formée d’ouverts. 01OT
- Définition 2 On appelle revêtement un espace fibré localement trivial dont toutes les fibres sont discrètes. 01OU
- Proposition 1 Soient B et E des espaces topologiques et soit p: E→ B une application. Les conditions suivantes sont équivalentes : 01OV
- Corollaire 1 Soient B et E des espaces topologiques et soit p: E→ B une application. Pour que E, muni de l’application p, soit un revêtement de B, il faut et il suffit que, pour tout point a de… 01OW
- Remarque Soit B un espace topologique. Soit E un B-espace et soit p sa projection. Si E est un revêtement de B, il résulte du corollaire 1 ci-dessus, que l’application p est étale (I, p. 28… 01OX
- Corollaire 2 Soit B un espace topologique, soit E un B-espace et soit p sa projection. Supposons que p soit étale et séparée et que l’espace B soit connexe. Pour que E soit un revêtement trivia… 01OY
- Proposition 2 Soient B et B' des espaces topologiques, soit (E, p) un B-espace et soit (E', p') un B'-espace. Supposons que E et E' soient des espaces fibrés localement triviaux ( resp. des revê… 01OZ
- Corollaire 1 Soient A un espace topologique, B, B' des A-espaces. Soient E et E' des espaces fibrés localement triviaux ( resp. des revêtements) de bases B et B'; notons p et p' leurs projectio… 01P0
- Corollaire 2 Soit 01P1
- Corollaire 3 Soit B un espace topologique. Soient E et E' des B-espaces fibrés localement triviaux ( resp. des revêtements). Alors E×_BE' est un B-espace fibré localement trivial ( resp. un rev… 01P2
- Proposition 3 Soit 01P3
- Remarque Si dans la proposition 3, on affaiblit l’hypothèse sur l’application f en la supposant seulement universellement stricte et surjective, et si p' est un revêtement, l’application p… 01P4
- Proposition 4 Tout revêtement d’un espace connexe non vide possède un degré. 01P5
- Théorème 1 Soient E, B des espaces topologiques et p: E→ B une application. Les conditions suivantes sont équivalentes : 01P6
- Lemme Soient X et Y des espaces topologiques. Pour qu’une application f: X→ Y soit fermée, il faut et il suffit que pour tout point y de Y et tout voisinage W de la fibre overset-1f(y)… 01P7
- Remarque Une application continue, séparée, ouverte, propre et à fibres finies n’est pas nécessairement un revêtement. C’est le cas de l’application x↦ x² de R dans [0; +∞ [. 01P8
- Corollaire 1 Soient E et B des espaces topologiques et soit p: E→ B une application propre et séparée. L’ensemble U des points b de B tels que p soit étale en tout point de la fibre E_b est ouv… 01P9
- Corollaire 2 Soit B un espace topologique séparé et soit E un B-espace. Supposons que E soit compact et que sa projection p: E→ B soit étale. Alors, E est un revêtement fini de B. 01PA
- Corollaire 3 Soit B un espace topologique, soient (E, p) et (E', p') des B-espaces et soit f: E'→ E un B-morphisme. Supposons que E' soit un revêtement localement fini de B. 01PB
- Corollaire 4 Soit 01PC
- Corollaire 5 Soit B un espace topologique connexe et soit (E, p) un revêtement fini de B. L’espace E n’a qu’un nombre fini de composantes connexes et chacune d’entre elles est un revêtement de… 01PD
- Proposition 5 Soit B un espace topologique, soient E et E' des B-espaces et soit f: E'→ E un B-morphisme. On suppose que E est un revêtement localement fini et que l’espace E', muni de l’applica… 01PE
- Remarque Si (E, p) est un revêtement de B et si (E', f) est un revêtement de E, l’application p∘ f est étale (I, p. 29, prop. 6, a)) et séparée (I, p. 25, prop. 2, a)). Mais il peut arriver… 01PF
- Proposition 6 Soit B un espace topologique et soit E un B-espace ; notons p sa projection. Supposons que l’espace E soit localement connexe. Pour que E soit un revêtement de B, il faut et il suf… 01PG
- Corollaire 1 Soit B un espace topologique localement connexe, soit (E, p) un revêtement de B et soit E' une partie ouverte et fermée de E. Le B-espace (E', p|E') est un revêtement et p(E') est… 01PH
- Corollaire 2 Soit B un espace topologique localement connexe, soient (E, p), (E', p') des revêtements de B et soient f, g: E'→ E des B-morphismes. Pour tout point b de B, notons f_b, g_b: E_b→… 01PI
- Corollaire 3 Soit B un espace topologique connexe et localement connexe, soient (E, p) et (E', p') des revêtements de B. Pour tout point b de B, l’application f↦ f_b de C_B(E'; E) dans C(E'_b… 01PJ
- Corollaire 4 Soit B un espace topologique connexe et localement connexe, soit (E, p) un revêtement de B et soit b un point de B. Pour que E soit un revêtement trivialisable, il faut et il suffi… 01PK
- Corollaire 5 Soit 01PL
- Proposition 7 Soit B un espace topologique, soient E et E' des B-espaces et soit f: E'→ E un B-morphisme. On suppose que E' est un revêtement de B et que l’espace B est localement connexe. 01PM
- Lemme Si U est une composante connexe de E', la restriction de f à U induit un homéomorphisme de U sur une composante connexe de E. 01PN
- Remarque Soit B un espace topologique, soient (E, p) et (E', p') des B-espaces et soit f: E'→ E un B-morphisme. 01PO
- Corollaire Soit B un espace topologique connexe et localement connexe. Soient E et E' des revêtements de B. Soit b un point de B. Soit f: E'→ E un B-morphisme et soit f_b: E'_b→ E_b l’applica… 01PP
- Proposition 8 Un revêtement d’un espace paracompact ( I, p. 69) est un espace paracompact. 01PQ
- Lemme Soit E un espace topologique séparé. Supposons que E possède un recouvrement ouvert localement fini (Vᵢ)_i∈ I tel que, pour tout i∈ I,overlineVᵢ soit un espace paracompact. Alors… 01PR
- Remarque On peut démontrer qu’un revêtement d’un espace métrisable est métrisable (I, p. 145, exerc. 1) et qu’un revêtement connexe d’un espace localement compact dénombrable à l’infini est… 01PS
- Définition 3 On dit qu’un faisceau F sur un espace topologique B est localement constant si tout point de B possède un voisinage ouvert U tel que le faisceau induit F|U soit isomorphe à un fais… 01PT
- Proposition 9 Pour qu’un faisceau soit localement constant, il faut et il suffit que l’espace étalé associé soit un revêtement. 01PU
- Corollaire Pour qu’un B-espace étalé soit un revêtement, il faut et il suffit que le faisceau de ses sections soit localement constant. 01PV
- Proposition 10 Si l’ensemble I est fini, le B-morphisme Φ est un isomorphisme. 01PW
- Proposition 11 Si l’ensemble I est fini, ou si l’espace B est localement connexe, le morphisme canonique ψ : F→ ∏ Fᵢ est un isomorphisme. 01PX
- Corollaire 1 Un produit fini de faisceaux localement constants est localement constant. 01PY
- Corollaire 2 Soit (Fᵢ)_i∈ I une famille de faisceaux sur B. Supposons que l’espace B soit localement connexe et que tout point de B possède un voisinage ouvert U tel que, pour tout i∈ I, le fai… 01PZ
- Remarque 1 Soit (Eᵢ, pᵢ)_i∈ I une famille de revêtements de l’espace topologique B. Supposons que l’espace B soit localement connexe et qu’il existe un recouvrement ouvert (Uⱼ)_j∈ J de B tel… 01Q0
- Remarque 2 Avec les notations précédentes, le B-morphisme canonique Φ : E→ ∏_BEᵢ est bijectif. La question est en effet de nature locale sur B et l’on peut supposer que, pour tout i∈ I, le B-… 01Q1
- Proposition 12 Supposons que l’espace B soit localement connexe et que les B-espaces E et E' soient des revêtements. Le faisceau Mor_B(E; E') est alors localement constant et, pour tout b∈ B, l’a… 01Q2
- Corollaire 1 Soient B un espace topologique et A un sous-espace de B. On suppose que les espaces A et B sont localement connexes. Soient E et E' des revêtements de B. Alors les morphismes canon… 01Q3
- Corollaire 2 Soient B un espace topologique et A un sous-espace de B. On suppose que les espaces A et B sont localement connexes et que le couple (B,A) jouit de la propriété (PCV) de I, p. 37… 01Q4
§ 5. Revêtements principaux
- Définition 1 Soient G un groupe topologique et B un espace topologique. On appelle espace fibré principal (à droite) de base B et de groupe G un B-espace (E, p) muni d’une opération à droite de… 01Q5
- Exemple 1 Soit (E, p) un espace fibré principal de base B et de groupe G et soit A un sous-espace de B. Le sous-espace E_A=overset-1p(A) de E est stable pour l’opération de G et l’applicatio… 01Q6
- Exemple 2 Soit (E, p) un espace fibré principal de base B et de groupe G ; soit (E', p') un espace fibré principal de base B' et de groupe G'. On définit une loi d’opération à droite du grou… 01Q7
- Exemple 3 En particulier, lorsque B = B', le B-espace E×_BE' s’identifie à l’espace fibré principal de groupe G× G' induit par E× E' au-dessus de la diagonale Δ_B de B× B. Muni de cette stru… 01Q8
- Exemple 4 Soit E un espace fibré principal de base B et de groupe G et soit F un espace topologique. Le (B× F)-espace E× F muni de la loi d’opération (x, y)· g= (x· g, y), pour x∈ E,y∈ F et… 01Q9
- Exemple 5 Soient B un espace topologique et (E, p) un espace fibré principal de base B et de groupe G. Soient B' un espace topologique et f: B'→ B une application continue. Le groupe G opère… 01QA
- Proposition 1 Tout morphisme d’espaces fibrés principaux est un isomorphisme. 01QB
- Corollaire Soient G un groupe topologique, (E, p) et (E', p') des espaces fibrés principaux de groupe G et de bases B et B' respectivement. Soient f: B'→ B et f': E'→ E des applications conti… 01QC
- Proposition 2 Soit (E, p) un espace fibré principal de base B et de groupe G, et soit ε la section b↦ (b, e) de l’espace fibré principal trivial (B× G, pr₁), où e désigne l’élément neutre de G… 01QD
- Corollaire Un espace fibré principal est trivialisable si et seulement s’il admet une section continue. 01QE
- Proposition 3 Soient E et B des espaces topologiques, p: E→ B une application continue et G un groupe topologique opérant à droite sur E. Les conditions suivantes sont équivalentes : 01QF
- Remarque 1 Soit (E, p) un espace fibré principal de base B et de groupe G. Avec les notations de la proposition 3, l’application θ⁻¹: E×_BE→ E× G est une trivialisation de l’espace fibré prin… 01QG
- Corollaire 1 Soit G un groupe topologique opérant continûment à droite dans un espace topologique E. Les conditions suivantes sont équivalentes : 01QH
- Corollaire 2 Soit G un groupe topologique, soient H un sous-groupe de G et p: G→ G/H l’application canonique. Si l’application p possède une section continue au-dessus d’un ensemble ouvert non… 01QI
- Remarque 2 Cette situation se présente notamment lorsque G est un groupe de Lie réel, de dimension finie, dénombrable à l’infini, opérant transitivement et analytiquement sur une variété anal… 01QJ
- Définition 2 Soit B un espace topologique et soit G un groupe. Munissons G de la topologie discrète. Un espace fibré principal de base B et de groupe G est appelé un revêtement principal de B d… 01QK
- Proposition 4 Soient B un espace topologique, (E, p) un B-espace et G un groupe topologique discret opérant à droite sur E. Les assertions suivantes sont équivalentes : 01QL
- Exemple 1 Soient E un espace topologique, G un groupe topologique discret opérant continûment et librement dans E à droite. Pour que l’application canonique p: E→ E/G fasse de E un revêtemen… 01QM
- Exemple 2 Soit q: E→ X une application étale et séparée. Le groupe Aut_X(E), muni de la topologie discrète, opère continûment à gauche dans E. Si l’espace E est connexe, cette opération est… 01QN
- Théorème 1 Soit G un groupe discret opérant continûment à droite dans un espace topologique E. Supposons que tout point de E possède un voisinage U tel que U∩ (U· g) =∅ pour tout élément g de… 01QO
- Exemple 1 Soit n un entier geqslant 0, soit Pₙ(R) l’espace projectif à n dimensions (TG, VI, p. 13) et soit Sₙ la sphère unité de Rⁿ⁺¹ (TG, VI, p. 9). L’application canonique de Sₙ sur Pₙ(R)… 01QP
- Exemple 2 Tout revêtement de degré 2 possède une unique structure de revêtement principal de groupe Z/2Z. 01QQ
- Exemple 3 Soient X une variété différentielle séparée localement de dimension finie sur R et widetildeX la variété des orientations du fibré tangent de X (VAR, R, 10.2.4). L’espace widetilde… 01QR
- Corollaire 1 Soit G un groupe topologique discret opérant continûment à droite dans un espace topologique E. Les conditions suivantes sont équivalentes : 01QS
- Corollaire 2 Soit G un groupe topologique et soit H un sous-groupe discret de G. Faisons opérer H sur G par translations à droite. Alors, l’application canonique de G dans l’espace G/H des clas… 01QT
- Exemple 4 Muni de l’application canonique de R sur T=R/Z (TG, V, p. 2),R est un revêtement principal de R/Z de groupe Z. 01QU
- Remarque 1 Soient G un groupe topologique séparé, K un sous-groupe compact de G et H un sous-groupe discret de G. Le groupe G opère continûment et proprement à droite dans l’espace Kbackslash… 01QV
- Corollaire 3 Soient G et G' des groupes topologiques, soit φ : G→ G' un homomorphisme continu, ouvert et surjectif. On suppose que le noyau H de φ est discret. Alors, pour l’opération de H dans… 01QW
- Remarque 2 Soient G et G' des groupes topologiques et soit φ : G→ G' un homomorphisme continu et ouvert. Si le groupe G' est connexe, l’homomorphisme φ est surjectif. En effet, φ (G) est un s… 01QX
- Remarque 3 Soit G un groupe localement compact dénombrable à l’infini et soit G' un groupe topologique séparé dont l’espace sous-jacent est un espace de Baire. Tout homomorphisme continu et s… 01QY
- Exemple 5 Pour tout entier n > 0, notons μₙ le groupe des racines n-ièmes de l’unité dans C (A, V, p. 75). L’application z↦ zⁿ fait de C^* un revêtement principal de C^* de groupe μₙ, ce gro… 01QZ
- Exemple 6 Muni de l’application z↦ e^2π iz (TG, VIII, p. 8, remarque), l’espace C est un revêtement principal de C^* de groupe Z. L’application x↦ e^2π ix=e(x) de R sur S₁ fait de R un revêt… 01R0
- Définition 3 Soit B un espace topologique non vide. On dit qu’un revêtement E de B est galoisien s’il est connexe et si, pour tout point b de B, l’opération du groupe Aut_B(E) des B-automorphis… 01R1
- Proposition 5 Soit B un espace topologique non vide et soit E un revêtement galoisien de B. L’application (h, x)↦ h(x) de Aut_B(E)× E dans E est une loi d’opération à droite du groupe Aut_B(E)^∘… 01R2
- Théorème 2 Soit B un espace topologique connexe, soit E un revêtement de B, connexe et non vide. Les propriétés suivantes sont équivalentes : 01R3
- Proposition 6 Soient B un espace topologique et G un groupe. Soit (E, p) un revêtement de B, principal de groupe G. Supposons l’espace B connexe et localement connexe. Soit E₀ une composante con… 01R4
- Remarque Si, dans la proposition 6, on ne suppose pas l’espace B localement connexe, il peut arriver que l’espace E₀ ne soit pas un revêtement de B (I, p. 147, exerc. 1). 01R5
- Exemple 1 Soit F un espace topologique et soit G un groupe topologique opérant continûment à gauche dans F. Si l’on munit l’espace topologique G de l’opération de G par translations à droite… 01R6
- Exemple 2 L’exemple 1 se généralise comme suit. Soient B et F des espaces topologiques et soit G un groupe topologique opérant continûment à gauche dans F. Par passage aux quotients, l’appli… 01R7
- Exemple 3 De façon analogue, soit E un espace topologique et soit G un groupe topologique opérant continûment à droite dans E. Si l’on munit l’espace topologique G de l’opération de G par tr… 01R8
- Lemme L’application λ est un homéomorphisme. 01R9
- Proposition 7 Soit B un espace topologique, soit G un groupe topologique, soit (E, p) un B-espace fibré principal de groupe G et soit F un espace topologique dans lequel le groupe G opère contin… 01RA
- Exemple 4 Soient B un espace topologique, G un groupe topologique et soit (E, p) un B-espace fibré principal de groupe G. Soit H un sous-groupe de G. 01RB
- Exemple 5 Soit B un espace topologique, soit G un groupe topologique et soit E un B-espace fibré principal de groupe G. Soit F un espace homogène topologique relativement à G (TG, III, p. 12… 01RC
- Exemple 6 Soit B un espace topologique, soit G un groupe topologique, soit (E, p) un B-espace fibré principal de groupe G. Soit H un groupe topologique et soit f: G→ H un morphisme de groupe… 01RD
- Définition 4 Soit B un espace topologique et soit G un groupe topologique. Un B-espace fibré localement trivial X est dit associable à un B-espace fibré E principal de groupe G s’il existe un e… 01RE
- Définition 5 Soit B un espace topologique, soit G un groupe topologique discret et soit E un revêtement de B principal de groupe G. Un revêtement X de B est dit associable au revêtement princip… 01RF
- Proposition 8 Soit B un espace topologique connexe et non vide. Soit G un groupe discret et soit (E, p) un revêtement de B principal de groupe G. Supposons que E soit connexe. Avec les notations… 01RG
- Corollaire 1 Soit (E, p) un revêtement principal de B de groupe G ; supposons que E soit connexe et non vide. Un revêtement X de B est associable à E si et seulement si le revêtement p^*(X) est… 01RH
- Corollaire 2 Soit B un espace topologique connexe et localement connexe, soit (E, p) un revêtement de B principal de groupe G. Soit E₀ une composante connexe de E et soit G₀ le sous-groupe de G… 01RI
- Proposition 9 Soit B un espace topologique, soit E un revêtement principal de B de groupe G, connexe et non vide. Soit F un G-ensemble non vide muni de la topologie discrète. Pour que l’espace E… 01RJ
- Proposition 10 Soit B un espace topologique, soit (E, p) un revêtement de B principal de groupe G et soit X un revêtement de B. Supposons que E et X soient connexes et non vides. Les propriétés s… 01RK
- Corollaire Soit E un revêtement galoisien de B et soit X un revêtement de B, connexe et non vide. Supposons que X soit un revêtement fini ou bien que l’espace B soit localement connexe. S’il… 01RL
- Théorème 3 Soit B un espace topologique non vide, connexe et localement connexe. Tout revêtement de B est associable à un revêtement galoisien ; tout revêtement fini de B est associable à un… 01RM
- Définition 6 Soit B un espace topologique, soit G un groupe topologique et soit U= (Uᵢ)_i∈ I un recouvrement ouvert de B. On appelle 1-cocycle continu sur B à valeurs dans G, subordonné à U, la… 01RN
- Définition 7 Soient B un espace topologique, G un groupe topologique et U= (Uᵢ)_i∈ I un recouvrement ouvert de B. On dit que deux cocycles (gᵢⱼ) et (g'ᵢⱼ) de Z¹_cont(B,U,G) sont cohomologues s’… 01RO
- Proposition 11 Soient B un espace topologique, G un groupe topologique et U= (Uᵢ)_i∈ I un recouvrement ouvert de B. 01RP
- Théorème 4 L’application r: H¹_cont(B,G)→ P(B,G) est bijective. 01RQ
§ 6. Espaces simplement connexes
- Définition 1 On appelle ensemble pointé un ensemble X muni de l’un de ses éléments, appelé point-base. L’ensemble X muni du point x est parfois noté (X, x). Soient (X, x) et (Y, y) des ensemble… 01RR
- Définition 2 On dit qu’un revêtement pointé (E, x) de (B, b) est un revêtement universel si, pour tout revêtement pointé (E', x') de (B, b), il existe un unique morphisme de revêtements de B, f… 01RS
- Proposition 1 Soit B un espace topologique connexe et localement connexe et soit b un point de B. Soit (E, x) un revêtement universel de (B, b). Alors, E est un revêtement galoisien de B et tout… 01RT
- Corollaire Soit B un espace topologique localement connexe. Soit b un point de B et soit (E, x) un revêtement universel de (B, b). Pour un sous-espace A de B, les deux propriétés suivantes so… 01RU
- Lemme 1 Soit E l’espace numérique à n dimensions et soit A une partie convexe et compacte de E dont 0 est un point intérieur. Pour tout x∈ E, notons p_A(x) la borne inférieure dans overlin… 01RV
- Proposition 2 Soit E l’espace numérique à n dimensions et soit A une partie convexe et compacte de E dont 0 est un point intérieur. Il existe une unique bijection u de E sur lui-même vérifiant l… 01RW
- Exemple L’ensemble [0,1]ⁿ est une partie convexe, compacte et d’intérieur non vide de Rⁿ. Il résulte de la proposition 2 de I, p. 123 qu’il est homéomorphe à la boule euclidienne fermée. P… 01RX
- Définition 3 On dit qu’un espace topologique est simplement connexe si tous ses revêtements sont trivialisables. 01RY
- Remarque 1 Soient B un espace topologique simplement connexe et (E, p) un revêtement de B. Si l’espace E est connexe et non vide, l’application p est un homéomorphisme. Soient, par exemple, G… 01RZ
- Remarque 2 Soit B un espace topologique dont tout point possède un voisinage simplement connexe ; alors tout revêtement d’un revêtement de B est un revêtement de B. Considérons en effet un re… 01S0
- Proposition 3 Soit B un espace topologique. Soit (E, p) un revêtement de B et soit y un point de E. Soit X un espace topologique simplement connexe, soient f: X→ B une application continue et x… 01S1
- Exemple 1 Soit X un espace topologique simplement connexe et soit f une fonction continue de X dans C^*. Rappelons (I, p. 101, exemple 6) que l’application z↦ eᶻ fait de C un revêtement de C… 01S2
- Corollaire Soit B un espace topologique et soit b un point de B. Soit E un revêtement simplement connexe de B. Pour tout point x de E_b, l’espace pointé (E, x) est un revêtement universel de… 01S3
- Proposition 4 Le produit de deux espaces simplement connexes dont l’un est localement connexe est un espace simplement connexe. 01S4
- Proposition 5 Un espace topologique connexe et localement connexe, tel que l’intersection de deux parties ouvertes connexes quelconques soit connexe, est un espace simplement connexe. 01S5
- Corollaire Tout intervalle de la droite réelle R est simplement connexe. 01S6
- Exemple 2 L’espace numérique à n dimensions Rⁿ (TG, VI, p. 1) est simplement connexe. Il est en effet produit d’espaces simplement connexes et localement connexes (I, p. 126, prop. 4 et cor… 01S7
- Proposition 6 Soit X un espace topologique. Soient U₁ et U₂ des sous-espaces ouverts ( resp. fermés) de X tels que X = U₁∪ U₂. Supposons que U₁ et U₂ soient simplement connexes et que leur inter… 01S8
- Exemple 3 Pour ngeqslant 2, la sphère Sₙ (TG, VI, p. 10) est simplement connexe. En effet, la sphère Sₙ est réunion de deux hémisphères fermés homéomorphes à Bₙ dont l’intersection est homéo… 01S9
- Exemple 4 Soit E un espace vectoriel de dimension finie n sur R et soit F un sous-espace affine de E de codimension pgeqslant 3. L’ensemble Rᵖ-0 est homéomorphe à R× Sₚ₋₁ (TG, VI, p. 10, cor… 01SA
- Proposition 7 Soit X un espace topologique. Soient U₁ et U₂ des sous-espaces ouverts ( resp. fermés) connexes de X tels que X = U₁∪ U₂. Si l’espace X est simplement connexe, alors U₁∩ U₂ est con… 01SB
- Corollaire Soit X un espace topologique simplement connexe et soit A une partie connexe de X. Si le complémentaire de A est connexe, sa frontière l’est aussi. 01SC
- Proposition 8 Soit B un espace topologique. Soit T un espace simplement connexe et localement connexe. Soit E un revêtement de B× T, de projection p, et soit t un point de T. Notons Eₜ l’espace… 01SD
- Corollaire 1 Sous les hypothèses de la prop. 8, si t et t' sont deux points de T, les revêtements Eₜ et E_t' sont B-isomorphes. 01SE
- Corollaire 2 Sous les hypothèses de la prop. 8, soient (E, p) et (E', p') des revêtements de B× T et soit k: Eₜ→ E'ₜ un B-morphisme. Il existe un unique (B× T)-morphisme widetildek: E→ E' qui p… 01SF
- Corollaire 3 Soient B et B' des espaces topologiques, soit T un espace topologique simplement connexe et localement connexe. Soit f: B'× T→ B une application continue et soit E un revêtement de… 01SG
- Remarque Conservons les hypothèses et les notations de la proposition 8. Soit G un groupe topologique discret. Supposons que E soit un revêtement principal de groupe G. Si l’on munit les re… 01SH
- Proposition 9 Soit B un espace topologique et soit (E, p) un revêtement de B. Soit T un espace topologique simplement connexe, localement connexe et localement compact. Notons widetildep:C_c(T… 01SI
- Lemme Soient X, Y, Z des espaces topologiques et soit g: Y→ Z une application continue. 01SJ
- Lemme 2 Pour tout point x∈ X, l’application μₓ: Eₓ× M→ X donnée par (g, u)↦ g· u est universellement stricte, et son image Eₓ· M est un voisinage de x dans X. En particulier, S· M est un v… 01SK
- Lemme 3 Le groupe G est engendré par S. 01SL
- Lemme 4 La relation « (g₁, u₁) est congru à (g₂, u₂) » est une relation d’équivalence dans Z, compatible avec l’opération de F. 01SM
- Lemme 5 Si M est connexe, l’espace Y est connexe. 01SN
- Lemme 6 Pour tout x∈ X, le groupe N opère fidèlement et transitivement sur la fibre overset-1p(x). 01SO
- Lemme 7 Muni de l’action de N, le X-espace (Y, p) est un revêtement principal à gauche. Il est trivialisable au-dessus de M. 01SP
- Proposition 10 Soit X un espace topologique non vide et connexe, soit G un groupe discret opérant continûment à gauche dans X et soit M une partie de X telle que G· M = X. On fait l’une des deux… 01SQ
- Proposition 11 Soient X un espace topologique simplement connexe et G un groupe discret opérant continûment à droite dans X. Si le sous-groupe de G engendré par la réunion des fixateurs des point… 01SR
II. Groupoïdes
§ 1. Carquois
- Définition 1 Un carquois est un quadruplet (S,F, o, t), où S et F sont des ensembles et o,t des applications de F dans S. 01SS
- Définition 2 Soit C un carquois. Un chemin dans C est une suite c= (a₀, f₁, a₁, . . . , aₙ₋₁, fₙ, aₙ), où n est un entier geqslant 0,a₀, . . . , aₙ sont des sommets de C et où, pour 1leqslant i… 01ST
§ 2. Graphes
- Définition 1 Un graphe[^1] est un carquois (S,F, o, t) muni d’une involution de F, notée f↦ overlinef, sans point fixe et telle que t(overlinef) =o(f) pour tout f∈ F. 01SU
- Définition 2 Une forêt est un graphe dans lequel tout lacet sans aller-retour est un lacet constant. Un arbre est une forêt connexe. 01SV
- Proposition 1 Soit G un graphe. Toute forêt de G est contenue dans une forêt maximale de G ; en particulier, il existe une forêt maximale de G. 01SW
- Corollaire Une forêt maximale d’un graphe connexe en est un arbre maximal. 01SX
- Remarque 1 On a défini dans LIE, IV, p. 33, annexe, la notion de graphe combinatoire comme un couple (A,S), où S est un ensemble et A une partie de 𝔓(S) formée d’ensembles à deux éléments ; l… 01SY
§ 3. Groupoïdes
- Définition 1 Soit C un carquois. Notons J l’ensemble des couples (f, g) de flèches de C tels que t(f) =o(g). Une loi de composition dans C est une application m: J→ Fl(C) telle que, pour tout c… 01SZ
- Définition 2 Une catégorie est un carquois muni d’une loi de composition associative pour laquelle il existe en chaque sommet un élément neutre. 01T0
- Exemple 1 Soit C un carquois. Notons Ch(C) l’ensemble des chemins dans C et o: Ch(C) → Som(C),t: Ch(C) → Som(C) les applications qui, à un chemin, associent son origine et son terme. Le quad… 01T1
- Exemple 2 Soit Σ une espèce de structure dans une théorie T plus forte que la théorie des ensembles et soit σ (x, y, s, u) un terme de T vérifiant les conditions (MO_I), (MO_II) et (MO_III)… 01T2
- Définition 3 Soient C et C' des catégories. On appelle foncteur de C dans C' un morphisme de carquois φ : C→ C' tel que φ (f g) = φ (f)φ (g) pour tout couple (f, g) de flèches composables de C. 01T3
- Définition 4 Un groupoïde est une catégorie dont chaque flèche est inversible. 01T4
- Proposition 1 Soit G un groupoïde. La relation « il existe une flèche de G reliant a à b » est une relation d’équivalence dans l’ensemble des sommets de G dont les classes d’équivalence sont les… 01T5
- Définition 5 Soit C une catégorie. Une sous-catégorie de C est un sous-carquois D de C satisfaisant aux conditions suivantes : 01T6
- Définition 6 Soit G un groupoïde. Un sous-groupoïde de G est une sous-catégorie H de G telle que l’inverse de toute flèche de G appartenant à H soit une flèche de H. 01T7
- Exemple 1 Soit X un ensemble ; notons X× X le groupoïde des couples de X (II, p. 163, exemple 2). Soit R une relation d’équivalence dans X. Le sous-carquois du groupoïde X× X dont l’ensemble… 01T8
- Exemple 2 Soient G et G' des groupoïdes, soient φ et ψ des morphismes de groupoïdes de G dans G'. L’égalisateur de φ et ψ (cf. II, p. 153) est un sous-groupoïde de G. 01T9
- Exemple 3 Soient X un ensemble et Γ un groupe. Notons X× Γ × X le carquois dont l’ensemble des sommets est X, l’ensemble des flèches est X× Γ × X, les applications origine et terme étant res… 01TA
- Exemple 4 Soit G un groupoïde, soit X un ensemble et soit φ : X→ Som(G) une application. Définissons un carquois G' de la façon suivante. L’ensemble Som(G') est l’ensemble X ; pour tout coup… 01TB
- Exemple 5 Soit φ : G→ G' un morphisme de groupoïdes. Soit H le sous-carquois de G d’ensemble de sommets Som(G) et dont l’ensemble des flèches est formé des f∈ Fl(G) tels que φ (f) soit un él… 01TC
- Exemple 6 Soit φ : G→ G' un morphisme de groupoïdes. Le carquois φ (G) dont l’ensemble des sommets est φ(Som(G)) et dont l’ensemble des flèches est φ(Fl(G)) n’est en général pas un sous-grou… 01TD
- Exemple 1 Soit G un groupe, soit G le groupoïde associé à G (II, p. 163, exemple 1). Si X est un ensemble, une opération (à droite) du groupoïde G sur X n’est autre qu’une opération (à droit… 01TE
- Exemple 2 Soit G = (S,F, o, t) un groupoïde. Il existe une unique opération de G sur l’ensemble S, relativement à Id_S. Elle est donnée par φ (f)(a) =b si f∈ G_a,b. Les orbites pour cette op… 01TF
- Définition 7 Soit G un groupoïde. On dit qu’un sous-groupoïde H de G est distingué si Som(H) = Som(G) et si pour tout couple (a, b) de sommets de H et toute flèche f∈ G_a,b, on a Int(f)(H_b) =… 01TG
- Lemme Étant données des flèches composables u et v de G/H, on peut choisir des représentants f et g de u et v dans Fl(G) qui soient composables. La classe modulo R du produit f g ne dépe… 01TH
- Définition 8 On dit que G/H est le groupoïde quotient de G par H et que p: G→ G/H est le morphisme canonique. 01TI
- Remarque 1 L’application Som(p) définit, par passage aux quotients, une bijection de l’ensemble des orbites de G sur l’ensemble des orbites de G/H. En particulier, G est transitif si et seule… 01TJ
- Remarque 2 Soient a et b des sommets de G. L’application de G_a,b dans (G/H)_p(a),p(b) déduite de p est surjective. Soit en effet u une flèche de G/H reliant p(a) à p(b) ; c’est la classe mod… 01TK
- Proposition 2 Soit a un sommet de G. L’homomorphisme de groupes pₐ: Gₐ→ (G/H)ₚ₍ₐ₎ déduit de p par passage aux groupes d’isotropie est surjectif ; son noyau est Hₐ. 01TL
- Proposition 3 Soit G un groupoïde, soit H un sous-groupoïde distingué de G et soit p: G→ G/H le morphisme canonique. Soit φ : G→ G' un morphisme de groupoïdes tel que H⊂ Ker(φ ). Il existe un un… 01TM
- Proposition 4 Muni de cette loi de composition, varpi_G est un groupoïde. 01TN
- Proposition 5 Soit G un graphe ; notons j le morphisme canonique de carquois de G dans varpi_G. Soit φ un morphisme de carquois de G dans un groupoïde G' tel que φ (overlinef) =φ (f)⁻¹ pour tout… 01TO
- Corollaire 1 Dans un graphe, toute classe de chemins contient un unique chemin sans aller-retour. 01TP
- Corollaire 2 Le morphisme canonique de G dans varpi_G est injectif. 01TQ
- Corollaire 3 Soit G' un sous-graphe de G. Le morphisme de varpi_G' dans varpi_G déduit de l’injection de G' dans G est injectif. 01TR
- Corollaire 4 Un graphe non vide G est un arbre si et seulement si le groupoïde varpi_G est simplement transitif. 01TS
- Définition 9 Soit C un carquois. On appelle groupoïde libre construit sur C, et on note Grp(C), le groupoïde varpi_widetildeC des classes de chemins du graphe widetildeC associé à C. 01TT
- Proposition 6 Soit C un carquois, soit G un groupoïde et soit φ un morphisme de carquois de C dans G. Il existe un unique morphisme de groupoïdes φ ' de Grp(C) dans G tel que φ '∘ θ_C=φ. 01TU
- Exemple Soit C un carquois ayant un unique sommet s et soit A l’ensemble de ses flèches. Le groupoïde Grp(C) est alors le groupoïde associé au groupe libre F(A) construit sur A. En effet… 01TV
- Proposition 7 Pour tout morphisme de groupoïdes φ : G→ G' qui applique toute flèche appartenant à F sur un élément neutre de G', il existe un unique morphisme de groupoïdes φ ': G/F→ G' tel que… 01TW
- Proposition 8 Soit δ le morphisme canonique du groupoïde libre Grp(Γ) dans G qui prolonge le morphisme injectif canonique de Γ dans G. Soit a un sommet de G et soit A l’orbite de a dans G. Pour… 01TX
- Corollaire 1 Supposons de plus que, pour toute flèche f de F, on ait o(f) =t(f). Alors, l’origine et le terme de tout chemin dans le carquois Γ coïncident. Soit a un sommet de G et soit A son o… 01TY
- Corollaire 2 Si le graphe associé au carquois Γ est une forêt, l’homomorphisme pₐ de Gₐ dans (G/F)ₚ₍ₐ₎ est bijectif, pour tout sommet a de G. 01TZ
- Proposition 9 Soit a un sommet de G. Il existe un unique homomorphisme λ du groupe libre F(S-Fl(A)) dans π₁(G, a) tel que 01U0
- Remarque 1 L’homomorphisme μₐ est l’isomorphisme réciproque de λ. 01U1
- Remarque 2 Il existe un unique homomorphisme λ : F(Fl(G)) → π₁(G, a) défini par les relations (1) pour tout f∈ Fl(G). Il résulte de la proposition 8 que l’homomorphisme λ est surjectif et que… 01U2
§ 4. Homotopies
- Définition 1 Soient G un groupoïde, H un carquois, φ et φ ' des morphismes de carquois de H dans G. Une homotopie reliant φ à φ ' est une application h de l’ensemble des sommets de H dans l’ens… 01U3
- Remarque 1 Soient G, G' des groupoïdes, H, H' des carquois, soient u: H'→ H un morphisme de carquois et v: G→ G' un morphisme de groupoïdes. Si des morphismes de carquois φ ,φ ' de H dans G s… 01U4
- Remarque 2 Soit G un groupoïde, soit H un carquois et soient φ , ψ des morphismes de carquois de H dans G. Notons j le morphisme canonique de H dans Grp(H), soient overlineφ et overlineψ les… 01U5
- Définition 2 Soient G, G' des groupoïdes et soit φ un morphisme de G dans G'. On appelle inverse à homotopie près de φ un morphisme de groupoïdes ψ de G' dans G tel que les morphismes ψ ∘ φ et… 01U6
- Proposition 1 Soient G, G' des groupoïdes, soit φ un morphisme de G dans G', et soit A une partie de l’ensemble des sommets de G qui rencontre chaque orbite de G. Pour que φ soit un homotopisme… 01U7
- Corollaire 1 Soit G un groupoïde, soit A un ensemble et soit f: A→ Som(G) une application. Si l’image de f rencontre chaque orbite de G, le morphisme de groupoïdes canonique φ de f^*G dans G es… 01U8
- Corollaire 2 Soit G un groupoïde, soit X une forêt orientée de G, soit G' le groupoïde déduit de G par contraction des flèches de X. Le morphisme canonique de G dans G' est un homotopisme. 01U9
- Proposition 2 Le groupoïde Coh(φ , ψ ) est engendré par le sous-carquois dont l’ensemble des sommets est Som(G) et celui des flèches est la réunion des images des applications Fl(α ) et h. 01UA
- Proposition 3 Le morphisme de carquois α est un morphisme de groupoïdes de G dans Coh(φ , ψ ) et l’application h est une homotopie reliant α ∘ φ à α ∘ ψ. 01UB
- Définition 3 Le groupoïde Coh(φ , ψ ) s’appelle le cohomotopeur du couple (φ , ψ ). On dit que α est le morphisme canonique de G dans Coh(φ , ψ ) et que h est l’homotopie canonique reliant α ∘… 01UC
- Proposition 4 L’application Orb(α ): Orb(G) → Orb(Coh(φ , ψ )) est surjective, ses fibres sont les composantes connexes de l’armature du couple (φ , ψ ). 01UD
- Proposition 5 Soit G' un groupoïde, soient η ,η ' des morphismes de groupoïdes de Coh(φ , ψ ) dans G' et soit k une application de Som(G) dans Fl(G'). Pour que k soit une homotopie reliant η à η… 01UE
- Théorème 1 Faisons les hypothèses suivantes : 01UF
- Définition 4 On appelle équipement de base du couple (φ , ψ ) la donnée : 01UG
- Proposition 6 Il existe un unique homomorphisme de groupes 01UH
§ 5. Coégalisateur
- Proposition 1 Le morphisme de groupes β_a₀: G_a₀→ G'_β(a₀) est surjectif, son noyau est le plus petit sous-groupe de G_a₀ contenant les classes de conjugaison c(z) pour z∈ Ω (widetildeΓ). 01UI
- Définition 1 On dit qu’une partie Z de Ω (widetildeΓ) est distinguée (relativement au couple (φ , ψ )) si elle vérifie les propriétés suivantes : 01UJ
- Proposition 2 Si N est un sous-groupe distingué de Gₐ, l’ensemble des éléments z∈ Ω (widetildeΓ) tels que c(z) soit contenu dans N est une partie distinguée de Ω (widetildeΓ). 01UK
- Corollaire Soit Z une partie de Ω (widetildeΓ); pour que les classes de conjugaison c(z), pour z∈ Z, engendrent le noyau de l’homomorphisme canonique β_a₀: G_a₀→ G'_β(a₀), il suffit que la pl… 01UL
- Définition 2 On dit que le groupoïde Coeg(φ , ψ ) est le coégalisateur du couple (φ , ψ ) ; le morphisme de groupoïdes γ s’appelle le morphisme canonique de G dans Coeg(φ , ψ ). 01UM
- Proposition 3 Le couple (Coeg(φ , ψ ), γ ) possède la propriété universelle suivante : 01UN
- Corollaire Le groupoïde Coeg(φ , ψ ) est engendré par l’image du morphisme γ. 01UO
- Remarque 1 L’ensemble des sommets de Coeg(φ , ψ ) est l’ensemble des composantes connexes du carquois 01UP
- Remarque 2 L’application Orb(γ ), déduite de γ par passage aux orbites, définit par passage au quotient une bijection de l’ensemble des composantes connexes de l’armature du couple (φ , ψ ) s… 01UQ
- Remarque 3 L’application Fl(γ ) de Fl(G) dans Fl(Coeg(φ , ψ )) n’est en général pas surjective. 01UR
- Proposition 4 Soit μ: H×_GH→ H un morphisme de carquois tel que φ ∘ μ=φ ∘ pr₁ et ψ ∘ μ=ψ ∘ pr₂. Supposons que, pour tout couple (a, b) de sommets de H tels que φ (a) =φ (b), il existe un sommet… 01US
- Lemme 1 a) Pour tout sommet a de Ker(φ , ψ ), ((a,1)) appartient à Z'₁. 01UT
- Corollaire a) Avec les notations de la proposition 4, supposons en outre que l’application (Som(φ ), Som(ψ )) de Som(H) dans Som(G) × Som(G) soit injective et que son image soit le graphe d’u… 01UU
- Exemple Soient X et R des espaces topologiques, soient o et t des applications continues de R dans X, soit C l’ensemble des couples (f, g)∈ R² tels que t(f) =o(g) dans R et soit m une appl… 01UV
- Remarque Plus généralement, les hypothèses de la proposition sont satisfaites lorsque (G,H, φ , ψ , μ) est un « groupoïde de groupoïdes. » Cela signifie que G et H sont des groupoïdes, φ et… 01UW
- Définition 3 Soient G et H des groupoïdes ; soient φ et ψ des morphismes de groupoïdes de H dans G. On suppose que le groupoïde Coeg(φ , ψ ) est transitif. Soit (a, b, c₁, c₂,T, i₀) un équipeme… 01UX
- Proposition 5 Soient G et H des groupoïdes ; soient φ et ψ des morphismes de groupoïdes de H dans G. Supposons que le groupoïde Coeg(φ , ψ ) soit transitif. Notons γ : G→ Coeg(φ , ψ ) le morphis… 01UY
- Proposition 6 L’unique homomorphisme de groupes 01UZ
- Corollaire 1 Supposons que le groupe K soit engendré par les fixateurs des sommets de G. Alors, l’homomorphisme de groupes γₒ: Gₒ→ (G/K)_γ(o) est surjectif. En outre, si le groupoïde G est simp… 01V0
- Remarque 1 On peut donner une autre description, parfois plus commode, du groupe (G/K)_γ(o). Pour cela, posons M = K× Gₒ et définissons une loi de composition dans M par la formule 01V1
- Corollaire 2 Supposons que le groupe K opère librement dans Som(G). Il existe alors un unique morphisme de groupes π : (G/K)_γ(o)→ K dont le noyau contient l’image de γₒ et tel que π (λ ([k]))… 01V2
- Corollaire 3 Supposons que le groupoïde G soit simplement transitif. Soit K₀ le sous-groupe de K engendré par les fixateurs des sommets de G. L’application de K dans (G/K)_γ(o) qui à k∈ K assoc… 01V3
III. Homotopie et groupoïde de Poincaré
§ 1. Homotopies, homéotopies
- Définition 1 Soient X et Y des espaces topologiques et soient f et g des applications continues de X dans Y. On appelle homotopie reliant f à g une application continue σ : X× I→ Y telle que, p… 01V4
- Proposition 1 Soient X et Y des espaces topologiques. La relation « f est homotope à g » est une relation d’équivalence dans l’ensemble C(X; Y) des applications continues de X dans Y. 01V5
- Proposition 2 Soient X, Y et Z des espaces topologiques, f et f' des applications continues de X dans Y,g et g' des applications continues de Y dans Z. Si f est homotope à f' et si g est homotop… 01V6
- Proposition 3 Soit X un espace topologique et soit (Yⱼ)_j∈ J une famille d’espaces topologiques. L’application de [X;∏_j∈ JYⱼ] dans l’ensemble produit ∏_j∈ J[X; Yⱼ] définie par φ ↦ ([prⱼ]∘ φ )_j… 01V7
- Corollaire Soient (Xⱼ)_j∈ J et (Yⱼ)_j∈ J des familles d’espaces topologiques ayant même ensemble d’indices. Pour tout j∈ J, soient fⱼ et gⱼ des applications continues de Xⱼ dans Yⱼ. Si, pour… 01V8
- Définition 2 Soient X et Y des espaces topologiques. On dit qu’une classe d’homotopie φ ∈ [X; Y] est inversible s’il existe une classe d’homotopie ψ ∈ [Y; X] telle que ψ ∘ φ = [Id_X] et φ ∘ ψ =… 01V9
- Définition 3 On dit que des espaces topologiques X et Y sont homéotopes s’il existe une homéotopie de X dans Y. 01VA
- Exemple 1 L’espace topologique vide n’est homéotope qu’à lui-même. 01VB
- Exemple 2 Soit X un espace topologique non vide. Pour que X soit homéotope à un espace réduit à un point, il faut et il suffit qu’il existe une application constante p: X→ X qui soit homotop… 01VC
- Exemple 3 On dit qu’un espace topologique pointé (X, x) est contractile, ou que l’espace topologique X est contractile en x, s’il existe une homotopie pointée en x reliant Id_X à l’applicati… 01VD
- Exemple 4 Soit E l’espace numérique à n dimensions (ou, plus généralement, un espace vectoriel topologique sur R) et soit X un sous-ensemble de E. On dit que l’ensemble X est étoilé en un po… 01VE
- Exemple 5 Nous démontrerons ultérieurement (TA, V) que les sphères euclidiennes Sₙ,ngeqslant 1, ne sont pas des espaces homéotopes à un point. La sphère unité d’un espace hilbertien de type… 01VF
- Définition 4 Soit X un espace topologique et soit A une partie de X. 01VG
- Lemme 1 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application continue. Les conditions suivantes sont équivalentes : 01VH
- Définition 5 Soit X un espace topologique et soit A une partie de X. On appelle contraction de X sur A une homotopie σ : X× I→ X fixe sur A dont l’origine est l’application identique de X et do… 01VI
- Remarque En d’autres termes, une contraction de X sur A est une homotopie σ : X× I→ X ayant les propriétés suivantes : 01VJ
- Définition 6 Avec les notations qui précèdent, on dit que σ est une contraction forte si, de plus, on a r(σ (x, t)) =r(x) pour tout x∈ X et tout t∈ I, 01VK
- Exemple Soit X le complémentaire de l’origine dans Bₙ. L’application de X× I dans X donnée par (x, t)↦ ((1-t) +t1/|x|)x est une contraction forte de X sur Sₙ₋₁. La rétraction de X sur Sₙ₋₁… 01VL
- Lemme 2 Soit X un espace topologique, soit U un ouvert de X et soit σ une contraction forte de X sur X-U. Alors, σ (U× I)⊂ overlineU. En particulier, σ (U× 1) est contenu dans la frontière… 01VM
- Définition 7 On appelle cylindre de l’application f et on note Cyl(f) l’espace topologique quotient U/R. 01VN
- Exemple 1 Soient X',Y' des espaces topologiques et f': X'→ Y' une application continue. Soient u: X→ X' et v: Y→ Y' des applications continues telles que f'∘ u=v∘ f. Il existe une unique app… 01VO
- Proposition 5 L’application α_f induit un homéomorphisme de X× [0,1[ sur une partie ouverte de Cyl(f). L’application β_f définit un homéomorphisme de Y sur le complémentaire de cet ouvert. L’app… 01VP
- Proposition 6 L’application σ_f: Cyl(f)× I→ Cyl(f) est une contraction forte de Cyl(f) sur sa base. Son terme est la rétraction canonique de Cyl(f) sur sa base. 01VQ
- Remarque 1 Soit A une partie de X× I et soit A₁ l’ensemble des points x∈ X tels que (x,1)∈ A. On a α⁻¹_f(α_f(A)) = A∪ overset-1f(f(A₁))× 1 et β⁻¹_f(α_f(A)) =f(A₁). Par suite, l’application α_… 01VR
- Remarque 2 Supposons que l’application f soit propre. Soit P un point de Cyl(f). Si P = α_f(x, t), avec 0 leqslant t < 1 et x∈ X, on a α⁻¹_f(P) = (x, t). Dans le cas contraire, il existe y∈ Y… 01VS
- Remarque 3 Si les espaces X et Y sont séparés, il en est de même du cylindre de l’application f. En effet, soient z et z' deux points distincts de Cyl(f) et démontrons qu’ils possèdent des vo… 01VT
- Définition 8 Soit X un espace topologique et soit A une partie de X. On dit que le couple (X,A) possède la propriété d’extension des homotopies si, pour tout espace topologique Y, toute applica… 01VU
- Remarque 1 Soit X un espace topologique et soit A une partie de X telle que le couple (X,A) possède la propriété d’extension des homotopies. Soit Y un espace topologique, soit f: X→ Y une app… 01VV
- Proposition 7 Avec les notations ci-dessus, les assertions suivantes sont équivalentes : 01VW
- Remarque 2 Soit X un espace topologique séparé et soit A une partie de X telle que le couple (X,A) possède la propriété d’extension des homotopies. Notons i: A→ X l’injection canonique. Soit… 01VX
- Lemme 3 Soient X et Y des espaces topologiques, soit p: X→ Y une application continue propre et ouverte, et soit f: X→ R une application continue. L’application g: Y→ overlineR donnée par… 01VY
- Théorème 1 Soit X un espace topologique et soit A un sous-espace fermé de X ; notons i: A→ X l’injection canonique. Les assertions suivantes sont équivalentes : 01VZ
- Lemme 4 Soient X et Y des espaces topologiques, soit φ : X→ R₊ une application continue, posons A =overset-1φ(0). Soit σ : X× I→ Y une homotopie qui est fixe sur A. L’application σ ': X× I… 01W0
- Corollaire 1 Soit X un espace topologique normal et soit A un sous-espace fermé de X. On suppose qu’il existe un voisinage V de A dans X et une contraction de V sur A, ainsi qu’une application… 01W1
- Exemple 1 Prenons pour espace X la boule Bₙ et pour sous-espace A la sphère Sₙ₋₁. Si V = X-0, il existe une contraction forte de V sur Sₙ₋₁(III, p. 237, exemple). Par suite, le couple (Bₙ,Sₙ… 01W2
- Corollaire 2 Soient X et Y des espaces topologiques, soit A un sous-espace fermé de X, soit B un sous-espace fermé de Y. Si les couples (X,A) et (Y,B) possèdent la propriété d’extension des hom… 01W3
- Exemple 2 Voici d’autres cas où le couple (X,A) possède la propriété d’extension des homotopies. 01W4
- Définition 9 L’espace topologique quotient Y/R est appelé l’espace obtenu en attachant à l’espace X l’espace B le long de l’application f. On le note X∪_fB. 01W5
- Remarque 1 L’application α_f est injective. Pour toute partie U 01W6
- Remarque 2 Soit V une partie de B. On a α⁻¹_f(β_f(V)) =f(V∩ A) et 01W7
- Remarque 3 Supposons que A soit fermé et que l’application f soit propre. On vient de voir que l’application β_f est fermée. Pour tout x∈ X, 01W8
- Exemple 1 Soient X et Y des espaces topologiques et f: X→ Y une application continue. Le cylindre Cyl(f) n’est autre que l’espace obtenu en attachant à l’espace Y l’espace X× I le long de l’… 01W9
- Exemple 2 Soit X un espace topologique, soit B un espace topologique et soit A un sous-espace de B, soit f: A→ X une application continue qui induit un homéomorphisme de A sur son image. 01WA
- Proposition 8 Soit Z un espace topologique. 01WB
- Corollaire 1 Soit B' un espace topologique, soit A' un sous-espace de B' et soit f': A'→ X une application continue. Soit v: B→ B' une application continue telle que v(A)⊂ A' et f = f'∘ (v|A)… 01WC
- Exemple 3 Notons i l’injection canonique de A dans B et prenons pour espace B' le cylindre de l’application i; notons αᵢ: A× I→ Cyl(i) et βᵢ: B→ Cyl(i) les applications canoniques et rᵢ: Cyl… 01WD
- Corollaire 2 Soit X' un espace topologique, soit u: X→ X' une application continue, posons f'=u∘ f. Soit w: X∪_fB→ X'∪_f'B l’unique application continue telle que w∘ α_f=α_f'∘ u et w∘ β_f=β_f'… 01WE
- Proposition 9 Soient X et B des espaces topologiques, soit A un sous-espace de B et soit f: A→ X une application continue. 01WF
- Définition 10 L’espace quotient de X par R se note X/A et s’appelle l’espace obtenu à partir de X par contraction du sous-ensemble A. 01WG
- Proposition 10 Soit X un espace topologique et soit A une partie de x. Supposons qu’il existe une homotopie σ : X× I→ X d’origine Id_X, constante sur A× 1 et telle que σ (A× I)⊂ A. Alors, l’appli… 01WH
- Remarque Soit X un espace topologique et soit A une partie de X. 01WI
- Définition 11 On appelle cône de l’application f et on note Côn(f) l’espace topologique déduit de Cyl(f) par contraction de f₀(X). 01WJ
- Exemple 1 Soit X un espace topologique. On note C(X), et on appelle cône de l’espace X, le cône de l’application Id_X; c’est l’espace déduit de X× I par contraction de X× 0. Soit π l’applica… 01WK
- Remarque 1 Soit X un espace topologique et soit A un sous-espace de X ; notons i l’injection canonique de A dans X. La rétraction canonique rᵢ du cylindre Cyl(i) sur sa base applique le sous-… 01WL
- Remarque 2 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application continue. L’application canonique α '_f: X× I→ Côn(f) est constante sur X× 0 donc définit une application con… 01WM
§ 2. Homotopie et chemins
- Définition 1 Soit X un espace topologique. On appelle chemin dans X toute application continue c de I dans X. Le point c(0) est appelé l’ origine, le point c(1) le terme du chemin c. On appelle… 01WN
- Définition 2 Soit X un espace topologique. On dit que des chemins c et d dans X sont juxtaposables si l’on a c(1) =d(0). On appelle alors chemin juxtaposé de c et d le chemin c*d défini par la… 01WO
- Remarque 1 Soit X un espace topologique et soit P un espace topologique réduit à un point. Identifions P× I à I par la projection pr₂. L’ensemble C(P× I; X) des homotopies entre applications… 01WP
- Remarque 2 Soient X et Y des espaces topologiques. L’application canonique 01WQ
- Proposition 1 Soient X et Z des espaces topologiques. Pour qu’une application φ de Z dans l’espace des chemins C_c(I; X) soit continue, il faut et il suffit que l’application (z, t)↦ φ (z)(t) so… 01WR
- Proposition 2 Soit X un espace topologique. L’application qui à un chemin c associe le chemin opposé overlinec est un homéomorphisme de Λ(X) sur lui-même. La juxtaposition des chemins (c, d)↦ c*… 01WS
- Corollaire Soit X un espace topologique et soient x,y,z des points de X. Les applications c↦ overlinec de Λ_x,y(X) dans Λ_y,x(X) et (c, d)↦ c*d de Λ_x,y(X)× Λ_y,z(X) dans Λ_x,z(X) sont contin… 01WT
- Définition 3 Un espace topologique X est dit connexe par arcs si pour tout couple (x, y) de points de X, il existe un chemin d’origine x et de terme y. 01WU
- Exemple 1 Tout intervalle de R, toute partie convexe d’un espace numérique ou, plus généralement, d’un espace vectoriel topologique sur R est connexe par arcs. 01WV
- Proposition 3 L’image par une application continue d’un espace connexe par arcs est connexe par arcs. 01WW
- Proposition 4 Un espace topologique connexe par arcs est connexe. 01WX
- Proposition 5 Dans un espace topologique, la relation « il existe un chemin d’origine x et de terme y » est une relation d’équivalence. 01WY
- Exemple 2 La réunion d’une famille d’ensembles connexes par arcs, dont l’intersection n’est pas vide, est connexe par arcs (cf. TG, I, p. 81, prop. 2). 01WZ
- Exemple 3 Une partie d’un espace numérique (ou, plus généralement, un espace vectoriel topologique sur R) qui est étoilée en un de ses points est connexe par arcs. 01X0
- Proposition 6 Soit (Yⱼ)_j∈ J une famille d’espaces topologiques. L’application 01X1
- Définition 4 Un espace topologique est dit localement connexe par arcs si chacun de ses points possède un système fondamental de voisinages connexes par arcs. 01X2
- Proposition 7 Un espace topologique localement connexe par arcs est localement connexe. Ses composantes connexes coïncident avec ses composantes connexes par arcs. En particulier, si un espace t… 01X3
- Corollaire 1 Tout ouvert connexe d’un espace topologique localement connexe par arcs est connexe par arcs. 01X4
- Corollaire 2 Soit B un espace topologique localement connexe par arcs et soit E un B-espace étalé. L’espace E est localement connexe par arcs. S’il est connexe, il est connexe par arcs. 01X5
- Proposition 8 Tout espace quotient d’un espace localement connexe par arcs est localement connexe par arcs. 01X6
- Proposition 9 Le produit d’une famille d’espaces localement connexes par arcs, connexes à l’exception d’un nombre fini d’entre eux, est localement connexe par arcs. 01X7
- Corollaire Toute partie ouverte d’un espace numérique est localement connexe par arcs. 01X8
- Exemple Soit G le sous-groupe de GL(n,R) formé des matrices carrées d’ordre n dont le déterminant est strictement positif. Le groupe G est connexe et localement connexe par arcs. 01X9
- Proposition 10 Soit X un espace topologique. L’application (o, e) de Λ (X) =C_c(I; X) dans X× X, qui à un chemin c dans X associe le couple (c(0), c(1)), est continue. Si l’espace X est localemen… 01XA
- Lemme Soit c:I→ X un chemin et soit W un voisinage de c dans l’espace C_c(I; X). Il existe un nombre réel ε ∈ ]0,1/2], un voisinage V₀ de c(0) et un voisinage V₁ de c(1) dans X ayant les… 01XB
- Corollaire Soit X un espace topologique localement connexe par arcs et soit x un point de X. L’application c↦ c(1) de Λₓ(X) dans X est ouverte. 01XC
- Proposition 11 Un espace topologique connexe et localement connexe, dont la topologie peut être définie par une distance pour laquelle il est complet, est connexe par arcs. 01XD
- Lemme 1 Soit X un espace métrique connexe et localement connexe, soient a et b des points de X et soit ε un nombre réel >0. Il existe dans X un train de largeur leqslant ε joignant a à b. 01XE
- Corollaire 1 Un espace topologique localement connexe, dont la topologie peut être définie par une distance pour laquelle il est complet, est localement connexe par arcs. 01XF
- Lemme 2 Soit X un espace métrique complet et soit U une partie ouverte de X. Il existe une distance sur U compatible avec sa topologie pour laquelle U est complet. 01XG
- Corollaire 2 Un espace topologique localement compact, localement connexe et métrisable est localement connexe par arcs. S’il est connexe, il est connexe par arcs. 01XH
- Définition 5 Soient X et Y des espaces topologiques. On dit qu’une application f: X→ Y est continue par arcs si, pour tout chemin c dans X, l’application f∘ c:I→ Y est continue. 01XI
- Remarque Supposons que l’espace X soit connexe par arcs. Soit x un point de X. Pour que f soit continue par arcs, il suffit que, pour tout chemin c d’origine x, l’application f∘ c soit cont… 01XJ
- Proposition 12 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application. Supposons que l’espace X soit localement connexe par arcs et que tout point de X possède un système fondamen… 01XK
- Lemme Soit X un espace topologique connexe et localement connexe par arcs et soit x un point de X. Supposons que le point x possède un système fondamental dénombrable de voisinages. Alor… 01XL
- Proposition 13 Soit p: E→ B une application étale et séparée et soit s: B→ E une section de p. Si l’espace B est localement connexe par arcs et si la section s est continue par arcs, elle est con… 01XM
- Corollaire Soit B un espace topologique, soient (E, p) et (E', p') deux B-espaces. On suppose que l’application p est étale et séparée et que l’espace E' est localement connexe par arcs. Alor… 01XN
- Proposition 14 Tout espace topologique compact, métrisable, non vide, totalement discontinu et sans point isolé est homéomorphe à 0,1^N. 01XO
- Lemme 3 Soit ε un nombre réel >0. Il existe un entier mgeqslant 1 tel que, pour tout entier ngeqslant m, X admette une partition formée de n ensembles ouverts et fermés non vides de diamèt… 01XP
- Exemple Soit K l’ensemble triadique de Cantor (TG, IV, p. 9, exemple). Pour tout ngeqslant 0, posons Jₙ=0,1 et définissons une application Kₙ de l’ensemble Cₙ= J₀× ⋯ × Jₙ dans l’ensemble d… 01XQ
- Corollaire Soit X un espace topologique métrisable, compact et non vide. Il existe une application continue et surjective de 0,1^N dans X. 01XR
- Proposition 15 L’image d’un chemin dans un espace topologique séparé est un espace topologique compact, métrisable, connexe et localement connexe par arcs. 01XS
- Théorème 1 (Hahn et Mazurkiewicz) Tout espace topologique métrisable, compact, non vide, connexe et localement connexe, est homéo-morphe à un espace quotient du segment [0,1]. 01XT
- Lemme 4 Soit K un espace topologique compact et soit R un ensemble d’ouverts de K recouvrant K. Il existe un entourage V de la structure uniforme de K (TG, II, p. 27, th. 1) tel que, pour… 01XU
- Lemme 5 Soient X et Y des espaces uniformes et f une application de X dans Y. Soit F un ensemble de parties fermées de X recouvrant X et possédant les propriétés suivantes : 01XV
- Lemme 6 Soit D un ensemble totalement ordonné dénombrable, non réduit à un élément, possédant un plus petit et un plus grand élément. On suppose que D est sans trou (E, III, p. 73, exerc… 01XW
- Proposition 16 Soit E un ensemble totalement ordonné non réduit à un élément. On suppose que toute partie de E a une borne supérieure et qu’il existe une partie dénombrable de E qui rencontre tou… 01XX
- Remarque Soit E un ensemble totalement ordonné. L’ensemble des intervalles ouverts de E (limités ou non) est stable par intersection finie. C’est une base d’une topologie T₀(E) sur E (TG, I… 01XY
- Corollaire Soit R une relation d’équivalence dans I. Les conditions suivantes sont équivalentes : 01XZ
- Proposition 17 Soit X un espace topologique connexe et compact. Soit a un point de X, soit U une partie ouverte et fermée non vide de X -a. 01Y0
- Corollaire Soit X un espace topologique compact connexe, soit N l’ensemble des points de X dont le complémentaire est connexe. L’ensemble X est l’unique partie connexe et compacte de X qui co… 01Y1
- Lemme 7 Soit T un espace topologique localement connexe. Soit U un ensemble filtrant croissant de parties ouvertes de T, de réunion T. Pour t∈ T et U∈ U, notons Uₜ la composante connexe de… 01Y2
- Théorème 2 Soit X un espace topologique connexe compact possédant une partie dénombrable partout dense. Soient a,b des points distincts de X. Les conditions suivantes sont équivalentes : 01Y3
- Proposition 18 Soit X un espace topologique séparé. Soient a et b des points distincts de X qui appartiennent à la même composante connexe par arcs de X. Il existe un chemin injectif reliant a à… 01Y4
- Lemme 8 L’ensemble U, ordonné par inclusion, est inductif. 01Y5
- Lemme 9 Il existe une application continue, croissante et surjective u:I→ I et un chemin injectif c:I→ X reliant a à b tels que g=c∘ u. 01Y6
- Théorème 3 Soit I un intervalle de R et soit X un espace topologique non vide et séparé. Soit p: X→ I une application continue, ouverte et propre dont les fibres sont totalement discontinues… 01Y7
- Lemme 10 Soient a,b des points de I tels que aleqslant b. 01Y8
- Lemme 11 a) L’ensemble K' n’est pas vide. 01Y9
- Corollaire Soient X et B des espaces topologiques et p: X→ B une application continue, ouverte, propre et séparée dont les fibres sont totalement discontinues. Soit I un intervalle de R, soit… 01YA
- Théorème 4 Soit X un espace topologique, soit G un groupe discret opérant proprement dans X et soit p: X→ X/G l’application canonique. Soit I un intervalle de R, soit f: I→ X/G une applicatio… 01YB
- Exemple 1 Soit X un espace topologique séparé et soit G un groupe fini, muni de la topologie discrète, qui opère continûment dans X. L’opération est alors propre (TG, III, p. 28, prop. 2). L… 01YC
- Exemple 2 Soit n un entier geqslant 0. Notons Pₙ l’ensemble des polynômes P∈ C[X] unitaires de degré n, muni de la topologie pour laquelle l’application (c₀, . . . , cₙ₋₁)↦ Xⁿ+cₙ₋₁Xⁿ⁻¹+⋯ +c₀… 01YD
§ 3. Groupoïde de Poincaré
- Définition 1 Soit X un espace topologique, soient c₀ et c₁ des chemins dans X et σ :I× I→ X une homotopie reliant c₀ à c₁. On dit que σ est une homotopie stricte si les applications s↦ σ (0, s)… 01YE
- Exemple Soit c un chemin dans X et soit φ :I→ I une application continue telle que φ (0) = 0 et φ (1) = 1. Les chemins c et c∘ φ sont strictement homotopes. En effet, l’application σ :I× I… 01YF
- Définition 2 On appelle espace des lacets de X, et on note Ω(X),le sous-espace de Λ(X) constitué des lacets (III, p. 256, déf. 1) dans X. 01YG
- Proposition 1 Soit X un espace topologique, soient x,y,z,u des points de X et soient γ₁∈ varpi_x,y(X),γ₂∈ varpi_y,z(X),γ₃∈ varpi_z,u(X) des classes de chemins. On a 01YH
- Remarque 1 Soit X un espace topologique. Soit n un entier geqslant 1 et soit (c₁, . . . , cₙ) une suite de chemins dans X telle que cᵢ et cᵢ₊₁ soient juxtaposables pour 1leqslant ileqslant n-… 01YI
- Définition 3 Soit X un espace topologique. Le groupoïde varpi (X) est appelé groupoïde de Poincaré, ou groupoïde fondamental, de l’espace X. Soit x un point de X ; le groupe π₁(X, x) des classe… 01YJ
- Proposition 2 Soit X un espace topologique. 01YK
- Remarque 2 Soit X un espace topologique et soit C une composante connexe par arcs de X. Si x et y sont des points de C, l’espace topologique Λ_x,y(C) s’identifie à l’espace topologique Λ_x,y(… 01YL
- Remarque 3 Soit X un espace topologique et soient x,y,z des points de X. L’application (c, d)↦ c*d de Λ_x,y(X)× Λ_y,z(X) dans Λ_x,z(X) est continue (III, p. 258, corollaire de la prop. 2). On… 01YM
- Remarque 1 L’homomorphisme varpi_x,y(f) est continu si l’on munit les ensembles varpi_x,y(X) et varpi_f(x),f(y)(Y) de la topologie quotient de la topologie de la convergence compacte sur C_c(… 01YN
- Proposition 3 Soient X et Y des espaces topologiques, f₀ et f₁ des applications continues de X dans Y et soit σ : X× I→ Y une homotopie reliant f₀ à f₁. Soit x un point de X ; posons y₀=f₀(x), y… 01YO
- Lemme 1 Soit Y un espace topologique et soit φ :I× I→ Y une application continue. Pour t∈ I, posons c₀(t) =φ (t,0),c₁(t) =φ (t,1), d₀(t) =φ (0, t) et d₁(t) =φ (1, t). Les chemins c₀*d₁ et… 01YP
- Corollaire 1 Soient X et Y des espaces topologiques et soit x un point de X. Soient f₀ et f₁ des applications continues de X dans Y. S’il existe une homotopie pointée en x reliant f₀ à f₁, on a… 01YQ
- Corollaire 2 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une homéotopie. Pour tout point x de X, l’homomorphisme 01YR
- Exemple Soit G un groupe topologique, soit e son élément neutre. Pour tout point g de G, les translations à gauche et à droite, x↦ gx et x↦ xg, sont des homéomorphismes de G sur lui-même (… 01YS
- Corollaire 3 Soit X un espace topologique homéotope à un point. Pour tout point x de X, le groupe π₁(X, x) est réduit à l’élément neutre. 01YT
- Proposition 4 Soit X l’espace produit d’une famille (Xⱼ)_j∈ J d’espaces topologiques. Le morphisme du groupoïde varpi (X) dans le produit des groupoïdes varpi (Xⱼ), pour j∈ J, défini par la fami… 01YU
- Corollaire Soit x= (xⱼ)_j∈ J un point de X. L’application 01YV
- Remarque 2 Soit (Xⱼ)_j∈ J une famille d’espaces topologiques. Notons X l’espace topologique produit ∏_j∈ JXⱼ et soit x= (xⱼ) un point de X. 01YW
- Remarque 3 Soit (Xⱼ)_j∈ J une famille d’espaces topologiques. Notons X l’espace topologique produit ∏_j∈ JXⱼ et soit x= (xⱼ) un point de X. 01YX
- Proposition 5 Soit X un espace topologique et soit (Aᵢ)_i∈ I une famille croissante de parties de X, indexée par un ensemble ordonné filtrant I, telle que toute partie quasi-compacte de X soit c… 01YY
- Corollaire Soit a un point de X et soit J l’ensemble des i∈ I tels que a∈ Aᵢ. L’homomorphisme canonique 01YZ
- Remarque 4 La proposition et son corollaire s’appliquent en particulier lorsque (Aᵢ)_i∈ I est une famille croissante de parties de X indexée par un ensemble ordonné filtrant I telle que les i… 01Z0
- Définition 4 Soit X un espace topologique et soient c et c' deux lacets dans X. On appelle homotopie libre reliant c à c' une homotopie σ reliant c à c' telle que σ (0, s) =σ (1, s) pour tout s… 01Z1
- Remarque Soit φ l’application canonique de R sur T=R/Z (TG, V, p. 2). L’application f↦ f∘ φ |I est un homéomorphisme de C_c(T; X) sur Ω(X), d’où, par passage aux composantes connexes par ar… 01Z2
- Proposition 6 Soit X un espace topologique connexe par arcs et soit x un point de X. 01Z3
- Scholie Soit X un espace topologique connexe par arcs et soit x un point de X. La proposition 6 permet de définir une bijection canonique de l’ensemble des classes d’homotopie libre de lac… 01Z4
§ 4. Homotopie et revêtements
- Proposition 1 Soit B un espace topologique et soit E un revêtement de B. Soit B' un espace topologique et soient f₀ et f₁ des applications continues de B' dans B. Si les applications f₀ et f₁ so… 01Z5
- Corollaire Un espace topologique homéotope à un espace topologique simplement connexe est simplement connexe. 01Z6
- Remarque Soit G un groupe topologique discret. Avec les notations de la proposition, supposons que E soit un revêtement principal de groupe G. Les revêtements f₀^*(E) et f₁^*(E) sont alors… 01Z7
- Proposition 2 (Relèvement des homotopies) Soit B un espace topologique et soit E un revêtement de B. Soit B' un espace topologique et soient f₀ et f₁ des applications continues de B' dans B. Soit σ : B'× I→ B une homotopie… 01Z8
- Proposition 3 Soit B un espace topologique et soit p: E→ B un revêtement. Notons widetildep:C_c(I; E)→ C_c(I; B) l’application c↦ p∘ c. Notons o_E:C_c(I; E)→ E ( resp. o_B:C_c(I; B)→ B) l’applic… 01Z9
- Corollaire 1 L’application widetildep:C_c(I; E)→ C_c(I; B) est un revêtement. 01ZA
- Corollaire 2 (Relèvement des chemins) Soit p: E→ B un revêtement, soit x un point de E et a=p(x). L’application c↦ p∘ c est un homéomorphisme de l’espace Λₓ(E) des chemins dans E d’origine x sur l’espace Λₐ(B) des chem… 01ZB
- Proposition 4 Soit p: E→ B une application étale et séparée qui vérifie la propriété de relèvement des chemins. Soient a et b des points de B et soit x un point de E tel que p(x) =a. Soient c₀ e… 01ZC
- Corollaire 1 Soit B un espace topologique et soit E un revêtement de B ; notons p sa projection. Pour tout couple (x, y) de points de E, l’application varpi_x,y(p):varpi_x,y(E)→ varpi_p(x),p(y)… 01ZD
- Corollaire 2 Soit B un espace topologique et soit E un revêtement de B ; notons p sa projection. Soit x un point de E, posons b=p(x). Pour que la classe dans π₁(B, b) d’un lacet c de B en a app… 01ZE
- Corollaire 3 Soit B un espace topologique et soient (E₁, p₁) et (E₂, p₂) des revêtements de B. Notons (E, p) leur B-espace produit et soit x= (x₁, x₂) un point de E. L’image de l’homomorphisme… 01ZF
- Remarque Soient b et b' deux points de B,x un point de E_b,c∈ Λ_b,b'(B) un chemin dans B et widetildec le chemin dans E d’origine x qui relève c. Pour tout s∈ I, notons cₛ le chemin t↦ c(st… 01ZG
- Théorème 1 Soit B un espace topologique, soit (E, p) un revêtement de B, soit b un point de B et soit x un point de la fibre E_b. 01ZH
- Proposition 5 L’application h_(E,x) de π₁(B, b) dans G qui, à γ ∈ π₁(B, b), associe l’unique élément g de G tel que x· g=x· γ⁻¹, est un homomorphisme de groupes, de noyau le sous-groupe p_*(π₁(E… 01ZI
- Exemple 1 Soit F un ensemble discret muni d’une opération de G et soit X = E×ᴳF le revêtement de B associé. Notons φ : E× F→ X le B-morphisme canonique. C’est un morphisme de revêtements. Po… 01ZJ
- Exemple 2 Soit H un groupe topologique discret, soit f: G→ H un morphisme de groupes. Munissons H de l’opération à gauche de G donnée par g· h=f(g)h, pour g∈ G et h∈ H. Soit E'= E×ᴳH le revê… 01ZK
§ 5. Homotopie et revêtements (cas des espaces localement connexes par arcs)
- Proposition 1 Soit B un espace topologique et soit (E, p) un revêtement de B. Soit Y un espace topologique et soit f: Y→ B une application continue. Soient y∈ Y,x∈ E,b∈ B des points tels que f(y… 01ZL
- Corollaire 1 Soit B un espace topologique connexe et localement connexe par arcs, et soit b un point de B. Pour qu’un revêtement (E, p) de B soit trivialisable, il faut et il suffit que, pour t… 01ZM
- Remarque Soit B un espace topologique localement connexe par arcs, soit b un point de B et soit V un voisinage ouvert et connexe de b tel que l’homomorphisme de π₁(V, b) dans π₁(B, b) ait p… 01ZN
- Corollaire 2 Soit B un espace topologique connexe et localement connexe par arcs. Si, pour un point b de B, le groupe π₁(B, b) est réduit à l’élément neutre, l’espace B est simplement connexe. 01ZO
- Corollaire 3 Soit 01ZP
- Proposition 2 Soient E et E' des revêtements de B. 01ZQ
- Corollaire 1 Les revêtements E et E' sont isomorphes si et seulement si les π₁(B, b)-ensembles E_b et E'_b sont isomorphes. 01ZR
- Corollaire 2 Soient (E, p) et (E', p') des revêtements connexes de B. Soient x un point de E_b et x' un point de E'_b. Pour qu’il existe un B-morphisme g: E→ E' tel que g(x) =x', il faut et il… 01ZS
- Corollaire 3 Soit (E, p) un revêtement connexe de B et soit x un point de la fibre E_b. Notons N le normalisateur de p_*(π₁(E, x)) dans π₁(B, b). Pour tout élément γ de N, il existe un unique B… 01ZT
- Corollaire 4 Soit (E, p) un revêtement connexe de B et soit x un point de la fibre E_b. Pour que E soit un revêtement galoisien de B, il faut et il suffit que p_*(π₁(E, x)) soit un sous-groupe… 01ZU
- Lemme 1 Soit B un espace topologique localement connexe par arcs, soient p: E→ B et p': E'→ B des applications étales et séparées qui vérifient la propriété de relèvement des chemins (III… 01ZV
- Remarque Soit B un espace topologique localement connexe par arcs et supposons que tout point b de B possède un voisinage V tel que l’image de π₁(V, b) dans π₁(B, b) soit réduite à l’élémen… 01ZW
- Proposition 3 Soit B un espace topologique localement connexe par arcs et soit E un ensemble muni d’une opération sans monodromie locale φ du groupoïde varpi (B), relativement à une application… 01ZX
- Corollaire Soit B un espace topologique connexe et localement connexe par arcs, soit (E, p) un B-espace dont la projection p est étale, séparée et possède la propriété de relèvement des chemi… 01ZY
- Proposition 4 Il existe une unique topologie sur π₁(B, a), compatible avec sa structure de groupe, pour laquelle les sous-groupes distingués admissibles de π₁(B, a) forment un système fondamenta… 01ZZ
- Remarque 1 Si B₀ désigne la composante connexe par arcs de a dans B, l’isomorphisme canonique π₁(B₀, a)→ π₁(B, a) est un isomorphisme de groupes topologiques lorsque ces groupes sont munis de… 0200
- Remarque 2 Soit B un espace topologique. Soient b et b' des points de B qui appartiennent à la même composante connexe par arcs et soit γ un élément de varpi_b,b'(B). Il résulte de la définit… 0201
- Remarque 3 Soient A et B des espaces topologiques, soit a un point de A et soit f: A→ B une application continue. Posons b=f(a). Si H est un sous-groupe admissible de π₁(B, b), son image réci… 0202
- Proposition 5 Soit B un espace topologique localement connexe par arcs et soit a un point de B. Pour qu’un sous-groupe H de π₁(B, a) soit admissible, il faut et il suffit qu’il existe un revêtem… 0203
- Proposition 6 Soit B un espace topologique et soit b un point de B. Munissons le groupe π₁(B, b) de la topologie admissible. 0204
- Proposition 7 Soit B un espace topologique connexe et localement connexe par arcs et soit b un point de B. Munissons le groupe π₁(B, b) de la topologie admissible. 0205
- Remarque 4 La topologie admissible sur π₁(B, b) est la topologie la moins fine pour laquelle l’opération de π₁(B, b) sur E_b est continue pour tout revêtement connexe E de B (prop. 6 de III… 0206
- Remarque 5 Soit B un espace topologique connexe et localement connexe par arcs, soit a un point de B et soit H un sous-groupe de π₁(B, a). D’après la remarque précédente, si H est admissible… 0207
IV. Espaces délaçables
§ 1. Espaces délaçables
- Définition 1 On dit qu’un espace topologique X est simplement connexe par arcs s’il est connexe par arcs et si tout lacet dans X est strictement homotope à un lacet constant. 0208
- Définition 2 On dit qu’un espace topologique B est délaçable s’il est localement connexe par arcs et si tout point b de B possède un voisinage V tel que l’homomorphisme de π₁(V, b) dans π₁(B, b… 0209
- Remarque 1 Il existe des espaces topologiques B, connexes et localement connexes par arcs tels que certains points a de B, mais pas tous, possèdent un voisinage V tel que l’homomorphisme de π… 020A
- Remarque 2 Soit B un espace délaçable ; toute opération du groupoïde varpi (B) sur un B-espace est sans monodromie locale (cf. III, p. 313, remarque). En particulier, pour qu’une application… 020B
- Proposition 1 L’espace produit d’une famille finie d’espaces délaçables est délaçable. 020C
- Proposition 2 a) Tout revêtement d’un espace délaçable est délaçable. 020D
- Proposition 3 Soit B un espace topologique délaçable. Soit (Y, q) un revêtement de B et soit (Z, p) un revêtement de Y. L’espace topologique Z, muni de l’application q∘ p, est alors un revêtemen… 020E
- Théorème 1 Soit B un espace topologique connexe et localement connexe par arcs et soit b un point de B. Les propriétés suivantes sont équivalentes : 020F
- Remarque 1 Soit B un espace délaçable connexe et soit b un point de B. Il résulte du théorème 1, (iv), que toute opération du groupe π₁(B, b) est admissible. Par suite, tout π₁(B, b)-ensemble… 020G
- Corollaire 1 Soit B un espace topologique délaçable et soit b un point de B. Soit E un revêtement connexe de B et soit x un point de la fibre E_b. Les propriétés suivantes sont équivalentes : 020H
- Corollaire 2 Soit B un espace topologique délaçable et soit b un point de B. Soit (E, x) un revêtement universel de l’espace pointé (B, b). Pour tout revêtement E' de B et tout point x' de E'_b… 020I
- Proposition 4 Soit B un espace topologique délaçable. La relation d’homotopie stricte est une relation d’équivalence ouverte dans l’espace topologique C_c(I; B). 020J
- Définition 3 On dit qu’un espace topologique B est localement contractile si tout point b de B possède un voisinage V tel que l’espace pointé (V, b) soit contractile (III, p. 234, exemple 3). 020K
- Proposition 5 Un espace topologique localement contractile est délaçable. 020L
- Proposition 6 L’application p:x↦ e^2π ix de R dans S₁ fait de (R,0) un revêtement universel de (S₁,1). Le groupe π₁(S₁,1) est isomorphe à Z; la classe du lacet t↦ e^2π it en est un générateur. P… 020M
- Corollaire L’application z↦ eᶻ de C dans C^* fait de (C,0) un revêtement universel de (C^*,1). Le groupe π₁(C^*,1) est isomorphe à Z; la classe du lacet t↦ e^2π it en est un générateur. Pour… 020N
- Proposition 7 L’application x↦ φ (e^2π ix) de R sur P₁(R) fait de (R,0) un revêtement universel de (P₁(R), φ (1)). Soit c:I→ S₁ le chemin t↦ e^π it; la classe de φ (c) est un générateur du group… 020O
- Lemme 1 Soit X un espace topologique, soit G un groupe discret opérant proprement dans X et soit p la projection canonique de X sur X/G. 020P
- Proposition 8 Soit X un espace topologique et soit G un groupe discret opérant proprement dans X. Notons p la projection canonique de X sur X/G. 020Q
- Remarque 1 Le théorème 4 de III, p. 287 et la prop. 8 (IV, p. 349) restent valables sous l’hypothèse plus générale que G est un groupe de Lie de dimension finie sur R opérant proprement dans… 020R
§ 2. Groupes de Poincaré des espaces délaçables
- Proposition 1 Soient A un espace topologique délaçable, B un espace topologique localement connexe par arcs et soit f: A→ B une application continue. Soient a un point de A et b=f(a). Supposons… 020S
- Proposition 2 Soient A un espace topologique connexe et localement connexe par arcs, B un espace topologique délaçable, et soit f: A→ B une application continue. Soient a un point de A et b= f(a… 020T
- Proposition 3 Soit B un espace topologique délaçable et soit A un sous-espace connexe et localement connexe par arcs de B (par exemple une partie ouverte et connexe). Soit a un point de A. Les p… 020U
- Définition 1 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f une application continue de X dans Y. On dit que l’application f est relativement connexe si tout point de Y possède un système fon… 020V
- Proposition 4 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application continue relativement connexe. 020W
- Corollaire 1 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application continue et relativement connexe. Par passage aux composantes connexes, l’application f induit une bijection… 020X
- Corollaire 2 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application continue. Pour que f soit relativement connexe, il faut et il suffit que les trois propriétés suivantes soien… 020Y
- Corollaire 3 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application continue et relativement connexe. Soit F un ensemble et soit g: X→ F une application localement constante. Il… 020Z
- Exemple 1 Soit X un espace topologique et soit R une relation d’équivalence dans X. Notons Y l’espace topologique quotient X/R et f: X→ Y l’application canonique. Supposons que les classes d… 0210
- Exemple 2 Soit Y un espace topologique localement connexe par arcs et soit X une partie ouverte de Y. L’espace C_c(I; X) des chemins dans X s’identifie à un sous-espace de l’espace C_c(I; Y)… 0211
- Proposition 5 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application continue et relativement connexe. Pour tout couple (T,T') de revêtements de Y, l’application f^*:C_Y(T; T')→… 0212
- Corollaire 1 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application continue relativement connexe. Soient T et T' des revêtements de Y. Si les revêtements X×_YT et X×_YT' de X s… 0213
- Corollaire 2 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application continue et relativement connexe. Si l’espace X est simplement connexe, il en est de même de l’espace Y. 0214
- Corollaire 3 Soient X un espace topologique localement connexe par arcs, Y un espace topologique délaçable et soit f: X→ Y une application continue relativement connexe. Pour tout point x de X… 0215
- Proposition 6 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application continue et relativement connexe. Supposons que tout point de Y possède un voisinage ouvert V dont l’image ré… 0216
- Corollaire Soient X et Y des espaces topologiques délaçables et soit f: X→ Y une application continue et relativement connexe. Supposons que tout point de Y possède un voisinage V dont l’imag… 0217
- Remarque Soit Y un espace topologique, soient X, X' et Y' des sous-espaces de Y tels que X⊂ X'⊂ Y'⊂ Y. Supposons que l’injection canonique de X dans Y soit relativement connexe. Pour toute… 0218
- Exemple Soit Y une variété différentielle localement de dimension finie et soit Z une sous-variété fermée de Y (VAR, R, 5.8.3). Posons X = Y-Z. 0219
- Théorème 1 Soit X un espace topologique compact délaçable et soit x un point de X. Le groupe de Poincaré π₁(X, x) est de présentation finie. 021A
- Lemme 1 Soit X un espace topologique et soit A une partie de X. Pour que A soit maigre, il faut et il suffit qu’il existe un recouvrement ouvert (Uᵢ)_i∈ I de X tel que A∩ Uᵢ soit maigre da… 021B
- Lemme 2 Soit X un espace topologique et soit A une partie de X. 021C
- Remarque 1 Soit G un groupe topologique et soit A une partie maigre de G. Supposons que A contienne un ouvert non vide U de G et soit y un point de U. Alors, U est maigre et pour tout x∈ G,xy… 021D
- Proposition 7 Soit X un espace séparé. Tout sous-espace souslinien (TG, IX, p. 59, déf. 2) de X est approchable. 021E
- Lemme 3 Soit (Uᵢ)_i∈ I une famille finie d’ouverts non vides d’un espace topologique X et soit O une partie ouverte et dense de X× X. Il existe une famille (Vᵢ)_i∈ I d’ouverts non vides de… 021F
- Proposition 8 Soit P un espace topologique polonais non vide et soit R une relation d’équivalence dans P dont le graphe est une partie maigre de P× P. Il existe une application continue injectiv… 021G
- Proposition 9 Soit X un espace topologique délaçable et soit W une base de la topologie de X. Pour tout point x de X, le cardinal du groupe π₁(X, x) est majoré par sup(Card(W), Card(N)). En part… 021H
- Lemme 4 Soit X un espace de Baire, soit G un groupe topologique opérant continûment dans X et soit B une partie approchable de X qui n’est pas maigre. L’ensemble des points g∈ G tels que B… 021I
- Théorème 2 (Shelah[^1]) Soit X un espace polonais connexe et localement connexe par arcs et soit x un point de X. Si X n’est pas délaçable, le groupe π₁(X, x) a la puissance du continu. 021J
- Lemme 5 L’ensemble Γ est une partie maigre de K× K. 021K
- Exemple Soit P l’espace topologique réunion des cercles de centre (2/n,0) passant par l’origine du plan R², pour ngeqslant 1 (III, p. 336, exerc. 6). Le groupe de Poincaré de P a la puissa… 021L
§ 3. Groupes de Poincaré des groupes topologiques
- Définition 1 Étant donnés un groupe topologique G et un groupe G', on appelle homomorphisme local de G dans G' une application f d’un voisinage V de l’élément neutre de G dans G' telle que, pou… 021M
- Proposition 1 Soient G et G' des groupes topologiques et soit p: G→ G' un homomorphisme de groupes. Pour que p fasse de G un revêtement de G', il faut et il suffit que la restriction de p à un v… 021N
- Proposition 2 Soit G un groupe topologique connexe, soit G' un groupe et soit f: V→ G' un homomorphisme local de G dans G', où V est un voisinage connexe de l’élément neutre de G. Il existe alor… 021O
- Lemme 1 Soit G un groupe topologique et soit V un voisinage connexe de l’élément neutre e de G. Pour tout voisinage U de e dans G et tout x∈ V, il existe un entier n∈ N et des éléments u₁… 021P
- Corollaire 1 Soit G un groupe topologique simplement connexe et soit G' un groupe. Soit V un voisinage connexe de l’élément neutre dans G et soit f: V→ G' un homomorphisme local. Il existe un u… 021Q
- Remarque 1 Lorsque G =R, ce corollaire résulte de la proposition 6 de TG, V, p. 3. 021R
- Corollaire 2 Deux groupes topologiques localement connexes et simplement connexes qui sont localement isomorphes sont isomorphes. 021S
- Corollaire 3 Soit G un groupe topologique simplement connexe et soit V un voisinage connexe de l’élément neutre de G. On définit une présentation de G en prenant pour ensemble générateur l’ense… 021T
- Définition 2 On appelle espace de Hopf un espace topologique pointé (X, e) muni d’une loi de composition continue m: X× X→ X telle que 021U
- Exemple 1 Soient G un groupe topologique et m sa loi de composition. L’élément neutre e de G est élément neutre à homotopie près et (G, e) est un espace de Hopf. 021V
- Exemple 2 Soient X un espace topologique et x un point de X. Muni de la juxtaposition des lacets en x, l’espace pointé (Ωₓ(X), eₓ) est un espace de Hopf. En effet, on a d’abord eₓ*eₓ=eₓ. D’a… 021W
- Proposition 3 Soient (X, e) un espace de Hopf et m: X× X→ X sa loi de composition. Pour tous lacets c,c' de X en e, on a : 021X
- Remarque Soit (X, e) un espace de Hopf. D’après la prop. 3, l’application de composition des classes de chemins, π₁(X, e)× π₁(X, e)→ π₁(X, e) est continue si π₁(X, e) est muni de la topolog… 021Y
- Proposition 4 Soit (X, e) un espace de Hopf (IV, p. 373, définition 2) et soit m: X× X→ X sa loi de composition. On suppose l’espace X connexe et localement connexe par arcs. Soit X' un revêteme… 021Z
- Proposition 5 Conservons les notations et les hypothèses de la proposition 4. 0220
- Corollaire Soit G un groupe topologique connexe et localement connexe par arcs. Soit G' un revêtement connexe de G, soit p sa projection et soit e' un élément de la fibre N de l’élément neutr… 0221
- Proposition 6 Soit G un groupe topologique connexe et délaçable. Il existe un groupe topologique widetildeG, d’élément neutre widetildee, et un homomorphisme continu p:widetildeG→ G qui vérifie… 0222
- Exemple La proposition 6 s’applique notamment lorsque G est un groupe de Lie connexe sur R ou C. Il existe alors sur widetildeG une unique structure de variété analytique telle que la proj… 0223
- Scholie Soit G un groupe topologique connexe et délaçable, soit e son élément neutre. Soit widetildeG un groupe topologique simplement connexe par arcs, d’élément neutre widetildee, et p:w… 0224
- Proposition 7 Pour que deux groupes topologiques connexes et délaçables soient localement isomorphes, il faut et il suffit que leurs revêtements universels soient des groupes topologiques isomor… 0225
- Proposition 8 Soit G un groupe topologique connexe et délaçable et soit widetildeG un revêtement universel de G. Soit V un voisinage ouvert connexe de l’élément neutre e de G tel que l’image de… 0226
§ 4. Théorie de la descente
- Définition 1 On appelle donnée de descente relative à f sur le X-espace (Z, p) une application continue τ : Z×_YX→ Z vérifiant les deux propriétés suivantes : 0227
- Exemple 1 Soient X et Y des espaces topologiques, soit f: X→ Y une application continue et soit (T, q) un Y-espace. Posons Z = X×_YT. L’application τ de Z×_YX dans Z qui, à ((x, t), x') asso… 0228
- Exemple 2 Soient Y un espace topologique, (Vᵢ)_i∈ I une famille de parties de Y, et pour tout i∈ I, soit (Zᵢ, pᵢ) un Vᵢ-espace. Notons X l’espace topologique somme de la famille (Vᵢ)_i∈ I et… 0229
- Exemple 1 Soient X et Y des espaces topologiques et f: X→ Y une application continue. Soit (T, q) un Y-espace. Soit Z le X-espace X×_YT, muni de l’application pr₁; notons τ sa donnée de desc… 022A
- Exemple 2 Reprenons les notations de l’exemple 2 (IV, p. 383). L’espace topologique Z/R_τ est alors l’espace topologique obtenu par recollement des espaces Zᵢ le long des overset-1pᵢ(Vᵢ∩ Vⱼ)… 022B
- Proposition 1 Soient X et Y des espaces topologiques, soit f: X→ Y une application continue. Supposons que tout point de Y possède un voisinage au-dessus duquel il existe une section continue de… 022C
- Proposition 2 Soit f: X→ Y une application continue, soit (Z, p) un X-espace et soit τ une donnée de descente relative à f sur Z. La relation d’équivalence R_τ est fermée si f est propre ; elle… 022D
- Proposition 3 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application continue. Soient (Z, p) et (Z', p') des X-espaces munis de données de descente relatives à f, notées respecti… 022E
- Proposition 4 Supposons que l’application f soit stricte et surjective et que T soit un Y-espace étalé. Alors, l’application f^*:C_Y(T; T')→ C_f(X×_YT; X×_YT') est bijective. 022F
- Corollaire Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application stricte et surjective. Soient T et T' des Y-espaces étalés. S’il existe un X-isomorphisme X×_YT→ X×_YT' qui e… 022G
- Proposition 5 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application continue. Supposons que l’application f soit propre et séparée, ou bien ouverte. Toute donnée de descente rel… 022H
- Lemme 1 Soient B, B' des espaces topologiques et soit f: B'→ B une application continue. Si le carré fibré B'×_BB' est localement connexe, l’espace topologique B' est localement connexe. 022I
- Proposition 6 Soit 022J
- Corollaire 1 Soient E et B des espaces topologiques, p: E→ B une application continue et (Aᵢ)_i∈ I un recouvrement fermé localement fini de B tel que pour tout couple (i, j)∈ I× I,i=not j, l’in… 022K
- Corollaire 2 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application propre, séparée et surjective. On fait de plus l’une des hypothèses suivantes : 022L
- Proposition 7 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application continue et surjective. Supposons que l’espace Y soit délaçable et que l’application f soit ouverte et possèd… 022M
- Remarque Soient X et Y des espaces topologiques et soit f: X→ Y une application. Pour que toute donnée de descente relative à f sur un revêtement de X soit effective, et que l’espace quotie… 022N
- Proposition 8 Soient X et Y des espaces topologiques non vides et soit f une application continue de X dans Y. On suppose que l’espace X est localement connexe par arcs, que l’espace Y est conne… 022O
- Proposition 9 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f une application continue de X dans Y. On suppose que l’espace X est localement connexe par arcs, que l’espace Y est délaçable et qu… 022P
- Proposition 10 Soient X et Y des espaces topologiques et soit f une application continue de X dans Y. On suppose que l’espace X est délaçable, que l’espace X×_YX est localement connexe par arcs… 022Q
- Lemme 2 Conservons les notations et les hypothèses de la proposition. Soit T un ensemble muni d’une opération du groupoïde Coeg(f) relativement à une application q: T→ Y. Il existe alors u… 022R
- Théorème 1 Soient X et Y des espaces topologiques, soit f: X→ Y une application continue et surjective. Supposons que les espaces X et Y soient délaçables. Supposons enfin que l’une des propr… 022S
- Exemple Voici deux exemples où les hypothèses du théorème 1 sont satisfaites. 022T
- Théorème 2 Supposons que tout point de Y possède un voisinage au-dessus duquel il existe une section continue de l’application f. Le morphisme de groupoïdes varpi '(f) de Coeg(f) dans varpi (… 022U
- Lemme 3 Soit G un groupoïde et soient p, q des entiers geqslant 1. Pour tout couple (j, k) d’entiers tels que 0leqslant jleqslant p et 0leqslant kleqslant q, soit x_j,k un sommet de G ; po… 022V
- Exemple 1 Le théorème s’applique lorsque l’application f est étale et surjective. 022W
- Exemple 2 Il s’applique aussi lorsque l’espace X est l’espace somme d’une famille (Vᵢ)_i∈ I de parties de Y dont les intérieurs recouvrent Y, et que f est l’application déduite des injection… 022X
- Théorème 3 Soit X un espace topologique délaçable et soit G un groupe discret opérant proprement dans X ; soit f: X→ X/G la surjection canonique. Le morphisme de groupoïdes canonique varpi ''… 022Y
- Lemme 4 Pour tout chemin c= (c₁, c₂) dans X×_YX, on a β ([c₁]) =β ([c₂]). 022Z
§ 5. Théorème de van Kampen
- Définition 1 On dit que l’application f vérifie la propriété (VK) si elle est stricte, surjective et si le morphisme varpi '(f) est un isomorphisme. 0230
- Exemple 1 Cette propriété est vérifiée sous l’une des hypothèses suivantes : 0231
- Théorème 1 Supposons que Y soit connexe par arcs et que f vérifie la propriété (VK). Avec les notations précédentes, il existe un unique homomorphisme de groupes 0232
- Lemme 1 Le carquois Γ s’identifie à un sous-carquois de Γ; les carquois Γ et Γ sont connexes. 0233
- Proposition 1 Soit Y un espace topologique connexe par arcs et soit (Aᵢ)_i∈ I un recouvrement de Y par des parties non vides, connexes par arcs, indexé par un ensemble totalement ordonné I. Supp… 0234
- Corollaire 1 Sous les hypothèses de la proposition 1, supposons de plus que, pour tout i∈ I, l’image de l’homomorphisme de π₁(Aᵢ, a(i)) dans π₁(Y, a(i)), déduit de l’injection canonique de Aᵢ d… 0235
- Corollaire 2 Sous les hypothèses de la proposition 1, supposons de plus que pour tout i∈ I, le groupe π₁(Aᵢ, a(i)) soit réduit à l’élément neutre et que, pour tout triplet (i₁, i₂, i₃) d’élémen… 0236
- Exemple 1 Pour le cas d’un recouvrement formé de deux ensembles, voir le nᵒ3. 0237
- Exemple 2 Soit G un graphe (II, p. 155, définition 1) ; notons S l’ensemble des sommets de G, A l’ensemble de ses arêtes orientées, o et t les applications origine et terme de A dans S ; pou… 0238
- Corollaire 3 Sous les hypothèses de la prop. 1, supposons de plus que l’armature du recouvrement (Aᵢ)_i∈ I soit un arbre orienté. L’homomorphisme N:ᵢ*_∈ Iπ₁(Aᵢ, a(i))→ π₁(Y, a(i₀)) déduit de M… 0239
- Exemple 3 (Plan privé de $n$ points) Le groupe fondamental de R² 0 est isomorphe à Z et la classe du chemin t↦ e^2π it en est un générateur (IV, p. 347, corollaire). Plus généralement, soit n un entier naturel et soit… 023A
- Corollaire 4 Sous les hypothèses de la proposition 1, supposons qu’il existe une partie A de Y, connexe par arcs et non vide, telle que l’intersection Aᵢ∩ A_i' soit égale à A pour tout couple (… 023B
- Exemple 4 Soit ((Xᵢ, xᵢ))_i∈ I une famille d’espaces topologiques pointés. On appelle bouquet de la famille ((Xᵢ, xᵢ))_i∈ I, et on note bigvee_i∈ I(Xᵢ, xᵢ) l’espace topologique quotient de l… 023C
- Proposition 2 Il existe un unique homomorphisme de groupes 023D
- Exemple Pour ngeqslant 1, la sphère Sₙ est réunion de deux hémisphères fermés, homéomorphes à la boule fermée Bₙ₋₁ (TG, VI, p. 12), et dont l’intersection s’identifie à la sphère Sₙ₋₁. Pou… 023E
- Corollaire 1 L’homomorphisme μ est injectif. Plus précisément, il existe une rétraction associée à μ qui est un homomorphisme de groupes. 023F
- Corollaire 2 Si le groupe π₁(X, a) est trivial, l’ensemble A = B∩ C est connexe par arcs ; s’il est commutatif, l’ensemble A possède au plus deux composantes connexes par arcs. 023G
- Corollaire 3 Si les groupes π₁(X, a) et π₁(A, a) sont triviaux, il en est de même des groupes π₁(B, a) et π₁(C, a). 023H
- Proposition 3 Supposons que X soit délaçable. L’homomorphisme N est alors surjectif et son noyau est le plus petit sous-groupe distingué de π₁(X, o)*F(G) contenant les éléments 023I
- Corollaire 1 Supposons que X soit délaçable et que le groupe G soit engendré par les fixateurs des points de X. Le morphisme canonique π₁(f, o):π₁(X, o)→ π₁(Y, f(o)) est alors surjectif. En par… 023J
- Remarque Si X est délaçable, Y l’est aussi (IV, p. 349, prop. 8). Comme un espace délaçable connexe est simplement connexe par arcs si et seulement si il est simplement connexe (IV, p. 344… 023K
- Exemple 1 Soit X un espace topologique connexe par arcs, délaçable et séparé, et soit a un point de X. Soit n un entier geqslant 2 et soit Y le quotient de l’espace Xⁿ par l’action du groupe… 023L
- Corollaire 2 Supposons que X soit délaçable et que le groupe G opère librement dans X. Il existe un unique homomorphisme de groupes p:π₁(Y, f(o))→ G dont le noyau contient l’image de π₁(X, o) e… 023M
- Corollaire 3 Supposons que X soit simplement connexe par arcs. L’application de G dans π₁(Y, f(o)) qui, à g∈ G, associe la classe de chemins f_*(β_g) est un homomorphisme de groupes surjectif… 023N
- Proposition 4 Supposons que les composantes connexes par arcs de Y soient ouvertes. Pour tout i∈ I, soit Gᵢ le quotient du groupe π₁(Yᵢ, bᵢ) par le plus petit sous-groupe distingué contenant l’i… 023O
- Corollaire 1 Supposons de plus que les espaces X et Y soient connexes par arcs et soit a un point de X. L’application canonique de π₁(Y, f(a)) dans π₁(Côn(f), f(a)) est surjective, son noyau es… 023P
- Corollaire 2 Supposons de plus que les composantes connexes par arcs de Y soient simplement connexes par arcs. L’homomorphisme μ: F(J-T)→ π₁(Côn(f), s) est alors un isomorphisme. 023Q
- Remarque 1 Soit X un espace topologique dont les composantes connexes par arcs sont ouvertes. Soit A un sous-espace fermé de X ; notons ι : A→ X l’injection canonique, X/A l’espace déduit de… 023R
- Lemme 2 L’application f: C→ A est propre et séparée ; ses fibres sont finies. 023S
- Proposition 5 (Van Kampen) L’homomorphisme Q est surjectif ; son noyau est le plus petit sous-groupe distingué contenant les éléments 023T
- Remarque Soit A un espace topologique, soit B une partie fermée de A et soit U un voisinage ouvert de B dans A. On suppose que l’ensemble U-B est la réunion d’une famille finie (M_ℓ)_ℓ∈ L d… 023U
§ 6. Espaces classifiants
- Proposition 1 Soit X' un espace topologique normal, soit X un sous-espace de X', soit A un sous-espace fermé de X' contenu dans X et soit U un voisinage de A dans X. 023V
- Corollaire 1 Soit X un espace topologique normal, soit f une application continue de X dans un espace topologique Z. Soit A un sous-espace fermé de X, soit U un voisinage de A dans X et soit σ… 023W
- Corollaire 2 Soit X un espace topologique normal, soit A un sous-espace fermé de X et soit U un voisinage de A dans X. Soient f et f' des applications continues homotopes de U dans un espace to… 023X
- Corollaire 3 Soit X un espace topologique normal, soit A un sous-espace fermé de X et soit U un voisinage de A dans X. Soit Z un espace topologique homéotope à un point et soit g: U→ Z une appl… 023Y
- Corollaire 4 Soit X un espace topologique paracompact, soit A un sous-espace fermé de X. Soit n un entier geqslant 0 et soit V un ouvert de Rⁿ. Soit f: X→ V une application continue et soit σ… 023Z
- Lemme 1 Soient Z un espace topologique, K un espace topologique compact et W une partie ouverte de Z× K. L’ensemble U des points z∈ Z tels que z × K soit contenu dans W est ouvert dans Z. 0240
- Corollaire 5 Soit X' un espace topologique normal, soit X un sous-espace de X', soit A un sous-espace fermé de X' contenu dans X et soit U un voisinage de A dans X. 0241
- Proposition 2 Soit B un espace topologique paracompact et soit (E, p) un B× I-espace fibré localement trivial. Posons E₁=overset-1p(B× 1) et notons p₁: E₁→ B l’application pr₁∘ p|E₁. Alors, les… 0242
- Lemme 2 Soient α ,β ,γ des nombres réels tels que α leqslant β leqslant γ, soit B un espace topologique et soit p: E→ B× [α , γ ] une application continue. Posons B₀= B× [α , β ], B₁= B× [… 0243
- Lemme 3 Soit B un espace topologique et soit (E, p) un B× I-espace fibré localement trivial. Tout point a de B possède un voisinage V tel que le V× I-espace E_V×I soit trivialisable. 0244
- Corollaire 1 Soit B un espace topologique paracompact et soit (E, p) un B× I-espace fibré localement trivial (I, p. 71, corollaire 2). Pour t∈ I, notons (Eₜ, pₜ) le B-espace fibré localement tr… 0245
- Corollaire 2 Soient B et B' des espaces topologiques, soit E un B-espace fibré localement trivial. Soient f₀ et f₁ des applications continues de B' dans B. Supposons que l’espace B' soit paraco… 0246
- Corollaire 3 Soit B un espace topologique paracompact. Si B est homéotope à un point, tout espace fibré localement trivial de base B est trivialisable. 0247
- Corollaire 4 Soient B et B' des espaces topologiques, soit (E, p) un B-espace fibré localement trivial, soit f une application continue de B' dans B, soit σ : B'× I→ B une homotopie d’origine f… 0248
- Lemme 4 Soit B un espace topologique, soit G un groupe topologique et soient E, E' des espaces fibrés principaux de groupe G et de base B. Notons F l’espace topologique G muni de l’opérati… 0249
- Lemme 5 Le morphisme de faisceaux α est un isomorphisme. 024A
- Proposition 3 Soit G un groupe topologique, soit B un espace topologique paracompact et soit (E, p) un espace fibré principal de groupe G et de base B× I. Posons E₁=overset-1p(B× 1) et soit p₁… 024B
- Corollaire 1 Soit B un espace topologique paracompact, soit G un groupe topologique et soit (E, p) un B× I-espace fibré principal de groupe G. Pour t∈ I, notons (Eₜ, pₜ) le B-espace fibré princ… 024C
- Corollaire 2 Soient B et B' des espaces topologiques, soit G un groupe topologique, soit E un B-espace fibré principal de groupe G. Soient f₀ et f₁ des applications continues de B' dans B. Supp… 024D
- Corollaire 3 Soit B un espace topologique paracompact et soit G un groupe topologique. Si B est homéotope à un point, tout espace fibré principal de groupe G est trivialisable. 024E
- Remarque Une démonstration alternative de ces résultats consisterait à vérifier que les isomorphismes d’espaces fibrés construits dans la prop. 2 et ses corollaires sont des isomorphismes d… 024F
- Proposition 4 Si l’espace B est paracompact et si l’espace E' est homéotope à un point, le faisceau sur B des morphismes d’espaces fibrés principaux de groupe G de E dans E' est un faisceau mou. 024G
- Théorème 1 Soit G un groupe topologique, soit Bᵤ un espace topologique, et soit (Eᵤ, pᵤ) un espace fibré principal de groupe G et de base Bᵤ. On suppose que l’espace Eᵤ est homéotope à un poi… 024H
- Corollaire Soit G un groupe topologique, soient B et B' des espaces topologiques paracompacts. Soient (E, p) et (E', p') des espaces fibrés principaux de groupe G et de base B et B' respectiv… 024I
- Exemple Muni de l’application p:R→ S¹,t↦ e^2π it, et de l’opération de Z par translation, l’espace R est un revêtement principal de groupe Z. L’espace S¹ est ainsi un espace classifiant po… 024J
- Proposition 5 Il existe une unique topologie sur G^* compatible avec sa structure de groupe pour laquelle les ensembles V^*_ε forment une base des voisinages de l’élément neutre. 024K
- Proposition 6 L’espace G^* est contractile et localement contractile en chacun de ses points. 024L
- Remarque 1 Si G est un groupe topologique séparé, ι (G) est fermé dans G^*. 024M
- Proposition 7 Supposons que G soit un groupe topologique métrisable. Alors, le groupe topologique G^* est métrisable. Plus précisément, si d est une distance bornée sur G qui définit sa topologi… 024N
- Remarque 2 Soit d une distance bornée qui définit la topologie de G. Lorsque l’on munit le groupe topologique G^* de la distance d^*, l’homomorphisme ι : G→ G^* est une isométrie. 024O
- Remarque 3 Supposons que G soit un groupe topologique discret. Le sous-groupe ι (G) est alors un sous-groupe discret de G^*. En effet, la topologie de G est définie par la distance d sur G do… 024P
- Théorème 2 Soit G un groupe topologique discret. Faisons opérer G à droite dans G^* par h· g=hι (g) et notons B l’espace topologique quotient G^*/G. 024Q