Bourbaki

Livre TS · Français

Index des énoncés

Les 1112 énoncés de Théories spectrales, par chapitre et paragraphe. Choisissez un type, filtrez par un mot, ou mettez les plus cités en tête.

I. Algèbres normées

§ 1. Spectres et caractères

  • Lemme 1 Soit A une algèbre. Pour tout idempotent j de A, le sous-espace jAj de A est l’ensemble des x∈ A tels que xj=jx=x. C’est une sous-algèbre de A qui admet l’élément unité j. 024R
  • Définition 1 Soient A une algèbre unifère sur K et e son élément unité. Pour tout x∈ A, on appelle spectre de x relativement à A l’ensemble des λ ∈ K tels que λ e-x ne soit pas inversible. 024S
  • Remarque 1 Si A =0, on a Sp(0) =∅. 024T
  • Remarque 2 Si Anot=0, on a Sp(λ e) =λ pour tout λ ∈ K. 024U
  • Remarque 3 Pour que x∈ A soit inversible, il faut et il suffit que 0∉ Sp(x). 024V
  • Remarque 4 Soit R∈ K(X) une fraction rationnelle et soit x∈ A un élément qui est substituable dans R, c’est-à-dire (A, IV, p. 20) qu’il existe P et Q∈ K[X] tels que R = P/Q et Q(x) est invers… 024W
  • Remarque 5 Supposons que l’algèbre A soit non nulle. Soit x∈ A un élément nilpotent. Notons n un entier tel que xⁿ= 0. Le spectre de xⁿ est réduit à 0, donc il en est de même du spectre de x… 024X
  • Remarque 6 Soient A et B des algèbres unifères sur K et φ : A→ B un morphisme unifère. Pour tout x∈ A, on a Sp_B(φ (x))⊂ Sp_A(x). 024Y
  • Remarque 7 Soient A une algèbre unifère, R son radical (A, VIII, p. 150, déf. 2) et soit φ le morphisme canonique de A sur B = A/R. Si x∈ A, on a Sp_B(φ (x)) = Sp_A(x). En effet, il suffit de… 024Z
  • Remarque 8 Soit (Bᵢ)_i∈ I une famille d’algèbres unifères, avec Bᵢ= (Aᵢ, eᵢ) pour i∈ I. Posons A =∏ᵢAᵢ,e= (eᵢ)_i∈ I. Alors (A, e) est une algèbre unifère appelée produit des Bᵢ. Si x= (xᵢ)_i∈… 0250
  • Exemple 1 Soit X un ensemble et soit A = K^X l’algèbre des fonctions à valeurs dans K définies sur X. Le spectre d’un élément f de A est l’ensemble des valeurs de f. 0251
  • Exemple 2 Soit A une algèbre unifère de rang fini sur K. Pour que x∈ A soit inversible, il faut et il suffit que l’application linéaire y↦ xy de A dans A soit de déterminant non nul. Il en r… 0252
  • Définition 2 Soient A une algèbre unifère sur K et x∈ A. Pour tout λ ∈ K Sp(x), on pose 0253
  • Remarque 1 Soit (A,1) une algèbre unifère. Si x∈ A, on a 0254
  • Remarque 2 Il résulte de la remarque 1 que, si B est une algèbre sur K et si x∈ B, on a : 0255
  • Remarque 3 Si x appartient au radical de A (A, VIII, p. 430, déf. 3), on a Sp'_A(x) =0. Ceci résulte de la remarque 7 de I, p. 3. 0256
  • Proposition 1 Soient A une algèbre et x, y∈ A. On a Sp'(xy) = Sp'(yx). 0257
  • Définition 3 On appelle sous-algèbre pleine de A une sous-algèbre unifère B telle que tout élément de B qui est inversible dans A soit inversible dans B. 0258
  • Lemme 2 Soit (x_λ)_λ∈Λ une famille d’éléments deux à deux permutables de A. La sous-algèbre pleine engendrée par (x_λ) est l’ensemble des éléments de la forme R((x_λ)), où R∈ K((X_λ)) parc… 0259
  • Définition 4 Soit A une algèbre unifère commutative sur K. On appelle caractère unifère un morphisme unifère de A dans K. 025A
  • Définition 5 Soit A une algèbre unifère commutative sur K. Pour tout x∈ A, on note G_A(x), ou simplement G(x), l’application χ ↦ χ (x) de X(A) dans K. On l’appelle la transformée de Gelfand de… 025B
  • Définition 6 Soit A une algèbre commutative sur K. On appelle caractère de A un morphisme d’algèbres de A dans K. 025C
  • Lemme 3 L’application χ ↦ Ker(χ ) est une bijection de X(A) sur l’ensemble des idéaux réguliers de codimension 1 de A. 025D
  • Exemple L’application nulle de A dans L(E) est une représentation, dite triviale, de A. Elle est irréductible si seulement si E est de dimension 1. 025E
  • Lemme 4 Soit π une représentation irréductible, non triviale, de A dans E. Pour tout élément ξ non nul de E, on a π (A)ξ = E. 025F
  • Définition 7 Soit A une algèbre sur K. On appelle idéal primitif de A le noyau d’une représentation irréductible non triviale de A. 025G
  • Lemme 5 Soit π une représentation irréductible de A dans un espace vectoriel E sur K. 025H
  • Lemme 6 Soient I₁ et I₂ des idéaux bilatères de A, I un idéal primitif de A. Si I contient I₁I₂(en particulier, si I contient I₁∩ I₂), alors I contient I₁ ou I₂. 025I
  • Lemme 7 Supposons que A admette un élément unité. Soit I un idéal bilatère maximal de A. Alors I est un idéal primitif. 025J
  • Proposition 2 Soient I₁ et I₂ des points distincts de J(A). Alors l’un de ces deux points est non adhérent à l’autre. 025K
  • Proposition 3 Soit I∈ J(A). Pour que I soit fermé dans J(A), il faut et il suffit que I soit un idéal primitif maximal. 025L
  • Proposition 4 Si A possède un élément unité, les espaces J(A) et widehatA sont quasi-compacts. 025M
  • Proposition 5 La topologie induite sur X(A) par celle de widehatA est moins fine que la topologie de X(A). 025N

§ 2. Algèbres normées

  • Définition 1 Soit A une algèbre normée. Pour a∈ A, notons γ ₐ et δ ₐ les applications x↦ ax, et x↦ xa de A dans A. L’application γ :a↦ γ ₐ est une représentation de A dans A, dite représentatio… 025W
  • Lemme 1 Soit A une algèbre normée. La représentation régulière gauche de A et la représentation régulière droite de A sont continues de norme leqslant 1. 025X
  • Lemme 2 (Lemme de Fekete) Soit (aₙ)_ngeqslant 1 une suite de nombres réels. Supposons que 025Y
  • Proposition 1 Soit A une algèbre normée. Pour tout x∈ A, la suite (|xⁿ|^1/n)_ngeqslant 1 est convergente et sa limite varrho (x) est égale à inf_ngeqslant 1|xⁿ|^1/n. De plus, pour toute norme x↦… 025Z
  • Définition 2 Pour tout élément x d’une algèbre normée A, le nombre réel 0260
  • Définition 3 Un élément x de A est quasi-nilpotent si varrho (x) = 0. 0261
  • Remarque 1 Soit A une algèbre normée. Si un élément x∈ A vérifie varrho (x) =|x|, on a |xⁿ|=|x|ⁿ pour tout n∈ N, d’après (3) et (4). 0262
  • Remarque 2 La fonction x↦ varrho (x) sur A, étant l’enveloppe inférieure des fonctions continues x↦ |xⁿ|^1/n pour ngeqslant 1, est semi-continue supérieurement (TG, IV, p. 31, cor.), mais en… 0263
  • Proposition 2 Soient A une algèbre de Banach et x un élément de A. La série ∑ₙ₌₁^∞λⁿxⁿ, considérée comme série entière en λ, a pour rayon de convergence varrho (x)⁻¹. Si A est unifère et si varr… 0264
  • Corollaire 1 Si A est une algèbre de Banach unifère, alors le groupe des éléments inversibles de A contient la boule ouverte de centre 1 et de rayon 1. 0265
  • Corollaire 2 Soient A une algèbre de Banach et I un idéal à gauche (resp. à droite) maximal régulier de A. Alors I est fermé. 0266
  • Corollaire 3 Le radical d’une algèbre de Banach est fermé. 0267
  • Proposition 3 Soit A une algèbre de Banach unifère. 0268
  • Définition 4 Soit A une algèbre normée, soit x un élément de A. Notons γ ₓ et δ ₓ les applications y↦ xy et y↦ yx de A dans A. On dit que x est un diviseur de zéro topologique à gauche (resp. à… 0269
  • Remarque D’après TG, IX, p. 36, cor. 2,x est un diviseur de zéro topologique à gauche (resp. à droite) si et seulement si il existe une suite (zₙ) dans A telle que |zₙ|= 1 et telle que xzₙ… 026A
  • Proposition 4 Soit A une algèbre de Banach unifère. Soit x un élément de A qui n’est pas inversible à gauche. S’il existe une suite (xₙ) d’éléments inversibles à gauche de A qui converge vers x… 026B
  • Proposition 5 Soit A une algèbre de Banach unifère et soit B une sous-algèbre pleine de A. Alors B est une sous-algèbre pleine de A. 026C
  • Théorème 1 Soient A une algèbre de Banach unifère et x∈ A. 026D
  • Remarque 1 Le spectre d’un élément dans une algèbre de Banach unifère peut être une partie compacte non vide F quelconque de C(cf. exemple 3 de I, p. 17 ; pour A =C(F;C) et f∈ A l’inclusion c… 026E
  • Remarque 2 Soit A une algèbre de Banach unifère et soit x∈ A. D’après le théorème 1 de I, p. 24,C- Sp_A(x) est une partie ouverte de C, donc est localement connexe. Donc les composantes conne… 026F
  • Corollaire 1 Soit A une algèbre normée unifère non nulle. Pour tout x∈ A, le spectre Sp_A(x) est non vide. 026G
  • Corollaire 2 (Théorème de Gelfand-Mazur) Soit A une algèbre normée sur C. Si A est un corps, alors A =C· 1. 026H
  • Corollaire 3 Soient A une algèbre de Banach unifère et x un élément inversible de A tel que |x|=|x⁻¹|= 1. Alors Sp(x)⊂ U. 026I
  • Corollaire 4 Soient E un espace de Banach complexe, L(E) l’algèbre de Banach des endomorphismes continus de E et A une sous-algèbre non nulle de L(E) telle que E soit un A-pseudomodule (A, II… 026J
  • Corollaire 5 Soient A une algèbre de Banach et x∈ A. 026K
  • Lemme 3 Soient X₁ et X₂ des sous-ensembles compacts de C. Si X₂ est contenu dans X₁ et si la frontière de X₁ dans C est contenue dans X₂, alors X₁ est la réunion de X₂ et de certaines comp… 026L
  • Proposition 6 Soient A une algèbre de Banach unifère et B une sous-algèbre unifère fermée de A. Pour tout x∈ B, on a Sp_B(x)⊃ Sp_A(x), et la frontière de Sp_A(x) dans C contient la frontière de… 026M
  • Corollaire L’ensemble Sp_B(x) est la réunion de Sp_A(x) et de certaines composantes connexes bornées de C- Sp_A(x). 026N

§ 3. Algèbres de Banach commutatives

  • Théorème 1 Soit A une algèbre de Banach et soit χ : A→ C un morphisme d’algèbres (cf. I, p. 9). Alors χ est continu, de norme au plus 1. Si A est unifère et si χ est un morphisme unifère, alo… 027P
  • Remarque Soit A une algèbre de Banach commutative. Il découle de ce théorème que la topologie de la convergence simple sur X'(A) coïncide avec la restriction à X'(A) de la topologie faible… 027Q
  • Corollaire Soit A une algèbre de Banach commutative. L’espace X'(A) est compact. L’espace X(A) est localement compact, et est compact si A admet un élément unité. 027R
  • Théorème 2 Soit A une algèbre de Banach commutative. L’application χ ↦ Ker(χ ) est une bijection de X(A) sur l’ensemble J(A) des idéaux maximaux réguliers de A. 027S
  • Proposition 1 Pour toute partie fermée Φ de X, soit I_Φ l’ensemble des f∈ C₀(X) nulles sur Φ. Alors Φ ↦ I_Φ est une bijection de l’ensemble des parties fermées de X sur l’ensemble des idéaux fer… 027T
  • Corollaire 1 Pour tout x∈ X, soit Iₓ l’ensemble des f∈ C₀(X) nulles en x. Alors x↦ Iₓ est une bijection de X sur l’ensemble des idéaux fermés maximaux de C₀(X). Ces idéaux sont réguliers. 027U
  • Corollaire 2 L’application x↦ evₓ est un homéomorphisme de X' sur X'(C₀(X)), et sa restriction à X est un homémorphisme de X sur X(C₀(X)). De plus, la topologie faible et la topologie de Jacobs… 027V
  • Corollaire 3 Supposons X compact. Alors l’application x↦ evₓ est un homéomorphisme de X sur X(C(X)). La topologie faible et la topologie de Jacobson coïncident sur X(C(X)). 027W
  • Définition 1 Une application partielle propre de X dans Y est une correspondance f= (Γ ,X,Y) (E, II, p. 10, déf. 2) entre X et Y telle que 027X
  • Lemme 1 Pour toute application partielle propre f de X dans Y, de domaine de définition U, notons widetildef l’application de X' dans Y' définie par widetildef(x) =f(x) si x∈ U et widetild… 027Y
  • Proposition 2 Soient A et B des algèbres de Banach complexes commutatives. Pour tout morphisme d’algèbres π : A→ B, l’application X'(π ) est une application partielle propre de X(B) dans X(A). 027Z
  • Proposition 3 a) Pour toute application partielle propre φ de X dans Y, l’application f↦ f∘ φ de C(Y') dans C(X') induit un morphisme d’algèbres φ^* de C₀(Y) dans C₀(X) ; 0280
  • Proposition 4 Supposons que X et Y sont compacts. Identifions l’espace X (resp. l’espace Y) à X(C(X)) (resp. X(C(Y))) (corollaire 3 de I, p. 33). 0281
  • Remarque Dans le langage de la théorie des catégories, les résultats qui précèdent s’interprètent de la manière suivante. Soit G la catégorie dont les objets sont les espaces topologiques l… 0282
  • Exemple 1 Soit X un espace topologique localement compact et considérons l’algèbre de Banach commutative C₀(X) (exemple 3 de I, p. 17 et numéro 2 de I, p. 31). D’après le cor. 1 de I, p. 32… 0283
  • Exemple 2 Soit ngeqslant 0 un entier. Soit Aₙ l’algèbre des fonctions f: [0,1]→ K admettant des dérivées continues dans [0,1] jusqu’à l’ordre n. Munie de la norme 0284
  • Exemple 3 Soit Δ le disque des nombres complexes z vérifiant |z|leqslant 1 et soit A l’algèbre de Banach complexe des fonctions continues sur Δ analytiques dans l’intérieur de Δ, munie de la… 0285
  • Exemple 4 Considérons l’algèbre de Banach complexe A des séries de Fourier absolument convergentes (exemple 8 de I, p. 19). Pour tout élément u du cercle unité U, l’application f↦ f(u) est u… 0286
  • Exemple 5 Soit Δ le disque unité des nombres complexes z tels que |z|leqslant 1. Sa frontière dans C est U. Soit A l’algèbre de Banach des fonctions complexes f sur U telles qu’il existe une… 0287
  • Proposition 5 Soit A une algèbre de Banach commutative. Pour tout x∈ A, la fonction G(x) appartient à l’algèbre de Banach commutative C₀(X(A)) des fonctions continues sur X(A) tendant vers 0 à l… 0288
  • Proposition 6 Soit A une algèbre de Banach commutative et soit x∈ A. 0289
  • Exemple Considérons l’algèbre de Banach A des séries de Fourier absolument convergentes (exemple 4). La prop. 6, b) implique que si φ est une fonction sur le cercle unité U admettant une s… 028A
  • Proposition 7 Soit A une algèbre de Banach commutative. 028B
  • Corollaire Soient A une algèbre de Banach, x et y des éléments permutables de A. 028C
  • Proposition 8 Soit A une algèbre de Banach commutative. Les quatre ensembles suivants sont égaux: 028D
  • Remarque 1 En général, l’image de la transformation de Gelfand n’est ni fermée dans C₀(X(A)), ni dense dans C₀(X(A)) (exerc. 7 de I, p. 193). 028E
  • Remarque 2 L’image de la transformation de Gelfand sépare les points de X(A), puisque si χ₁not=χ₂ sont des éléments de X(A), il existe x∈ A tel que χ₁(x)not=χ₂(x). 028F
  • Remarque 3 Si χ ∈ X(A), il existe un élément de l’image de la transformation de Gelfand qui ne s’annule pas en χ. 028G
  • Remarque 4 Si A possède un élément unité, l’image de la transformation de Gelfand est une sous-algèbre pleine de l’algèbre des fonctions continues sur X(A) (prop. 6, b)). 028H
  • Lemme 2 Soit A une algèbre de Banach commutative. Soit M une partie de X(A). Alors M est fermée pour la topologie de Jacobson si et seulement si, pour tout caractère χ ∈ X(A) M, il existe… 028I
  • Proposition 9 Soit A une algèbre de Banach, soit B une algèbre de Banach commutative et sans radical, Tout morphisme de l’algèbre sous-jacente à A dans l’algèbre sous-jacente à B est continu. 028J
  • Corollaire Sur une algèbre complexe commutative sans radical, deux normes définissant des structures d’algèbre de Banach sont équivalentes. 028K
  • Proposition 10 Soient A et B des algèbres de Banach unifères commutatives, h: A→ B un morphisme d’algèbres unifère, non nécessairement continu. Si X(h) est surjectif, alors h(A) est une sous-algè… 028L
  • Proposition 11 Soient A et B des algèbres de Banach unifères commutatives, soit a un élément de A et soit h: A→ B un morphisme injectif unifère (non nécessairement continu). On suppose que la sou… 028M
  • Définition 2 L’image de l’application X(h) est appelée le spectre simultané de x, et notée Sp^Λ_A(x) ou Sp^Λ(x). 028N
  • Exemple Soit K ⊂ C^Λ une partie compacte. Soit z= (z_λ)_λ∈Λ la famille dans C(K) des restrictions à K des fonctions coordonnées de C^Λ. Alors le spectre simultané Sp^Λ_C(K)(z) est égal à K… 028O
  • Proposition 12 Soient Λ un ensemble et A une algèbre de Banach unifère commutative. Soit x= (x_λ)_λ∈Λ une famille d’éléments de A. 028P
  • Définition 3 Soient Λ un ensemble et V une partie de C^Λ. On dit que V est polynomialement convexe si V est l’ensemble des points (c_λ)_λ∈Λ de C^Λ tel que 028Q
  • Lemme 3 Soit Λ un ensemble. Une partie V de C^Λ est polynomialement convexe si et seulement s’il existe une famille (Pᵢ)_i∈ I d’éléments de C[(X_λ)_λ∈Λ] et une famille (Mᵢ)_i∈ I d’éléments… 028R
  • Lemme 4 Soit A une algèbre de Banach commutative unifère. Soient Λ un ensemble et x= (x_λ)_λ∈Λ une famille d’éléments de A. Si la sous-algèbre unifère engendrée par la famille x est dense… 028S
  • Définition 4 Soient Λ un ensemble et V une partie de C^Λ. L’enveloppe polynomialement convexe de V est le plus petit sous-ensemble polynomialement convexe de C^Λ contenant V. 028T
  • Exemple Soient Λ un ensemble fini et V⊂ C^Λ une partie convexe compacte. Alors V est polynomialement convexe. En effet, soit W l’enveloppe polynomialement convexe de V. Démontrons que W⊂ V… 028U
  • Lemme 5 Soit K une partie compacte de C. On note widehatK la réunion de K et des composantes connexes de C- K qui sont relativement compactes. Alors l’ensemble widehatK est compact. 028V
  • Proposition 13 Soit ngeqslant 1 un entier. Soit K⊂ Cⁿ une partie fermée et V son enveloppe polynomialement convexe. 028W
  • Proposition 14 Soit Λ un ensemble. Soient A une algèbre de Banach unifère commutative, x= (x_λ)_λ∈Λ une famille d’éléments de A et A' la sous-algèbre de Banach unifère engendrée par x. Alors le s… 028X
  • Proposition 15 Soit Λ un ensemble. Soit K une partie compacte polynomialement convexe de C^Λ. Soit A₀ l’ensemble des restrictions à K des fonctions polynômes sur C^Λ, et soit A l’adhérence de A₀… 028Y
  • Lemme 6 Soient K⊂ C^Λ une partie compacte polynomialement convexe et U un voisinage de K. Il existe une partie finie Λ₀ de Λ telle que, pour toute partie Λ ' de Λ contenant Λ₀, l’ensemble… 028Z
  • Lemme 7 Soient ngeqslant 1 un entier et K une partie compacte polynomialement convexe de Cⁿ. Alors K admet un système fondamental de voisinages compacts polynomialement convexes. 0290

§ 4. Calcul fonctionnel holomorphe

  • Remarque Si le radical de l’algèbre A est nul, on peut omettre la condition de continuité dans (CF1) (cf. prop. 9 de I, p. 40). 029U
  • Théorème 1 Soit A une algèbre de Banach unifère commutative complexe. Il existe un unique calcul fonctionnel holomorphe sur A. 029V
  • Définition 1 Soit a= (a₁, . . . , aₙ)∈ Aⁿ, soit h:Cⁿ→ C une application et soient u₁, . . . , uₙ des applications de Cⁿ dans A. On dit que la suite (h, u₁, . . . , uₙ) est adaptée à a si 029W
  • Lemme 1 Soient U un ouvert de Cⁿ et K un sous-ensemble compact de U. Il existe une application indéfiniment dérivable h de Cⁿ dans C, égale à 1 sur K et à support compact inclus dans U. 029X
  • Exemple On suppose que n= 1. Soit a∈ A. Pour tout voisinage ouvert U de Sp(a), il existe une application indéfiniment dérivable h de C dans C à support compact contenu dans U, égale à 1 au… 029Y
  • Lemme 2 Soit a= (a₁, . . . , aₙ)∈ Aⁿ. Il existe des applications indéfiniment dérivables v₁, . . . , vₙ de Cⁿ- Spⁿ(a) dans A telles que 029Z
  • Lemme 3 Soit a= (a₁, . . . , aₙ)∈ Aⁿ. Soit h une application de Cⁿ dans C, indéfiniment dérivable, égale à 1 au voisinage de Spⁿ(a) et à support compact. Il existe des applications indéfin… 02A0
  • Lemme 4 Soit a∈ Aⁿ. Soient (h, u₁, . . . , uₙ) une suite adaptée à a et ω la forme différentielle associée. 02A1
  • Lemme 5 Soit a∈ Aⁿ, soit (h, u₁, . . . , uₙ) une suite adaptée à a, et soit ω la forme différentielle associée. 02A2
  • Lemme 6 Soit a∈ Aⁿ. Toutes les suites adaptées à a sont liées. 02A3
  • Lemme 7 Pour toute fonction f∈ O(U; A), l’intégrale ∫_Uf ω est un élément de A qui ne dépend que de a et du germe de f au voisinage de Spⁿ(a). Il vérifie l’inégalité 02A4
  • Proposition 1 Soit a un élément de A, soit U un voisinage ouvert de Sp(a), et soit f∈ O(U; A). Soit V un voisinage compact de Sp(a) contenu dans U et tel que V soit une pièce de C. 02A5
  • Corollaire Soit a∈ A. On a Θₐ(1) = 1. 02A6
  • Lemme 8 Soit U un ouvert de Cⁿ. Soit ω₁ une forme différentielle continue de degré n dans U à support compact et à valeurs dans A (resp. ω₂ une forme différentielle continue de degré 2 dan… 02A7
  • Lemme 9 Soit a= (a₁, . . . , aₙ)∈ Aⁿ. Soient p∈ N et a' = (aₙ₊₁, . . . , aₙ₊ₚ)∈ Aᵖ. Alors on a Θ_(a,a')∘ π_n,n+p^*= Θ_a. En particulier, on a Θ_a(1) = 1. 02A8
  • Lemme 10 Soit a∈ Aⁿ. Soient g une fonction polynomiale sur Cⁿ à coefficients dans A et f∈ O(Spⁿ(a); A). On a Θ_a(gf) =g(a)Θ_a(f). En particulier, on a Θ_a(g) =g(a). 02A9
  • Proposition 2 Soient varrho₁, . . . , varrhoₙ des réels >0 et soit U⊂ Cⁿ le polydisque produit des disques ouverts de centre 0 et de rayon varrhoᵢ. Soit 02AA
  • Corollaire Supposons A non nulle. Soit a∈ Cⁿ⊂ Aⁿ. On a Spⁿ_A(a) =a. Pour tout germe f∈ O(a; A), on a Θ_a(f) =f(a). 02AB
  • Proposition 3 Soient B une algèbre de Banach unifère commutative et φ un morphisme unifère continu de A dans B. Soit a= (a₁, . . . , aₙ)∈ Aⁿ. Posons b= (φ (a₁), . . . , φ (aₙ)), de sorte que Spⁿ… 02AC
  • Corollaire 1 Soient χ ∈ X(A) et a∈ Aⁿ. Pour tout germe f∈ O(Spⁿ(a)), on a χ (Θ_a(f)) =f(χ (a₁), . . . , χ (aₙ)). 02AD
  • Remarque Supposons que l’algèbre A soit sans radical. Soit a= (a₁, . . . , aₙ)∈ Aⁿ. D’après la prop. 8 de I, p. 38, l’application Θᵁ_a est l’unique application φ de O(U) dans A telle que χ… 02AE
  • Corollaire 2 Soit p un entier geqslant Pour toute famille (f₁, . . . , fₚ) d’éléments de O(Spⁿ(a)), on a 02AF
  • Exemple Soit A l’algèbre de Banach complexe des fonctions sur le cercle unité à série de Fourier absolument convergente (I, p. 19, exemple 8). Soit φ ∈ A. Soit f un germe de fonction holom… 02AG
  • Proposition 4 Soit L une partie compacte polynomialement convexe de Cⁿ et soit U un voisinage ouvert de L. Pour toute fonction f∈ O(U; A), il existe une suite de fonctions polynomiales sur Cⁿ à… 02AH
  • Théorème 2 (Oka–Weil) Soient K une partie compacte polynomialement convexe de Cⁿ et P l’ensemble des germes au voisinage de K de fonctions polynomiales sur Cⁿ à coefficients dans A. Alors P est dense da… 02AI
  • Corollaire 1 Soit U un voisinage ouvert de K. Soient u₁ et u₂ des applications continues de O(U; A) dans un espace topologique X se factorisant par O(K; A). Alors u₁=u₂ si et seulement si u₁ et… 02AJ
  • Corollaire 2 Soit E un espace de Banach. Soit K une partie compacte polynomialement convexe de Cⁿ. Soit P l’ensemble des germes au voisinage de K de fonctions polynomiales sur Cⁿ à valeurs dans… 02AK
  • Théorème 3 (Runge) Soient K une partie compacte de C, et Q l’ensemble des germes de fonctions rationnelles holomorphes au voisinage de K. Alors Q est dense dans O(K). 02AL
  • Définition 2 Soient ngeqslant 1 un entier et a∈ Aⁿ. Soit U un voisinage ouvert de Spⁿ(a). On dit qu’une famille a' est un enveloppement de (a,U) si a'∈ Cⁿ⁺ᵖ prolonge a et si U× Cᵖ contient l’en… 02AM
  • Lemme 11 Soit ngeqslant 1 un entier. Soit a∈ Aⁿ. Pour tout voisinage ouvert U de Spⁿ(a), il existe un enveloppement de (a,U). 02AN
  • Proposition 5 La donnée des applications Θ_a, pour ngeqslant 1 et a∈ Aⁿ, est un calcul fonctionnel holomorphe sur A, c’est-à-dire que les conditions (CF1), (CF2) et (CF3) de I, p. 51 sont vérifi… 02AO
  • Proposition 6 Soit a∈ Aⁿ. On suppose Spⁿ(a) polynomialement convexe. Soient z₁, . . . , zₙ les germes au voisinage de Spⁿ(a) des fonctions coordonnées sur Cⁿ. Alors l’application Θ_a est l’uniqu… 02AP
  • Théorème 4 Soit A une algèbre de Banach unifère commutative complexe, soient ngeqslant 1 un entier et a= (a₁, . . . , aₙ)∈ Aⁿ. Soit f= (f₁, . . . , fₚ) où f₁, . . . , fₚ sont des éléments de… 02AQ
  • Lemme 12 Soit K l’enveloppe polynomialement convexe de Spᵖ(f(a)). On a g(f(a)) = (g∘ f)(a) pour tout germe g∈ O(K; A). 02AR
  • Théorème 5 Soit A une algèbre de Banach unifère, non nécessairement commutative. Soient a un élément de A et z le germe de la fonction identique de C au voisinage de Sp_A(a). Il existe un uni… 02AS
  • Proposition 7 Soient A et B des algèbres de Banach unifères et φ un morphisme unifère continu de A dans B. Soit a∈ A. Alors Sp_B(φ (a))⊂ Sp_A(a) et on a φ (f(a)) = f(φ (a)) pour tout f∈ O(Sp_A(a… 02AT
  • Proposition 8 Soient A une algèbre de Banach unifère et a∈ A. Soit f∈ O(Sp(a)). On a f(Sp_A(a)) = Sp_A(f(a)). De plus, pour tout g∈ O(Sp_A(f(a))), on a g∘ f∈ O(Sp_A(a)) et g(f(a)) = (g∘ f)(a). 02AU
  • Proposition 9 Soient A une algèbre de Banach unifère et a∈ A. Soient U un voisinage ouvert de Sp_A(a) et f∈ O(U). Soit de plus V un voisinage compact de Sp_A(a) contenu dans U tel que V est une… 02AV
  • Proposition 10 Soient A une algèbre de Banach unifère et U une partie ouverte de C. 02AW
  • Proposition 11 Soient A une algèbre de Banach unifère, a∈ A et U un voisinage ouvert de Sp_A(a). Notons δ la distance de Sp_A(a) à C- U. Soit f∈ O(U). 02AX
  • Proposition 12 Soit A une algèbre de Banach unifère commutative. L’image de l’application exponentielle est la composante neutre du groupe G des éléments inversibles de A. 02AY
  • Proposition 13 Soit A une algèbre de Banach unifère commutative. Soient U₁ et U₂ des ouverts de X(A) formant une partition de X(A). Alors il existe un unique idempotent j de A tel que la transfor… 02AZ
  • Corollaire Soit A une algèbre de Banach unifère commutative. Les assertions suivantes sont équivalentes : 02B0
  • Proposition 14 Soit A une algèbre de Banach commutative sans radical. Pour que A admette un élément unité, il faut et il suffit que X(A) soit compact. 02B1
  • Proposition 15 Soit A une algèbre de Banach commutative, soient I₁ un idéal de A et F₁ l’ensemble des χ ∈ X(A) qui sont nuls sur I₁. Soit F₂ une partie de X(A) disjointe de F₁, fermée pour la top… 02B2
  • Corollaire Soit A une algèbre de Banach commutative. Soient F₁ et F₂ deux parties disjointes de X(A), fermées pour la topologie de Jacobson. On suppose F₂ faiblement compacte. Alors il existe… 02B3
  • Proposition 16 On conserve les notations précédentes. Soit (Hᵢ)_1leqslant ileqslant n une partition de Sp_A(x) en éléments de Π. 02B4
  • Proposition 17 Soit μ un point isolé de Sp_A(x). Alors 02B5
  • Corollaire 1 Soient μ un point isolé de Sp_A(x) et p un entier strictement positif. Pour que μ soit un pôle d’ordre p de la résolvante de x(cf. VAR, R1, p. 30, 3.3.9), il faut et il suffit que… 02B6
  • Corollaire 2 Soit μ un point isolé de Sp_A(x). Soit Γ le bord orienté d’un disque ouvert Δ de centre μ tel que 02B7
  • Proposition 18 L’espace vectoriel topologique complexe E_(C) est normable (resp. complet) si et seulement si E est normable (resp. complet). 02B8
  • Remarque Soient E et F des espaces vectoriels topologiques normables sur K. L’espace vectoriel L(E; F) des applications linéaires continues de E dans F, muni de la topologie de la convergen… 02B9
  • Proposition 19 Notons z le germe dans O(S) de l’application identique de C. Alors O_R(S) est la plus petite sous-R-algèbre fermée pleine de O(S) contenant z. 02BA
  • Lemme Pour tout f∈ O(Sp_A_(C)(x)), on a f^*(1⊗ x) =overlinef(1 ⊗ x). 02BB
  • Proposition 20 Pour tout f∈ O_R(Sp_A_(C)(x)), il existe un unique élément f(x) de A tel que f(1⊗ x) = 1⊗ f(x) dans A_(C). L’application f↦ f(x) de O_R(Sp_A_(C)(x)) dans A est l’unique homomorphis… 02BC

§ 5. Algèbres de Banach commutatives régulières

  • Proposition 1 Soit A une algèbre de Banach commutative. Les conditions suivantes sont équivalentes : 02BV
  • Définition 1 Soit A une algèbre de Banach commutative. Elle est dite régulière si elle vérifie les conditions équivalentes de la proposition 1. 02BW
  • Remarque Soit widetildeA l’algèbre de Banach déduite de A par adjonction d’un élément unité e. La condition (ii) de la prop. 1 montre que si widetildeA est régulière, alors A est régulière… 02BX
  • Exemple Reprenons les exemples du nᵒ2 de I, p. 17. 02BY
  • Proposition 2 Soit A une algèbre de Banach unifère commutative régulière. Soient ngeqslant 1 un entier et (U₁, . . . ,Uₙ) un recouvrement ouvert de X(A). Il existe des éléments x₁, . . . , xₙ de… 02BZ
  • Corollaire 1 Soit A une algèbre de Banach unifère commutative régulière, soit I un idéal de A et soit f:X(A)→ C une fonction continue. On suppose que, pour tout χ ∈ X(A), il existe un élément y… 02C0
  • Corollaire 2 Soient A une algèbre de Banach commutative régulière, I un idéal de A et f:X'(A)→ C une fonction continue. On suppose que, pour tout χ ∈ X'(A), il existe un élément y_χ∈ I tel que… 02C1
  • Proposition 3 Soient A une algèbre de Banach commutative régulière, I un idéal de A et K une partie de X(A) compacte et disjointe de V(I). Il existe un élément x∈ I tel que G(x) = 1 pour tout x… 02C2
  • Proposition 4 Soit A une algèbre de Banach commutative régulière sans radical. Soit F une partie fermée de X(A). L’ensemble des idéaux I de A tels que V(I) = F, ordonné par l’inclusion, admet un… 02C3
  • Corollaire 1 Soit A une algèbre de Banach commutative régulière sans radical. Soit J l’ensemble des x∈ A tels que G(x) soit à support compact. On suppose que J = A. Alors tout idéal fermé de A… 02C4
  • Corollaire 2 Soit A une algèbre de Banach commutative régulière sans radical. Soient x, y∈ A. Si le support de G(x) est compact et contenu dans l’ensemble des caractères χ tels que G(y)(χ )not=… 02C5
  • Définition 2 Soit A une algèbre de Banach commutative. 02C6
  • Remarque Soit A une algèbre de Banach commutative. 02C7
  • Lemme 1 Soit A une algèbre de Banach commutative régulière sans radical, vérifiant la condition de Ditkin. Soient I un idéal fermé de A et x un élément de Υ(V(I)). Soit K l’ensemble des χ… 02C8
  • Lemme 2 Soit X un espace topologique. Soient F et D des sous-espaces de X disjoints tels que F soit fermé et D discret. Si F ne contient pas de sous-espace parfait non vide, il en est de m… 02C9
  • Proposition 5 Soit A une algèbre de Banach commutative régulière sans radical, vérifiant la condition de Ditkin. Soit I un idéal fermé de A tel que la frontière F de V(I) ne contienne aucun ense… 02CA

§ 6. Algèbres stellaires

  • Lemme 1 Soient E un espace vectoriel complexe et u une involution semi-linéaire sur E. Soit x∈ E ;posons 02CI
  • Proposition 1 Soient E₁ et E₂ des espaces vectoriels complexes, et soient u₁ et u₂ des involutions semi-linéaires sur E₁ et E₂ respectivement. Soit f une application linéaire de E₁ dans E₂. Alor… 02CJ
  • Définition 1 Soit A une algèbre sur C. On appelle involution dans A une application x↦ x^* de A dans A telle que : 02CK
  • Lemme 2 Soient A une algèbre involutive et x∈ A. Les éléments 02CL
  • Remarque Soient A une algèbre involutive et B une sous-algèbre involutive commutative maximale de A. Alors B est une sous-algèbre commutative maximale. En particulier, si A est unifère, alo… 02CM
  • Lemme 3 Soit A une algèbre involutive commutative. La transformation de Gelfand de A dans C₀(X(A)) est un morphisme d’algèbres involutives si et seulement si tout caractère de A est hermit… 02CN
  • Exemple 1 Soit A l’algèbre des fonctions à valeurs complexes sur un ensemble X. L’application f↦ overlinef est une involution dans A. La sous-algèbre des fonctions bornées dans X est une sou… 02CO
  • Exemple 2 Soient X un espace topologique localement compact et μ une mesure positive sur X. L’application f↦ overlinef est une involution sur l’algèbre L^∞(X, μ) ; elle induit par passage au… 02CP
  • Exemple 3 Soit E un espace hilbertien complexe. Sur l’algèbre de Banach L(E), l’application x↦ x^* (EVT, V, p. 37, prop. 1) est une involution. 02CQ
  • Exemple 4 Soit G un groupe localement compact. Soit M¹(G) l’algèbre de Banach des mesures bornées complexes sur G (exemple 6 de I, p. 19). 02CR
  • Exemple 5 Soit U une partie ouverte de C stable par la conjugaison complexe. Considérons l’algèbre O(U) des fonctions holomorphes à valeurs complexes sur U. Pour toute fonction f∈ O(U), l’ap… 02CS
  • Définition 2 On appelle algèbre normée involutive une algèbre normée A munie d’une involution x↦ x^* telle que |x^*|=|x| pour tout x. Si A est une algèbre de Banach, on dit que A est une algèbr… 02CT
  • Exemple 1 Soit X un espace topologique localement compact. L’algèbre de Banach C_b(X) des fonctions complexes continues et bornées sur X, munie de la norme |f| = sup_x∈ X|f(x)| et de l’invol… 02CU
  • Exemple 2 Soient X un espace topologique localement compact et μ une mesure positive sur X. L’algèbre involutive L^∞(X, μ) (exemple 2 de I, p. 99) est une algèbre de Banach involutive, puisq… 02CV
  • Exemple 3 L’algèbre involutive L(E) des endomorphismes continus d’un espace hilbertien complexe E (I, p. 99, exemple 3), munie de la norme 02CW
  • Exemple 4 L’algèbre involutive M¹(G) des mesures bornées sur un groupe localement compact (I, p. 99, exemple 4), munie de la norme usuelle (exemple 6 de I, p. 19), est une algèbre de Banach… 02CX
  • Exemple 5 Soit (Aᵢ) une famille d’algèbres normées involutives. Soit A l’algèbre normée produit des Aᵢ (nᵒ1 de I, p. 15). L’algèbre A, munie de l’involution (xᵢ)^*= (x^*ᵢ), est une algèbre n… 02CY
  • Exemple 6 Soit A une algèbre normée involutive et soit widetildeA l’algèbre normée déduite de A par adjonction d’un élément unité. Munie de l’involution définie au nᵒ2, l’algèbre widetildeA… 02CZ
  • Lemme 4 Soit A une algèbre normée involutive. Pour toute forme linéaire f continue sur A, on a |f^*|=|f|. Si de plus f est hermitienne, alors |f|=|f|Aₕ|. 02D0
  • Lemme 5 Soit A une algèbre de Banach involutive. 02D1
  • Définition 3 On appelle algèbre stellaire une algèbre de Banach involutive A telle que |x|²=|x^*x| pour tout x∈ A. 02D2
  • Exemple 1 L’algèbre de Banach involutive des endomorphismes continus d’un espace hilbertien complexe (exemple 3 de I, p. 100) est une algèbre stellaire (EVT, V, p. 39, prop. 2). 02D3
  • Exemple 2 Soit X un espace topologique localement compact. L’algèbre de Banach involutive C_b(X) des fonctions continues et bornées à valeurs complexes sur X (exemple 1 de I, p. 100) est une… 02D4
  • Exemple 3 Soient X un espace topologique compact et x₀∈ X un élément fixé de X. La sous-algèbre C'(X) de C(X) des fonctions continues f: X→ C telles que f(x₀) = 0 est une algèbre stellaire. 02D5
  • Exemple 4 Soient X un espace topologique séparé et μ une mesure positive sur X. L’algèbre de Banach involutive L^∞(X, μ) est une algèbre stellaire commutative unifère. 02D6
  • Exemple 5 Soit (Aᵢ) une famille d’algèbres stellaires. L’algèbre de Banach involutive A produit des Aᵢ (exemple 5 de I, p. 101) est une algèbre stellaire, appelée algèbre stellaire produit d… 02D7
  • Exemple 6 Soit A une algèbre stellaire. Si B est une sous-algèbre involutive fermée de A, alors B est une algèbre stellaire. On verra (V, à paraître) que toute algèbre stellaire est isomorph… 02D8
  • Exemple 7 Soit A une algèbre stellaire. Si M⊂ A est une partie quelconque, alors la sous-algèbre fermée involutive de A engendrée par M est une algèbre stellaire, appelée sous-algèbre stella… 02D9
  • Exemple 8 En général, l’algèbre de Banach involutive M¹(G) (exemple 4 de I, p. 100) n’est pas une algèbre stellaire (I, p. 181, exerc. 8). 02DA
  • Lemme 6 Soit A une algèbre de Banach munie d’une involution vérifiant 02DB
  • Lemme 7 Soit A une algèbre stellaire. 02DC
  • Remarque 1 Soit A une algèbre stellaire unifère. On a 02DD
  • Remarque 2 Soit A une algèbre normée involutive. Si |x|²=|x^*x| pour tout x∈ A, la complétée widehatA de A est une algèbre stellaire. 02DE
  • Proposition 2 Soit A une algèbre de Banach involutive, soit B une algèbre stellaire et soit π un morphisme d’algèbres involutives de A dans B. On a |π (x)|leqslant |x| pour tout x∈ A, et en part… 02DF
  • Proposition 3 Soit A une algèbre stellaire et soit widetildeA l’algèbre involutive déduite de A par adjonction d’un élément unité. Il existe une unique norme sur widetildeA prolongeant celle de… 02DG
  • Définition 4 On dit que widetildeA, munie de la norme de la prop. 3, est l’algèbre stellaire déduite de A par adjonction d’un élément unité. 02DH
  • Proposition 4 Soit A une algèbre stellaire. 02DI
  • Proposition 5 Soient A une algèbre stellaire unifère et B une sous-algèbre stellaire de A contenant l’élément unité de A. Alors B est une sous-algèbre pleine de A. En particulier, on a Sp_B(x) =… 02DJ
  • Corollaire Soit A une algèbre stellaire et soit B une sous-algèbre stellaire de A. Alors on a Sp'_B(x) = Sp'_A(x) pour tout x dans B. 02DK
  • Corollaire Soit A une algèbre stellaire et a un élément normal de A. Le commutant (resp. le bicommutant) de a, a^* coïncide avec le commutant (resp. le bicommutant) de a. 02DL
  • Lemme 8 Soient X et Y des espaces métriques, l’espace X étant complet. Soit f une application de X dans Y telle que 02DM
  • Lemme 9 Soit A une algèbre stellaire commutative. Tout caractère de A est hermitien et la transformation de Gelfand est un morphisme d’algèbres stellaires de A dans C₀(X(A)). 02DN
  • Théorème 1 Soit A une algèbre stellaire commutative. La transformation de Gelfand est un isomorphisme isométrique de l’algèbre stellaire A sur l’algèbre stellaire C₀(X(A)) des fonctions conti… 02DO
  • Corollaire 1 Soient A une algèbre stellaire et x un élément normal de A. Alors |x|=varrho (x). 02DP
  • Corollaire 2 Soit A une algèbre stellaire commutative. 02DQ
  • Corollaire 3 Soit A une algèbre stellaire commutative unifère. 02DR
  • Remarque Soit G la catégorie dont les objets sont les espaces localement compacts et dont les morphismes sont les applications partielles propres (déf. 1 de I, p. 33), et soit S la catégori… 02DS
  • Lemme 10 L’application evₓ:χ ↦ χ (x) induit un homéomorphisme de X(B) sur Sp_A(x). 02DT
  • Définition 5 Le morphisme involutif f↦ (G_B⁻¹∘ φₓ)(f) de C(Sp_A(x)) dans A est appelé application de calcul fonctionnel continu de x dans A. On le note f↦ f(x). 02DU
  • Remarque L’application f↦ f(x) est isométrique ; son image est la sous-algèbre stellaire unifère B engendrée par x, qui est contenue dans le bicommutant de x. 02DV
  • Exemple 1 Supposons qu’il existe λ ∈ C tel que Sp_A(x) est réduit à λ. On a alors x=λ · 1. En effet, la fonction identique de Sp_A(x) est égale à λ, donc son image par l’application de calcu… 02DW
  • Exemple 2 Pour que x soit hermitien, il faut et il suffit que Sp_A(x) soit contenu dans R. En effet, soit f l’application continue sur Sp_A(x) donnée par f(z) =z-overlinez. Alors x est hermi… 02DX
  • Exemple 3 Pour que x soit unitaire, il faut et il suffit que son spectre soit contenu dans le cercle unité de C. En effet, soit f∈ C (Sp_A(x)) la fonction définie par f(z) =zz-1; l’élément x… 02DY
  • Proposition 7 L’application f↦ f(x) est l’unique morphisme unifère d’algèbres involutives de C (Sp_A(x)) dans A tel que l’application identique z de Sp_A(x) ait pour image x. 02DZ
  • Corollaire 1 Soit f∈ O(Sp_A(x)) un germe de fonction holomorphe au voisinage de Sp_A(x) et soit widetildef∈ C(Sp_A(x)) la fonction continue sur Sp_A(x) associée à f. On a widetildef(x) =f(x), o… 02E0
  • Corollaire 2 Soit f∈ C (Sp_A(x)). 02E1
  • Exemple 4 Soit X un espace localement compact et soit A =C_b(X) l’algèbre stellaire unifère commutative des fonctions continues et bornées sur X (exemple 2 de I, p. 102). Soit g∈ A ; son spe… 02E2
  • Proposition 8 Soit f∈ C(Sp_A(x)). Notant encore f la restriction de f à Sp_A'(π (x)), on a l’égalité π (f(x)) =f(π (x)). En particulier, pour tout χ ∈ X(A), on a χ (f(x)) =f(χ (x)). 02E3
  • Corollaire Supposons que A est commutative. Pour tout f∈ C(Sp_A(x)), on a G_A(f(x)) =f∘ G_A(x). 02E4
  • Proposition 9 Tout morphisme injectif d’algèbres stellaires est isométrique et, en particulier, d’image fermée. 02E5
  • Lemme 11 Soit X un espace topologique complètement régulier, c’est-à-dire uniformisable et séparé (TG, IX, p. 8, déf. 4), contenant au moins deux points. Il existe des fonctions continues n… 02E6
  • Proposition 10 Soit A une algèbre stellaire unifère. On suppose que pour tout couple (x, y) d’éléments permutables de A, la condition xy= 0 implique que x= 0 ou y= 0. Alors A =C· 1. 02E7
  • Proposition 11 Soient A une algèbre stellaire unifère, a,x et y des éléments de A. On suppose que x et y sont normaux. Si xa= ay, alors on a f(x)a=af(y) pour toute fonction f continue dans la réu… 02E8
  • Proposition 12 L’application f↦ f(x) est l’unique morphisme d’algèbres involutives de l’algèbre stellaire C'(Sp'_A(x)) dans A tel que l’application identique z de Sp'_A(x) ait pour image x. 02E9
  • Proposition 13 On a les propriétés suivantes : 02EA
  • Remarque Soit A une algèbre stellaire unifère et soit widetildeA l’algèbre stellaire unifère déduite de A par adjonction d’un élément unité e. Pour tout x∈ A, on a Sp'_A(x) = Sp_A(x)∪ 0. So… 02EB
  • Définition 6 Soit A une algèbre stellaire. Un élément x de A est dit positif s’il est hermitien et si Sp'_A(x)⊂ R₊. On note A₊ l’ensemble des éléments positifs de A. C’est un sous-ensemble de A… 02EC
  • Exemple 1 Soit X un espace localement compact. Dans l’algèbre stellaire C₀(X) des fonctions continues sur X et tendant vers 0 à l’infini, resp. dans l’algèbre stellaire C_b(X) des fonctions… 02ED
  • Exemple 2 Soit A une algèbre stellaire commutative. Soit a dans A. Puisque Sp'_A(x) est la réunion de 0 et de l’image de la transformée de Gelfand G(a) (prop. 6 de I, p. 37), l’élément a est… 02EE
  • Exemple 3 Soit E un espace hilbertien complexe. Un élément x de l’algèbre stellaire L(E) (exemple 1 de I, p. 102) est positif si et seulement si c’est un endomorphisme positif de E au sens d… 02EF
  • Lemme 12 Soit A une algèbre stellaire unifère et soit x∈ A un élément hermitien. 02EG
  • Proposition 14 Soit A une algèbre stellaire. L’ensemble A₊ est un cône convexe fermé pointé saillant dans l’espace de Banach réel Aₕ (EVT, II, p. 11). 02EH
  • Proposition 15 Soit A une algèbre stellaire. Soit x un élément normal de A. 02EI
  • Proposition 16 Soit x un élément positif de A. Soit α ∈ R^*₊. Alors x^1/α est l’unique élément positif y de A tel que y^α=x. 02EJ
  • Lemme 13 Soit A une algèbre stellaire unifère. Tout élément de A est somme d’éléments unitaires. 02EK
  • Théorème 2 Soit A une algèbre stellaire. Un élément x de A est positif si et seulement s’il existe y∈ A tel que x=y^*y. 02EL
  • Remarque Soit A une algèbre stellaire et soit x∈ A. L’élément x^*x de A est positif ; on pose alors |x|= (x^*x)^1/2. On a |x|²=|x^*x|= ||x|²|=||x||², donc |x|=||x||. 02EM
  • Lemme 14 Soit A une algèbre stellaire, et soient x et y des éléments hermitiens de A. 02EN
  • Remarque En général, si x et y sont des éléments positifs d’une algèbre stellaire A, la condition 0leqslant xleqslant y n’implique pas x²leqslant y²(cf. exercice 15 de I, p. 182). 02EO
  • Définition 7 Soit A une algèbre normée. Une unité approchée de A est une base de filtre 𝔉 sur la boule unité de A telle que, pour tout x dans A, les bases de filtre x𝔉 et 𝔉x sur A convergent ve… 02EP
  • Proposition 17 Soit A une algèbre stellaire, soit 𝔉 une base de filtre sur A^leqslant 1₊. Pour que 𝔉 soit une unité approchée croissante de A, il faut et il suffit que l’on ait 02EQ
  • Proposition 18 Soit A une algèbre stellaire. L’ensemble ordonné A^<1₊ est filtrant à droite (E, III, p. 12, déf. 7) et le filtre de ses sections (TG, I, p. 38, exemple 2) est une unité approchée… 02ER
  • Lemme 15 Soit A une algèbre stellaire et soit I un idéal bilatère fermé de A. Alors I est auto-adjoint. 02ES
  • Proposition 19 Soit A une algèbre stellaire et soit I un idéal bilatère fermé de A. Alors l’algèbre de Banach involutive quotient A/I est une algèbre stellaire. 02ET
  • Lemme 16 Soit A une algèbre involutive et soit p une semi-norme sur A. Les conditions suivantes sont équivalentes : 02EU
  • Définition 8 L’algèbre stellaire Stell(A) est appelée l’algèbre stellaire enveloppante de l’algèbre normée involutive A. 02EV
  • Proposition 20 Soit A une algèbre normée involutive et soit j le morphisme canonique de A dans Stell(A). Pour toute algèbre stellaire B et pour tout morphisme φ d’algèbres involutives de A dans B… 02EW
  • Corollaire Soient A une algèbre de Banach involutive commutative et j le morphisme canonique de A dans Stell(A). L’application X(j) est un homéomorphisme de X(Stell(A)) sur le sous-espace X(A… 02EX
  • Proposition 21 Soient A une algèbre de Banach involutive et j le morphisme canonique de A dans Stell(A). Le radical de A est contenu dans le noyau de j. 02EY
  • Définition 9 Soit G un groupe localement compact et soit A l’algèbre de Banach involutive des mesures bornées sur G admettant une densité par rapport à une mesure de Haar sur G (exemple 4 de I… 02EZ
  • Remarque Soit ν une mesure de Haar à gauche sur G et soit Δ son module. L’application f↦ f· ν est un isomorphisme isométrique de l’algèbre L¹(G, ν ) sur A (loc. cit.). On peut donc aussi dé… 02F0
  • Remarque En général, la représentation régulière gauche γ ' de Stell(G) dans L²(G, ν ) n’est pas fidèle. On peut démontrer qu’elle l’est si et seulement si il existe sur L^∞_R(G) une forme… 02F1
  • Proposition 22 L’application canonique j de L¹(G, ν ) dans Stell(G) est injective et d’image dense. 02F2
  • Corollaire L’algèbre L¹(G, ν ) est sans radical. 02F3

§ 7. Spectre des endomorphismes des espaces de Banach

  • Définition 1 Soit E un espace vectoriel topologique et soit u un endomorphisme de E. On appelle spectre de u, et on note Sp(u), le spectre de u relativement à l’algèbre unifère L(E). 02G0
  • Lemme 1 Soit E un espace de Banach et soit u un endomorphisme de E. Soit (Eᵢ)_i∈ I une famille finie de sous-espaces fermés de E, stables par u, tels que E =⨁_i∈ IEᵢ. Pour tout i∈ I, noton… 02G1
  • Proposition 1 Soient E un espace de Banach complexe et u un endomorphisme de E. Soient λ ∈ C et f∈ O(Sp(u)). On a 02G2
  • Proposition 2 Soient E un espace de Banach et u un endomorphisme de E. Soient E₁ et E₂ des sous-espaces fermés de E stables par u tels que E = E₁⊕ E₂. On suppose que les endomorphismes u₁ et u₂… 02G3
  • Proposition 3 Soit E un espace de Banach et soit E' son dual. Soit u un endomorphisme de E. 02G4
  • Remarque Soit H une partie ouverte et fermée de Sp(u), dont la décomposition spectrale associée est E = E_H(u)⊕ widetildeE_H(u). Il découle de l’assertion c) que si l’on identifie E' à E_H(… 02G5
  • Lemme 2 Soit E un espace hilbertien complexe et soit u un endomorphisme normal de E. Soit (Eᵢ)_i∈ I une famille finie de sous-espaces fermés de E, stables par u et deux à deux orthogonaux… 02G6
  • Proposition 4 Soit E un espace hilbertien complexe et soit u un endomorphisme normal de E. Pour toute fonction f∈ C (Sp(u)) et tout λ ∈ C, on a 02G7
  • Lemme 3 Soient E un espace hilbertien et p∈ L(E) un projecteur. Les assertions suivantes sont équivalentes : 02G8
  • Proposition 5 Soient E un espace hilbertien complexe et u un endomorphisme normal de E. 02G9
  • Lemme 4 Soit E un espace hilbertien et soit u un endomorphisme normal de E. Soit F un sous-espace fermé de E contenant un ensemble total de vecteurs propres de u. Alors F^∘ est stable par… 02GA
  • Définition 2 Soit E un espace hilbertien complexe et soit u un endomorphisme de E. On appelle image numérique de u l’ensemble des nombres complexes de la forme ⟨ x|u(x)⟩, où x parcourt la sphèr… 02GB
  • Proposition 6 Soit E un espace hilbertien complexe et soit u un endomorphisme de E. 02GC
  • Lemme 5 Soit E un espace hilbertien complexe de dimension 2. Munissons l’espace vectoriel réel L(E)ₕ des endomorphismes hermitiens de E de la norme préhilbertienne u↦ Tr(u^*u)^1/2. L’ensem… 02GD
  • Lemme 6 Soit E un espace vectoriel normé réel, soit F un espace vectoriel réel et soit u: E→ F une application affine non injective. Soient B une boule de E et S la sphère correspondante… 02GE
  • Proposition 8 Soit E un espace hilbertien complexe. Soit u un endomorphisme de E. Les conditions suivantes sont équivalentes : 02GF
  • Proposition 9 Soit E un espace hilbertien complexe et soit u un élément hermitien de L(E). 02GG
  • Définition 3 On dit que (u^*u)^1/2 est la valeur absolue de u, et on la note |u|. 02GH
  • Proposition 10 Soient E₁ et E₂ des espaces hilbertiens complexes et u∈ L(E₁; E₂). 02GI
  • Définition 4 Soient E₁ et E₂ des espaces hilbertiens complexes et u∈ L(E₁; E₂). Le couple (j,|u|), où j est l’unique application partiellement isométrique de E₁ dans E₂ telle que u=j|u| et Ker(… 02GJ
  • Proposition 11 Soient E₁ et E₂ des espaces hilbertiens complexes et u∈ L(E₁; E₂). Soit (j,|u|) la décomposition polaire de u. 02GK
  • Corollaire Soient E₁ et E₂ des espaces hilbertiens complexes et soit u∈ L(E₁; E₂). On a Im(u) = Im(|u^*|). 02GL
  • Proposition 12 Soient E₁ et E₂ des espaces hilbertiens complexes et u∈ L(E₁; E₂). Soit (j,|u|) la décomposition polaire de u. Pour que u soit bijectif, il faut et il suffit que |u| soit inversibl… 02GM
  • Proposition 13 Soient E un espace hilbertien complexe et u un endomorphisme de E. Les conditions suivantes sont équivalentes: 02GN

§ 8. Algèbres de fonctions continues sur un espace compact

  • Proposition 1 Soit f↦ |f|_B une norme munissant B d’une structure d’algèbre de Banach. 02H4
  • Proposition 2 Soit f↦ |f|_B une norme telle que (B,|· |_B) est une algèbre de Banach. 02H5
  • Exemple Soient X = [0,1] et ngeqslant 0 un entier. Soit B l’algèbre des fonctions f: X→ C admettant des dérivées continues sur [0,1] jusqu’à l’ordre n, munie de la norme considérée dans l’… 02H6
  • Proposition 3 Soit X un espace compact. Soit B une sous-algèbre de Banach unifère de C(X), munie de la norme induite, séparant les points de X. On identifie X à une partie fermée de X(B) (prop… 02H7
  • Proposition 4 Soit X un espace compact. Soit B une sous-algèbre de Banach unifère de C(X), munie de la norme induite, séparant les points de X. On identifie X à une partie fermée de X(B) (prop… 02H8
  • Corollaire 1 Soient Λ un ensemble et X une partie compacte de C^Λ. On identifie X à une partie de X(P(X)) (prop. 1 de I, p. 142, d)). Soit (z_λ)_λ∈Λ la famille des fonctions coordonnées sur C^Λ… 02H9
  • Corollaire 2 Soit Λ un ensemble et soit X⊂ C^Λ un ensemble compact. Si X est connexe, alors son enveloppe polynomialement convexe est connexe. 02HA
  • Lemme 1 Soit X un sous-ensemble compact du plan et soit O une composante connexe bornée de C- X. La frontière de O est contenue dans X. 02HB
  • Proposition 5 Avec les notations ci-dessus : 02HC
  • Corollaire 1 Les conditions suivantes sont équivalentes : 02HD
  • Corollaire 2 (Théorème de Runge) Pour tout i∈ I, soit λᵢ un point de Oᵢ. Soit f une fonction complexe holomorphe dans un voisinage ouvert de X. Alors f|X est limite uniforme de restrictions à X de fractions ration… 02HE

II. Groupes localement compacts commutatifs

§ 1. Transformation de Fourier

  • Définition 1 On appelle caractère unitaire de G un homomorphisme continu de G dans le groupe multiplicatif U des nombres complexes de module 1. 02HQ
  • Définition 2 Le groupe topologique widehatG est appelé le groupe dual de G. 02HR
  • Lemme 1 Pour tout χ ∈ widehatG, l’application μ↦ χ (μ) est un caractère hermitien de l’algèbre de Banach involutive M¹(G). 02HS
  • Proposition 1 L’application canonique de widehatG dans X(L¹(G)) est un homéomorphisme. 02HT
  • Remarque 1 La bijectivité de l’application de widehatG dans X(L¹(G)) de la prop. 1 est un cas particulier de la correspondance entre représentations continues d’un groupe localement compact H… 02HU
  • Remarque 2 L’application canonique de widehatG dans X(M¹(G)) n’est pas surjective en général (II, p. 308, exerc. 14). 02HV
  • Corollaire 1 Tout caractère de L¹(G) est hermitien. L’application canonique de X(Stell(G)) (déf. 9 de I, p. 125) dans X(L¹(G)) est un homéomorphisme. 02HW
  • Corollaire 2 Le groupe topologique widehatG est localement compact. 02HX
  • Lemme 2 Soient G et H des groupes localement compacts commutatifs et soit f: H→ G un morphisme de groupes topologiques. Le noyau de widehatf est l’orthogonal de l’image de f. 02HY
  • Proposition 2 Soit ngeqslant 0 un entier et soient G₁, . . . ,Gₙ des groupes commutatifs localement compacts. Soit G le groupe produit des groupes Gⱼ pour 1leqslant jleqslant n. Pour 1leqslant j… 02HZ
  • Remarque Le calcul du groupe dual d’un produit infini de groupes compacts commutatifs est l’objet du corollaire 4 de II, p. 234 ci-dessous. Le cas d’un groupe localement compact commutatif… 02I0
  • Définition 3 Soit μ∈ M¹(G) une mesure complexe bornée sur G. On appelle transformée de Fourier de μ la fonction F_G(μ) sur widehatG définie par 02I1
  • Proposition 3 Pour toute mesure μ∈ M¹(G), les fonctions F_G(μ) et overlineF_G(μ) sont continues et bornées. Les applications F_G:μ↦ F_G(μ) et overlineF_G:μ↦ overlineF_G(μ) sont des morphismes co… 02I2
  • Proposition 4 La transformation de Fourier et la cotransformation de Fourier sont des morphismes injectifs d’algèbres involutives de L¹(G) dans l’algèbre C₀(widehatG) des fonctions continues nul… 02I3
  • Remarque La transformation de Fourier sur l’espace L¹(G) dépend du choix de la mesure de Haar dx, contrairement à la transformation de Fourier sur M¹(G). Si l’on remplace dx par la mesure a… 02I4
  • Proposition 5 Par continuité, la transformation de Fourier et la cotransformation de Fourier se prolongent de manière unique en des isomorphismes d’algèbres stellaires de Stell(G) sur C₀(widehat… 02I5
  • Corollaire L’image de L¹(G) par la transformation de Fourier de G est dense dans C₀(widehatG). 02I6
  • Proposition 6 Supposons que G est compact. La mesure de Haar normalisée dx appartient à M¹(G), et sa transformée de Fourier est φₑ, la fonction caractéristique de e. 02I7
  • Proposition 7 L’espace A(G) est un idéal auto-adjoint de L¹(G). Il est contenu dans L¹(G)∩ L²(G), et dans l’image de C(G) dans L¹(G). 02I8
  • Proposition 8 Il existe une base de filtre 𝔅 sur A(G)∩ K₊(G) telle que les conditions suivantes soient vérifiées : 02I9
  • Corollaire 1 L’espace A(G) est dense dans L¹(G) et dans L²(G). Il est également dense dans Stell(G), et son image widehatA(G) par la transformation de Fourier est dense dans C₀(widehatG). 02IA
  • Corollaire 2 Pour f∈ A(G), soit Ω_f l’ensemble des χ ∈ widehatG tels que F(f)(χ )not= 0. Les ensembles Ω_f forment un recouvrement ouvert de widehatG. 02IB
  • Lemme 3 Pour tout f∈ A(G), il existe une unique mesure bornée μ_f sur widehatG telle que 02IC
  • Lemme 4 Il existe une unique mesure ν sur widehatG telle que 02ID
  • Proposition 9 La mesure ν caractérisée par le lemme 4 est une mesure de Haar sur widehatG. 02IE
  • Définition 4 La mesure de Haar ν sur widehatG de la proposition 9 est dite mesure duale de la mesure de Haar dx donnée sur G. 02IF
  • Remarque Soit a un nombre réel >0. Si l’on remplace dx par la mesure a· dx, le produit de convolution des fonctions f et g∈ L¹(G) est remplacé par a(f*g). Nous avons vu (II, p. 209, remarqu… 02IG
  • Lemme 5 L’espace A(widehatG) est dense dans L²(widehatG). 02IH
  • Théorème 1 (Plancherel) La restriction de la transformation de Fourier au sous-espace A(G) de L²(G) se prolonge de manière unique en une isométrie Φ de L²(G) sur L²(widehatG). 02II
  • Corollaire Supposons que G est compact et que dx est la mesure de Haar normalisée sur G. Alors la famille des caractères unitaires de G est une base orthonormale de L²(G). 02IJ
  • Remarque 1 Certaines des formules concernant la transformation de Fourier sur L¹(G) s’étendent à la transformation de Fourier sur L²(G). En particulier, pour f∈ L²(G) et χ ∈ widehatG, on a 02IK
  • Remarque 2 Les formules 02IL
  • Proposition 10 Soit ngeqslant 0 un entier et soient G₁,⋯ ,Gₙ des groupes commutatifs localement compacts. Soient μⱼ, pour 1leqslant jleqslant n, des mesures de Haar sur Gⱼ. Soit G le groupe produ… 02IM
  • Proposition 11 Soit f∈ A(G). Alors F(f)∈ L¹(widehatG) et, pour tout x∈ G, on a 02IN
  • Lemme 6 Soit φ ∈ L¹(widehatG)∩ L²(widehatG). Alors f=overlineF_widehatG(φ )∘ η appartient à L²(G) et F_G(f) =φ dans L²(widehatG). 02IO
  • Corollaire 1 Pour tout sous-ensemble fermé P de widehatG et tout χ ∈ widehatG n’appartenant pas à P, il existe une fonction f∈ L¹(G) telle que F(f) soit nulle sur P et non nulle en χ. 02IP
  • Corollaire 2 L’algèbre de Banach L¹(G) est régulière (I, p. 89, déf. 1). 02IQ
  • Théorème 2 (Pontryagin) L’application canonique η de G dans widehatwidehatG est un isomorphisme de groupes topologiques. Il transforme la mesure de Haar dx en la mesure de Haar biduale dwidehatwidehatx. 02IR
  • Corollaire La cotransformation de Fourier de L²(widehatG) sur L²(G) et la transformation de Fourier de L²(G) sur L²(widehatG) sont des isométries réciproques l’une de l’autre. 02IS
  • Remarque Soient f∈ L²(G) et g∈ L²(widehatG). En appliquant la formule de Plancherel (24) à f et overlineF_widehatG(g), on obtient la formule 02IT
  • Proposition 13 Soient α ∈ M¹(G) et β ∈ M¹(widehatG). On a alors (30) F_G(overlineF_widehatG(β )· α ) =β *F_G(α ) 02IU
  • Corollaire La transformation de Fourier F_G est injective sur M¹(G). 02IV
  • Théorème 3 La restriction de la transformation de Fourier à B(G) induit un isomorphisme d’espaces vectoriels de B(G) sur B(widehatG), dont la réciproque est induite par la restriction à B(wid… 02IW
  • Corollaire 1 Soit f∈ L¹(G). Alors f∈ B(G) si et seulement si f appartient à l’image de la transformation de Fourier F_widehatG sur L¹(widehatG). En particulier, on a A(G)⊂ B(G). 02IX
  • Corollaire 2 L’espace vectoriel B(G) est une algèbre à la fois pour la multiplication et pour la convolution. La transformation de Fourier échange convolution et multiplication dans B(G) et B(w… 02IY
  • Proposition 14 Soient f et g dans L²(G). Alors F_G(f g) = F_G(f)*F_G(g). 02IZ
  • Remarque Voir le nᵒ9 et les exercices 22 de II, p. 270 et 31 de II, p. 275 pour d’autres exemples d’espaces fonctionnels sur lesquels la transformation de Fourier est un isomorphisme, dans… 02J0
  • Lemme 7 Soient (Gᵢ)_i∈ I et (Hᵢ)_i∈ I des familles finies de groupes topologiques localement compacts. Pour i∈ I, soit θᵢ: Gᵢ× Hᵢ→ U une application qui met les groupes Gᵢ et Hᵢ en dualité… 02J1
  • Définition 5 Soient G, H et K des groupes topologiques. Soient f: H→ G et g: G→ K des morphismes de groupes topologiques. On dit que le couple (f, g) est une suite exacte de groupes topologique… 02J2
  • Exemple 1 Soit f: H→ G un morphisme injectif strict dont l’image est un sous-groupe distingué. La suite 02J3
  • Exemple 2 Soit g: G→ K un morphisme surjectif strict. La suite 02J4
  • Théorème 4 Une suite 02J5
  • Lemme 8 Soit g: G→ K un morphisme de groupes topologiques localement compacts commutatifs. Si le morphisme g est surjectif et strict, alors widehatg est injectif et strict. 02J6
  • Lemme 9 Soit f: H→ G un morphisme de groupes topologiques localement compacts. Si le morphisme f est injectif et strict, alors widehatf est surjectif et strict. 02J7
  • Lemme 10 Soit 02J8
  • Corollaire 1 Soit 02J9
  • Corollaire 2 Soit f: G→ H un morphisme de groupes topologiques localement compacts commutatifs. Le morphisme f est strict si et seulement si widehatf est strict. 02JA
  • Corollaire 3 Soit H un sous-groupe de G. On a (H^bot)^bot= H. 02JB
  • Corollaire 4 Soit I un ensemble et soit (Hᵢ)_i∈ I une famille de sous-groupes fermés de G. L’orthogonal du sous-groupe fermé engendré par les Hᵢ est ⋂_i∈ IH^botᵢ. L’orthogonal de ⋂ᵢHᵢ est le so… 02JC
  • Corollaire 5 Soit φ : G→ H un morphisme de groupes localement compacts commutatifs. Alors le sous-groupe Im(φ ) de H et le sous-groupe Ker(widehatφ) de widehatH sont l’orthogonal l’un de l’autr… 02JD
  • Corollaire 6 Soit k∈ Z. Alors le noyau de l’homomorphisme x↦ xᵏ de G dans G et l’adhérence de l’image du morphisme χ ↦ χᵏ de widehatG dans widehatG sont l’orthogonal l’un de l’autre. 02JE
  • Corollaire 7 Soit G un groupe localement compact commutatif. 02JF
  • Remarque Il existe des groupes localement compacts commutatifs G qui ne sont pas divisibles et tels que widehatG est sans torsion (exercice 63 de II, p. 299). 02JG
  • Proposition 15 Soit f∈ L¹(G) telle que la restriction à H^bot de la fonction continue F_G(f) est intégrable relativement à widehatγ. Alors, pour presque tout x∈ G, la fonction y↦ f(xy) sur H est… 02JH
  • Corollaire (Formule de Poisson) Soit f∈ L¹(G). On suppose que les conditions suivantes sont vérifiées : 02JI
  • Proposition 16 La mesure widehatα sur widehatH =widehatG/H^bot est égale à widehatβ /widehatγ. 02JJ
  • Proposition 17 Soit ngeqslant 1 un entier. Notons μₙ le groupe des racines n-ièmes de l’unité dans C. Les groupes Z/nZ et μₙ sont en dualité relativement à l’application induite par passage au qu… 02JK
  • Corollaire 1 Soit G un groupe fini commutatif. Le groupe dual widehatG est isomorphe à G. 02JL
  • Corollaire 2 Soit G un groupe localement compact commutatif. Le groupe G est fini si et seulement si widehatG est fini. Un sous-groupe fermé H de G est d’indice fini si et seulement si son orth… 02JM
  • Proposition 18 Pour que widehatG soit compact, il faut et il suffit que G soit discret. Si G est discret, la mesure duale de la mesure de comptage sur G est la mesure de Haar normalisée sur wideh… 02JN
  • Corollaire 1 (Relations d’orthogonalité) Supposons G discret et muni de la mesure de comptage. Pour x et y dans G, on a 02JO
  • Corollaire 2 Soit H un sous-groupe fermé de G. 02JP
  • Corollaire 3 Soit (Hᵢ)_i∈ I une famille filtrante décroissante de sous-groupes compacts de G. Pour que G s’identifie à la limite projective des groupes G/Hᵢ, il faut et il suffit que widehatG s… 02JQ
  • Corollaire 4 Soit I un ensemble et soit (Hᵢ)_i∈ I une famille de groupes compacts. Le dual du groupe produit des Hᵢ est le groupe discret somme directe des groupes widehatHᵢ. 02JR
  • Proposition 19 Soit K un corps localement compact non discret, non nécessairement commutatif, et soit G le groupe additif de K, dont la loi de groupe est notée additivement. Soit χ un caractère u… 02JS
  • Corollaire 1 Soient K un corps localement compact non discret non nécessairement commutatif et χ un caractère unitaire non trivial du groupe additif de K. Soit E un espace vectoriel topologique… 02JT
  • Corollaire 2 a) Le groupe R est en dualité avec lui-même relativement à l’application (x, y)↦ exp(2iπ xy), et la mesure duale de la mesure de Lebesgue est la mesure de Lebesgue ; 02JU
  • Remarque On retrouve en particulier la détermination de X(L¹(Z)) faite à l’exemple 4 de I, p. 36. 02JV
  • Corollaire 3 Soit ngeqslant 1 un entier. Le groupe Rⁿ est en dualité avec lui-même relativement à l’application (x, y)↦ exp(2iπ x· y) et la mesure duale de la mesure de Lebesgue sur Rⁿ est la m… 02JW
  • Remarque Étant donné un sous-groupe H de Rⁿ, il lui correspond donc son orthogonal H^bot, un sous-groupe de widehatRⁿ=Rⁿ, qui n’est autre que le sous-groupe associé à H défini en TG, VII, p… 02JX
  • Corollaire 4 Le groupe R^* est en dualité avec le groupe -1,1 × R par l’application (x,(σ , t))↦ σ (x/|x|)|x|ⁱᵗ. Le groupe R^*₊ est en dualité avec R par l’application (x, t)↦ xⁱᵗ. 02JY
  • Proposition 20 L’application x↦ exp(2iπ λ (x)) est un caractère unitaire de Qₚ dont le noyau est Zₚ. 02JZ
  • Corollaire a) Le groupe Qₚ est en dualité avec lui-même relativement à l’application (x, y)↦ exp(2iπ λ (xy)). La mesure de Haar normalisée sur Qₚ est alors sa propre duale ; 02K0
  • Proposition 21 La restriction à S(Rⁿ) de la transformation de Fourier est un automorphisme d’espaces vectoriels topologiques dont l’inverse est la restriction de la cotransformation de Fourier. 02K1
  • Remarque 1 Plus généralement, d’après le corollaire de la proposition 15 de II, p. 230, cette formule vaut pour toute fonction complexe intégrable sur Rⁿ telle que 02K2
  • Remarque 2 Il existe des fonctions f∈ B(R) telles que la série ∑_n∈Zf(n) diverge (exercice 4 de II, p. 263). 02K3
  • Exemple Soit Q une forme quadratique définie positive sur Rⁿ. La fonction définie par φ (x) = exp(-π Q(x)) appartient à S(Rⁿ). Il existe σ ∈ GL(n,R) tel que Q(x) =|σ (x)|² pour tout x∈ Rⁿ… 02K4
  • Définition 6 On appelle espace des distributions tempérées sur Rⁿ l’espace dual de S(Rⁿ) muni de la topologie de la convergence bornée. On le note S'(Rⁿ). 02K5
  • Exemple Une mesure ν sur Rⁿ est dite tempérée s’il existe un entier positif r tel que l’application continue x↦ (1+|x|)⁻ʳ est ν-intégrable sur Rⁿ. La restriction de ν à S(Rⁿ) est une distr… 02K6
  • Définition 7 On appelle transformation de Fourier sur S'(Rⁿ), et on note F (resp. on appelle cotransformation de Fourier, et on note overlineF) la transposée de la transformation de Fourier sur… 02K7
  • Proposition 22 Soit f une distribution tempérée appartenant à M¹(Rⁿ) (resp. à L²(Rⁿ)). La transformée de Fourier de f dans S'(Rⁿ) est la distribution tempérée associée à la transformée de Fourier… 02K8
  • Remarque Les formules élémentaires concernant la transformation de Fourier des mesures restent valides pour la transformation de Fourier des distributions tempérées. 02K9
  • Proposition 23 (Théorème de Fejér) Soit ngeqslant 1 un entier. Pour tout h= (hᵢ)∈ Zⁿ, on note |h|= supᵢ|hᵢ|. Soit f∈ C(Tⁿ). Pour tout entier Ngeqslant 1, notons f_N la fonction sur Tⁿ telle que 02KA
  • Lemme 11 Pour tout Ngeqslant 1, soit μ_N la mesure sur Tⁿ de densité l’application continue 02KB
  • Remarque Il existe des fonctions f∈ L¹(T) dont la série de Fourier diverge en tout point x∈ T (théorème de Kolmogorov, cf. exercice 51 de II, p. 289). 02KC

§ 2. Classification

  • Lemme 1 Soit H un groupe localement compact, et soit R l’un des groupes R ou Z. Soit φ un morphisme continu de R dans H. Si φ n’est pas un isomorphisme topologique de R sur un sous-groupe… 02M9
  • Lemme 2 Si G est engendré par une partie compacte V, il existe un entier ngeqslant 0 et un sous-groupe discret D de G isomorphe à Zⁿ tels que G/D soit compact. 02MA
  • Lemme 3 Soient A et B des groupes commutatifs tels que A est divisible. Soit C un sous-groupe de B et φ un morphisme de C dans A. Il existe un morphisme de B dans A qui prolonge φ. 02MB
  • Remarque Dans le langage des catégories, le lemme dit que les groupes divisibles sont des objets injectifs dans la catégorie des groupes commutatifs ; cf. A, VII, p. 53, exerc. 3. 02MC
  • Proposition 1 Les conditions suivantes sont équivalentes : 02MD
  • Corollaire 1 Supposons que G soit engendré par un voisinage compact de e. 02ME
  • Remarque Par dualité, widehatG est isomorphe à Rᵖ× T^q× D (prop. 3 (iv)) où les sous-groupes Rᵖ× T^q et T^q, et les entiers p et q, sont déterminés de manière unique. 02MF
  • Corollaire 2 Les conditions suivantes sont équivalentes : 02MG
  • Remarque Avec les notations du cor. 2, si l’on identifie G à Rᵖ× T^q× Zʳ× A, le sous-groupe Rᵖ× T^q est la composante neutre de G, le sous-groupe T^q× A est son plus grand sous-groupe compa… 02MH
  • Proposition 2 Supposons G compact. Il existe une famille filtrante décroissante (Hᵢ)_i∈ I de sous-groupes fermés de G tels que 02MI
  • Corollaire Si le groupe G est engendré par une partie compacte, alors il est limite projective de groupes isomorphes à des groupes de la forme Rᵖ× T^q× Zʳ× A, où A est un groupe fini et p,q,r… 02MJ
  • Proposition 3 a) Il existe un entier ngeqslant 0 et un sous-groupe L tel que G est produit direct de L et d’un sous-groupe isomorphe à Rⁿ, et de plus L admet un sous-groupe ouvert compact K tel… 02MK
  • Proposition 4 Soit B_G l’ensemble des éléments de G qui engendrent un sous-groupe relativement compact de G. Alors B_G est un sous-groupe fermé de G et B^bot_G est la composante neutre de wideha… 02ML
  • Corollaire 1 Supposons G compact. Alors les conditions suivantes sont équivalentes : 02MM
  • Corollaire 2 Supposons G compact. Alors G est totalement discontinu si et seulement si widehatG est un groupe de torsion. 02MN
  • Corollaire 3 Si G est connexe, alors G est divisible. 02MO

§ 3. Sous-espaces invariants

  • Proposition 1 a) Soit M une partie mesurable de widehatG. Pour tout x∈ G, l’espace E_M est stable par l’application f↦ εₓ*f; 02N3
  • Lemme 1 L’espace des fonctions de L¹(G) dont la transformée de Fourier est à support compact est dense dans L¹(G). 02N4
  • Proposition 2 Soit I un idéal fermé de L¹(G), et soit f∈ L¹(G). Si overlineF_G(f) s’annule sur un voisinage de V(I), alors f appartient à I. 02N5
  • Théorème 1 Soit I un idéal fermé de L¹(G) distinct de L¹(G). Il existe un caractère widehatx∈ widehatG tel que F_G(f)(widehatx) = 0 pour toute f∈ I. 02N6
  • Définition 1 Soit g une fonction complexe sur G et soit Φ un filtre sur G. On dit que g est lentement oscillante suivant Φ si, pour tout ε >0, il existe un ensemble M∈ Φ et un voisinage V de e… 02N7
  • Corollaire 2 Soit Φ un filtre sur G invariant par translation. Soit f∈ L¹(G) telle que la transformée de Fourier de f ne s’annule pas et telle que ∫_Gf(x)dx= 1. Soit g∈ L^∞(G). On suppose que f… 02N8
  • Lemme 2 Soit K une partie compacte de G. Pour tout η >0, il existe une fonction j∈ L¹(G) telle que : 02N9
  • Proposition 3 L’algèbre L¹(G) vérifie la condition de Ditkin (I, p. 92, déf. 2). 02NA
  • Théorème 2 Soit I un idéal fermé de L¹(G) tel que la frontière de V(I) ne contienne aucun ensemble parfait non vide. Alors I est l’ensemble des fonctions f∈ L¹(G) telles que F(f) s’annule sur… 02NB
  • Corollaire Si un idéal fermé I de L¹(G) est contenu dans un seul idéal régulier maximal, alors I est lui-même régulier maximal. 02NC
  • Proposition 4 Soit W un sous-espace vectoriel faiblement fermé de L^∞(G) invariant par translation et non nul. Alors W contient au moins un caractère de G. 02ND
  • Proposition 5 Soit W un sous-espace vectoriel faiblement fermé de L^∞(G) invariant par translation. 02NE

III. Applications linéaires compactes et perturbations

§ 1. Applications linéaires compactes

  • Définition 1 Soient E un espace vectoriel topologique et F un espace vectoriel topologique séparé. On dit qu’une application linéaire u de E dans F est compacte s’il existe un voisinage V de 0… 02NY
  • Remarque 1 Un voisinage de 0 dans E absorbe toute partie bornée de E ; l’image d’une partie bornée de E par une application linéaire compacte de E dans F est donc une partie relativement comp… 02NZ
  • Remarque 2 Soit E un espace semi-normé et soit B la boule unité de E. Pour qu’une application linéaire u de E dans un espace vectoriel topologique séparé F soit compacte, il faut et il suffit… 02O0
  • Remarque 3 Soit F un espace vectoriel topologique séparé. Pour qu’un sous-espace vectoriel E de F soit de dimension finie, il faut et il suffit que l’injection canonique de E dans F soit comp… 02O1
  • Remarque 4 Pour tout espace vectoriel topologique E sur le corps R, on note E_(C) l’espace vectoriel topologique complexifié de E (EVT, II, p. 65). On identifie E à un sous-espace vectoriel t… 02O2
  • Remarque 5 Soient E un espace vectoriel topologique, F un espace vectoriel topologique séparé. Soit F₁ un sous-espace vectoriel fermé de F et soit j l’injection canonique de F₁ dans F. Pour q… 02O3
  • Remarque 6 Soit (Gᵢ)_i∈ I une famille d’espaces vectoriels topologiques séparés, et pour tout i∈ I, soit uᵢ une application linéaire compacte d’un espace vectoriel topologique E dans Gᵢ. Si l… 02O4
  • Proposition 1 Soient E un espace vectoriel topologique et F un espace vectoriel topologique séparé. 02O5
  • Proposition 2 Soient E un espace semi-normé et F un espace vectoriel topologique séparé. On suppose que toute partie fermée bornée de F est complète. Alors le sous-espace vectoriel Lᶜ(E; F) de L… 02O6
  • Corollaire Soient E et F des espaces de Banach. L’ensemble Lᶜ(E; F) est un sous-espace vectoriel fermé de l’espace de Banach L(E; F). Il contient l’adhérence de l’espace Lᶠ(E; F) des applicat… 02O7
  • Proposition 3 Soient E₁, E, F, F₁ des espaces vectoriels topologiques, F et F₁ étant supposés séparés. Soient v: E₁→ E,u: E→ F et w: F→ F₁ des applications linéaires. Si v et w sont continues et… 02O8
  • Corollaire Soit E un espace hilbertien. L’espace Lᶜ(E) est un idéal bilatère auto-adjoint fermé de L(E). En particulier, c’est une algèbre stellaire. 02O9
  • Proposition 4 Soient E un espace vectoriel topologique, widehatE son séparé complété et j l’application canonique de E dans widehatE. Soit u une application linéaire compacte de E dans un espace… 02OA
  • Proposition 5 Soient E un espace localement convexe, F un espace vectoriel topologique séparé et u une application linéaire compacte de E dans F. Il existe un espace de Banach G, une application… 02OB
  • Proposition 6 Soient E un espace localement convexe, F un espace localement convexe séparé, u: E→ F une application linéaire compacte et B une partie bornée de E. La restriction de u à B est une… 02OC
  • Corollaire Soit (xₙ)_n∈N une suite de points de E, qui converge vers un point x de E pour la topologie affaiblie. La suite (u(xₙ))_n∈N converge dans F vers u(x). 02OD
  • Proposition 7 Soient E un espace semi-normé, E' son dual, B la boule unité de E' et u une application linéaire de E' dans un espace localement convexe séparé F. Si la restriction de u à B muni d… 02OE
  • Corollaire 1 Soit E un espace semi-normé de type dénombrable, soit E' son dual et soit B la boule unité de E'. Soit u une application linéaire de E' dans un espace localement convexe séparé F… 02OF
  • Corollaire 2 Soient E un espace semi-normé et 𝔖 un ensemble de parties précompactes de E dont la réunion est dense dans E. Notons E'_b le dual fort de E et E'_𝔖 le dual de E muni de la 𝔖-topolo… 02OG
  • Exemple Soit E un espace semi-normé. L’application identique de E'_b dans l’espace E', muni de la topologie faible, de la topologie de la convergence compacte ou de la topologie de la conv… 02OH
  • Proposition 8 Soient E un espace de Banach réflexif, B sa boule unité, F un espace localement convexe séparé et u: E→ F une application linéaire. Les conditions suivantes sont équivalentes : 02OI
  • Proposition 9 Soient E un espace localement convexe, F un espace localement convexe séparé et u une application linéaire continue de E dans F. 02OJ
  • Corollaire 1 (Schauder) Soient E un espace semi-normé, F un espace de Banach, E' et F' leurs duals forts respectifs et u une application linéaire continue de E dans F. Les propriétés suivantes sont équiva… 02OK
  • Corollaire 2 Soient E un espace semi-normé et F un espace de Banach de type dénombrable. Soit u une application linéaire continue de E dans F. On suppose que pour toute suite (yₙ) d’éléments de… 02OL
  • Remarque Soient E et F des espaces localement convexes séparés. La transposée d’une application linéaire compacte de E dans F n’est pas toujours une application linéaire compacte de F'_b da… 02OM
  • Théorème 1 (Brouwer) Soit B une partie convexe compacte non vide d’un espace vectoriel normé de dimension finie. Toute application continue de B dans B possède un point fixe. 02ON
  • Théorème 2 (Leray–Schauder) Soit X un espace topologique compact non vide, homéomorphe à une partie convexe d’un espace localement convexe. Toute application continue de X dans X possède un point fixe. 02OO
  • Théorème 3 Soient E un espace localement convexe séparé sur C et A une partie de L(E). Faisons les hypothèses suivantes : 02OP
  • Lemme 1 Il existe un élément a de A tel que le noyau de ha-1_E ne soit pas réduit à 0. 02OQ
  • Corollaire 1 Conservons les hypothèses du théorème 3 et supposons de plus que les éléments de A soient deux à deux permutables. Alors E est de dimension 1 sur C. 02OR
  • Corollaire 2 (Lomonosov) Soient E un espace localement convexe séparé de dimension au moins 2 sur le corps C et u un endomorphisme de E. On suppose qu’il existe un endomorphisme compact hnot = 0 de E permu… 02OS
  • Corollaire 3 Soient E un espace localement convexe séparé sur le corps C et u un endomorphisme compact de E. Si E est de dimension au moins 2, il existe un sous-espace vectoriel fermé F de E, d… 02OT
  • Définition 2 On dit qu’un espace localement convexe E possède la propriété d’approximation, ou encore est un espace d’approximation, si l’application identique 1_E de E est adhérente dans l’esp… 02OU
  • Remarque 1 Pour que la somme directe topologique d’espaces localement convexes E et F soit un espace d’approximation, il faut et il suffit que E et F soient des espaces d’approximation. 02OV
  • Remarque 2 Soit E un espace localement convexe. Soient N l’adhérence de 0 dans E et P un sous-espace supplémentaire algébrique de N dans E. Alors P est un supplémentaire topologique de N dans… 02OW
  • Remarque 3 Soient E un espace localement convexe, A une partie équicontinue de Lᶠ(E) et T une partie totale de E. Si 1_E est adhérent à A pour la topologie de la convergence simple dans T, al… 02OX
  • Remarque 4 Soit E un espace localement convexe sur C. Notons E₀ l’espace localement convexe sur R sous-jacent à E. Pour que E soit un espace d’approximation, il faut et il suffit que E₀ en so… 02OY
  • Remarque 5 Soit E un espace localement convexe sur R. Pour que l’espace localement convexe complexifié E_(C) de E soit un espace d’approximation, il faut et il suffit que E en soit un. Cela r… 02OZ
  • Proposition 10 Soit E un espace hilbertien. Alors E est un espace d’approximation. 02P0
  • Lemme 2 Soit E un espace localement convexe. Alors E est un espace d’approximation si et seulement si, pour toute partie précompacte C de E et tout voisinage U de 0 dans E, il existe un en… 02P1
  • Remarque 6 Il existe des espaces de Banach qui ne possèdent pas la propriété d’approximation, comme l’a démontré P. Enflo (A counterexample to the approximation problem in Banach spaces, Acta… 02P2
  • Proposition 11 Soient E et F des espaces localement convexes. Supposons que E soit un espace d’approximation. 02P3
  • Corollaire Soient E un espace d’approximation séparé et F un espace localement convexe. Toute application linéaire compacte de F dans E est adhérente à Lᶠ(F; E) dans l’espace L(F; E) muni de… 02P4
  • Proposition 12 Soient E un espace localement convexe, I un ensemble, et pour chaque i∈ I, soient Fᵢ un espace localement convexe et vᵢ: E→ Fᵢ une application linéaire continue d’image dense. Supp… 02P5
  • Corollaire 1 Un sous-espace vectoriel dense d’un espace d’approximation est un espace d’approximation. 02P6
  • Corollaire 2 Si le séparé complété d’un espace localement convexe E est un espace d’approximation, alors E est un espace d’approximation. 02P7
  • Corollaire 3 Le produit d’une famille d’espaces d’approximation est un espace d’approximation. 02P8
  • Corollaire 4 Soit E un espace localement convexe. Si toute semi-norme continue sur E est majorée par une semi-norme continue préhilbertienne, alors E est un espace d’approximation. 02P9
  • Lemme 3 Soient E un espace localement convexe métrisable et (xₙ)_n∈N une suite d’éléments de E convergeant vers 0. Il existe une suite (yₙ)_n∈N d’éléments de E convergeant vers 0 et une su… 02PA
  • Lemme 4 Soient E un espace de Fréchet et A une partie compacte de E. Il existe une partie compacte convexe équilibrée L de E contenant A telle que les topologies induites sur A par celles… 02PB
  • Théorème 4 Soit E un espace de Fréchet. 02PC
  • Lemme 5 Soient X un espace topologique compact, F un sous-ensemble fini de C(X) et ε >0 un nombre réel. 02PD
  • Proposition 13 Soit X un espace topologique localement compact. L’espace de Banach C₀(X) est un espace d’approximation. 02PE
  • Corollaire Toute algèbre stellaire commutative est un espace d’approximation. 02PF
  • Remarque Si E est un espace hilbertien de dimension infinie, l’algèbre stellaire L(E) n’a pas la propriété d’approximation (A. Szankowski, B(H) does not have the approximation property, Act… 02PG
  • Lemme 6 Soit X un espace topologique localement compact. Soit μ une mesure positive sur X et p∈ [1,+∞ [. Soient F un sous-ensemble fini de Lᵖ_K(X, μ) et ε >0 un nombre réel. 02PH
  • Proposition 14 Soient X un espace topologique localement compact, μ une mesure positive sur X, et p∈ [1,+∞ ]. L’espace Lᵖ_K(X, μ) est un espace d’approximation. 02PI

§ 2. Exemples d’applications linéaires compactes

  • Proposition 1 Soit λ = (λᵢ)_i∈ I une famille bornée d’éléments de C. Soit p un élément de [1,+∞ ]. Soit E l’espace de Banach ℓᵖ_C(I). 02QK
  • Remarque 1 L’hypothèse de l’assertion b) est toujours valide si I est fini. Lorsque l’ensemble I est infini, elle signifie que la famille (λᵢ)_i∈ I tend vers 0 suivant le filtre des complémen… 02QL
  • Remarque 2 On verra ultérieurement (cf. IV, p. 149, théorème 1) que lorsque p= 2, tout endomorphisme compact normal de l’espace hilbertien ℓ²_C(I) est de la forme u=w∘ v∘ w⁻¹ où v est un endo… 02QM
  • Proposition 2 L’application widetildek de L_C^∞(X, μ) dans C(Y) est compacte. 02QN
  • Corollaire Soient X un espace topologique compact, Y un espace topologique localement compact, μ une mesure complexe sur X et k une application continue de X× Y dans C. Alors la formule (1) d… 02QO
  • Remarque Soient f∈ Lᵖ(X) et g∈ L^q(Y). Puisque p <+∞ et q <+∞, les fonctions f et g sont modérées, et la fonction définie par (x, y)↦ f(x)g(y) est (μ⊗ ν)-modérée (cf. INT, V, p. 92, § 8, nᵒ… 02QP
  • Lemme 1 Soit k∈ N^p,q(X× Y). La fonction k est localement (μ⊗ ν )-intégrable. 02QQ
  • Proposition 3 a) Soit k∈ N^p,q(X× Y). Pour f∈ Lᵖ(X) et g∈ L^q(Y), la fonction 02QR
  • Définition 1 Soit k∈ N^p,q(X× Y). On dit que l’application uₖ est l’opérateur intégral à noyau k de Lᵖ(X) dans L^q'(Y). 02QS
  • Proposition 4 Soient k∈ N^p,q(X× Y) et f∈ Lᵖ(X). L’application définie sur X par x↦ k(x, y)f(x) est μ-intégrable pour tout y en dehors d’un ensemble localement ν-négligeable, et uₖ(f) coïncide a… 02QT
  • Proposition 5 L’espace L^p'(X× Y) est contenu dans N^p,p(X× Y). L’application linéaire de L^p'(X× Y) dans L(Lᵖ(X); L^p'(Y)) définie par k↦ uₖ induit par passage au quotient une application linéa… 02QU
  • Lemme 2 Pour tout k∈ L^p'(X× Y), on a N_p', p'(k) =|k|_p'. 02QV
  • Proposition 6 a) L’espace L^p'(X× Y) est contenu dans L^p',p'(X,Y) et pour k∈ L^p'(X× Y), on a N_p', p'(k) =|k|_p'; 02QW
  • Proposition 7 Soit k∈ L^p',q'(X,Y). L’application linéaire uₖ de Lᵖ(X) dans L^q'(Y) est compacte. 02QX
  • Corollaire 1 (Hilbert–Schmidt) Soit k∈ L²(X× Y). L’application linéaire uₖ est compacte de L²(X) dans L²(Y). 02QY
  • Remarque Dans le cas p=q= 2, il est généralement plus commode d’exprimer la caractérisation de l’opérateur intégral uₖ à l’aide du produit scalaire : il s’agit de l’unique application de L²… 02QZ
  • Corollaire 2 Soit G un groupe topologique compact muni d’une mesure de Haar μ. Soit p un nombre réel tel que 1< p <+∞ et q l’exposant conjugué de p. Soit f∈ L^q(G). Posons k(x, y) =f(x⁻¹y) pour… 02R0
  • Lemme 3 Soit A l’ensemble des multi-indices α ∈ Nⁿ tels que |α |leqslant r et soit u l’application linéaire f↦ (∂^αf)_α∈ A de Cʳ(U; F) dans C(U; F)ᴬ. 02R1
  • Proposition 8 Supposons que F est de dimension finie. Soient s un entier tel que 0leqslant s < r et V une partie ouverte relativement compacte de U. L’application linéaire f↦ f|V de Cʳ(U; F) dan… 02R2
  • Lemme 4 Soit U un recouvrement ouvert de X. L’application u:f↦ (f|U)_U∈U de Sʳ(X; E) dans ∏_U∈USʳ(U; E) est linéaire, injective, continue et stricte. Son image est fermée. 02R3
  • Proposition 9 L’espace Sʳ(X; E) est complet. 02R4
  • Remarque Soit U un recouvrement ouvert de X par des domaines de cartes c_U= (U, φ_U,R^n_U) tel que pour tout U∈ U, la restriction de E à U est trivialisable de type F_U, où F_U est un espac… 02R5
  • Proposition 10 Supposons que le fibré vectoriel E soit localement de rang fini. Soient s un entier tel que 0leqslant s < r et Y une partie ouverte relativement compacte de X. L’application linéai… 02R6
  • Lemme 5 Soient X₀ la variété analytique réelle sous-jacente à X et E₀ le fibré vectoriel complexe sur X₀ sous-jacent à E. 02R7
  • Proposition 11 Supposons que le fibré vectoriel E soit localement de rang fini. Soit Y une partie ouverte relativement compacte de X. L’application de restriction f↦ f|Y de S^ω(X; E) dans S^ω(Y… 02R8
  • Corollaire Soient X une variété analytique complexe compacte et E un fibré vectoriel analytique de base X, localement de rang fini. L’espace vectoriel S^ω(X; E) est de dimension finie. 02R9

§ 3. Endomorphismes de Fredholm et endomorphismes de Riesz

  • Proposition 1 Soient E et F des espaces localement convexes, E₁ un sous-espace fermé de codimension finie de E et u une application linéaire continue de E dans F. Pour que u soit un morphisme st… 02RE
  • Corollaire 1 Supposons F séparé. Soit v∈ Lᶠ(E; F). Si u est un morphisme strict d’image fermée de E dans F, alors il en est de même de u+v. 02RF
  • Corollaire 2 Soit T un sous-espace vectoriel séparé de dimension finie de F. Notons π : F→ F/T la surjection canonique. Pour que u soit un morphisme strict d’image fermée, il faut et il suffit… 02RG
  • Définition 1 Soient E et F des espaces localement convexes. On dit qu’un élément u de L(E; F) est une application de Fredholm[^1] s’il possède un quasi-inverse. Une application de Fredholm de E… 02RH
  • Remarque Soient E, F et G des espaces localement convexes, u: E→ F et v: F→ G des applications linéaires continues. 02RI
  • Lemme 1 Soient E et F des espaces localement convexes et u une application de Fredholm de E dans F. Le noyau et le conoyau de u sont de dimension finie. 02RJ
  • Proposition 2 Soient E et F des espaces localement convexes séparés et u un élément de L(E; F). Les propriétés suivantes sont équivalentes : 02RK
  • Remarque 5 Soient E, F des espaces localement convexes séparés et u: E→ F une application de Fredholm. Si u est bijectif, alors u est un isomorphisme (en effet, u est un morphisme strict d’ap… 02RL
  • Proposition 3 Soient E et F des espaces localement convexes et u∈ L(E; F). Soit E₁(resp. F₁) un sous-espace fermé de codimension finie de E (resp. F). On suppose que u applique E₁ dans F₁ et l’o… 02RM
  • Proposition 4 Soient E et F des espaces localement convexes séparés, u: E→ F une application de Fredholm, et widehatu:widehatE→ widehatF le prolongement de u aux complétés. Alors widehatu est un… 02RN
  • Lemme 2 Soit E un espace vectoriel et soit u un endomorphisme de E qui possède un indice (A, V, p. 126). 02RO
  • Lemme 3 Soit E un espace vectoriel et soit u un endomorphisme de E qui possède un indice. Supposons que l’indice de u est nul. Soit N le nilespace de u et I son conilespace. 02RP
  • Remarque Supposons qu’il existe un entier ngeqslant 0 tel que Ker(uⁿ) = Ker(uⁿ⁺¹) (resp. Im(uⁿ) = Im(uⁿ⁺¹)); on a alors Ker(uᵐ) = Ker(uⁿ) (resp. Im(uᵐ) = Im(uⁿ)) pour tout entier mgeqslant… 02RQ
  • Définition 2 Soit E un espace localement convexe séparé. On appelle endomorphisme de Riesz de E tout endomorphisme de Fredholm de E dont le nilespace est de dimension finie et le conilespace es… 02RR
  • Proposition 5 Soit E un espace localement convexe séparé. Tout endomorphisme de Riesz de E est d’indice zéro. 02RS
  • Exemple 1 Tout automorphisme de E est un endomorphisme de Riesz de E. Si E est de dimension finie, tout élément de L(E) est un endomorphisme de Riesz de E. 02RT
  • Exemple 2 Si (Eᵢ)_i∈ I est une famille finie d’espaces localement convexes séparés et uᵢ un élément de L(Eᵢ) pour tout i dans I, l’endomorphisme u=⨁_i∈ Iuᵢ de l’espace localement convexe ⨁_i… 02RU
  • Exemple 3 Soit E un espace localement convexe séparé sur R, et soit E_(C) son complexifié. Soit u un endomorphisme de E. Pour que u soit un endomorphisme de Riesz, il faut et il suffit que s… 02RV
  • Proposition 6 Soit E un espace localement convexe séparé et soit u un endomorphisme de Riesz de E. Notons N le nilespace de u et I son conilespace. 02RW
  • Proposition 7 Soit E un espace localement convexe séparé et soit u un endomorphisme de E. 02RX
  • Proposition 8 Soient E un espace localement convexe séparé et u un endomorphisme de E. Les conditions suivantes sont équivalentes : 02RY
  • Proposition 9 Soit E un espace localement convexe séparé et soient u,v des éléments permutables de L(E). Les conditions suivantes sont équivalentes : 02RZ
  • Proposition 10 Soient E et F des espaces localement convexes, p∈ L(E; F) et q∈ L(F; E). Posons u= 1_E-q∘ p et v= 1_F-p∘ q. 02S0
  • Lemme 4 Soit n∈ N. Posons 02S1
  • Lemme 5 Soit u' un élément de L(E). Posons v'= 1_F+p∘ u'∘ q. Si u' est un inverse de u, alors v' est un inverse de v. Si u' est un quasi-inverse de u, alors v' est un quasi-inverse de v. S… 02S2
  • Proposition 11 Soient E et F des espaces de Fréchet. Pour qu’une application linéaire continue u de E dans F soit une application de Fredholm, il faut et il suffit que son noyau et son conoyau so… 02S3
  • Lemme 6 Soient E et F des espaces de Fréchet et u∈ L(E; F). On suppose que l’image de u est de codimension finie dans F. Alors l’image de u est fermée dans F et u est un morphisme strict. 02S4
  • Proposition 12 Soient E et F des espaces de Fréchet. Munissons leurs duals E' et F' de la topologie faible, de la topologie de la convergence compacte, ou de la topologie de la convergence bornée… 02S5
  • Proposition 13 Soient E un espace de Fréchet et u∈ L(E). 02S6
  • Proposition 14 Soit E un espace de Banach complexe. Pour qu’un élément u de L(E) soit un endomorphisme de Riesz de E, il faut et il suffit que l’une des deux conditions suivantes, qui s’excluent… 02S7
  • Remarque Soit E un espace de Banach réel et soit u un endomorphisme de E. Supposons que 0 soit un point isolé du spectre complexe de u, c’est-à-dire du spectre de l’endomorphisme 1⊗ u de l’… 02S8

§ 4. Perturbations dans les espaces de Banach

  • Définition 1 Soit E un espace vectoriel topologique. On dit qu’un sous-espace vectoriel de E est direct s’il admet un supplémentaire topologique. 02SH
  • Proposition 1 Soit E un espace localement convexe. Tout sous-espace vectoriel de dimension finie de E est direct. 02SI
  • Définition 2 Soient E et F des espaces localement convexes et soit u une application linéaire continue de E dans F. On dit que u est un morphisme direct si u est un morphisme strict dont le noy… 02SJ
  • Proposition 2 Soient E et F des espaces localement convexes, soient u∈ L(E; F) et v∈ L(F; E). On suppose que u=u∘ v∘ u. Alors u est un morphisme direct. De plus, v∘ u est un projecteur continu d… 02SK
  • Proposition 3 Soient E et F des espaces de Banach. Les ensembles suivants sont des parties ouvertes de l’espace de Banach L(E; F): 02SL
  • Théorème 1 Soient E et F des espaces de Banach. L’ensemble F(E; F) des applications de Fredholm de E dans F est ouvert dans l’espace de Banach L(E; F), et l’application u↦ ind(u) de F(E; F) d… 02SM
  • Proposition 4 Soient E et F des espaces de Banach, u₀: E→ F une application de Fredholm et v₀ un quasi-inverse de u₀. Il existe un voisinage ouvert U de u₀ dans L(E; F) et une application analyt… 02SN
  • Lemme 1 Soit E un espace de Banach. Soient p et q des projecteurs continus de E tels que |q-p|<1. Alors p induit un isomorphisme de Im(q) sur Im(p), et 1_E-p induit un isomorphisme de Ker(… 02SO
  • Théorème 2 Soit E un espace de Banach. L’ensemble R(E) des endomorphismes de Riesz de E est ouvert dans L(E). L’application qui à un élément de R(E) associe la dimension de son nilespace est… 02SP
  • Proposition 5 Soient E un espace de Banach et u₀ un endomorphisme de Riesz de E. Soit N (resp. I) le nilespace (resp. le conilespace) de u₀. Notons d la dimension de N. Il existe un voisinage ou… 02SQ
  • Remarque Par définition, pour que l’on ait ((u))>0, il faut et il suffit que l’application linéaire bijective widetildeu soit bicontinue, c’est-à-dire que u soit un morphisme strict (TG, II… 02SR
  • Lemme 2 Soit c un nombre réel. Si c <((u)), alors pour tout élément z∈ Im(u), il existe un élément x de E tel que u(x) =z et c|x|leqslant |z|. Réciproquement, si pour tout z∈ Im(u) il exis… 02SS
  • Proposition 6 Soient E et F des espaces normés et u∈ L(E; F). Notons B l’ensemble des éléments de E de norme <1. Posons 02ST
  • Proposition 7 Soient E un espace de Banach et F un espace normé. L’application u↦ ((u)) de L(E; F) dans overlineR est semi-continue supérieurement. 02SU
  • Proposition 8 Soient E un espace de Banach, F un espace normé. Pour tout u∈ L(E; F), on a ((u)) = ((ᵗu)). 02SV
  • Théorème 3 Soient n un entier positif, V un espace vectoriel normé réel de dimension n+ 1 et W un sous-espace vectoriel de V de dimension n. Soit S la sphère unité de V. Il n’existe pas d’app… 02SW
  • Théorème 4 (Krein, Krasnoselskii, Milman) Soit E un espace normé, et soient F et G des sous-espaces vectoriels de E. Supposons que la dimension de G soit finie et strictement inférieure à celle de F. Il existe un élément d… 02SX
  • Proposition 9 Soient E et F des espaces normés, n∈ N et u une application linéaire continue de E dans F dont le noyau est de dimension n. La conorme de u est égale à la distance d de u à l’ensem… 02SY
  • Lemme 3 Soit c un nombre réel tel que c >((u)). Il existe une application linéaire continue h: E→ F, de rang 1 et de norme < c telle que le noyau de u+h contienne celui de u et soit de dim… 02SZ
  • Corollaire 1 Soient E et F des espaces normés, et soient u,v des applications linéaires continues non nulles de E dans F dont les noyaux ont une même dimension finie. On a alors 02T0
  • Corollaire 2 Soient E et F des espaces de Banach et soient u et v des applications linéaires continues non nulles de E dans F dont les images ont une même codimension finie dans F. On a alors 02T1
  • Proposition 10 Soient E et F des espaces normés. L’ensemble M(E; F) est ouvert dans L(E; F). C’est l’intérieur de l’ensemble des applications de L(E; F) qui sont injectives. 02T2
  • Proposition 11 Soient E et F des espaces de Banach. L’ensemble QM(E; F) est ouvert dans L(E; F). C’est l’intérieur de l’ensemble des applications de L(E; F) dont le noyau est de dimension finie. 02T3
  • Proposition 12 Soient E et F des espaces de Banach et u un élément de QM(E; F). Tout v∈ L(E; F) tel que |v-u|<((u)) appartient à QM(E; F) et satisfait les relations 02T4
  • Corollaire 1 Les fonctions définies par u↦ dim Ker(u) et par u↦ dim Coker(u) sur QM(E; F) sont semi-continues supérieurement. La fonction u↦ ind(u) est localement constante sur QM(E; F). 02T5
  • Corollaire 2 La fonction u↦ dim Coker(u) est localement constante sur l’ensemble M(E; F) des morphismes stricts injectifs de E dans F. 02T6
  • Lemme 4 Soient E et F des espaces de Banach. Pour qu’un élément u de L(E; F) soit un morphisme strict de E dans F, il faut et il suffit que ᵗu soit un morphisme strict de F' dans E'. Dans… 02T7
  • Proposition 13 Soient E et F des espaces de Banach. Les ensembles E(E; F) et QE(E; F) sont ouverts dans L(E; F). Plus précisément, si u est un élément de QE(E; F) et v un élément de L(E; F) tel q… 02T8
  • Corollaire 1 Les fonctions définies par u↦ dim Ker(u) et par u↦ dim Coker(u) sur QE(E; F) sont semi-continues supérieurement. La fonction u↦ ind(u) est localement constante sur QE(E; F). 02T9
  • Corollaire 2 La fonction définie par u↦ dim Ker(u) est localement constante sur E(E; F). 02TA

§ 5. Perturbation par une application linéaire compacte

  • Lemme 1 Soient E et F des espaces vectoriels topologiques, u une application linéaire continue de E dans F et U un voisinage de 0 dans E. On suppose que u induit un homéomorphisme de U sur… 02TK
  • Proposition 1 Soient E un espace localement convexe séparé, F un espace localement convexe et u une application linéaire continue de E dans F. Les conditions suivantes sont équivalentes : 02TL
  • Théorème 1 Soient E et F des espaces localement convexes séparés et u un morphisme strict de E dans F, dont le noyau est de dimension finie et dont l’image est fermée. Soit h une application… 02TM
  • Lemme 2 Soient E et F des espaces de Fréchet et u∈ L(E; F). Les conditions suivantes sont équivalentes : 02TN
  • Théorème 2 Soient E et F des espaces de Fréchet, u: E→ F une application linéaire continue dont le conoyau est de dimension finie, et h: E→ F une application linéaire compacte. L’application… 02TO
  • Théorème 3 Soient E un espace localement convexe, F un espace localement convexe séparé, u une application de Fredholm de E dans F et h une application linéaire compacte de E dans F. Alors u+… 02TP
  • Corollaire 1 Soient E et F des espaces localement convexes séparés et u∈ L(E; F). Pour que u soit une application de Fredholm, il faut et il suffit qu’il existe une application v∈ L(F; E) telle… 02TQ
  • Corollaire 2 Soient E et F des espaces localement convexes séparés et u∈ L(E; F). Les conditions suivantes sont équivalentes : 02TR
  • Proposition 2 Soit u∈ L(E) tel que |1_E-π (u)|<1 dans l’algèbre Calk(E). Alors u est un endomorphisme de Riesz de E. 02TS
  • Corollaire 1 Soit E un espace localement convexe séparé et soit u∈ L(E). Pour que u soit un endomorphisme de Riesz, il faut et il suffit qu’il existe un élément v de L(E) qui commute à u et tel… 02TT
  • Corollaire 2 Soient E un espace localement convexe séparé, u un endomorphisme de Riesz de E et h∈ L(E) une application linéaire compacte. Si u et h commutent, alors u+h est un endomorphisme de… 02TU
  • Proposition 3 Soit E un espace de Banach. Soit u un endomorphisme de E, soit A son commutant dans L(E). L’adhérence B de π (A) dans l’algèbre Calk(E) est une algèbre de Banach. Pour que u soit u… 02TV
  • Lemme 3 Soit X un espace topologique dont la topologie possède une base dénombrable. Toute partie discrète de X est dénombrable. 02TW
  • Théorème 4 Soit E un espace localement convexe séparé et soit h un endomorphisme compact de E. L’ensemble Σ des λ ∈ K tels que 1_E-λ h ne soit pas un automorphisme de E est une partie dénombr… 02TX
  • Proposition 4 (Alternative de Fredholm) Soit E un espace de Banach et soit h un endomorphisme compact de E. Soit λ un élément de K -0. Soient F le noyau de 1_E-λ h et G le noyau de 1_E'-λᵗh. 02TY
  • Exemple Soient X un espace compact, μ une mesure sur X, réelle ou complexe suivant que K est égal à R ou C, et N : X× X→ K une fonction continue. 02TZ
  • Lemme 4 L’application linéaire de G_λ dans E' définie par g↦ g· μ est injective, et son image est le noyau de 1_E'-λᵗh. 02U0
  • Théorème 5 Soit λ ∈ K. 02U1
  • Corollaire L’ensemble des λ ∈ K pour lesquels l’espace F_λ n’est pas nul est une partie dénombrable, fermée et discrète de K. 02U2

§ 6. Propriétés spectrales des endomorphismes des espaces de Banach

  • Définition 1 On dit que λ est de multiplicité spectrale finie pour u si le projecteur spectral e_λ(u) est de rang fini ; dans ce cas, l’entier m_λ(u) = dim(Im(e_λ(u))) s’appelle la multiplicité… 02UE
  • Définition 2 On appelle points sensibles du spectre de u les points isolés de Sp(u) de multiplicité spectrale finie. L’ensemble des points sensibles de Sp(u) s’appelle le spectre sensible de u… 02UF
  • Proposition 1 Les points sensibles du spectre de u sont des valeurs propres de multiplicité spectrale finie. 02UG
  • Proposition 2 Soient E un espace normable complet et u un endomorphisme de E. Soit H une partie finie de Spₛ(u). L’ensemble H est ouvert et fermé dans Sp(u). Le projecteur spectral e_H(u) est de… 02UH
  • Corollaire 1 Soit V un voisinage de Spₑ(u). 02UI
  • Corollaire 2 Soit f∈ O(Sp(u)) et soit μ un nombre complexe. Soit H l’ensemble des λ ∈ Sp(u) tels que f(λ ) =μ. Alors μ est un point sensible du spectre de f(u) si et seulement si H est fini, no… 02UJ
  • Exemple 1 Soient E un espace vectoriel de dimension finie et u un endomorphisme de E. Le spectre de u est fini et coïncide avec Spₛ(u). Ses éléments sont les racines du polynôme caractéristi… 02UK
  • Exemple 2 Soient X une partie compacte de C et C(X) l’espace de Banach des fonctions continues sur X à valeurs complexes. Notons u l’endomorphisme de C(X) qui à f∈ C(X) associe la fonction z… 02UL
  • Définition 3 Soient E un espace normable complet et u un endomorphisme de E. Pour tout n∈ overlineZ, on note Spₙ(u) l’ensemble des nombres complexes λ ∈ Spₑ(u) tels que u-λ 1_E soit un morphism… 02UM
  • Remarque Notons π l’homomorphisme canonique de L(E) sur l’algèbre de Calkin Calk(E) de E (cf. nᵒ4 de III, p. 75). Le spectre de π (u) relativement à l’algèbre Calk(E) est parfois appelé le… 02UN
  • Théorème 1 Soient E un espace normable complet et u un endomorphisme de E. 02UO
  • Corollaire a) Soit Ω la composante connexe non bornée de C- Sp_ω(u). On a Ω ∩ Sp(u)⊂ Spₛ(u); 02UP
  • Proposition 3 Soient E et F des espaces normables complets, u: E→ F et v: F→ E des applications linéaires continues. 02UQ
  • Proposition 4 Soient E un espace normable complet, E' l’espace dual de E et u un endomorphisme de E. 02UR
  • Théorème 2 Soient E un espace normable complet, u un endomorphisme de E et h un endomorphisme compact de E. On a Sp_ω(u+h) = Sp_ω(u) et Spₙ(u+h) = Spₙ(u) pour tout n∈ overlineZ-0. 02US
  • Corollaire Supposons que la composante connexe non bornée du complémentaire de Sp_ω(u) contienne 0. Alors u+h est un endomorphisme de Riesz de E. 02UT
  • Lemme 1 Soit E un espace vectoriel topologique séparé de dimension geqslant 2 sur R et soit X une partie dénombrable de E. L’ensemble complémentaire E - X est connexe. 02UU
  • Lemme 2 Soit S⊂ C un ensemble infini, discret, borné et fermé dans C-0. Alors S est l’ensemble des valeurs d’une suite (λₙ)_n∈N de nombres complexes non nuls, deux à deux distincts, telle… 02UV
  • Proposition 5 Soit E un espace normable complet et soit u un endomorphisme compact de E. Tout élément de Spₛ(u) est une valeur propre de multiplicité spectrale finie. De plus : 02UW
  • Proposition 6 Soient E un espace normable complet sur C et u un endomorphisme compact de E. 02UX
  • Corollaire Soient E et F des espaces hilbertiens et soit u une application linéaire continue de E dans F. L’application linéaire u est compacte si et seulement si l’endomorphisme |u| de E est… 02UY
  • Proposition 7 Soit u∈ L(E). 02UZ
  • Corollaire Soit u∈ L(E). Si u est normal, alors Sp₀(u) est vide, et si u est hermitien, alors Spₑ(u) coïncide avec le spectre de π (u) relatif à l’algèbre Calk(E). 02V0
  • Théorème 3 (Weyl) Soit u∈ L(E) un endomorphisme normal de u. Le spectre essentiel de u est l’intersection des ensembles Sp(u+h) pour h parcourant Lᶜ(E). 02V1
  • Lemme 3 Soit (aₙ)_ngeqslant 0 une suite de nombres réels positifs tels que la série entière 02V2
  • Lemme 4 Soit E un espace de Banach réel et u∈ L(E_(C)) un endomorphisme non nul de E_(C). Soit C un cône convexe total dans E. Il existe x∈ C tel que u(x)not = 0. 02V3
  • Théorème 4 (Krein–Rutman) Soit E un espace normable complet sur R. Soit C un cône convexe fermé total saillant dans E et soit u∈ L(E) une application linéaire compacte telle que u(C)⊂ C. Si le rayon spectra… 02V4
  • Corollaire Soit E un espace normable complet sur R. Soient C un cône convexe fermé total saillant dans E et u∈ L(E) une application linéaire compacte telle que u(C)⊂ C. Si le rayon spectral v… 02V5
  • Remarque L’hypothèse varrho (u)>0 ne saurait être omise en général dans le théorème de Krein–Rutman. Par exemple, soit V l’endomorphisme de l’espace de Banach C([0,1]) défini par 02V6
  • Proposition 8 Soit E un espace normable complet sur R non nul. Soient C un cône convexe fermé saillant d’intérieur mathringC non vide dans E, et u∈ L(E) une application linéaire compacte telle q… 02V7
  • Lemme 5 Soient E un espace de Banach réel, C un cône convexe dans E et u∈ L(E) tels que u(C-0)⊂ mathringC. Soit ℓ ∈ C^∘ un vecteur propre de ᵗu. Alors le noyau de ℓ est stable par u et ne… 02V8
  • Lemme 6 Soient E un espace vectoriel réel de dimension finie et B un voisinage convexe compact de 0 dans E. Soit u un endomorphisme de E tel que u(B)⊂ mathringB. Le spectre complexe de u e… 02V9
  • Corollaire Soit E un espace normable complet non nul sur R. Soient C un cône convexe fermé saillant d’intérieur mathringC non vide dans E, et u un endomorphisme compact de E telle que u(C)⊂ C… 02VA
  • Lemme 7 On a u_A(Rⁿ₊)⊂ R₊ⁿ si et seulement si a_i,jgeqslant 0 pour tous i et j, et u_A(Rⁿ₊-0)⊂ (R₊^*)ⁿ si et seulement si a_i,j>0 pour tous i et j. 02VB
  • Théorème 5 (Perron–Frobenius) a) Si a_i,jgeqslant 0 pour tous i et j dans 1, . . . , n, alors le nombre réel varrho est une valeur propre de A; 02VC
  • Remarque On suppose qu’il existe un entier kgeqslant 1 tel que tous les coefficients de Aᵏ sont >0 (une telle matrice est parfois appelée primitive). Alors, d’après le cor. de la prop. 8, l… 02VD

IV. Théorie spectrale hilbertienne

§ 1. Opérateurs compacts sur un espace hilbertien

  • Définition 1 Soit B = (eᵢ)_i∈ I une base orthonormale de E. Un endomorphisme u est dit diagonal dans la base B ou diagonal relativement à B s’il existe une famille λ = (λᵢ)_i∈ I d’éléments de K… 02W8
  • Lemme 1 Soit u∈ D_B(E) et λ = (λᵢ)_i∈ I la famille de ses valeurs propres. La famille λ est bornée et l’on a supᵢ|λᵢ|=|u|. 02W9
  • Proposition 1 a) L’application α de D_B(E) dans B(I) qui à un endomorphisme diagonal u associe la famille des valeurs propres de u est un isomorphisme isométrique d’algèbres de Banach sur K. Si… 02WA
  • Remarque L’algèbre de Banach D_B(E) est une sous-algèbre fermée commutative maximale de L(E). En effet, soit u un endomorphisme de E qui commute avec D_B(E). Soit i∈ I. Comme le projecteur… 02WB
  • Proposition 2 Soient u∈ D_B(E) et λ = (λᵢ)_i∈ I la famille de ses valeurs propres. 02WC
  • Remarque Lorsque I est infini, la condition λ ∈ C₀(I; K) peut aussi s’énoncer « la famille λ tend vers 0 selon le filtre des complémentaires des parties finies de I. » 02WD
  • Théorème 1 Supposons K =C. Soit u un endomorphisme compact et normal de E. Il existe une base orthonormale B de E telle que u est diagonal dans la base B. 02WE
  • Corollaire 1 Soit u un endomorphisme compact hermitien de E. Il existe une base orthonormale B de E telle que u est diagonal dans la base B et ses valeurs propres sont réelles. 02WF
  • Corollaire 2 Soit F un espace hilbertien et soit u une application linéaire continue compacte de E dans F. Il existe un ensemble dénombrable I, une base orthonormale (eᵢ)_i∈ I de l’espace initi… 02WG
  • Définition 2 Avec les notations du corollaire, la famille (αᵢ)_i∈ I est la famille des valeurs singulières de u, relative à la base orthonormale (eᵢ)_i∈ I de l’espace initial de u. 02WH
  • Remarque 1 Ce corollaire généralise le th. 2 de EVT, V, p. 54, qui correspond aux applications de Hilbert–Schmidt. 02WI
  • Remarque 2 Avec les notations du corollaire, on a la formule 02WJ
  • Remarque 3 Soit u un endomorphisme compact positif de E. Soit B = (fᵢ)_i∈ I une base orthonormale de E telle que u est diagonal dans la base B (théorème 1), et soit (λᵢ)_i∈ I la famille des v… 02WK
  • Proposition 3 Soit u un endomorphisme compact positif de E. Il existe une famille orthonormale (eₙ)_n∈ I dans E telle que, pour tout x∈ E, l’on ait 02WL
  • Proposition 4 Soit u un endomorphisme compact positif de E. Soit f∈ C(R₊) une application continue croissante telle que f(0) = 0. 02WM
  • Proposition 5 Soit n∈ I. 02WN
  • Proposition 6 Pour tout n∈ I, on a 02WO
  • Proposition 7 Soient u et v des endomorphismes compacts positifs de E. 02WP
  • Proposition 8 Soit u un endomorphisme compact positif de E. Soient H un sous-espace fermé de E et i_H: H→ E l’injection canonique. Notons u_H l’endomorphisme i^*_Hui_H de H. Il est compact et po… 02WQ
  • Définition 3 Soit F un espace hilbertien et soit u une application linéaire compacte de E dans F. 02WR
  • Proposition 9 Soit F un espace hilbertien et soit u une application linéaire compacte de E dans F. 02WS
  • Corollaire Soient F un espace hilbertien et u une application linéaire compacte de E dans F. Soient w∈ L(E) et v∈ L(F). Pour tout n∈ I_E, on a αₙ(w∘ u∘ v)leqslant |v| |w|αₙ(u). 02WT
  • Remarque 1 La suite (αₙ(u))_n∈ I_E étant décroissante, l’ensemble J est, soit égal à I_E, soit égal à un segment 0, . . . , m dans I_E où m∈ N. Ce dernier cas vaut si et seulement si u est de… 02WU
  • Remarque 2 Comme |u(x)|=||u|(x)| pour tout x∈ E (I, p. 139, prop. 10), on a αₙ(u) =αₙ(|u|) pour tout n∈ I_E. 02WV
  • Remarque 3 Si u est positif, alors αₙ(u) =λₙ(u) pour tout n∈ I_E (en effet, on a alors αₙ(u)²=λₙ(u^*u) =λₙ(u²) =λₙ(u)² d’après la prop. 4 de IV, p. 153). 02WW
  • Remarque 4 Il est possible que αₙ(v∘ u∘ w) = 0 même si αₙ(u) est non nul ; dans ce cas, αₙ(v∘ u∘ w) n’est pas une valeur singulière de v∘ u∘ w. 02WX
  • Lemme 2 Soit n∈ N. L’application widehat∧ⁿi_H est une application linéaire isométrique de widehat∧ⁿH dans widehat∧ⁿE. 02WY
  • Lemme 3 Soient F un espace hilbertien et u∈ L(E; F). Soit n∈ N. 02WZ
  • Proposition 10 On a l’égalité 02X0
  • Corollaire Soit G un espace hilbertien et v∈ Lᶜ(F; G). On a 02X1
  • Lemme 4 Soit A un anneau. Soient n∈ N et (aᵢ)_0leqslant ileqslant n et (bᵢ)_0leqslant ileqslant n des familles d’éléments de A. Pour 0leqslant jleqslant n, posons 02X2
  • Lemme 5 Soient I⊂ overlineR un intervalle ne contenant pas +∞ et f une fonction convexe croissante de I dans [-∞ ,+∞ [. 02X3
  • Proposition 11 (Inégalités de Weyl) Soient G un espace hilbertien et v∈ Lᶜ(F; G). Soit g:R₊→ [-∞ ,+∞ [ une fonction croissante telle que la fonction g∘ exp est convexe. On a 02X4
  • Lemme 6 Soient g et h des fonctions convexes définies sur des intervalles I et J de R, respectivement. Si g est croissante et définie sur l’image de h, alors la fonction g∘ h est convexe s… 02X5
  • Corollaire Soient G un espace hilbertien et v∈ Lᶜ(F; G). Soit n∈ I_E∩ I_F. 02X6
  • Proposition 12 Soit B = (eᵢ)_i∈ I une base orthonormale de E. Soit u∈ D_B(E) et notons λ = (λᵢ)_i∈ I la famille de ses valeurs propres. L’endomorphisme u est de trace finie si et seulement si la… 02X7
  • Corollaire 1 Soit u un endomorphisme de trace finie de E. 02X8
  • Corollaire 2 Soit F un espace hilbertien. Soit u∈ L(E; F) une application de Hilbert–Schmidt. Alors u est une application linéaire compacte. 02X9
  • Corollaire 3 Supposons que K =C. Soit u un endomorphisme compact positif de E. L’endomorphisme u est de trace finie si et seulement si la famille décroissante de ses valeurs propres (λₙ(u))_n∈… 02XA
  • Corollaire 4 Soit F un espace hilbertien. Soit u∈ L(E; F) une application linéaire compacte. Soient B = (eᵢ)_i∈ I une base orthonormale de l’espace initial Ker(u)^∘ de u,C = (fᵢ)_i∈ I une famil… 02XB
  • Lemme 7 Soit λ = (λᵢ)_i∈ I une famille de nombres complexes. Pour tout t∈ C^*, soit nₜ le cardinal de l’ensemble des i∈ I tels que λᵢ=t. La famille (λᵢ)_i∈ I est sommable si et seulement s… 02XC
  • Proposition 13 Supposons que K =C. Soit u un endomorphisme normal compact de E. Pour t∈ Spₛ(u), soit nₜgeqslant 1 la multiplicité spectrale de la valeur propre t de u. Pour que u soit de trace fi… 02XD
  • Proposition 14 Soit u∈ L₂(E; F). On a 02XE
  • Définition 4 On dit que l’espace vectoriel L₁(E; F) muni de la norme u↦ |u|₁ est l’espace des applications nucléaires de E dans F. Si u∈ L₁(E; F), on dit que u est nucléaire. 02XF
  • Remarque 1 Supposons que K =R. Soit u∈ L(E; F). On a u∈ L₁(E; F) si et seulement si u_(C)∈ L₁(E_(C); F_(C)); dans ce cas, on a |u|₁=|u_(C)|₁. 02XG
  • Remarque 2 Soit u une application nucléaire de E dans F. L’application u étant de Hilbert–Schmidt, elle est compacte (cor. 2 de IV, p. 165). De plus, la proposition 14 implique que pour tout… 02XH
  • Remarque 3 Supposons que K =C. Soit u∈ L₁(E; E) tel que u est positif. La norme |u|₁ de u est la somme de la suite (λₙ(u))_n∈ I_E (cor. 3 de IV, p. 165). 02XI
  • Remarque 4 L’inclusion canonique de L₁(E; F) dans L(E; F) est de norme leqslant 1 (inégalité (9), p. 167). 02XJ
  • Proposition 15 Soit G un espace hilbertien sur K. L’application (u, v)↦ v∘ u de L(E; F)× L(F; G) dans L(E; G) définit par passage aux sous-espaces une application bilinéaire continue de norme leq… 02XK
  • Lemme 8 L’application u↦ u^* de L(E; F) dans L(F; E) définit par passage aux sous-espaces une application linéaire isométrique de L₁(E; F) dans L₁(F; E). 02XL
  • Proposition 16 Soient E₁ et F₁ des espaces hilbertiens. Soient u dans L₁(E; F),v dans L(E₁; E) et v₂ dans L(F; F₁). On a alors v₂uv₁∈ L₁(E₁; F₁) et |v₂uv₁|₁leqslant |v₂| |v₁| |u|₁. 02XM
  • Proposition 17 L’espace L₁(E; E) coïncide avec l’espace L₁(E) des endomorphismes de trace finie de E, et on a |Tr(u)|leqslant |u|₁ pour tout endomorphisme u de E de trace finie. 02XN
  • Lemme 9 Soit u∈ L₁(E; F). On a 02XO
  • Proposition 18 L’application θ est un isomorphisme isométrique. 02XP
  • Corollaire L’espace normé L₁(E; F) est un espace de Banach. 02XQ
  • Lemme 10 L’application θ définit par passage aux quotients une application linéaire widetildeθ de L²(X)⊗ L²(Y) dans L²(X× Y), et il existe un unique isomorphisme isométrique de L²(X)widehat… 02XR
  • Proposition 19 L’application N↦ u_N est un isomorphisme isométrique de L²(X× Y) sur l’espace L₂(L²(X); L²(Y)) des applications 02XS
  • Corollaire Pour tout N∈ L²(X× Y), l’application linéaire u_N est une application de Hilbert–Schmidt et on a Tr(u^*_Nu_N) =|N|². 02XT
  • Remarque Soit N∈ L²(X× Y). D’après le corollaire 2 de IV, p. 150, il existe un ensemble dénombrable I, des familles orthonormales (fᵢ)_i∈ I dans L²(X) et (gᵢ)_i∈ I dans L²(Y), ainsi qu’une… 02XU
  • Proposition 20 Soit (fₙ)_n∈N une suite d’applications mesurables de X dans un espace métrisable F. On suppose que la limite de fₙ(x) existe dans le complémentaire d’une partie μ-négligeable de X… 02XV
  • Proposition 21 Supposons que u_N est de trace finie. Il existe alors un ensemble widetildeX⊂ X dont le complémentaire X -widetildeX est μ-négligeable et une fonction H∈ L²(X× X) vérifiant les con… 02XW
  • Théorème 2 Supposons que u_N est de trace finie. Alors la fonction x↦ N(x, x) appartient à L¹(X) et l’on a 02XX
  • Lemme 11 Si l’endomorphisme u_N de L²(X) est positif, alors N(x, x)geqslant 0 pour tout x dans le support de μ. 02XY
  • Remarque L’assertion réciproque du lemme n’est pas valide (exercice 14 de IV, p. 316). 02XZ
  • Proposition 22 On suppose que u_N est un endomorphisme positif de L²(X). Alors l’endomorphisme u_N est de trace finie si et seulement si la fonction x↦ N(x, x) est μ-intégrable. Dans ce cas, on a 02Y0
  • Remarque Même lorsque X est compact et N continu, l’endomorphisme u_N de L²(X) n’est pas toujours de trace finie (cf. exercice 8 de IV, p. 314). 02Y1

§ 2. Endomorphismes normaux

  • Proposition 1 Soit X un espace topologique localement compact. Soient μ une mesure positive sur X et p∈ [1,+∞ [. Soit (Xᵢ)_i∈ I une famille localement dénombrable (INT, IV, p. 190, § 5, nᵒ9, déf… 02YO
  • Proposition 2 Soit X un espace localement compact dénombrable à l’infini. Soit μ une mesure positive sur X. Pour tout p∈ [1,+∞ [, l’espace Lᵖ(X, μ) est de type dénombrable. 02YP
  • Définition 1 Soit Y un espace topologique. Pour toute fonction mesurable g de X dans Y, l’image μ-essentielle de g est le sous-ensemble des y∈ Y tels que, pour tout voisinage ouvert U de y, l’e… 02YQ
  • Lemme 1 Soient g une fonction μ-mesurable de X dans un espace topologique Y et S son image μ-essentielle. L’ensemble des éléments x∈ X tel que g(x) n’appartienne pas à S est localement μ-n… 02YR
  • Lemme 2 Soit g une fonction continue de X dans C. L’image μ-essentielle de g est l’adhérence de l’image par g du support de μ. 02YS
  • Lemme 3 Soient g une fonction continue de X dans C et S son image μ-essentielle. On suppose que S n’est pas vide et que 0∉ S et on note δ la distance de 0 à S. On a δ >0. 02YT
  • Lemme 4 Soient Y et Z des espaces topologiques localement compacts, f: X→ Y et g: Y→ Z des applications universellement mesurables. L’application g∘ f: X→ Z est universellement mesurable. 02YU
  • Proposition 3 a) L’ensemble Lᵤ(X) est une sous-algèbre involutive de l’algèbre involutive des fonctions de X dans C; 02YV
  • Lemme 5 Soit μ une mesure positive sur X. Soient g une fonction μ-mesurable de X dans C et S son image μ-essentielle. Pour toute fonction f∈ Lᵤ(S), l’application h de X dans C telle que h(… 02YW
  • Remarque Sous les hypothèses du lemme, notons par abus de langage f∘ g la fonction h définie dans le lemme. 02YX
  • Lemme 6 Soit g∈ L^∞(X, μ). Le spectre de la classe de g dans L^∞(X, μ) est égal à l’image μ-essentielle de g. 02YY
  • Proposition 4 Soit g∈ L^∞(X, μ). Notons widetildeg la classe de g dans L^∞(X, μ) et S le spectre de widetildeg. L’application f↦ f∘ g (remarque, p. 184) est l’application de calcul fonctionnel d… 02YZ
  • Lemme 7 Soit g∈ L^∞(X, μ). L’endomorphisme widetildem_g de Lᵖ(X, μ) est injectif si et seulement si l’ensemble des x∈ X tels que g(x) = 0 est localement μ-négligeable. 02Z0
  • Proposition 5 Soit p∈ [1,+∞ [. L’application m:g↦ widetildem_g de L^∞(X, μ) dans L(Lᵖ(X, μ)) est un morphisme isométrique d’algèbres de Banach unifères. 02Z1
  • Lemme 8 Soit (gₙ) une suite bornée dans L^∞(X, μ) convergeant simplement μ-presque partout. Soit widetildem∈ L^∞(X, μ) la classe de sa limite. Alors widetildem_gₙ converge vers widetildem_… 02Z2
  • Proposition 6 L’application m:g↦ widetildem_g est un morphisme unifère isométrique de l’algèbre stellaire L^∞(X, μ) dans l’algèbre stellaire L(L²(X, μ)). 02Z3
  • Corollaire Soit g∈ L^∞(X, μ). 02Z4
  • Proposition 7 L’image du morphisme widetildem de L^∞(X, μ) dans L(L²(X, μ)) est une sous-algèbre commutative maximale de l’algèbre L(L²(X, μ)). 02Z5
  • Corollaire Soit u un endomorphisme de l’espace hilbertien L²(X, μ) permutable à widetildem_g pour toute fonction g∈ K(X). Alors il existe un unique élément f∈ L^∞(X, μ) tel que u=widetildem_f… 02Z6
  • Remarque Dans la suite, on notera souvent simplement m_g l’endomorphisme de multiplication par g sur Lᵖ(X, μ). 02Z7
  • Lemme 9 Soit A une sous-algèbre stellaire unifère commutative de L(E). Pour tous x et y dans E, l’application μ de X(A) dans C définie par μ(f) =⟨ x|H_A(f)y⟩ pour tout f∈ C(X(A)) est une m… 02Z8
  • Définition 2 Soit A une sous-algèbre stellaire unifère commutative de L(E). Pour tous x et y dans E, la forme linéaire f↦ ⟨ x|H_A(f)y⟩ sur C(X(A)) s’appelle la mesure spectrale de (x, y) relati… 02Z9
  • Remarque Soit A une sous-algèbre stellaire unifère commutative de L(E). Pour tous x et y dans E, notons μ_x,y la mesure spectrale de (x, y) relativement à A. L’application définie par (x, y… 02ZA
  • Définition 3 Soient A une algèbre sur C et E un espace vectoriel topologique complexe. Soit π une représentation de A dans E. On dit qu’un élément x de E est un vecteur cyclique pour π si l’ens… 02ZB
  • Proposition 8 Soit E un espace hilbertien complexe. Soit A une sous-algèbre stellaire unifère commutative de L(E). Soit x un élément de E. Posons Eₓ= A· x et notons μₓ la mesure spectrale de x r… 02ZC
  • Corollaire Soit E un espace hilbertien complexe. Soit A une sous-algèbre stellaire unifère commutative de L(E) admettant un vecteur cyclique x. Soit μₓ la mesure spectrale de x relative à A… 02ZD
  • Proposition 9 Il existe un sous-ensemble C de E tel que E est somme hilbertienne des espaces Eₓ pour x∈ C. Si E est de type dénombrable, l’ensemble C est dénombrable. 02ZE
  • Théorème 1 Soit A une sous-algèbre stellaire unifère commutative de L(E). Il existe un espace topologique localement compact X, une mesure positive μ sur X, un isomorphisme isométrique θ de L… 02ZF
  • Corollaire (Théorème spectral) Soit E un espace hilbertien complexe. Soit u∈ L(E) un endomorphisme normal de E. Il existe un espace topologique localement compact X, une mesure positive μ sur X, un isomorphisme… 02ZG
  • Proposition 10 Soit A une algèbre stellaire unifère. Soit U un ouvert relativement compact dans C. Notons Ωₙ l’ensemble des éléments normaux de A tels que Sp_A(a) est contenu dans U. L’applicatio… 02ZH
  • Corollaire 1 Soit A une algèbre stellaire unifère et soit Aₙ l’ensemble des éléments normaux de A. Munissons l’espace C(C) de la topologie de la convergence compacte. L’application (f, a)↦ f(a)… 02ZI
  • Corollaire 2 Soit E un espace hilbertien complexe et soit L(E)ₙ l’ensemble des endomorphismes normaux de E. Munissons l’espace C(C) de la topologie de la convergence compacte. L’application de… 02ZJ

§ 3. Distributions et distributions tempérées

  • Lemme 1 Soit U un ouvert de Rⁿ. 030C
  • Proposition 1 Soient U un ouvert de Rⁿ et k∈ N. Soient E, F et G des espaces vectoriels topologiques et b: E× F→ G une application bilinéaire continue. Soient f et g des fonctions de classe Cᵏ d… 030D
  • Proposition 2 Soient I un intervalle de R et f une application de X× I dans E telle que 030E
  • Corollaire 1 Soit U un ouvert de Rⁿ. Soient k∈ N et f une application de X× U dans E qui vérifie les conditions suivantes : 030F
  • Corollaire 2 Soit k un entier naturel. Soient f∈ L¹(Rⁿ, μ) et g∈ Cᵏ(Rⁿ). On suppose que pour tout α ∈ Nⁿ tel que |α |leqslant k, la fonction ∂^αg est bornée. Alors le produit de convolution f*g… 030G
  • Proposition 3 Soient N une norme sur Rⁿ,r un nombre réel et p∈ [1,+∞ [. 030H
  • Remarque On définit de même l’espace D_R(U) des fonctions test dans U à valeurs réelles. L’application linéaire telle que z⊗ φ ↦ zφ pour tout z∈ C et tout φ ∈ D_R(U) est un isomorphisme de… 030I
  • Lemme 2 Soit U un recouvrement ouvert de U. Il existe un recouvrement ouvert localement fini de U plus fin que U et formé de parties relativement compactes. 030J
  • Lemme 3 Soit f∈ K(Rⁿ) et soit V un voisinage ouvert du support K de f. Il existe un entier m₀geqslant 1 tel que, pour tout x∈ K, l’ensemble V contient la boule de rayon m⁻¹₀ centrée en x… 030K
  • Proposition 4 a) L’injection canonique de D(U) dans K(U) est continue et D(U) est dense dans K(U); 030L
  • Définition 1 L’espace dual de D(U), muni de la topologie de la convergence bornée, est appelé l’espace des distributions sur U. Il est noté D'(U). 030M
  • Lemme 4 Soit f une application linéaire de D(U) dans C. Alors f est une distribution si et seulement si, pour toute partie compacte K de U et pour toute famille (M_α)_α∈Nⁿ dans R₊, la form… 030N
  • Lemme 5 Soit 𝔉 un filtre sur D'(U) ayant une base dénombrable ou contenant un ensemble simplement borné. Alors 𝔉 converge vers une distribution si et seulement si ⟨ f, φ ⟩ converge selon 𝔉… 030O
  • Proposition 5 Le préfaisceau D'(U) est un faisceau. 030P
  • Proposition 6 Soit ν une mesure sur U. La restriction de ν à D(U) est une distribution, qui est nulle si et seulement si la mesure ν est nulle. 030Q
  • Proposition 7 Soit p∈ [1,+∞ ]. L’injection de Lᵖ(U) dans D'(U) est continue. 030R
  • Proposition 8 L’espace D(U) est dense dans D'(U). 030S
  • Définition 2 Si f∈ D'(U) est une distribution, on dit que ∂^αf est la dérivée partielle itérée d’ordre α de f. 030T
  • Lemme 6 Soit k un entier naturel. Soit f∈ Cᵏ(U) et soit λ la distribution associée à f. Pour tout β ∈ Nⁿ tel que |β |leqslant k, la distribution ∂^βλ est la distribution associée à la fonc… 030U
  • Proposition 9 (Formule de Leibniz) Soient f une distribution sur U et g une fonction indéfiniment différentiable sur U. Soit α ∈ Nⁿ. On a la relation 030V
  • Remarque Soit φ ∈ S(Rⁿ). Pour tout k∈ N, on a 030W
  • Exemple La fonction γₙ définie sur Rⁿ par γₙ(x) = exp(-|x|²) appartient à S(Rⁿ). En effet, on démontre par récurrence sur k que, pour tout entier k∈ N, il existe un polynôme Pₖ∈ R[X] tel q… 030X
  • Lemme 7 Soient k∈ N et α ∈ Nⁿ. Pour toute fonction φ ∈ S(Rⁿ) et tout nombre réel T>0, on a 030Y
  • Proposition 10 Soit B une partie bornée de S(Rⁿ). La topologie induite sur B par S(Rⁿ) coïncide avec la topologie induite par C^∞(Rⁿ). 030Z
  • Corollaire Soit (φₘ)_m∈N une suite bornée dans S(Rⁿ). Pour toute fonction φ ∈ S(Rⁿ), les assertions suivantes sont équivalentes : 0310
  • Remarque Une suite (φₘ) dans C^∞(Rⁿ) converge si et seulement si, pour tout α ∈ Nⁿ, la suite (∂^αφₘ) converge vers une fonction φ^(α) dans C(Rⁿ) muni de la topologie de la convergence compa… 0311
  • Proposition 11 L’espace S(Rⁿ) est un espace de Fréchet et un espace de Montel. 0312
  • Proposition 12 L’espace D(Rⁿ) est contenu dans S(Rⁿ), et l’inclusion de D(Rⁿ) dans S(Rⁿ) est continue avec image dense. 0313
  • Lemme 8 Soit B une partie bornée de D(Rⁿ). La topologie induite sur B par la topologie de S(Rⁿ) coïncide avec la topologie induite par D(Rⁿ). 0314
  • Proposition 13 Soit p∈ [1,+∞ ]. L’espace S(Rⁿ) est contenu dans Lᵖ(Rⁿ) et l’injection canonique de S(Rⁿ) dans Lᵖ(Rⁿ) est continue. L’image de S(Rⁿ) dans Lᵖ(Rⁿ) est dense si pnot = +∞. 0315
  • Définition 3 Une fonction f:Rⁿ→ C est à croissance polynomiale s’il existe un entier kgeqslant 1 tel que l’application définie par x↦ (1 +|x|)⁻ᵏf(x) est bornée sur Rⁿ. 0316
  • Proposition 14 Soit f∈ C^∞(Rⁿ). On suppose que pour tout α dans Nⁿ, la fonction ∂^αf est à croissance polynomiale. L’application linéaire de l’espace S(Rⁿ) dans lui-même définie par φ ↦ f φ est c… 0317
  • Définition 4 On appelle espace des distributions tempérées sur Rⁿ l’espace dual de S(R) muni de la topologie de la convergence bornée. On le note S'(Rⁿ). 0318
  • Lemme 9 Une application linéaire f de S(Rⁿ) dans C est une distribution tempérée si et seulement si pour toute famille (M_α ,k)_(α ,k)∈Nⁿ×N dans R₊, la forme linéaire f est bornée sur l’en… 0319
  • Lemme 10 Soit 𝔉 un filtre sur S'(Rⁿ) ayant une base dénombrable ou contenant un ensemble simplement borné. Alors 𝔉 converge vers une distribution tempérée si et seulement si ⟨ f, φ ⟩ conver… 031A
  • Définition 5 Une mesure ν sur Rⁿ est dite tempérée s’il existe un entier r∈ N tel que l’application continue x↦ (1 +|x|)⁻ʳ est ν-intégrable sur Rⁿ. 031B
  • Proposition 15 Soit ν une mesure tempérée sur Rⁿ. La restriction de ν à S(Rⁿ) est une distribution tempérée. Elle est nulle si et seulement si la mesure ν est nulle. 031C
  • Proposition 16 Soit p∈ [1,+∞ ] et f∈ Lᵖ(Rⁿ). Alors la mesure f· μ de densité f par rapport à la mesure de Lebesgue est tempérée. L’application f↦ f· μ de Lᵖ(Rⁿ) dans S'(Rⁿ) ainsi définie est cont… 031D
  • Proposition 17 Les espaces D(Rⁿ) et S(Rⁿ) sont denses dans S'(Rⁿ). 031E
  • Lemme 11 Soit φ ∈ S(Rⁿ). La fonction F(φ ) est indéfiniment dérivable sur Rⁿ et on a 031F
  • Proposition 18 La restriction à S(Rⁿ) de la transformation de Fourier est un automorphisme d’espaces vectoriels topologiques dont l’inverse est la restriction de la cotransformation de Fourier. 031G
  • Définition 6 On appelle transformation de Fourier (resp. cotransformation de Fourier) sur S'(Rⁿ) la transposée de la transformation de Fourier sur S(Rⁿ) (resp. de la cotransformation de Fourier… 031H
  • Proposition 19 Soit f une distribution tempérée associée à une mesure bornée ν ∈ M¹(Rⁿ) (resp. à g∈ L²(Rⁿ)). La transformée de Fourier de f dans S'(Rⁿ) est la distribution tempérée associée à la… 031I
  • Remarque Les formules élémentaires concernant la transformation de Fourier des mesures restent valides pour la transformation de Fourier des distributions tempérées. Par exemple, pour f∈ S'… 031J
  • Proposition 20 Les espaces de Sobolev W^k,p(U) et W^k,p₀ (U) sont des espaces de Banach de type dénombrable. En particulier, les espaces Hᵏ(U) et Hᵏ₀(U) sont des espaces hilbertiens de type dénom… 031K
  • Proposition 21 Soit N la norme euclidienne sur Rⁿ. Soit k un entier geqslant 0. L’espace de Sobolev Hᵏ(Rⁿ) est l’espace des f∈ S'(Rⁿ) tel que (1 + Nᵏ)F(f) appartient à L²(Rⁿ). 031L

§ 4. Opérateurs partiels

  • Définition 1 Soient E et F des espaces vectoriels sur K. Un opérateur partiel u de E dans F est une correspondance (Γ ,E,F) entre E et F vérifiant les conditions suivantes: 032J
  • Définition 2 Soient E et F des espaces vectoriels topologiques sur K (EVT, I, p. 1, déf. 1). Soit u∈ P(E; F) un opérateur partiel de E dans F. 032K
  • Exemple Soient E et F des espaces vectoriels topologiques sur K. 032L
  • Proposition 1 Soient E et F des espaces vectoriels topologiques sur K. Un opérateur partiel u de E dans F est fermable si et seulement si l’adhérence du graphe Γᵤ de u dans E× F est un graphe fo… 032M
  • Définition 3 Soient E et F des espaces vectoriels topologiques sur K. Soit u un opérateur fermable de E dans F. L’opérateur fermé dont le graphe est Γᵤ est appelé la fermeture de u. Il est noté… 032N
  • Remarque Soient E et F des espaces vectoriels topologiques sur K. Soit u un opérateur fermable de E dans F. Le domaine de la fermeture de u est contenu dans l’adhérence du domaine de u dans… 032O
  • Proposition 2 Soit K =R et soient E et F des espaces vectoriels topologiques sur R. Soit u un opérateur partiel de E dans F. Alors u est à domaine dense (resp. est fermé, est fermable) si et seu… 032P
  • Lemme 1 Soient E, F et G des espaces vectoriels topologiques sur K. Soit u un opérateur fermé de E dans F. 032Q
  • Proposition 3 Soient E et F des espaces vectoriels topologiques sur K, l’espace F étant séparé. Soit u un opérateur partiel fermé de E dans F. Le noyau de u est un sous-espace fermé de E. 032R
  • Définition 4 Soient E et F des espaces normés sur K et soit u un opérateur partiel de E dans F. Pour x dans dom(u), on note 032S
  • Remarque Soient E et F des espaces normés sur K et soit u un opérateur partiel de E dans F. 032T
  • Proposition 4 Soient E et F des espaces de Banach (resp. des espaces hilbertiens) et soit u un opérateur partiel de E dans F. Alors u est fermé si et seulement si l’espace normé Eᵤ est un espace… 032U
  • Lemme 2 Soient E, F et G des espaces normés sur K, l’espace F étant un espace de Banach. Soit u un opérateur partiel fermé de E dans F et soit v∈ L(F; G). S’il existe C∈ R₊ tel que 032V
  • Exemple 1 Soit X un espace topologique localement compact et soit μ une mesure positive sur X. On fixe des éléments p₁ et p₂ de [1,+∞ [. 032W
  • Proposition 5 L’opérateur de multiplication widetildem_g de L^p₁_K(X, μ) dans L^p₂_K(X, μ) est un opérateur fermé à domaine dense. 032X
  • Proposition 6 a) Soit g' une fonction μ-mesurable sur X telle que |g|leqslant |g'|. On a dom(widetildem_g')⊂ dom(widetildem_g) et dom(widetildem_g') est un cœur de l’opérateur partiel widetildem… 032Y
  • Exemple 2 Soient E un espace hilbertien sur K et B = (eᵢ)_i∈ I une base orthonormale de E. Soit (λᵢ)_i∈ I une famille d’éléments de K. Soit D le sous-espace vectoriel de E formé des éléments… 032Z
  • Exemple 3 L’ensemble N_R=N∪ ∞ , ω est muni de l’ordre total décrit dans VAR, R2, p. 10, tel que n <∞ < ω pour tout n∈ N. Soit r∈ N_R. Soient n∈ N et U un ouvert de Rⁿ. Soit k∈ N tel que kleq… 0330
  • Définition 5 Soit E un sous-espace vectoriel de D'(U) contenant D(U). On appelle opérateur différentiel associé à D sur E tout opérateur partiel sur E qui est une extension de l’opérateur parti… 0331
  • Définition 6 L’opérateur partiel de F dans E de domaine D^* défini par y↦ u^*(y) est appelé l’ adjoint de u. Il est noté u^*. 0332
  • Remarque On a donc y∈ D^* si et seulement s’il existe c∈ R₊ tel que |⟨ y|u(x)⟩ |leqslant c|x| pour tout x∈ D. L’élément u^*(y) est alors caractérisé par la relation 0333
  • Proposition 7 Soit u un opérateur partiel à domaine dense de E dans F. 0334
  • Proposition 8 Soit u un opérateur à domaine dense de E dans F. Alors u^* est à domaine dense si et seulement si u est fermable. Lorsque c’est le cas, la fermeture overlineu de u est égale à u^**… 0335
  • Corollaire Si u est un opérateur partiel fermé à domaine dense de E dans F, alors u^* est à domaine dense et on a u^**=u. 0336
  • Définition 7 Soit u un opérateur partiel sur E. On dit que u est symétrique si u est à domaine dense et si u^* est une extension de u. On dit que u est auto-adjoint si u est à domaine dense et… 0337
  • Remarque 1 Pour qu’un opérateur u à domaine dense sur E soit symétrique, il faut et il suffit que l’on ait 0338
  • Remarque 2 Un opérateur partiel auto-adjoint u est essentiellement auto-adjoint (cf. prop. 8). 0339
  • Remarque 3 Soit u un opérateur partiel symétrique sur E. L’opérateur u est fermable (prop. 7, b)). Il vérifie dom(u)⊂ dom(u^*), et u est auto-adjoint si et seulement si dom(u) = dom(u^*). De… 033A
  • Remarque 4 Supposons K =C. Soit u∈ P(E; E) un opérateur partiel à domaine dense. La condition ⟨ x|u(x)⟩ ∈ R pour tout x∈ dom(u) implique que u est symétrique (EVT, V, p. 2, remarque) ; en par… 033B
  • Remarque 5 Soient u et v des opérateurs partiels symétriques sur E. Si u est auto-adjoint et si u⊂ v, alors v⊂ v^*⊂ u^*=u, donc u=v. 033C
  • Remarque 6 Un opérateur partiel essentiellement auto-adjoint u est symétrique, puisque u⊂ overlineu implique overlineu=overlineu^*⊂ u^*, donc u⊂ u^*. 033D
  • Remarque 7 Soient u et v des opérateurs partiels symétriques sur E. Si u+v est à domaine dense, par exemple si u ou v appartient à L (E), alors u+v est symétrique. En général, l’opérateur par… 033E
  • Remarque 8 Soit u un opérateur partiel symétrique sur E. Un nombre réel c est un minorant de u si et seulement si l’opérateur u-c· 1_E est positif. 033F
  • Lemme 3 Supposons que K =R. Soit u un opérateur partiel à domaine dense de E dans F. 033G
  • Proposition 9 Soit v∈ L(F; E) une application linéaire continue injective de F dans E dont l’image est dense dans E. L’adjoint de v est une application linéaire continue injective de E dans F et… 033H
  • Proposition 10 (Hellinger–Toeplitz) Soit u un opérateur partiel symétrique sur l’espace hilbertien E. Si le domaine de u est égal à E, alors u∈ L(E) et u est hermitien. 033I
  • Corollaire Soit u un opérateur partiel symétrique sur E. Si l’opérateur partiel u induit une application linéaire bijective de dom(u) dans E, alors u est auto-adjoint. 033J
  • Proposition 11 Soit u un opérateur partiel symétrique sur E et soit λ ∈ C. Si u+λ 1_E et u+λ 1_E sont surjectifs, alors u est auto-adjoint. 033K
  • Proposition 12 Soit u un opérateur fermé à domaine dense de E dans F. L’opérateur partiel u^*∘ u sur E est auto-adjoint et positif. Son domaine est un cœur pour u. 033L
  • Proposition 13 Soit u un opérateur partiel sur L²(U). Si que D₋⊂ u⊂ D₊, alors u est fermable et (ᵗD)₋⊂ u^*⊂ (ᵗD)₊. 033M
  • Remarque La proposition signifie que l’adjoint d’un opérateur partiel u tel que D₋⊂ u⊂ D₊ peut toujours se calculer au sens des distributions : les éléments f du domaine de u^* sont des élé… 033N
  • Lemme 4 Soit E un espace de Banach complexe et soit u un opérateur partiel fermé injectif sur E tel que u⁻¹∈ L(E). Soit v∈ L(E) tel que |v|<|u⁻¹|⁻¹. Alors l’opérateur partiel u+v est injec… 033O
  • Définition 8 Soit u un opérateur fermé à domaine dense sur un espace de Banach complexe E. L’ensemble résolvant de u est l’ensemble des nombres complexes λ tels que l’opérateur partiel λ 1_E-u… 033P
  • Remarque Soit E un espace de Banach complexe et soit u un opérateur fermé à domaine dense sur E. 033Q
  • Proposition 14 Soit E un espace de Banach complexe. Soient u un opérateur fermé à domaine dense sur E et U son ensemble résolvant. 033R
  • Proposition 15 Soient u un opérateur fermé à domaine dense sur un espace de Banach complexe E et λ un nombre complexe appartenant à l’ensemble résolvant de u. 033S
  • Proposition 16 Soit u un opérateur fermé à domaine dense sur un espace hilbertien complexe E. Le spectre de u^* est l’image du spectre de u par la conjugaison complexe et, pour tout élément λ de… 033T
  • Corollaire Soit u un opérateur partiel auto-adjoint sur un espace hilbertien complexe E. Si E n’est pas nul, alors le spectre de u n’est pas vide. 033U
  • Lemme 5 Soit E un espace hilbertien complexe et soit u un opérateur partiel fermé à domaine dense sur E. Soit λ ∈ C. Supposons qu’il existe un nombre réel c >0 tel que 033V
  • Proposition 17 Soit E un espace hilbertien complexe et soit u un opérateur partiel auto-adjoint sur E. 033W
  • Corollaire Soit u un opérateur auto-adjoint sur E. 033X
  • Remarque Si u est un opérateur symétrique fermé non auto-adjoint, son spectre n’est pas contenu dans R(cf. cor. 10 de IV, p. 257 ci-dessous), et il est possible que les espaces propres de u… 033Y
  • Définition 9 Soit E un espace de Banach complexe et soit u un opérateur partiel fermé sur E. Soit ε un nombre réel strictement positif. On appelle ε-pseudo-spectre de u la réunion du spectre de… 033Z
  • Proposition 18 Soient E un espace de Banach complexe et u un opérateur partiel fermé sur E. Soit ε ∈ R^*₊. L’ensemble PSp_ε(u) est un ouvert de C. Il n’est pas vide si E n’est pas nul. 0340
  • Proposition 19 Soient E un espace de Banach complexe et u un opérateur partiel fermé sur E. On a PSp_ε(u)⊂ PSp_δ(u) si 0< ε < δ et 0341
  • Proposition 20 Soient E un espace de Banach complexe et u un opérateur partiel fermé sur E. Soit ε ∈ R^*₊. Pour tout λ ∈ C, les conditions suivantes sont équivalentes : 0342
  • Corollaire Soient E un espace de Banach complexe et u un opérateur partiel fermé sur E. Soit ε >0. 0343
  • Proposition 21 Soient E un espace de Banach complexe et u un opérateur partiel fermé sur E. Soit ε ∈ R^*₊. Toute composante connexe bornée de PSp_ε(u) rencontre le spectre de u. 0344
  • Proposition 22 Soit g une fonction μ-mesurable sur X. 0345
  • Proposition 23 Soit g une fonction μ-mesurable sur X. L’adjoint de l’opérateur de multiplication m_g est m_overlineg. 0346
  • Corollaire Soit g une fonction μ-mesurable sur X. L’opérateur de multiplication m_g sur L²(X, μ) est auto-adjoint (resp. positif ) si et seulement si la fonction g est localement μ-presque pa… 0347
  • Lemme 6 Soient g₁ et g₂ des fonctions μ-mesurables sur X. 0348
  • Proposition 24 Soit g une fonction μ-mesurable sur X. 0349
  • Définition 10 Soit u un opérateur symétrique fermé sur un espace hilbertien complexe E. Soient E₊= Ker(u^*-i) et E₋= Ker(u^*+i). Le couple (E₊,E₋) de sous-espaces de dom(u^*) est appelé le coupl… 034A
  • Proposition 25 Soit u un opérateur symétrique fermé sur un espace hilbertien complexe E. On a 034B
  • Lemme 7 Soient u un opérateur symétrique fermé sur un espace hilbertien complexe E et v une extension symétrique fermée de u. Le domaine de u est un sous-espace fermé de l’espace hilbertie… 034C
  • Proposition 26 Soit u un opérateur symétrique fermé sur un espace hilbertien complexe E. Soit (E₊,E₋) le couple de carence de u. Les espaces E₊,E₋ et dom(u) sont des sous-espaces fermés et mutuel… 034D
  • Corollaire Soit u un opérateur symétrique fermé sur E. Alors u est auto-adjoint si et seulement si l’indice de carence de u est égal à (0,0). 034E
  • Définition 11 Soit u un opérateur symétrique fermé sur un espace hilbertien complexe E. Une condition au bord pour u est une application linéaire partiellement isométrique (EVT, V, p. 41, déf. 3… 034F
  • Théorème 1 (von Neumann) Soient u un opérateur symétrique fermé sur un espace hilbertien complexe E et (E₊,E₋) son couple de carence. 034G
  • Corollaire 1 Soit u un opérateur symétrique fermé sur un espace hilbertien complexe E. L’application b↦ u_b induit une bijection de l’ensemble des isométries de Ker(u^*-i) sur Ker(u^*+i) sur l’… 034H
  • Corollaire 2 Soit E un espace hilbertien réel. Soit u un opérateur symétrique fermé sur E. L’opérateur partiel u_(C) sur E_(C) est symétrique et fermé, et admet au moins une extension auto-adjo… 034I
  • Corollaire 3 Soit u un opérateur symétrique sur E. Les conditions suivantes sont équivalentes : 034J
  • Exemple Soient U un ouvert de Rⁿ muni de la mesure de Lebesgue μ. Soit Δ l’opérateur différentiel scalaire 034K

§ 5. Opérateurs partiels normaux et théorème spectral

  • Définition 1 L’endomorphisme p₂∘ j de E est appelé la bornification de u; on note b(u) cet endomorphisme. 0359
  • Proposition 1 On a les formules 035A
  • Corollaire On a b(u)^*=b(u^*). 035B
  • Lemme 1 Le sous-ensemble Ω(E) est auto-adjoint dans L(E). 035C
  • Proposition 2 L’application u↦ b(u) définit une bijection de l’ensemble des opérateurs partiels fermés à domaine dense sur E sur l’ensemble Ω(E). La bijection réciproque est donnée par v↦ B(v). 035D
  • Corollaire L’endomorphisme b(u) est hermitien si et seulement si u est auto-adjoint. 035E
  • Définition 2 Soit u un opérateur partiel sur E. On dit que u est normal si u est fermé à domaine dense et si sa bornification b(u) est un endomorphisme normal de E. 035F
  • Lemme 2 Soit X un espace topologique localement compact et soit μ une mesure positive sur X. 035G
  • Théorème 1 (« Théorème spectral ») Soit u un opérateur partiel normal sur l’espace hilbertien E. Il existe un espace topologique localement compact X, une mesure positive μ sur X, un isomorphisme isométrique θ de L²… 035H
  • Lemme 3 Soit u un opérateur partiel normal sur E. On a 035I
  • Définition 3 Pour toute fonction f∈ K (Sp(u)), on définit l’endomorphisme f(u) de E par f(u) =f_β(b(u)). 035J
  • Remarque Supposons que u est un endomorphisme normal de E, donc que Sp(u) est une partie compacte de C. Comme la bornification b(u) coïncide avec β (u) (formule (5)), et que Sp(b(u)) =β(Sp(… 035K
  • Définition 4 Soit u un opérateur partiel normal sur un espace hilbertien complexe E. Soient x et y dans E. La mesure bornée sur Sp(u) définie par f↦ ⟨ x|f(u)y⟩ pour f∈ K (Sp(u)) s’appelle la me… 035L
  • Remarque 1 Lorsque u est continu, cette définition coïncide avec celle de la déf. 2 de IV, p. 190. 035M
  • Remarque 2 Soit j l’inclusion canonique de Sp(u) dans C. Puisque Sp(u) est fermé, l’application j est μ-propre pour toute mesure bornée μ sur Sp(u) (INT, V, p. 68, § 6, nᵒ1, prop. 1). On iden… 035N
  • Lemme 4 Soit X un espace topologique localement compact, soit μ une mesure positive sur X et soit g une fonction μ-mesurable sur X. Soit m_g l’opérateur de multiplication par g sur L²(X, μ… 035O
  • Exemple Soit n∈ N. On munit Rⁿ de la mesure de Lebesgue, et on identifie Rⁿ et son groupe dual comme dans le corollaire 3 de II, p. 236. Notons N la norme euclidienne sur Rⁿ et F la transf… 035P
  • Proposition 3 Soit f une fonction universellement mesurable définie sur le spectre de u. L’ensemble D_f est un sous-espace vectoriel dense de E. L’application y↦ ev_y(f) est un opérateur partiel… 035Q
  • Proposition 4 Soit f une fonction universellement mesurable dans le spectre de u. 035R
  • Définition 5 L’application f↦ f(u) de Lᵤ(Sp(u)) dans l’ensemble des opérateurs partiels normaux sur E définie par la prop. 3 de IV, p. 271 est appelée application de calcul fonctionnel universe… 035S
  • Corollaire 1 a) Pour tout f∈ Lᵤ(Sp(u)), l’opérateur partiel f(u) est normal et f(u)^*=overlinef(u). De plus f(u) est positif si fgeqslant 0, et auto-adjoint si f est à valeurs réelles ; 035T
  • Remarque Pour f= Id_Sp(u), on a f(u) =u (assertion b) pour k= 1). Le domaine de u coïncide donc avec l’ensemble des x∈ E tels que la fonction identité de Sp(u) appartient à L²(Sp(u), μₓ); i… 035U
  • Corollaire 2 Soit u un opérateur partiel normal sur l’espace hilbertien E. On suppose que E est non nul. 035V
  • Corollaire 3 Soit u un opérateur partiel normal sur un espace hilbertien E. Soit f∈ Lᵤ(Sp(u)). Pour tous x et y dans E, la mesure spectrale de (x, y) relative à f(u) est la mesure image f(μ), o… 035W
  • Corollaire 4 Soit g∈ Lᵤ(Sp(f(u))). On a g(f(u)) = (g∘ f)(u). 035X
  • Proposition 5 Soit u un opérateur partiel normal sur un espace hilbertien E. 035Y
  • Corollaire Soient f et g dans Lᵤ(Sp(u)) et (x, y)∈ D_f× D_g. La mesure spectrale de (f(u)x, g(u)y) relative à u est la mesure f g· μ_x,y, où μ_x,y est la mesure spectrale de (x, y) relative à… 035Z
  • Proposition 6 Soit u un opérateur partiel normal sur un espace hilbertien E. Soit (fₙ)_n∈N une suite dans Lᵤ(Sp(u)) qui converge simplement vers f∈ Lᵤ(Sp(u)) et telle qu’il existe g∈ Lᵤ(Sp(u)) v… 0360
  • Proposition 7 Soient X un espace topologique localement compact et ν une mesure sur X. Soit g:C× X→ C une fonction continue à support compact. Pour z∈ C, posons 0361
  • Proposition 8 Soit (Aᵢ)_i∈ I une famille dénombrable de parties universellement mesurables deux à deux disjointes de Sp(u) et pᵢ le projecteur spectral de u défini par Aᵢ. La réunion A des ensem… 0362
  • Proposition 9 Soit A une partie fermée de Sp(u). Soit φ_A la fonction caractéristique de A et p_A=φ_A(u) le projecteur spectral de u défini par A. Notons E_A l’image de p_A. C’est un sous-espace… 0363
  • Corollaire Soit λ ∈ Sp(u). L’image de p_λ est le sous-espace propre de u relatif à λ. 0364
  • Proposition 10 Soit λ ∈ C. On a λ ∈ Sp(u) si et seulement si, pour tout voisinage ouvert V de λ dans C, le projecteur spectral p_V de u relatif à V est non nul. 0365
  • Corollaire Soient A un ouvert dans C et n∈ N. Si A contient n éléments de Sp(u), alors la dimension de l’image du projecteur spectral p_A de u relatif à A est au moins égale à n. 0366
  • Lemme 5 Soit f∈ D(R). Il existe une fonction widetildef dans D(C) qui coïncide avec f sur R et vérifie 0367
  • Lemme 6 Soit ε >0. La fonction σ_ε définie sur R par 0368
  • Lemme 7 Soit f∈ D(R) et soit widetildef∈ D(C) une extension presque analytique de f. Pour ε >0, définissons f_ε sur R par 0369
  • Théorème 2 (Helffer–Sjöstrand) Soit u un opérateur partiel auto-adjoint sur E. Soient f∈ D(R) et widetildef∈ D(C) une extension presque analytique de f. Soit h l’application de C dans L(E) définie par 036A
  • Définition 6 Soit T une topologie localement convexe sur L(E). La topologie T -résolvante sur A(E) est la topologie la moins fine telle que les applications u↦ R(u, λ ) de A(E) dans L(E) muni d… 036B
  • Proposition 11 Soit T une topologie localement convexe sur L(E) qui est moins fine que la topologie d’espace de Banach de L(E). 036C
  • Exemple 1 Soit 𝔖 un ensemble de parties bornées de E. La 𝔖-topologie sur L(E) (EVT, III, p. 13) est une topologie localement convexe moins fine que la topologie d’espace de Banach de L(E). 036D
  • Exemple 2 Soit T_b la topologie d’espace de Banach de L(E). Pour la topologie T_b-résolvante, tout u∈ A(E) admet un système fondamental dénombrable de voisinages. 036E
  • Corollaire Soit Tₛ la topologie de la convergence simple de L(E). Soit f∈ C_b(R). Pour toute suite (uₙ)_n∈N dans A(E) qui converge vers u pour la topologie Tₛ-résolvante, la suite (f(uₙ))_n∈N… 036F
  • Lemme 8 Soit E un espace vectoriel topologique séparé. Soient (E₁,|· |₁) et (E₂,|· |₂) des sous-espaces denses de E munis de structures hilbertiennes telles que les injections canoniques d… 036G
  • Proposition 12 Soit u un opérateur fermé à domaine dense de E dans un espace hilbertien complexe F. 036H
  • Définition 7 Soit u un opérateur fermé à domaine dense de E dans un espace hilbertien complexe F. Le couple (j,|u|) déterminé par la prop. 12 est appelé la décomposition polaire de u. 036I
  • Définition 8 Soit D un sous-espace vectoriel de E. Une forme hermitienne partielle sur E de domaine D, est une correspondance q= (Γ ,E× E,C) dont le domaine de définition est D× D, dont le grap… 036J
  • Définition 9 Soit q une forme hermitienne partielle positive sur E. On note E_q l’espace préhilbertien séparé dom(q) muni du produit scalaire 036K
  • Proposition 13 Soit u un opérateur partiel auto-adjoint positif sur E. Soit qᵤ la forme partielle positive associée à u. 036L
  • Remarque Soient q une forme partielle positive fermée et q' une forme hermitienne positive continue sur E. La forme hermitienne positive définie sur dom(q) par (x, y)↦ q(x, y) +q'(x, y) est… 036M
  • Proposition 14 Soient q une forme positive partielle fermée à domaine dense sur E et u l’opérateur partiel représentant q. 036N
  • Théorème 3 L’application qui à un opérateur auto-adjoint positif u sur E associe la forme partielle positive qᵤ est une bijection entre l’ensemble des opérateurs partiels auto-adjoints positi… 036O
  • Corollaire Soient q une forme partielle positive fermée sur E et u l’opérateur auto-adjoint positif représentant q. Le domaine de q est égal au domaine de (1_E+u)^1/2, et on a 036P
  • Exemple Soit u un opérateur partiel positif sur E qui n’est pas nécessairement fermé. On définit une forme partielle positive q de domaine dom(u) par 036Q
  • Remarque Soit c∈ R₊. Soit q une forme hermitienne partielle fermée à domaine dense telle que q(x, x)geqslant -c|x|² pour tout x appartenant au domaine de q. Cela signifie que la forme hermi… 036R
  • Proposition 15 Soit u un opérateur partiel auto-adjoint sur E. On suppose que u est minoré par c∈ R (déf. 7 de IV, p. 237). On a 036S
  • Définition 10 Soit u un opérateur partiel normal sur E. Un nombre complexe λ ∈ Sp(u) appartient au spectre sensible de u si λ est isolé dans Sp(u) et si λ est une valeur propre de multiplicité f… 036T
  • Lemme 9 Soient E un espace hilbertien complexe et u un opérateur partiel normal sur E. Soit λ ∈ Sp(u). On a λ ∈ Spₛ(u) si et seulement s’il existe un voisinage ouvert V de λ dans C tel que… 036U
  • Lemme 10 On a 036V
  • Lemme 11 Supposons que E_b est de dimension finie. Alors, pour tout nombre réel ε > 0, l’image du projecteur spectral de u défini par [varrhoₑ, varrhoₑ+ε ] est de dimension infinie. 036W
  • Proposition 16 L’ensemble Sp_b(u)⊂ [c, varrhoₑ[ est dénombrable, discret et fermé dans [0, varrhoₑ[. C’est l’ensemble des valeurs d’une suite strictement croissante (νₖ)_0leqslant k<Card(Sp_b(u))… 036X
  • Lemme 12 Soit F∈ Fₙᵘ un sous-espace adapté à u. Tout vecteur propre de u appartenant à l’espace F^∘∩ E_b a une valeur propre geqslant λₙ(u). 036Y
  • Proposition 17 a) Pour tout entier n∈ N, on a 036Z
  • Lemme 13 Soit I une famille orthonormale de E. La famille I converge faiblement vers 0 selon le filtre des complémentaires des parties finies de I. 0370
  • Proposition 18 Soient u un opérateur partiel auto-adjoint sur E et λ un nombre réel. On a λ ∈ Spₑ(u) si et seulement s’il existe une suite orthonormale (xₙ)_n∈N dans E telle que u(xₙ)-λ xₙ tend v… 0371
  • Théorème 4 Soit u un opérateur partiel auto-adjoint sur E. Le spectre essentiel de u est l’intersection des ensembles Sp(u+v) où v parcourt l’ensemble des endomorphismes compacts hermitiens d… 0372
  • Corollaire Soient u un opérateur partiel auto-adjoint sur E et v un endomorphisme compact hermitien de E. On a Spₑ(u+v) = Spₑ(u). 0373
  • Définition 11 Soit u un opérateur partiel sur E. Un opérateur partiel v sur E est dit borné relativement à u si dom(u)⊂ dom(v) et si v définit, par passage au sous-espace, une application linéai… 0374
  • Remarque Soit u un opérateur partiel sur E. Tout endomorphisme v∈ L(E) est borné relativement à u et sa norme relative est nulle puisque |v(x)|leqslant |v| |x| pour tout x∈ dom(u), ce qui p… 0375
  • Théorème 5 (Kato–Rellich) Soient u un opérateur partiel auto-adjoint sur E et v un opérateur partiel symétrique borné relativement à u. Si la norme relative |v|ᵤ est <1, alors l’opérateur partiel u+v de dom… 0376
  • Proposition 19 Soit u un opérateur partiel auto-adjoint sur E. Les conditions suivantes sont équivalentes : 0377
  • Définition 12 Soit u un opérateur partiel auto-adjoint sur E. On dit que u est à résolvante compacte si les conditions équivalentes de la prop. 19 sont satisfaites. 0378
  • Proposition 20 Soit u un opérateur partiel auto-adjoint sur E. Alors u est à résolvante compacte si et seulement si l’injection canonique j de l’espace hilbertien Eᵤ dans E est compacte. 0379
  • Corollaire Soient q une forme partielle positive fermée sur E et u l’opérateur auto-adjoint positif représentant q. Les conditions suivantes sont équivalentes : 037A
  • Exemple Soit n∈ N. Soit U un ouvert de Rⁿ. On munit U de la mesure de Lebesgue, notée μ. Soit Δ l’opérateur différentiel scalaire -∑ⁿᵢ₌₁∂ᵢ² sur U. L’opérateur partiel Δ₋ de domaine D(U) dé… 037B

V. Représentations unitaires

§ 1. Représentations unitaires

  • Remarque Si K =R et si varrho est une représentation linéaire continue de G dans un R-espace vectoriel E, alors l’application varrho_(C):g↦ 1⊗ varrho (g) est une représentation linéaire con… 038J
  • Définition 1 Soit varrho une représentation linéaire continue d’un groupe topologique G dans un espace vectoriel topologique E. Une représentation linéaire continue π de G dans F est une sous-r… 038K
  • Lemme 1 Soient G et H des groupes topologiques et E un espace de Banach. Soient varrho une représentation bornée de G dans E et π une représentation bornée de H dans E. Supposons que varrh… 038L
  • Définition 2 Une représentation varrho de G dans un K-espace vectoriel topologique E est dite irréductible si 0 n’est pas dense dans E et si les seules sous-représentations de varrho sont varrh… 038M
  • Lemme 2 Soient π et varrho des représentations linéaires continues de G dans des K-espaces vectoriels topologiques séparés. On suppose que π est irréductible. Tout G-morphisme non nul de π… 038N
  • Lemme 3 Soit varrho une représentation linéaire continue de G dans un K-espace vectoriel topologique séparé E de dimension finie. Si E est non nul, alors il existe une sous-représentation… 038O
  • Remarque Une représentation non nulle E de G ne contient pas toujours de sous-représentation irréductible (cf. V, p. 426, remarque). On verra cependant que c’est le cas si G est compact et… 038P
  • Définition 3 Soient G un groupe topologique et E un espace hilbertien sur K. Une représentation unitaire de G dans E est une représentation linéaire continue varrho de G dans E telle que, pour… 038Q
  • Définition 4 Soit G un groupe topologique et soient varrho et π des représentations unitaires de G dans des espaces hilbertiens E et F respectivement. Une forme sesquilinéaire G-invariante sur… 038R
  • Exemple Soit G un groupe topologique et soit varrho une représentation unitaire de G dans E. Le produit scalaire q sur E est une forme sesquilinéaire G-invariante sur E× E. 038S
  • Lemme 4 Soit G un groupe topologique et soit varrho un homomorphisme de G dans le groupe unitaire U(E) d’un espace hilbertien E. Alors varrho est une représentation unitaire de G si et seu… 038T
  • Lemme 5 Soit G un groupe topologique et soit varrho une représentation unitaire de G dans un espace hilbertien complexe E. L’espace Hom_G(varrho , varrho ) est une sous-algèbre stellaire u… 038U
  • Lemme 6 Soient π et varrho des représentations unitaires d’un groupe topologique G dans des espaces hilbertiens E et F respectivement. Soit D un sous-espace dense de E qui est stable par π… 038V
  • Proposition 1 Soient varrho₁ et varrho₂ des représentations unitaires d’un groupe topologique G dans des espaces hilbertiens E₁ et E₂. L’application de Hom_G(varrho₁, varrho₂) dans Sesq_G(varrho… 038W
  • Proposition 2 Soit varrho une représentation unitaire d’un groupe topologique G dans un espace hilbertien E. Notons u l’isomorphisme isométrique de overlineE dans E' qui à x associe la forme lin… 038X
  • Corollaire Soit varrho une représentation unitaire d’un groupe topologique G dans un espace hilbertien E. Les conditions suivantes sont équivalentes : 038Y
  • Proposition 3 Soit varrho une représentation unitaire d’un groupe topologique G dans un espace hilbertien E. Soit π une sous-représentation de E et F l’espace de π. L’orthogonal F^∘ de F dans E… 038Z
  • Proposition 4 Soit varrho une représentation unitaire d’un groupe topologique G dans un espace hilbertien E. Un sous-espace fermé F de E est une sous-représentation de varrho si et seulement si… 0390
  • Lemme 7 L’application g↦ varrho (g) est une représentation unitaire de G dans E. 0391
  • Lemme 8 a) L’application varrho : (g, h)↦ varrho (g, h) est une représentation unitaire de G× H dans E ; 0392
  • Définition 5 Soit G un groupe topologique et soit varrho une représentation unitaire de G dans un espace hilbertien E. Soient x et y des éléments de E. La fonction de G dans K donnée par g↦ ⟨ x… 0393
  • Proposition 5 Soit G un groupe topologique. Les ensembles Θ(G) et Υ(G) sont des sous-algèbres involutives unifères de C_b(G). 0394
  • Proposition 6 (Lemme de Schur) Soit varrho une représentation unitaire d’un groupe topologique G dans un espace hilbertien non nul E. Alors varrho est irréductible si et seulement si Hom_G(varrho , varrho ) est… 0395
  • Corollaire 1 Soit π une représentation unitaire irréductible d’un groupe topologique G dans un espace hilbertien E. Soit u un opérateur partiel fermé sur E. On suppose que u est à domaine dense… 0396
  • Corollaire 2 Soient varrho et π des représentations unitaires irréductibles d’un groupe topologique G dans des espaces hilbertiens E et F respectivement. L’espace Hom_G(varrho , π ) est de dime… 0397
  • Corollaire 3 Soit varrho une représentation unitaire d’un groupe topologique G dans un espace hilbertien E. La représentation varrho est irréductible si et seulement si l’espace Sesq_G(varrho… 0398
  • Corollaire 4 Soient varrho₁ et varrho₂ des représentations unitaires irréductibles non isomorphes d’un groupe topologique G dans des espaces hilbertiens E₁ et E₂. L’espace Sesq_G(varrho₁, varrh… 0399
  • Corollaire 5 Soit varrho une représentation unitaire d’un groupe topologique G dans un espace hilbertien E. Soit π une représentation irréductible unitaire de G dans un espace hilbertien F. 039A
  • Corollaire 6 Soient G₁ et G₂ des groupes topologiques. Soient varrho₁ une représentation unitaire irréductible de G₁ dans un espace hilbertien E₁ et varrho₂ une représentation unitaire irréduct… 039B
  • Corollaire 7 Soit π une représentation unitaire irréductible d’un groupe topologique G dans un espace hilbertien E. Il existe un homomorphisme continu χ du centre C de G dans U tel que π (z) =χ… 039C
  • Définition 6 Soit π une représentation unitaire irréductible d’un groupe topologique G dans un espace hilbertien E. L’homomorphisme χ du centre C de G dans U tel que π (z) =χ (z)· 1_E pour tout… 039D
  • Remarque Soit π (resp. varrho ) une représentation unitaire irréductible d’un groupe topologique G (resp. H) dans un espace hilbertien E (resp. F). Notons χ (resp. η ) le caractère central… 039E
  • Définition 7 Soit varrho une représentation unitaire d’un groupe topologique G dans un espace hilbertien E. On dit que varrho est semi-simple s’il existe une famille (Fᵢ)_i∈ I de sous-représent… 039F
  • Proposition 7 Soit G un groupe topologique et soit varrho une représentation unitaire de G dans un espace hilbertien complexe E. La représentation varrho est semi-simple si et seulement si toute… 039G
  • Corollaire 1 Soit G un groupe topologique et soit varrho une représentation unitaire semi-simple de G dans un espace hilbertien complexe E. Toute sous-représentation de varrho (resp. toute repr… 039H
  • Corollaire 2 Toute représentation unitaire varrho de dimension finie d’un groupe topologique G est semi-simple. 039I
  • Corollaire 3 Soient varrho₁ et varrho₂ des représentations unitaires de dimension finie d’un groupe topologique G. Les représentations varrho₁ et varrho₂ sont isomorphes si et seulement si χ_va… 039J
  • Lemme 9 Soit E un espace hilbertien sur K. Soit F⊂ E un sous-espace vectoriel dense dans E. Alors la dimension hilbertienne de E est inférieure ou égale à la dimension de F. 039K
  • Définition 8 On note widehatG l’ensemble des classes de représentations unitaires irréductibles de G dans un espace hilbertien complexe. On dit que widehatG est le dual unitaire de G. 039L
  • Remarque 1 Supposons que G est un groupe commutatif. D’après le corollaire 7 de V, p. 390, toute représentation unitaire irréductible de G dans un espace hilbertien complexe est de dimension… 039M
  • Remarque 2 Si G est fini, l’ensemble widehatG est en bijection avec l’ensemble des classes de C[G]-modules simples (A, VIII, p. 47), qui est également noté widehatG dans A, VIII, p. 396. 039N
  • Remarque 3 Pour π ∈ widehatG, on identifiera overlineπ avec la classe dans widehatG de la représentation conjuguée de π. 039O
  • Remarque 4 Si π est une représentation unitaire irréductible de G dans un espace hilbertien complexe de dimension finie, son caractère χ_π ne dépend que de la classe de π. On peut donc parler… 039P
  • Définition 9 Soit G un groupe topologique et soit π une représentation continue irréductible de G. Soit varrho une représentation continue de G dans un espace localement convexe séparé E. On ap… 039Q
  • Proposition 8 Soit G un groupe topologique. Soit varrho une représentation unitaire de G dans un espace hilbertien complexe E. 039R
  • Proposition 9 Soit G un groupe topologique et soit varrho une représentation unitaire de G dans un espace hilbertien complexe E. Soit π une représentation unitaire irréductible de G dans un espa… 039S
  • Proposition 10 Soit G un groupe topologique. Soit π une représentation unitaire irréductible de G dans un espace hilbertien complexe E_π et soit varrho une représentation unitaire de G dans un es… 039T
  • Corollaire Soient G un groupe topologique et varrho une représentation unitaire de G dans un espace hilbertien complexe E. La somme hilbertienne des composantes π-isotypiques de G pour π ∈ wi… 039U
  • Définition 10 Soit G un groupe topologique. Soient varrho une représentation unitaire de G dans un espace hilbertien complexe E et π une représentation unitaire irréductible de G dans un espace… 039V
  • Remarque Il est possible qu’une représentation unitaire varrho soit non nulle mais que toutes les composantes isotypiques de varrho relatives à toutes les représentations irréductibles de G… 039W

§ 2. Représentations des groupes localement compacts

  • Proposition 1 Soit H un groupe localement compact. Soit varrho₁ (resp. varrho₂) une représentation continue de G (resp. de H) dans un K-espace vectoriel localement convexe séparé E₁ (resp. E₂)… 03A4
  • Corollaire Soit varrho une représentation continue de G un K-espace vectoriel localement convexe séparé E. La représentation contragrédiente brevevarrho est continue lorsque E' est muni de la… 03A5
  • Remarque La représentation contragrédiente n’est pas nécessairement continue lorsque E' est muni de la topologie forte (cf. INT, VIII, p. 191, § 2, exercice 3, d)). On peut montrer qu’elle… 03A6
  • Lemme 1 Soit varrho une représentation unitaire de G dans un espace hilbertien E. L’application ν ↦ varrho (ν ) de M¹(G) dans L(E) est un morphisme unifère d’algèbres de Banach involutives… 03A7
  • Définition 1 Une mesure bornée ν ∈ M¹(G) est dite centrale si on a ε_g*ν =ν *ε_g pour tout g∈ G. 03A8
  • Proposition 2 Soit varrho une représentation unitaire de G dans un espace hilbertien complexe E. Soit 𝔉 une base de filtre sur M_c(G) convergeant vers la mesure εₑ pour la topologie de la conver… 03A9
  • Lemme 2 Soit varrho₁ une représentation unitaire non nulle de G isomorphe à une sous-représentation de varrho. Il existe une mesure ν ∈ M telle que varrho₁(checkν*ν ) soit un endomorphisme… 03AA
  • Exemple On suppose que G est unimodulaire, par exemple que G est un groupe de Lie réel semi-simple. Soit Γ ⊂ G un sous-groupe discret tel que le quotient X = Γ backslash G est compact. Le… 03AB
  • Lemme 3 Soit p un nombre réel geqslant 1. La représentation régulière gauche (resp. droite) de G dans Lᵖ(G, μ) (resp. dans Lᵖ(G, μ')) est fidèle. 03AC
  • Remarque La représentation birégulière de G dans Lᵖ(G, μ) n’est pas nécessairement fidèle ; son noyau est l’image du centre de G par l’application g↦ (g, g) (exercice 4 de V, p. 487). 03AD
  • Lemme 4 Soit p un nombre réel geqslant 1. Pour f∈ L¹(G), l’application linéaire γ ⁽ᵖ⁾_G(f) coïncide avec l’endomorphisme de Lᵖ(G) défini par φ ↦ f*^μφ. 03AE
  • Remarque Rappelons que, pour toute fonction f sur G, on définit la fonction checkf sur G par checkf(g) =f(g⁻¹) pour tout g∈ G (INT, VII, p. 12, § 1, nᵒ1, formule (12)). 03AF
  • Proposition 3 a) Soit (fₙ)_n∈N une suite dans F_πᵖ(G) telle que la série 03AG
  • Corollaire Soit (fₙ)_n∈N une suite de Cauchy dans L_πᵖ(G) et soit f∈ F_π(G) tels que fₙ(g) converge vers f(g) presque partout modulo H. Alors f∈ L_πᵖ(G) et (fₙ)_n∈N converge vers f dans L_πᵖ(… 03AH
  • Proposition 4 Soit f∈ L_E¹(G). 03AI
  • Lemme 5 Soit f∈ F_π(G) une fonction μ-mesurable nulle en dehors de C· H telle que la fonction |f| est ν-intégrable sur G/H. Soit s la fonction sur G à valeurs dans E telle que 03AJ
  • Proposition 5 Soit p∈ [1,+∞ [. L’espace L_πᵖ(G) est l’espace des fonctions f∈ F_π(G) telles que f est μ-mesurable et que la fonction |f| appartient à Lᵖ(G/H). 03AK
  • Lemme 6 Soit f∈ K_overlineπ(G). Pour tout g∈ G, la fonction 03AL
  • Définition 2 On dit que la représentation unitaire de G dans l’espace L²_overlineπ(G) ainsi définie est la représentation unitaire de G induite par la représentation π de H relativement à κ. On… 03AM
  • Remarque 1 Soit varrho une représentation unitaire de H dans un espace hilbertien complexe F et soit u:π → varrho un H-morphisme. Pour toute fonction f∈ K_overlineπ(G), notons v(f) la fonctio… 03AN
  • Remarque 2 Soit κ ': G→ R₊^* telle que 03AO
  • Lemme 7 On a 03AP
  • Lemme 8 Soient f₁∈ K_χ(G) et f₂∈ L_χ²(G). 03AQ
  • Définition 3 Soit π une représentation unitaire irréductible de G dans un espace hilbertien E. On dit que π est de carré intégrable modulo le centre si la fonction sur G/C déduite de la fonctio… 03AR
  • Proposition 6 Soit π une représentation unitaire irréductible de G dans un espace hilbertien E. Soit χ le caractère central de π. Alors π est de carré intégrable modulo le centre si et seulement… 03AS
  • Lemme 9 Soit π une représentation unitaire irréductible de G dans un espace hilbertien E qui est de carré intégrable modulo le centre. Soit χ la restriction à Z du caractère central de π… 03AT
  • Proposition 7 Soit π une représentation unitaire irréductible de G dans un espace hilbertien E qui est de carré intégrable modulo le centre. Soit χ la restriction à Z du caractère central de π. 03AU
  • Lemme 10 Il existe un nombre réel c >0 tel que l’application linéaire w=c^1/2v est isométrique. 03AV
  • Corollaire Soit π une représentation unitaire irréductible de G et soit χ la restriction à Z de son caractère central. La représentation π est de carré intégrable modulo le centre si et seule… 03AW
  • Définition 4 Soit Z un sous-groupe fermé de C tel que C/Z est compact. Soit π une représentation unitaire irréductible de G qui est de carré intégrable modulo le centre. L’unique nombre réel c… 03AX
  • Proposition 8 (Relations d’orthogonalité) Soit π une représentation unitaire irréductible de G dans un espace hilbertien E qui est de carré intégrable modulo le centre. On a 03AY
  • Proposition 9 Soient π₁ et π₂ des représentations unitaires irréductibles non isomorphes de G dans des espaces hilbertiens E₁ et E₂. On suppose que π₁ et π₂ sont de carré intégrable modulo le ce… 03AZ
  • Remarque Les relations d’orthogonalité des prop. 8 et 9 généralisent celles de A, VIII, p. 399 (voir aussi le cas où G est compact dans le § 2 de V, p. 457). 03B0
  • Proposition 10 a) Soit M une partie mesurable de widehatG. L’espace E_M est une sous-représentation de la représentation γ _G; 03B1
  • Remarque Soit χ un caractère de G. Si G n’est pas compact, la composante χ-isotypique de la représentation régulière de G dans L²(G) est triviale. Si G est compact, la composante χ-isotypiq… 03B2
  • Lemme 11 Soit u un opérateur partiel auto-adjoint sur E. Pour t∈ R, posons varrho (t) =eⁱᵗᵘ∈ L(E). Alors l’application varrho est une représentation unitaire de R. 03B3
  • Lemme 12 Soit varrho une représentation unitaire de R dans E. Soit D l’ensemble des éléments x de E tels que l’application ψₓ:t↦ varrho (t)x est dérivable en 0. L’application u de D dans E… 03B4
  • Définition 5 Soit varrho une représentation unitaire de R dans E. L’opérateur partiel symétrique défini dans le lemme 12 est appelé le générateur infinitésimal de varrho. 03B5
  • Théorème 1 (Stone) L’application σ qui à une représentation unitaire varrho de R dans E associe son générateur infinitésimal u définit une bijection de l’ensemble des représentations unitaires de R d… 03B6
  • Lemme 13 Soit varrho une représentation unitaire de R dans E et soit u son générateur infinitésimal. 03B7
  • Lemme 14 Soit u un opérateur partiel auto-adjoint sur E et soit varrho (t) =eⁱᵗᵘ la représentation unitaire de R définie par u. Le générateur infinitésimal de varrho est égal à u. 03B8
  • Lemme 15 Soit varrho une représentation unitaire de R dans E. Alors le générateur infinitésimal u de varrho est auto-adjoint et varrho (t) =eⁱᵗᵘ pour tout t∈ R. 03B9
  • Corollaire Soit varrho une représentation unitaire de R dans un espace hilbertien E. Il existe un espace localement compact X, une mesure positive μ sur X et une fonction continue g sur X à v… 03BA
  • Remarque Supposons que u est un endomorphisme de E. La représentation unitaire de R dans E définie par varrho (t) =eⁱᵗᵘ vérifie alors l’inégalité |varrho (t)-1_E|leqslant |t| |u| pour tout… 03BB
  • Exemple Soit varrho la représentation régulière de R dans L²(R). Le générateur infinitésimal de varrho est la fermeture de l’opérateur différentiel de domaine D(R) défini par f↦ -if'. 03BC

§ 3. Fonctions de type positif

  • Théorème 1 Soit f∈ C(X× X). Les conditions suivantes sont équivalentes : 03BX
  • Définition 1 On dit qu’une fonction f∈ C(X× X) est un noyau universellement positif sur X si elle vérifie les conditions équivalentes du théorème 1. 03BY
  • Proposition 1 Soit f un noyau universellement positif sur X. Soient (E₁, g₁) et (E₂, g₂) des réalisations hilbertiennes de f. On suppose que (E₁, g₁) est une réalisation hilbertienne cyclique. I… 03BZ
  • Proposition 2 L’ensemble Noy₊(X) est un cône auto-adjoint dans l’espace C(X× X); il est stable par produit et il est fermé lorsque l’on munit C(X× X) de la topologie de la convergence simple. 03C0
  • Proposition 3 Soit A une algèbre de Banach unifère involutive. Soit a∈ A. Le spectre de a^* est l’image Sp_A(a)^* de Sp_A(a) par la conjugaison complexe. Pour tout f∈ O(Sp_A(a)), on a f(a)^*=f^*… 03C1
  • Lemme 1 Soit D le disque unité ouvert dans C. Il existe une unique fonction holomorphe f définie sur D telle que f(z)²= 1-z pour tout z∈ D et f(0) = 1. On a f^*=f. 03C2
  • Définition 2 Soit A une algèbre involutive. Une forme linéaire λ sur A est dite positive si λ (a^*a)∈ R₊ pour tout a∈ A. 03C3
  • Lemme 2 Soient A une algèbre de Banach involutive et λ une forme linéaire positive sur A. 03C4
  • Exemple Soit X un espace topologique compact et soit A l’algèbre stellaire C(X). Les formes linéaires positives sur A s’identifient aux mesures positives sur X (INT, III, p. 52, § 1, nᵒ6… 03C5
  • Lemme 3 Soit A une algèbre de Banach unifère involutive admettant une unité approchée (I, p. 120, déf. 7). Soit λ une forme linéaire positive continue sur A. 03C6
  • Proposition 4 Soit A une algèbre de Banach involutive. 03C7
  • Définition 3 Soit A une algèbre de Banach involutive. Soit λ ∈ A'₊ une forme linéaire positive continue sur A. On appelle réalisation hilbertienne de λ un triplet (E, x, φ ) formé d’un espace h… 03C8
  • Proposition 5 Soit A une algèbre de Banach involutive admettant une unité approchée. Toute forme linéaire positive continue sur A admet une réalisation hilbertienne cyclique (E, x, φ ). Si A est… 03C9
  • Proposition 6 Soit A une algèbre de Banach involutive et soit λ une forme linéaire positive continue sur A. Soient (E₁, x₁, φ₁) et (E₂, x₂, φ₂) des réalisations hilbertiennes de λ. On suppose qu… 03CA
  • Remarque Conservons les notations de la proposition. Il est possible que u(x₁) soit différent de x₂ (exercice 3, b) de V, p. 493). Cependant, le triplet (E₂, u(x₁), φ₂) est aussi une représ… 03CB
  • Proposition 7 Soit A une algèbre stellaire. Toute forme linéaire positive λ sur A est continue. 03CC
  • Proposition 8 Soient A une algèbre stellaire et a un élément non nul de A. Il existe une forme linéaire positive λ ∈ A'₊ telle que λ (a^*a)>0. 03CD
  • Théorème 2 (Gelfand–Naimark) Soit A une algèbre stellaire. Il existe un espace hilbertien E et un morphisme isométrique d’algèbres involutives φ de A dans L(E). Si A est unifère, il existe un tel morphisme uni… 03CE
  • Définition 4 Une fonction continue φ ∈ C(G) est dite de type positif sur G si la fonction f définie par f(g, h) =φ (g⁻¹h) sur G× G est un noyau universellement positif sur G. 03CF
  • Exemple Soient varrho une représentation unitaire de G dans un espace hilbertien E et x∈ E. Soit φ le coefficient matriciel diagonal défini par φ (g) =⟨ x|varrho (g)x⟩ pour tout g∈ G; la f… 03CG
  • Définition 5 Soit φ une fonction de type positif sur G. Une réalisation hilbertienne de φ est un couple (varrho , x) où varrho est une représentation unitaire de G dans un espace hilbertien E e… 03CH
  • Proposition 9 Soit φ ∈ C(G). Les conditions suivantes sont équivalentes : 03CI
  • Proposition 10 Soit φ une fonction de type positif sur G et soient (varrho₁, x₁) et (varrho₂, x₂) des réalisations hilbertiennes de φ, la représentation hilbertienne (varrho₁, x₁) étant cyclique… 03CJ
  • Proposition 11 Soient φ ∈ Pos₁(G) et (varrho , x) une réalisation hilbertienne cyclique de φ. Alors varrho est une représentation irréductible de G si et seulement si φ est un point extrémal (EVT… 03CK
  • Lemme 4 Soit φ ∈ Pos(G). La fonction φ est bornée sur G et on a |φ |_∞=φ (e). De plus, on a 03CL
  • Remarque Les ensembles Pos(G) (resp. Pos₁(G) et Pos_leqslant 1(G)) sont des parties convexes auto-adjointes de l’algèbre stellaire C_b(G). Ils sont fermés dans l’espace C_b(G) muni de la to… 03CM
  • Proposition 12 Soient E un espace hilbertien complexe et widetildeπ un morphisme d’algèbres involutives de L¹(G) dans L(E). Si la représentation widetildeπ est non dégénérée, alors il existe une… 03CN
  • Proposition 13 Soit φ ∈ L^∞(G). Notons λ_φ la forme linéaire continue f↦ ⟨ f, φ ⟩ sur L¹(G). Alors φ est la classe d’une fonction de type positif sur G si et seulement si λ_φ est une forme linéai… 03CO
  • Corollaire Dans L^∞(G) muni de la topologie faible, l’ensemble Pos(G) est fermé et l’ensemble Pos_leqslant 1(G) est compact. 03CP
  • Proposition 14 L’ensemble des points extrémaux de Pos_leqslant 1(G) est égal à la réunion de l’ensemble des points extrémaux de Pos₁(G) et de la fonction nulle. De plus, l’enveloppe fermée convex… 03CQ
  • Théorème 3 (Raikov) La topologie faible sur Pos₁(G) coïncide avec la topologie de la convergence compacte. 03CR
  • Lemme 5 Soient X un espace topologique localement compact et ν une mesure positive sur X. Sur toute partie bornée de C_b(X), la topologie induite par la topologie faible σ (L^∞(X),L¹(X)) e… 03CS
  • Lemme 6 Soit ψ ∈ L¹(G). Soit B une partie bornée de l’espace de Banach L^∞(G). L’application φ ↦ ψ *φ de B dans C_b(G) est continue lorsque B est muni de la topologie faible et C_b(G) de l… 03CT
  • Lemme 7 Soit ψ ∈ L¹(G) telle que ψ geqslant 0 et ∫ψ = 1. Notons p la semi-norme sur C_b(G) définie par p(φ ) =|⟨ φ , ψ ⟩ | pour tout φ ∈ C_b(G). Pour tout φ ∈ Pos₁(G), on a 03CU
  • Lemme 8 Soit K un corps topologique et soient E et F des espaces vectoriels topologiques sur K. Soient f une application de E dans F et X une partie de E. Soit x∈ X. L’application f|X est… 03CV
  • Théorème 4 (Gelfand–Raikov) Pour tout xnot =e dans G, il existe une représentation unitaire irréductible π de G telle que π (x) n’est pas l’endomorphisme identique de l’espace de π. 03CW
  • Corollaire Pour tous éléments gnot =h dans G, il existe une représentation irréductible π ∈ widehatG et un coefficient matriciel f de π tel que f(g)not =f(h). En particulier, la sous-algèbre… 03CX
  • Lemme 9 La transformation de Fourier est une application continue de M¹(G) muni de la topologie faible dans C_b(widehatG) muni de la topologie induite par la topologie faible σ (L^∞(wideha… 03CY
  • Théorème 5 (Bochner) Une fonction continue φ sur widehatG appartient à Pos(widehatG) si et seulement s’il existe une mesure positive bornée ν sur G telle que φ =F(ν ). 03CZ

§ 4. Représentations des groupes compacts

  • Proposition 1 Soit varrho une représentation linéaire de dimension finie de G dans un espace vectoriel topologique séparé E. Il existe un produit scalaire q sur E tel que varrho soit une représe… 03DN
  • Remarque On verra plus loin (cor. 4 de V, p. 466) que toute représentation unitaire de G est semi-simple. 03DO
  • Corollaire Soient varrho₁ et varrho₂ des représentations de dimension finie de G. Les représentations varrho₁ et varrho₂ sont isomorphes si et seulement si leurs caractères sont égaux. 03DP
  • Lemme 1 Toute représentation unitaire irréductible de G est de carré intégrable. 03DQ
  • Proposition 2 Soit π une représentation unitaire irréductible de G dans un espace hilbertien E. La dimension de E est finie et égale au degré formel de π. 03DR
  • Corollaire 1 Soit π une représentation unitaire irréductible de G dans un espace hilbertien E. Le caractère de π est un élément hermitien de l’algèbre involutive L¹(G). 03DS
  • Corollaire 2 a) Soit π une représentation unitaire irréductible de G dans un espace hilbertien E. On a 03DT
  • Corollaire 3 Soient π₁ et π₂ des représentations irréductibles de G. Dans l’espace hilbertien L²(G), on a ⟨ χ_π₁|χ_π₂⟩ = 1 si π₁ et π₂ sont isomorphes et ⟨ χ_π₁|χ_π₂⟩ = 0 sinon. Autrement dit… 03DU
  • Corollaire 4 a) Soit varrho une représentation continue de dimension finie de G. On a 03DV
  • Corollaire 5 Soient π₁ et π₂ des représentations unitaires irréductibles de G. On a π₁(overlineχ_π₂) = 0 si π₁ n’est pas isomorphe à π₂, et π₁(overlineχ_π₁) est la multiplication par 1/ dim(π₁)… 03DW
  • Remarque Lorsque G est fini, la relation d’orthogonalité de Schur (resp. la formule d’orthogonalité des caractères) coïncide avec celle de A, VIII, p. 399 (resp. celle de A, VIII, p. 400, p… 03DX
  • Proposition 3 Supposons que G = G₁× G₂ où G₁ et G₂ sont des groupes compacts. L’application b de widehatG₁× widehatG₂ dans widehatG qui à (π₁, π₂) associe la classe de π₁boxtimes π₂ est une bije… 03DY
  • Proposition 4 L’espace Θ(G) est dense dans C(G) et dans L²(G). 03DZ
  • Proposition 5 Soit π ∈ widehatG. L’espace varrho _G(π ) est une sous-représentation de varrho _G qui est isomorphe à overlineπboxtimes π. En particulier, c’est une représentation irréductible de… 03E0
  • Théorème 1 (Peter–Weyl) Soit G un groupe topologique compact. La représentation birégulière varrho _G de G est la somme hilbertienne des sous-représentations varrho _G(π ) pour π ∈ widehatG. 03E1
  • Corollaire 1 Pour tout π ∈ widehatG, la sous-représentation varrho _G(π ) est la composante (overlineπboxtimes π )-isotypique de varrho _G. 03E2
  • Corollaire 2 Soient π₁ et π₂ des représentations irréductibles non isomorphes de G. La composante (overlineπ₁boxtimes π₂)-isotypique de varrho _G est nulle. 03E3
  • Corollaire 3 La représentation régulière droite (resp. gauche) de G est isomorphe à la somme hilbertienne 03E4
  • Corollaire 4 Soit π ∈ widehatG. La composante π-isotypique de δ _G (resp. la composante overlineπ-isotypique de γ _G) est égale à varrho _G(π ). 03E5
  • Remarque 1 Si G est fini, ces énoncés correspondent aux résultats de A, VIII, p. 398, remarque. 03E6
  • Remarque 2 Supposons que G est commutatif. L’ensemble widehatG s’identifie au groupe dual de G (V, p. 393, remarque). Pour tout χ ∈ widehatG, l’espace de varrho _G(χ ) est le sous-espace de d… 03E7
  • Remarque 3 S’il existe un entier ngeqslant 0 tel que G est un sous-groupe compact de GL(Cⁿ), la représentation identique de G dans GL(Cⁿ) suffit à séparer les points de G, et on peut donc alo… 03E8
  • Remarque 4 Le théorème de Peter–Weyl implique en particulier que l’homomorphisme continu naturel de G dans ∏_π∈widehatGU(E_π) est injectif. 03E9
  • Proposition 6 Les sous-espaces suivants de L²(G) sont égaux : 03EA
  • Corollaire Soit E⊂ L²(G) un sous-espace vectoriel de dimension finie définissant une sous-représentation de γ _G(resp. de δ _G, de varrho _G). Alors E est contenu dans C(G). 03EB
  • Proposition 7 Soit varrho une représentation continue de G dans un espace localement convexe séparé et quasi-complet E. La somme des sous-représentations de dimension finie de E est dense dans E… 03EC
  • Corollaire 1 Soit π une représentation continue irréductible de G dans un espace localement convexe séparé quasi-complet E. L’espace E est de dimension finie. 03ED
  • Corollaire 2 Soit varrho une représentation continue de G dans un espace localement convexe séparé quasi-complet E et soit π une représentation continue irréductible de G. 03EE
  • Corollaire 3 Soit varrho une représentation continue de G dans un espace localement convexe séparé quasi-complet E. L’endomorphisme 03EF
  • Corollaire 4 Soit varrho une représentation unitaire de G dans un espace hilbertien E. L’espace E est la somme hilbertienne des composantes π-isotypiques M_π(varrho ) pour π ∈ widehatG. En part… 03EG
  • Proposition 8 On a 03EH
  • Lemme 2 Le graphe de la relation d’équivalence « x∈ G et y∈ G et x est conjugué à y » dans G est fermé. 03EI
  • Lemme 3 Soit π une représentation unitaire irréductible de G. L’espace vectoriel L²(G^sharp)∩ varrho _G(π ) est de dimension un et engendré par le caractère de π. 03EJ
  • Proposition 9 La famille (χ_π)_π∈widehatG des caractères des représentations unitaires irréductibles de G est une base orthonormale de L²(G^sharp). 03EK
  • Corollaire 1 L’espace vectoriel Θ (G^sharp) est dense dans C(G^sharp) et dans L²(G^sharp). 03EL
  • Corollaire 2 a) La famille des caractères des représentations irréductibles de G est une base de Θ (G^sharp); 03EM
  • Corollaire 3 Soit H un groupe topologique localement compact tel que G est un sous-groupe compact de H. Soit varrho une représentation unitaire de H dans un espace hilbertien E. Si la composant… 03EN
  • Définition 1 Pour toute mesure ν ∈ M¹(G), l’élément (π (ν ))_π∈widehatG de F_b(widehatG) est noté F_G(ν ). L’application de M¹(G) dans F_b(widehatG) ainsi définie est appelée la cotransformatio… 03EO
  • Lemme 4 Soit π une représentation irréductible de G. L’application f↦ π (f) définit par passage aux sous-espaces un isomorphisme isométrique de varrho _G(overlineπ) dans End(E_π). 03EP
  • Théorème 2 La cotransformation de Fourier de G induit par passage aux sous-espaces un isomorphisme isométrique de L²(G) sur F²(widehatG). Son inverse F_G associe à un élément (u_π)_π∈widehatG… 03EQ
  • Définition 2 L’isomorphisme isométrique F_G de F²(widehatG) sur L²(G) inverse de l’isomorphisme induit par la cotransformation de Fourier est appelé la transformation de Fourier de G. L’image d… 03ER
  • Remarque 1 La transformée de Fourier de (u_π)_π∈widehatG∈ F²(widehatG) est donc la classe dans L²(G) de la série 03ES
  • Remarque 2 Soit f∈ L²(G). On a alors la formule de Plancherel 03ET
  • Proposition 10 La cotransformation de Fourier est un morphisme injectif d’algèbres de Banach involutives de M¹(G) dans F_b(widehatG) qui envoie L¹(G) dans F₀(widehatG). 03EU
  • Proposition 11 a) Soit u= (u_π)_π∈widehatG un élément de F(widehatG). Si la famille (F_π(u_π))_π∈widehatG est uniformément sommable dans C(G), alors sa somme f est une fonction continue sur G don… 03EV
  • Définition 3 Soit varrho une représentation unitaire de dimension finie de G dans un espace hilbertien E. Soit k un entier positif. On appelle moment absolu d’ordre 2k de varrho, et on note M₂ₖ… 03EW
  • Théorème 3 (Alternative de Larsen) Supposons que G est infini. Soit π une représentation unitaire fidèle de G dans un espace hilbertien E de dimension finie geqslant 2. 03EX
  • Lemme 5 Soit π une représentation unitaire de G dans un espace hilbertien E de dimension finie. Soient (varrhoᵢ)_i∈ I une famille de représentations unitaires non nulles de G et (nᵢ)_i∈ I… 03EY
  • Lemme 6 Soit q une forme bilinéaire séparante sur un espace vectoriel complexe E de dimension finie geqslant 3. 03EZ
  • Lemme 7 Soit H₂ un groupe de Lie réel et soit H₁ un sous-groupe fermé de H₂. L’algèbre de Lie complexifiée de H₁ s’identifie à une sous-représentation de la représentation adjointe de H₁ s… 03F0
  • Lemme 8 Soit E un espace hilbertien complexe de dimension finie n. 03F1
  • Remarque 1 La condition « G est infini » est nécessaire dans le théorème 3 (exercice 9 de V, p. 507). 03F2
  • Remarque 2 Soit n∈ N. Pour toute représentation unitaire varrho d’un groupe compact dans un espace hilbertien de dimension n, on a M₄(varrho )leqslant n²; l’égalité est possible (exercice 15… 03F3
  • Remarque 3 On peut démontrer (cf. R. Guralnick et P.H. Tiep, Decomposition of small tensor powers and Larsen’s conjecture, Representation Theory 9 (2005), 138–208) que la condition que G est… 03F4