Bourbaki

Livre LIE · Français

Index des énoncés

Les 1426 énoncés de Groupes et algèbres de Lie, par chapitre et paragraphe. Choisissez un type, filtrez par un mot, ou mettez les plus cités en tête.

I. Algèbres de Lie

§ 1. Définition des algèbres de Lie

  • Définition 1 Une algèbre g sur K est appelée une algèbre de Lie sur K si sa multiplication (notée (x, y) ↦ [x, y]) vérifie les identités : (1) [x, x] = 0 (2) [x, [y, z]] + [y, [z, x]] + [z, [x… 09TJ
  • Exemple 1 Soit L une algèbre associative sur K. Le crochet [x, y] = xy - yx est une fonction bilinéaire de x et y. On véri fie facilement que la loi de composition (x, y) ↦ [x, y] dans le K-… ↩ 3 09TK
  • Exemple 2 Dans l’exemple 1, choisissons pour L l’algèbre associative des endomorphismes d’un K-module E. On obtient l’algèbre de Lie des endomorphismes de E, notée gl(E). (Si E = Kⁿ, on note… ↩ 1 09TL
  • Définition 2 Soient g une algèbre de Lie, x un élément de g. L’application linéaire y ↦ [x, y] de g dans g s’appelle l’application linéaire adjointe de x et se désigne par ad_g x ou par ad x. 09TN
  • Proposition 1 Soit g une algèbre de Lie. Pour tout x ∈ g, ad x est une dérivation de g. L’application x ↦ ad x est un homomorphisme de l’algèbre de Lie g dans l’algèbre de Lie 𝔇 des dérivations… 09TO
  • Définition 3 Deux éléments x, y d’une algèbre de Lie sont dits permutables lorsque [x, y] = 0. On dit que g est commutative si deux quelconques de ses éléments sont permutables. 09TP
  • Exemple 1 Soient L une algèbre associative, g l’algèbre de Lie qu’elle définit (n° 2, Exemple 1). Deux éléments x, y sont permutables dans g si et seulement si xy = yx dans L. 09TQ
  • Exemple 2 Si un groupe de Lie réel G est commutatif, son algèbre de Lie est commutative. \ 09TR
  • Exemple Soient G un groupe de Lie, g son algèbre de Lie, H un sous-groupe de Lie de G. Tout champ de vecteurs invariant à gauche sur H définit canoniquement un champ de vecteurs invariant… 09TS
  • Définition 4 Un sous-module de g stable pour toute dérivation de g est appelé un idéal caractéristique de g. 09TT
  • Proposition 2 Soient g une algèbre de Lie, a un idéal (resp. un idéal caractéristique) de g, et b un idéal caractéristique de a. Alors, b est un idéal (resp. un idéal caractéristique) de g. En e… ↩ 1 09TU
  • Proposition 3 Si a et b sont des idéaux (resp. des idéaux caractéristiques) de g, [a, b] est un idéal (resp. un idéal caractéristique) de g. En effet, soit D une dérivation intérieure (resp. une… 09TV
  • Proposition 4 Soient g et h deux algèbres de Lie sur K, et f un homomorphisme de g sur h. On a f(Oᵖ g) = Oᵖ h, f(Cᵖ g) = Cᵖ h. Si a et b sont des sous-modules de g, on a aussitôt f([a, b]) = [f(… ↩ 4 09TW
  • Corollaire Soient g une algèbre de Lie, a un idéal de g. Pour que l’algèbre de Lie g/a soit commutative, il faut et il suffit que a ⊃ Og. 09TX
  • Proposition 5 Soient g une algèbre de Lie, a un idéal (resp. un idéal caractéristique) de g. Le commutant a' de a dans g est un idéal (resp. un idéal caractéristique) de g. 09TY
  • Définition 5 Soient a et b deux algèbres de Lie sur K. On appelle extension de b par a une suite : 09TZ
  • Proposition 6 Soient: ↩ 1 09U0
  • Définition 6 Soient: ↩ 1 09U1
  • Proposition 7 Soient a et b deux algèbres de Lie sur K, 09U2
  • Exemple 1 Soient g une algèbre de Lie sur K, D une dérivation de g. Soit 𝔥 l’algèbre de Lie commutative K. L’application λ ↦ λ D (λ ∈ K) est un homomorphisme de 𝔥 dans l’algèbre de Lie des d… ↩ 2 09U3
  • Exemple 2 Soient g une algèbre de Lie sur K, M un K-module, ρ un homomorphisme de g dans gl(M). Si on considère M comme une algèbre de Lie commutative, l’algèbre de Lie des dérivations de M… ↩ 2 09U4

§ 2. Algèbre enveloppante d’une algèbre de Lie

  • Définition 1 Soient g une algèbre de Lie sur K, T l’algèbre tensorielle du K-module g, et J l’idéal bilatère de T engendré par les tenseurs x ⊗ y - y ⊗ x - [x, y] où x ∈ g, y ∈ g. L’algèbre ass… ↩ 1 09UW
  • Proposition 1 Soit σ une α-application de g dans une algèbre associative L à élément unité. Il existe un homomorphisme τ et un seul de U dans L, transformant 1 en 1, tel que σ = τ ∘ σ₀, σ₀ désig… ↩ 6 09UX
  • Proposition 2 L’homomorphisme φ est un isomorphisme d’algèbres. ↩ 1 09UY
  • Proposition 3 Soient 𝔥 un idéal de g, p l’homomorphisme canonique de g sur g/𝔥, et W l’algèbre enveloppante de g/𝔥. L’homomorphisme : tildep : U → W défini canoniquement par p est surjectif et s… 09UZ
  • Proposition 4 L’homomorphisme φ est un isomorphisme de V sur U^0. 09V0
  • Proposition 5 L’application φ de T sur G est un homomorphisme d’algèbres transformant 1 en 1, et s’annule sur l’idéal bilatère engendré par les tenseurs x ⊗ y - y ⊗ x (x ∈ g, y ∈ g). 09V1
  • Proposition 6 Si K est noethérien et si g est un module de type fini, l’anneau U est noethérien à droite et à gauche. ↩ 1 09V2
  • Corollaire On suppose que K est un corps, et que g est de dimension finie sur K. Soient I1, ..., Im des idéaux à droite (resp. à gauche) de codimension finie de U. Alors l’idéal produit I1I2… ↩ 1 09V3
  • Remarque Soient g’ une autre algèbre de Lie sur l’anneau K, U’ son algèbre enveloppante, U'n l’ensemble des éléments de U’ de filtration ≤ n, U^n (resp. U'^n) l’ensemble des images canoniqu… 09V4
  • Théorème 1 Soient g une K-algèbre de Lie, U son algèbre enveloppante, G l’algèbre graduée associée à l’algèbre filtrée U, et S l’algèbre symétrique du K-module g. Si g est un K-module libre… ↩ 6 09V5
  • Lemme 1 Pour tout entier p ≥ 0, il existe un homomorphisme unique fp du K-module g ⊗K Pp dans le K-module P vérifiant les conditions suivantes : ↩ 1 09V6
  • Lemme 2 Il existe une α-application σ de g dans L_K(P) telle que : ↩ 1 09V7
  • Lemme 3 Soit t un tenseur de Tₙ ∩ J. La composante homogène tₙ d’ordre n de t est dans le noyau I de l’homomorphisme canonique T → S. 09V8
  • Corollaire 1 Supposons que g soit un K-module libre. Soit W un sous-K-module de T^n. Si, avec les notations du diagramme (3), la restriction de τn à W est un isomorphisme de W sur S^n, alors la… ↩ 3 09V9
  • Corollaire 2 Si g est un K-module libre, l’application canonique de g dans son algèbre enveloppante est injective. 09VA
  • Corollaire 3 Si g admet une base totalement ordonnée (xλ){λ ∈ Λ}, les éléments x{λ1} x{λ2} ... x{λn} de l’algèbre enveloppante U, où (λ1, ..., λn) est une suite finie croissante quelconque d’él… ↩ 4 09VB
  • Corollaire 4 Soit S'^n ⊂ T^n l’ensemble des tenseurs symétriques homogènes d’ordre n. Supposons que K soit un corps de caractéristique 0. Alors, l’application composée des applications canoniqu… ↩ 2 09VC
  • Corollaire 5 Soient 𝔥 une sous-algèbre de l’algèbre de Lie g et U' son algèbre enveloppante. Supposons que les K-modules 𝔥 et g/𝔥 soient libres (par exemple que K soit un corps). Soit (x_α)_α ∈… ↩ 1 09VD
  • Corollaire 6 Supposons que le K-module g soit somme directe de sous-algèbres g₁, g₂, ..., gₙ, et que chaque gᵢ soit un K-module libre. Soit Uᵢ l’algèbre enveloppante de gᵢ (1 ≤ i ≤ n). Soit φ l… ↩ 2 09VE
  • Corollaire 7 Si K est intègre, et si g est un K-module libre, l’algèbre U est sans diviseur de zéro. ↩ 2 09VF
  • Lemme 4 Soient V un K-module, T l’algèbre tensorielle de V. Soit u un endomorphisme de V. Il existe une dérivation de T et une seule qui prolonge u. Cette dérivation permuté aux opérateurs… ↩ 1 09VG
  • Proposition 7 Soient g une algèbre de Lie, U son algèbre enveloppante, σ l’application canonique de g dans U, et D une dérivation de g. ↩ 1 09VH

§ 3. Représentations

  • Définition 1 Soient g une algèbre de Lie sur K, et M un K-module. Un homomorphisme de g dans l’algèbre de Lie gl(M) s’appelle une représentation de g dans le module M. Une représentation inject… ↩ 1 09VS
  • Exemple Soient G un groupe de Lie réel, g son algèbre de Lie, θ une représentation analytique de G dans un espace vectoriel réel E de dimension finie. Alors l’homomorphisme correspondant d… 09VT
  • Définition 2 Soient g une algèbre de Lie sur K, et U son algèbre enveloppante. Un module unitaire à gauche sur U est appelé un g-module à gauche, ou simplement un g-module. 09VU
  • Proposition 1 Soient g une algèbre de Lie sur K, et a un idéal de g. Soient M un g-module, et N un a-module simple. Considérons M comme un a-module et supposons que l’ensemble des sous-a-modules… ↩ 1 09VV
  • Corollaire Soient g une algèbre de Lie sur K, et α un idéal de g. Soit M un g-module simple, de longueur finie en tant que K-module. Il existe un α-module simple N tel que M soit un α-module… ↩ 1 09VW
  • Proposition 2 Soient g une algèbre de Lie sur K, et Mᵢ un g-module (1 ≤ i ≤ n). Dans le produit tensoriel M₁ ⊗_K M₂ ⊗ ⋯ ⊗_K Mₙ il existe une structure de g-module et une seule telle que ↩ 1 09VX
  • Proposition 3 Soient g une algèbre de Lie sur K, et Mᵢ un g-module (1 ≤ i ≤ n+1). Soit N le K-module L_K(M₁, …, Mₙ ; Mₙ₊₁) des applications multilinéaires de ∏ᵢ₌₁ⁿ Mᵢ dans Mₙ₊₁. Il existe une st… ↩ 1 09VY
  • Proposition 4 Soient M₁, M₂ deux g-modules. Les applications K-linéaires canoniques (Alg., chap. II, 3e éd., § 4, no 2, prop. 2 et no 1, prop. 1) : M₁^* ⊗_K M₂ xrightarrowφ L_K(M₁, M₂), L_K(M₁… ↩ 6 09VZ
  • Exemple 1 Soient g une algèbre de Lie sur K, M un g-module. La structure de g-module de M et la structure de g-module trivial de K définissent une structure de g-module sur le K-module N = L… ↩ 1 09W0
  • Exemple 2 Conservons les notations de l’exemple 1. La structure de g-module de M définit dans le K-module P = L_K(M, M) des endomorphismes de M une structure de g-module. D’après (6), on a… 09W1
  • Définition 3 Soient g une algèbre de Lie, M un g-module. Un élément m ∈ M est dit invariant (pour la structure de g-module de M, ou pour la représentation correspondante de g) si x_M · m = 0 po… ↩ 1 09W2
  • Exemple 1 Soient M, N deux g-modules, et P = L_K(M, N). Pour qu’un élément f de P soit invariant, il faut et il suffit, d’après (6), que f soit un homomorphisme du g-module M dans le g-modul… ↩ 2 09W3
  • Exemple 2 Soit M un K-module admettant une base finie. Si M est muni d’une structure de g-module, L(M, M) et M^* ⊗ M sont munis de structures de g-modules, et l’application canonique de M^*… ↩ 1 09W4
  • Exemple 3 Soit M un g-module. Soit β une forme bilinéaire sur M, et soit f l’élément correspondant de L(M, M^*). Pour que β soit invariante, il faut et il suffit que f soit un homomorphisme… ↩ 1 09W5
  • Proposition 5 Soient g une K-algèbre de Lie, h un idéal de g, ρ une représentation de g dans M, et ρ' la restriction de ρ à h. Alors l’ensemble N des éléments de M invariants pour ρ' est stable… ↩ 3 09W6
  • Proposition 6 Soit M un g-module semi-simple. Alors le sous-module M₀ des éléments invariants de M admet un et un seul supplémentaire stable pour les x_M, à savoir le sous-module M₁ engendré par… ↩ 5 09W7
  • Proposition 7 Soient g une algèbre de Lie, β une forme bilinéaire symétrique invariante sur g, et a un idéal de g. ↩ 2 09W8
  • Définition 4 Soient g une K-algèbre de Lie, M un g-module. Supposons que M, considéré comme K-module, admette une base finie. On appelle forme bilinéaire associée au g-module M (ou à la représe… 09W9
  • Proposition 8 Soient g une algèbre de Lie, M un g-module. Supposons que M, considéré comme K-module, admette une base finie. La forme bilinéaire associée à M est invariante. 09WA
  • Proposition 9 Supposons que K soit un corps et que l’algèbre de Lie g soit de dimension finie sur K. Soient a un idéal de g, β la forme de Killing de g, et β' celle de a. Alors, β' est la restri… ↩ 1 09WB
  • Proposition 10 Supposons que K soit un corps, et que l’algèbre de Lie g soit de dimension finie sur K. La forme de Killing β de g est complètement invariante. ↩ 1 09WC
  • Proposition 11 Soient g une algèbre de Lie sur un corps K, U son algèbre enveloppante, h un idéal de dimension finie de g, et β une forme bilinéaire invariante sur g, dont la restriction à h soit… ↩ 1 09WD
  • Proposition 12 Soient g une algèbre de Lie sur un corps K, 𝔥 un idéal de dimension finie n de g, et M un g-module de dimension finie sur K. Soit c l’élément de Casimir (supposé exister) associé à… ↩ 3 09WE
  • Proposition 13 Soient K un corps, K₁ une extension de K, g une K-algèbre de Lie, M, N deux g-modules de dimension finie sur K. Si M{(K₁)} et N{(K₁)} sont des g{(K₁)}-modules isomorphes, M et N so… ↩ 1 09WF

§ 4. Algèbres de Lie nilpotentes

  • Définition 1 Une algèbre de Lie g est dite nilpotente s’il existe une suite finie décroissante d’idéaux (gᵢ)_0 ≤ i ≤ p de g, avec g₀ = g, gₚ = 0, telle que [g, gᵢ] ⊂ gᵢ₊₁ pour 0 ≤ i < p. ↩ 3 09WS
  • Proposition 1 Soit g une algèbre de Lie. Les conditions suivantes sont équivalentes : a) g est nilpotente ; b) Cᵏ g = 0 pour k assez grand ; c) Cₖ g = g pour k assez grand ; d) il existe un enti… ↩ 5 09WT
  • Corollaire 1 Le centre d’une algèbre de Lie nilpotente non nulle est non nul. 09WU
  • Corollaire 2 La forme de Killing d’une algèbre de Lie nilpotente est nulle. 09WV
  • Proposition 2 Une sous-algèbre, une algèbre quotient, une extension centrale d’une algèbre de Lie nilpotente sont nilpotentes. Un produit fini d’algèbres de Lie nilpotentes est une algèbre de Li… ↩ 1 09WW
  • Proposition 3 Soient g une algèbre de Lie nilpotente, h une sous-algèbre de g distincte de g. Le normalisateur de h dans g est distinct de h. ↩ 3 09WX
  • Lemme 1 Soit V un espace vectoriel sur K. Si x est un endomorphisme nilpotent de V, l’application y ↦ [x, y] de L(V) dans L(V) est nilpotente. ↩ 2 09WY
  • Théorème 1 (Ergel) Soient V un espace vectoriel sur K, et g une sous-algèbre de dimension finie de gl(V), dont les éléments sont des endomorphismes nilpotents de V. Si V ≠ 0, il existe un u ≠ 0 dans… ↩ 5 09WZ
  • Corollaire 1 Pour qu’une algèbre de Lie g soit nilpotente, il faut et il suffit que, pour tout x ∈ g, ad x soit nilpotent. ↩ 2 09X0
  • Corollaire 2 Soient g une algèbre de Lie, h un idéal de g. On suppose que g/h est nilpotente et que, pour tout x \in g, la restriction à h de ad x est nilpotente. Alors g est nilpotente. 09X1
  • Corollaire 3 Soient V un espace vectoriel, et g une sous-algèbre de dimension finie de gl(V) dont les éléments sont des endomorphismes nilpotents de V. Alors, g est une algèbre de Lie nilpotent… ↩ 1 09X2
  • Exemple L’algèbre n(n, K) (§ 1, no 2, ex. 2, 3°) est nilpotente. 09X3
  • Lemme 2 Soient g une algèbre de Lie, a un idéal de g, M un g-module simple. Si, pour tout x \in a, xM est nilpotent, alors xM = 0 pour tout x \in a. ↩ 3 09X4
  • Lemme 3 Soient g une algèbre de Lie, a un idéal de g, M un g-module de dimension finie sur K et (Mi){0 \leq i \leq n} une suite de Jordan-Hölder du g-module M. Les conditions suivantes son… ↩ 2 09X5
  • Proposition 4 Soient 𝔤 une algèbre de Lie, M un 𝔤-module de dimension finie sur K, A l’algèbre associative engendrée par 1 et l’ensemble des x_M (x ∈ 𝔤). ↩ 5 09X6
  • Définition 2 L’idéal n de la prop. 4 s’appelle le plus grand idéal de nilpotence pour le g-module M, ou le plus grand idéal de nilpotence de la représentation correspondante. ↩ 1 09X7
  • Proposition 5 Soient V un espace vectoriel de dimension finie n sur K, et g une sous-algèbre de Lie de gl(V) dont les éléments sont des endomorphismes nilpotents de V. Alors, il existe une suite… 09X8
  • Proposition 6 Soient g une algèbre de Lie, E la sous-algèbre associative de L(g) engendrée par 1 et les ad_g x (x ∈ g). Soit R le radical de E. a) L’ensemble n des y ∈ g tels que ad_g y ∈ R est… ↩ 1 09X9

§ 5. Algèbres de Lie résolubles

  • Définition 1 Une algèbre de Lie g est dite résoluble si sa k-ième algèbre dérivée Dᵏ g est nulle pour k assez grand. 09Y1
  • Proposition 1 Une sous-algèbre, une algèbre quotient d’une algèbre de Lie résoluble sont résolubles. Toute extension d’une algèbre résoluble par une algèbre résoluble est résoluble. Tout produit… ↩ 3 09Y2
  • Proposition 2 Soit g une algèbre de Lie. Les conditions suivantes sont équivalentes : ↩ 2 09Y3
  • Définition 2 On appelle radical d’une algèbre de Lie son plus grand idéal résoluble. ↩ 1 09Y4
  • Proposition 3 Le radical r d’une algèbre de Lie g est le plus petit idéal de g tel que g/r ait pour radical 0. ↩ 2 09Y5
  • Proposition 4 Soient g₁, …, gₙ des algèbres de Lie. Le radical r du produit des gᵢ est le produit des radicaux rᵢ des gᵢ. ↩ 1 09Y6
  • Définition 3 Soit g une algèbre de Lie. On appelle radical nilpotent de g l’intersection des noyaux des représentations simples de dimension finie de g. 09Y7
  • Remarque 1 Soit s le radical nilpotent de g. Comme tout suite décroissante de sous-espaces vectoriels de g est stationnaire, il existe un nombre fini de représentations simples de dimension f… 09Y8
  • Remarque 2 Compte tenu de la prop. 4 c) du § 4, n° 3, s est aussi l’intersection des plus grands idéaux de nilpotence des représentations de dimension finie de g. En particulier, s est conten… ↩ 2 09YD
  • Remarque 3 Toute forme linéaire λ sur g qui est nulle sur Og est une représentation simple (d’espace K) de g, d’où λ(s) = 0. Il en résulte que s ⊂ Og. Par ailleurs, s est contenu dans le radi… 0E7R
  • Lemme 1 Soient V un espace vectoriel de dimension finie sur K, g une sous-algèbre de gl(V) telle que V soit un g-module simple, a un idéal commutatif de g. On a alors a ∩ Og = 0. ↩ 1 09Y9
  • Théorème 1 Soient g une algèbre de Lie, r son radical, et s son radical nilpotent. On a alors s = Og ∩ r. ↩ 10 09YA
  • Corollaire 1 Soit g une algèbre de Lie résoluble. Le radical nilpotent de g est Og. Si ρ est une représentation simple de dimension finie de g, ρ(g) est commutative, et l’algèbre associative L… ↩ 2 09YB
  • Corollaire 2 (théorème de Lie) Soit g une algèbre de Lie résoluble ; supposons K algébriquement clos. Soit M un g-module de dimension finie sur K, et soit (Mᵢ)_0 ≤ i ≤ r une suite de Jordan-Hölder de M. Alors, M… ↩ 2 09YC
  • Remarque 4 Si on remplace (Mᵢ)_0 ≤ i ≤ r par une autre suite de Jordan-Hölder de M, la suite (λ₁, …, λᵣ) est remplacée par une suite de la forme (λ_π(1), …, λ_π(r)), où π est une permutation… 0E7S
  • Remarque 5 Soit (e₁, …, eᵣ) une base de M telle que eᵢ ∈ Mᵢ₋₁,\ eᵢ ∉ Mᵢ (1 ≤ i ≤ r). Si x ∈ g, l’endomorphisme de M qui correspond à x est représenté par rapport à cette base par une matrice… 0E7T
  • Corollaire 3 Supposons K algébriquement clos. Si g est une algèbre de Lie résoluble de dimension r, tout idéal de g est un terme d’une suite décroissante d’idéaux de dimensions r, r-1, …, 0. 09YE
  • Corollaire 4 Supposons que K = R. Soit g une algèbre de Lie résoluble. Toute représentation simple de g est de dimension ≤ 2. Tout idéal de g est un terme d’une suite décroissante (gᵢ)_0 ≤ i ≤… 09YF
  • Corollaire 5 Pour qu’une algèbre de Lie g soit résoluble, il faut et suffit que Og soit nilpotente. ↩ 2 09YG
  • Corollaire 6 Soit ρ une représentation de dimension finie d’une algèbre de Lie g. Soit r le radical de g. Tout élément x ∈ r tel que ρ(x) soit nilpotent appartient au plus grand idéal de nilpot… ↩ 3 09YH
  • Corollaire 7 Soient g une algèbre de Lie, r son radical. Les quatre ensembles suivants sont identiques : a) le plus grand idéal nilpotent de g ; b) le plus grand idéal nilpotent de r ; c) l’ens… 09YI
  • Lemme 2 Soient x un endomorphisme d’un espace vectoriel V de dimension finie, et s (resp. n) sa composante semi-simple (resp. nilpotente) (cf. Alg., chap. VIII, § 9, no 4, déf. 4). Soient… ↩ 2 09YJ
  • Lemme 3 Soient M un espace vectoriel de dimension finie, A et B deux sous-espaces vectoriels de gl(M) tels que B ⊂ A et T l’ensemble des t ∈ gl(M) tels que [t, A] ⊂ B. Si z ∈ T est tel que… ↩ 2 09YK
  • Théorème 2 (critère de Cartan) Soient g une algèbre de Lie, M un espace vectoriel de dimension finie, ρ une représentation de g dans M, et β la forme bilinéaire sur g associée à ρ. Alors, ρ(g) est résoluble si e… ↩ 1 09YL
  • Proposition 5 Soient g une algèbre de Lie, r son radical. a) Si ρ est une représentation de dimension finie de g, et si β est la forme bilinéaire associée, r et Og sont orthogonaux pour β. b) r… ↩ 4 09YM
  • Corollaire 1 Soit g une algèbre de Lie. Alors, g est résoluble si et seulement si Og est orthogonal à g pour la forme de Killing. C’est une conséquence immédiate de la prop. 5 b). 09YN
  • Corollaire 2 Le radical r d’une algèbre de Lie g est un idéal caractéristique. En effet, Og est un idéal caractéristique, et la forme de Killing est complètement invariante (§ 3, no 6, prop. 10… ↩ 2 09YO
  • Corollaire 3 Soient g une algèbre de Lie, r son radical, a un idéal de g. Alors, le radical de a est égal à r ∩ a. En effet, r ∩ a est un idéal résoluble de a, donc est contenu dans le radical… ↩ 3 09YP
  • Proposition 6 Soient g une algèbre de Lie, r son radical, n son plus grand idéal nilpotent. Toute dérivation de g applique r dans n. 09YQ
  • Corollaire Le plus grand idéal nilpotent d’une algèbre de Lie est un idéal caractéristique. 09YR
  • Remarque Pour résumer certains des résultats antérieurs, notons que, si on désigne respectivement par r, n, s, f, le radical de g, le plus grand idéal nilpotent de g, le radical nilpotent d… 09YS

§ 6. Algèbres de Lie semi-simples

  • Définition 1 Soit g une algèbre de Lie. On dit que g est semi-simple si le seul idéal commutatif de g est {0}. ↩ 1 09ZA
  • Remarque 1 L’algèbre {0} est semi-simple. Une algèbre de dimension 1 ou 2 est non semi-simple (cf. § 5, no 1, exemple 1). Il existe des algèbres semi-simples de dimension 3 (cf. n° 7). 09ZB
  • Remarque 2 Une algèbre semi-simple a un centre nul, donc sa représentation adjointe est fidèle. 0E7U
  • Remarque 3 Si g₁, ..., gₙ sont semi-simples, g = g₁ × ... × gₙ est semi-simple ; car, si a est un idéal commutatif de g, les projections de a sur g₁, ..., gₙ sont réduites à {0}. 0E7V
  • Théorème 1 Soit g une algèbre de Lie. Les conditions suivantes sont équivalentes : ↩ 5 09ZC
  • Corollaire Soient g une algèbre de Lie semi-simple, ρ une représentation de g dans un espace V de dimension finie. Alors, ρ(g) ⊂ sl(V). 09ZD
  • Proposition 1 Soient g une algèbre de Lie semi-simple, ρ une représentation fidèle de dimension finie de g. Alors la forme bilinéaire sur g associée à ρ est non dégénérée. ↩ 9 09ZE
  • Corollaire 1 Soient g une algèbre de Lie, β sa forme de Killing, a une sous-algèbre semi-simple de g. L’orthogonal h de a par rapport à β est un sous-espace supplémentaire de a dans g, et on a… ↩ 4 09ZF
  • Corollaire 2 Toute extension d’une algèbre de Lie semi-simple par une algèbre de Lie semi-simple est semi-simple et triviale. ↩ 1 09ZG
  • Corollaire 3 Si g est semi-simple, toute dérivation de g est intérieure. ↩ 1 09ZH
  • Lemme 1 Soit g une algèbre de Lie semi-simple. La représentation adjointe de g est semi-simple. Tout idéal et toute algèbre quotient de g est semi-simple. ↩ 2 09ZI
  • Lemme 2 Soit g une algèbre de Lie. Alors les deux conditions suivantes sont équivalentes : ↩ 2 09ZJ
  • Lemme 3 Soient g une algèbre de Lie semi-simple, ρ une représentation linéaire de g dans un espace vectoriel V de dimension finie et W un sous-espace de V de codimension 1 tel que ρ(x)(V)… ↩ 2 09ZK
  • Théorème 2 (H. Weyl) Toute représentation linéaire de dimension finie d’une algèbre de Lie semi-simple est complètement réductible. ↩ 5 09ZL
  • Définition 2 Une algèbre de Lie g est dite simple si les seuls idéaux de g sont 0 et g et si en outre g est non commutative. ↩ 1 09ZM
  • Proposition 2 Pour qu’une algèbre de Lie g soit semi-simple, il faut et il suffit qu’elle soit produit d’algèbres simples. 09ZN
  • Corollaire 1 Une algèbre de Lie semi-simple est le produit de ses idéaux simples gᵢ. Tout idéal de g est produit de certains des gᵢ. ↩ 1 09ZO
  • Corollaire 2 Soient g, g' deux algèbres de Lie, r et r' leurs radicaux, et f un homomorphisme de g sur g'. Alors r' = f(r). 09ZP
  • Remarque 1 Le th. 2 admet une réciproque : si toute représentation de dimension finie de g est semi-simple, g est semi-simple. En effet, puisque la représentation adjointe est semi-simple, to… 09ZQ
  • Remarque 2 Soient g une algèbre de Lie sur K, et σ une représentation de g dans un espace vectoriel M. Soit d’autre part f une application K-linéaire de g dans M telle que : 0E7W
  • Proposition 3 Soient M un espace vectoriel de dimension finie sur K, et g une sous-algèbre semi-simple de gl(M). Alors g contient les composantes semi-simples et nilpotentes de ses éléments. ↩ 2 09ZR
  • Corollaire Un élément x de g est un endomorphisme semi-simple (resp. nilpotent) de M si et seulement si ad_g\ x est un endomorphisme semi-simple (resp. nilpotent) de g. ↩ 2 09ZS
  • Définition 3 Soit g une algèbre de Lie semi-simple. Un élément x de g est dit semi-simple (resp. nilpotent) si, pour tout g-module M de dimension finie sur K, x_M est un endomorphisme semi-simp… ↩ 1 09ZT
  • Proposition 4 Soient g, g' des algèbres de Lie semi-simples, et f un homomorphisme de g dans g'. Si x ∈ g est semi-simple (resp. nilpotent), f(x) l’est aussi. Si f est surjectif, tout élément se… ↩ 3 09ZU
  • Théorème 3 Soit g une algèbre de Lie semi-simple. ↩ 5 09ZV
  • Définition 4 Une algèbre de Lie est dite réductive si sa représentation adjointe est semi-simple. ↩ 1 09ZW
  • Proposition 5 Soient g une algèbre de Lie, r son radical. Les conditions suivantes sont équivalentes : ↩ 8 09ZX
  • Remarque Si une algèbre de Lie g peut se décomposer en un produit a × b d’une algèbre de Lie commutative a et d’une algèbre de Lie semi-simple b, cette décomposition est unique. Plus précis… ↩ 1 09ZY
  • Corollaire a) Tout produit fini d’algèbres réductives est une algèbre réductive. ↩ 2 09ZZ
  • Proposition 6 Soient g une algèbre de Lie, r son radical, s son radical nilpotent. ↩ 5 0A00
  • Corollaire Soient g, g' des algèbres de Lie, s (resp. s') le radical nilpotent de g (resp. g'), et f un homomorphisme de g sur g'. a) On a s' = f(s). b) g' est réductive si et seulement si le… ↩ 1 0A01
  • Théorème 4 Soient g une algèbre de Lie, r son radical, ρ une représentation de g de dimension finie, g' = ρ(g) et r' = ρ(r). Alors les conditions suivantes sont équivalentes : a) ρ est semi-s… ↩ 10 0A02
  • Corollaire 1 Soient g une algèbre de Lie, φ et φ' deux représentations semi-simples de dimension finie de g. Alors, le produit tensoriel de φ et φ' est semi-simple. ↩ 4 0A03
  • Corollaire 2 Soient g une algèbre de Lie, φ une représentation semi-simple de g dans un espace vectoriel V de dimension finie, T et S les algèbres tensorielle et symétrique de V, et σ_T, σ_S le… ↩ 1 0A04
  • Corollaire 3 Soient g une algèbre de Lie, ρ et ρ' deux représentations semi-simples de dimension finie de g dans des espaces M et M'. Alors, la représentation de g dans Lₖ(M, M') canoniquement… ↩ 2 0A05
  • Corollaire 4 Soient g une algèbre de Lie, a un idéal de g, ρ une représentation semi-simple de g. a) La restriction ρ' de ρ à a est semi-simple. b) Si ρ est simple, ρ' est somme de représentati… 0A06
  • Définition 5 Soient g une algèbre de Lie, h une sous-algèbre de Lie de g. On dit que h est réductive dans g si la représentation x → ad_g x de h est semi-simple. 0A07
  • Proposition 7 Soient g une algèbre de Lie, h une sous-algèbre réductive dans g, ρ une représentation de g dans un espace vectoriel V, et W la somme des sous-espaces de dimension finie de V qui s… ↩ 3 0A08
  • Corollaire 1 Soient g une algèbre de Lie, 𝔥 une sous-algèbre réductive dans g, et ρ une représentation semi-simple de dimension finie de g. Alors la restriction de ρ à 𝔥 est semi-simple. ↩ 3 0A09
  • Corollaire 2 Soient g une algèbre de Lie, 𝔥 une sous-algèbre réductive dans g, et 𝔨 une sous-algèbre de 𝔥 réductive dans 𝔥. Alors, 𝔨 est réductive dans g. ↩ 1 0A0A
  • Proposition 8 Soit V un espace vectoriel de dimension finie. Alors, gl(V) est réductive, son centre est l’ensemble des homothéties de V, son algèbre dérivée est 𝔰𝔩(V), et cette dernière est semi… ↩ 1 0A0B
  • Exemple Identifions sl(K²) à l’algèbre de Lie des matrices d’ordre 2 et de trace nulle. Posons ↩ 1 0A0C
  • Proposition 9 Soient V un espace vectoriel de dimension finie n sur K, β une forme bilinéaire symétrique (resp. alternée) non dégénérée sur V. Soit g l’algèbre de Lie formée des x ∈ gl(V) tels q… ↩ 2 0A0D
  • Définition 6 On appelle automorphisme spécial de g un automorphisme de g de la forme e^{adx}, où x est dans le radical nilpotent de g. ↩ 2 0A0E
  • Définition 7 Soient g une algèbre de Lie, r son radical. On appelle sous-algèbre de Levi de g toute sous-algèbre supplémentaire de r dans g. ↩ 2 0A0F
  • Théorème 5 (Levi-Malcev) Une algèbre de Lie g possède toujours une sous-algèbre de Levi s. Toute sous-algèbre de Levi de g est transformée de s par un automorphisme spécial. ↩ 7 0A0G
  • Corollaire 1 Soient s une sous-algèbre de Levi de g, et h une sous-algèbre semi-simple de g. ↩ 2 0A0H
  • Corollaire 2 Pour qu’une sous-algèbre h de g soit une sous-algèbre de Levi de g, il faut et il suffit que h soit une sous-algèbre semi-simple maximale de g. 0A0I
  • Corollaire 3 Soient g une algèbre de Lie, m un idéal de g tel que g/m soit semi-simple. Alors g contient une sous-algèbre supplémentaire de m dans g. Autrement dit, toute extension d’une algèbr… ↩ 1 0A0J
  • Corollaire 4 Soient g une algèbre de Lie, r son radical, s une sous-algèbre de Levi de g, m un idéal de g. Alors, m est somme directe de m ∩ r qui est son radical et de m ∩ s qui est une sous-a… 0A0K
  • Lemme 4 Soient ρ, σ, τ des représentations de g dans des espaces vectoriels M, N, P. Supposons donnée une application K-bilinéaire (m, n) ↦ m.n de M × N dans P, telle que ↩ 1 0A0L
  • Lemme 5 Supposons de plus σ et τ semi-simples, donc N (resp. P) somme directe des Nδ (resp. Pδ). Pour tout n ∈ N (resp. p ∈ P), soit n^h (resp. p^h) sa composante dans N0 (resp. P0). Soit… ↩ 2 0A0M
  • Théorème 6 Soient g une algèbre de Lie, V un g-module semi-simple de dimension finie sur K, S l’algèbre symétrique de V, et xₛ la dérivation de S qui prolonge xᵥ (de sorte que x → xₛ est une… ↩ 1 0A0N

§ 7. Le théorème d'Ado

  • Définition 1 Soient g une algèbre de Lie, g' une sous-algèbre de g, et ρ' une représentation de g' dans V'. Une représentation φ de g dans V est appelée un agrandissement de ρ' à g s’il existe… 0A1F
  • Théorème 1 (Zassenhaus) Soient g = g' + 𝔥 une algèbre de Lie somme directe d’un idéal g' et d’une sous-algèbre 𝔥, et ρ' une représentation de dimension finie de g', dont le plus grand idéal de nilpotence… ↩ 4 0A1G
  • Lemme 1 Soit g = g' + h une algèbre de Lie somme d’un idéal g' et d’une sous-algèbre h. Soit σ une représentation de dimension finie de g. On suppose que σ(x) est nilpotent pour tout x ∈ g… 0A1H
  • Proposition 1 Soient g une algèbre de Lie, n son plus grand idéal nilpotent, a un idéal nilpotent de g, et ρ une représentation de dimension finie de a telle que tout élément de ρ(a) soit nilpot… ↩ 1 0A1I
  • Théorème 2 Toute algèbre de Lie possède une représentation linéaire fidèle de dimension finie. ↩ 2 0A1J
  • Théorème 3 (Ado) Soient g une algèbre de Lie et n son plus grand idéal nilpotent. Il existe une représentation fidèle ρ de dimension finie de g telle que tout élément de ρ(n) soit nilpotent. 0A1K

II. Algèbres de Lie libres

§ 1. Bigèbre enveloppante d'une algèbre de Lie

  • Définition 1 On dit qu’un élément x de E est u-primitif si l’on a (2) c(x) = x ⊗ u + u ⊗ x. Les éléments u-primitifs de E forment un sous-module de E, noté Pᵤ(E). ↩ 1 0A1Q
  • Proposition 1 Tout élément u-primitif de E appartient à E^+. ↩ 2 0A1R
  • Remarque Si x ∈ E et si c(x) = x' ⊗ u + u ⊗ x'', où x', x'' sont dans E⁺, alors x = ε(x').u + ε(u).x'' = x''; de même x = x', et x est u-primitif. 0A1S
  • Proposition 2 On a ↩ 2 0A1T
  • Proposition 3 Si la cogèbre (E, c) est coassociative (resp. cocommutative) (A, III, p. 143–144), il en est de même de la cogèbre (E⁺, cᵤ⁺). ↩ 1 0A1U
  • Lemme 1 Soit π : E → E' un morphisme surjectif de cogèbres. Si E est coassociative (resp. cocommutative), il en est de même de E'. 0A1V
  • Proposition 4 L’ensemble P(E) des éléments primitifs de E est une sous-algèbre de Lie de E. ↩ 2 0A1W
  • Proposition 5 Soit f : E → E' un morphisme de bigèbres. Si x est un élément primitif de E, alors f(x) est un élément primitif de E', et la restriction de f à P(E) est un homomorphisme d’algèbres… 0A1X
  • Remarque 1 Soit p un nombre premier tel que p . 1 = 0 dans K. La formule du binôme et les congruences binompi ≡ 0 pmodp pour 1 ≤ i ≤ p - 1 entraînent que P(E) est stable par l’application x ↦… 0A1Y
  • Remarque 2 Par définition, le diagramme 0E7X
  • Définition 2 Soit E une bigèbre de coproduit c. On appelle filtration compatible avec la structure de bigèbre de E une suite croissante (Eₙ)_n ≥ 0 de sous-modules de E telle que\footnote{Si A e… ↩ 1 0A1Z
  • Exemple Soient E une bigèbre graduée (A, III, p. 148, déf. 3), (Eⁿ)_n ≥ 0 sa graduation. Posons Eₙ = ∑ᵢ₌₀ⁿ Eⁱ. La suite (Eₙ) est une filtration compatible avec la structure de bigèbre de E… 0A20
  • Proposition 6 Soient E une bigèbre filtrée, (Eₙ)_n ≥ 0 sa filtration. Pour tout entier n ≥ 0, soit Eₙ⁺ = Eₙ ∩ E⁺. Alors E₀⁺ = 0 et (7) c⁺(Eₙ⁺) ⊂ ∑ᵢ₌₁ⁿ⁻¹ Im(Eᵢ⁺ ⊗ Eₙ₋ᵢ⁺) pour n ≥ 0. ↩ 2 0A21
  • Corollaire Les éléments de E₁⁺ sont primitifs. Si x ∈ E₁⁺, on a c⁺(x) = 0 d’après (7), d’où (5). ↩ 1 0A22
  • Proposition 7 Il existe sur l’algèbre U un coproduit c et un seul faisant de U une bigèbre telle que les éléments de σ(g) soient primitifs. La bigèbre (U, c) est cocommutative; sa coïunité est l… 0A23
  • Définition 3 La bigèbre (U, c) est appelée bigèbre enveloppante de l’algèbre de Lie g. 0A24
  • Proposition 8 Soit E une bigèbre de coproduit noté c_E et soit h un homomorphisme d’algèbres de Lie de g dans P(E) (n° 2, prop. 4). L’homomorphisme d’algèbres unifères f : U → E tel que f(σ(x))… ↩ 2 0A25
  • Corollaire Soient gᵢ (i = 1, 2) une algèbre de Lie, U(gᵢ) sa bigèbre enveloppante, σᵢ : gᵢ → U(gᵢ) l’application canonique. Pour tout homomorphisme d’algèbres de Lie h : g₁ → g₂, l’homomorphi… 0A26
  • Proposition 9 Pour tout entier n geqslant 0, soit Uⁿ le sous-espace vectoriel de U engendré par les σ(x)ⁿ pour x ∈ g. 0A27
  • Corollaire L’application canonique σ définit un isomorphisme de g sur l’algèbre de Lie P(U) des éléments primitifs de U. Comme c⁺ est un homomorphisme gradué de degré 0, on a P(U) = ∑_n geqsl… ↩ 2 0A28
  • Remarque 1 On a Uₙ = ∑ᵢ₌₀ⁿ Uⁱ (chap. I, § 2, no 7, cor. 4 du th. 1). 0A29
  • Remarque 2 L’application η est l’unique morphisme de cogèbres graduées de S(g) dans U tel que η(1) = 1 et η(x) = σ(x) pour x ∈ g. En effet, si η' est un morphisme satisfaisant à ces condition… 0E7Y
  • Remarque 3 Soit ψ l’isomorphisme canonique de la bigèbre TS(𝔤) sur la bigèbre S(𝔤) (A, IV, § 5, cor. 1 de la prop. 12). L’application η ∘ ψ : TS(𝔤) → U est dite canonique. C’est l’unique morp… 0E7Z
  • Remarque 4 Soit V un espace vectoriel. Les éléments primitifs de la bigèbre S(V) sont les éléments de degré 1. Cela résulte en effet du cor. de la prop. 9 appliqué à l’algèbre de Lie commutat… 0E80
  • Proposition 10 L’application λ ↦ f_λ est un isomorphisme de l’algèbre U' sur l’algèbre de séries formelles K[[Xᵢ]]_i ∈ I. Du fait que (e_α) est une base de U, l’application λ ↦ f_λ est K-linéaire… ↩ 2 0A2A
  • Théorème 1 Soit E une bigèbre cocommutative. a) Le morphisme de bigèbres f_E : U(P(E)) → E est injectif. b) S’il existe sur E une filtration compatible avec sa structure de bigèbre (n° 3, déf… ↩ 4 0A2B
  • Lemme 2 Soit V un espace vectoriel, et soient E une cogèbre, f : S(V) → E un morphisme de cogèbres. Si la restriction de f à S⁰(V) + S¹(V) est injective, alors f est injectif. Soit n ≥ 0… ↩ 1 0A2C
  • Lemme 3 Si une famille de scalaires (λ_α,β) de support fini (pour α, β dans N⁽ᴵ⁾ - 0) satisfait aux relations (20) et (21), il existe une famille (μ_α)_|α| ≥ 2 de support fini telle que μ_… 0A2D

§ 2. Algèbres de Lie libres

  • Définition 1 On appelle algèbre de Lie libre sur l’ensemble X l’algèbre quotient L(X) = Lib(X)/a où a est l’idéal bilatère de Lib(X) engendré par les éléments de l’une des formes ↩ 1 0A2Q
  • Proposition 1 Soient ψ l’application canonique de Lib(X) sur L(X) et φ la restriction de ψ à X. Pour toute application f de X dans une algèbre de Lie g, il existe un homomorphisme F : L(X) → g e… ↩ 7 0A2R
  • Corollaire 1 La famille (φ(x))_x ∈ X est libre sur K dans L(X). ↩ 3 0A2S
  • Corollaire 2 Soit a une algèbre de Lie. Toute extension de L(X) par a est inessentielle. ↩ 1 0A2T
  • Remarque Lorsque X est vide, M(X) est vide, donc L(X) = {0}. Si X a un seul élément x, le sous-module K.x de L(X) est une sous-algèbre de Lie de L(X); comme X engendre L(X), le cor. 1 de la… 0A2U
  • Proposition 2 Soient X et Y deux ensembles. Toute application u : X → Y se prolonge de manière unique en un homomorphisme d’algèbres de Lie L(u) : L(X) → L(Y). Pour toute application v : Y → Z… ↩ 1 0A2V
  • Corollaire Si u est injective (resp. surjective, bijective), il en est de même de L(u). 0A2W
  • Proposition 3 Soit K' un anneau commutatif non réduit à {0}, et soit u : K → K' un homomorphisme d’anneaux. Pour tout ensemble X, il existe un homomorphisme de K'-algèbres de Lie et un seul ↩ 1 0A2X
  • Remarque Soient h' une K'-algèbre de Lie et h la K-algèbre de Lie déduite de h' par restriction de l’anneau des scalaires. Si P ∈ LK(X), on peut définir tildeP : h^X → h (n° 4). On voit aus… 0A2Y
  • Lemme 1 L’idéal a de la définition 1 est gradué. 0A2Z
  • Proposition 4 Soit S une partie de X. Si l’on identifie N^(S) à son image canonique dans N^(X) (A, I, p. 89), on a L(S) = ∑_α ∈ N^(S) L^α(X). De plus, pour tout α ∈ N^(S), la composante homogène… ↩ 3 0A30
  • Corollaire Pour toute famille (Sᵢ)_i ∈ I de parties de X, on a 0A31
  • Proposition 5 Soient g une algèbre de Lie et P un sous-module de g. Définissons les sous-modules Pₙ de g par les formules P₁ = P et Pₙ₊₁ = [P, Pₙ] pour n geqslant 1. Alors on a ↩ 1 0A32
  • Proposition 6 Soient g une algèbre de Lie et (Cⁿ g)_n ≥ 1 la suite centrale descendante de g. On a [Cᵐ g, Cⁿ g] ⊂ Cᵐ⁺ⁿ g pour m ≥ 1 et n ≥ 1. 0A33
  • Proposition 7 Soit X un ensemble et soit n un entier ≥ 1. a) On a Lⁿ⁺¹(X) = [L¹(X), Lⁿ(X)]. b) Le module Lⁿ(X) est engendré par les éléments [x₁, [x₂, …, [xₙ₋₁, xₙ] …]] où (x₁, …, xₙ) parcourt l… ↩ 2 0A34
  • Corollaire Soient g une algèbre de Lie et (xᵢ)_i ∈ I une famille génératrice dans g. Le n-ième terme Cⁿ g de la suite centrale descendante de g est le module engendré par les crochets itérés… 0A35
  • Proposition 8 Soit X un ensemble, soit M un L(X)-module et soit d une application de X dans M. Il existe une application linéaire D de L(X) dans M, et une seule, prolongeant d et satisfaisant à… 0A36
  • Corollaire Toute application de X dans L(X) se prolonge de manière unique en une dérivation de L(X). ↩ 1 0A37
  • Proposition 9 Soient S₁ et S₂ deux ensembles disjoints et d une application de S₁ × S₂ dans L(S₂). Soit g l’algèbre de Lie quotient de L(S₁ ∪ S₂) par l’idéal qu’engendrent les éléments [s₁, s₂]… ↩ 1 0A38
  • Proposition 10 (théorème d’élimination) Soient X un ensemble, S une partie de X, et T l’ensemble des suites (s₁, …, sₙ, x) avec n geqslant 0, s₁, …, sₙ dans S et x dans X - S.\footnote{Pour n = 0, on obtient les éléments… ↩ 1 0A39
  • Corollaire Soit y ∈ X. L’algèbre de Lie libre L(X) est somme directe du sous-module libre K.y et de la sous-algèbre de Lie admettant comme famille basique la famille des ((ad y)ⁿ.z) pour n ge… ↩ 2 0A3A
  • Définition 2 On appelle ensemble de Hall relatif à X toute partie H de M(X) munie d’une relation d’ordre total satisfaisant aux conditions suivantes: (A) Si u ∈ H, v ∈ H et l(u) < l(v), on a u… ↩ 3 0A3B
  • Proposition 11 Il existe un ensemble de Hall relatif à X. ↩ 2 0A3C
  • Proposition 12 Soit H un ensemble de Hall relatif à X et soient x, y dans X. ↩ 2 0A3D
  • Corollaire Si Card X ≥ 2, on a H ∩ Mⁿ(X) ≠ ∅, pour tout entier n ≥ 1. ↩ 1 0A3E
  • Proposition 13 Soit X un ensemble fini possédant au moins deux éléments. On note H un ensemble de Hall relatif à X. Il existe alors une bijection strictement croissante p ↦ wₚ de N sur H et une s… ↩ 2 0A3F
  • Exemple Supposons que X ait deux éléments x, y; ordonnons X de telle sorte que l’on ait x < y. La construction donnée dans la démonstration de la prop. 11 fournit un ensemble H qui a 14 él… 0A3G
  • Théorème 1 Soient H un ensemble de Hall relatif à X et Ψ l’application canonique de M(X) dans l’algèbre de Lie libre L(X). La restriction de Ψ à H est une base du module L(X). ↩ 4 0A3H
  • Lemme 2 Pour tout entier p ≥ 0, le module Lₚ admet la famille (overlinewᵢ)_0 ≤ i < p pour base, l’algèbre de Lie gₚ admet (overlineu)_u ∈ Pₚ pour famille basique, et le module L(X) est som… 0A3I
  • Corollaire Le module L(X) est libre, ainsi que chacun des sous-modules L^α(X) pour α ∈ N^(X) et Lⁿ(X) pour n ∈ N. Les modules L^α(X) sont de rang fini, et il en est de même des modules Lⁿ(X)… ↩ 2 0A3J
  • Définition 3 On appelle base de Hall d’une algèbre de Lie libre L(X) toute base de L(X) qui est l’image canonique d’un ensemble de Hall relatif à X. 0A3K
  • Remarque Supposons que X se compose de deux éléments distincts x et y et soit L⁽¹⁾ le sous-module de L(X) somme des L^α(X) pour α ∈ N^X, avec α(y) = 1. On déduit aussitôt du th. 1 et de la… 0A3L

§ 3. Algèbre enveloppante de l'algèbre de Lie libre

  • Théorème 1 Soit α : L(X) → A(X) l’unique homomorphisme d’algèbres de Lie prolongeant l’injection canonique de X dans A(X) (§ 2, n° 2, prop. 1). Soit σ : L(X) → U(L(X)) l’application canonique… ↩ 4 0A42
  • Corollaire 1 Il existe sur l’algèbre A(X) un unique coproduit faisant de A(X) une bigèbre et tel que les éléments de X soient primitifs. De plus, β est un isomorphisme de la bigèbre U(L(X)) sur… ↩ 2 0A43
  • Corollaire 2 Si K est un corps de caractéristique 0, L(X) est l’algèbre de Lie des éléments primitifs de A(X). Cela résulte du cor. 1 et du cor. de la prop. 9 du § 1, n° 5. ↩ 2 0A44
  • Remarque 1 Soit K' un anneau commutatif contenant K. Si on identifie A(X), L(X) et L_K'(X) à des parties de A_K'(X), il résulte de la partie a) du th. 1 la relation L(X) = L_K'(X) ∩ A(X). 0A45
  • Remarque 2 Le cor. 2 du th. 1 reste valable si on suppose seulement que le groupe additif de l’anneau K est sans torsion. En effet, supposons d’abord K = Z; tout élément primitif de A(X) est… 0E81
  • Remarque 3 Soient Δ un monoïde commutatif, φ₀ une application de X dans Δ, φ : Mo(X) → Δ l’homomorphisme de monoïde associé; si on munit A(X) de la graduation (A^δ(X))_δ ∈ Δ définie en A, III… 0E82
  • Remarque 4 Soit A une algèbre associative unifère, et soit t = (tᵢ)_i ∈ I une famille d’éléments de A. On a un diagramme 0E83
  • Proposition 1 a) La restriction π₀ de π à L(X) est une dérivation de L(X). b) Pour tout entier n geqslant 1 et tout u dans Lⁿ(X), on a π(u) = n.u. ↩ 1 0A46
  • Corollaire Supposons que K soit une Q-algèbre. Soit P l’application linéaire de A⁺(X) dans lui-même telle que P(x₁ … xₙ) = 1/n (ad x₁ ∘ ⋯ ∘ ad xₙ₋₁)(xₙ) pour n geqslant 1, et x₁, …, xₙ dans X… ↩ 1 0A47
  • Remarque Supposons que K soit un corps de caractéristique zéro et soit Q le projecteur de A(X) = U(L(X)) sur L(X) associé à la graduation canonique de U(L(X)), cf. , n° 5. Pour α ∈ N^(X), o… 0A48
  • Lemme 1 Soient n un entier > 0, T₁, …, Tₙ des indéterminées, et u₁, …, uₙ dans Z. Soit (c(α))_α ∈ Nⁿ - 0 une famille d’éléments de Z telle que ↩ 1 0A49
  • Théorème 2 Soient X un ensemble fini et n = Card(X). a) Pour tout entier r ≥ 1, le K-module L^r(X) est libre de rang ↩ 1 0A4A
  • Exemple On a: 0A4B
  • Remarque Soit X un ensemble et soit α ∈ N^(X); le rang du K-module libre L^α(X) est encore donné par la formule (16). Cela résulte aussitôt du th. 2b) et de la prop. 4 du § 2, no 6. 0A4C

§ 4. Filtrations centrales

  • Définition 1 Soit G un groupe. On appelle filtration réelle sur G une famille (G_α)_α ∈ R de sous-groupes de G telle que 0A4H
  • Remarque Soit (Gₙ)_n ∈ Z une suite décroissante de sous-groupes de G. C’est une filtration décroissante au sens de AC, III, § 2, no 1, déf. 1. Pour tout entier n et tout α dans l’intervalle… 0A4I
  • Remarque Si v(x) n’est pas toujours égal à +∞, les conditions (7) et (8) entraînent v(1) = 0. 0A4J
  • Remarque Lorsque la filtration (G_α) est entière, on a gr_α(G) = 0 pour α non entier et grₙ(G) = Gₙ / Gₙ₋₁ pour tout entier n. La définition du groupe gradué associé coïncide donc essentiel… 0A4K
  • Définition 2 Soit G un groupe. On dit qu’une filtration réelle (G_α) sur G est centrale si l’on a G = ⋃_α > 0 G_α et si le commutateur (x, y) = x⁻¹ y⁻¹ xy d’un élément x de G_α et d’un élément… ↩ 1 0A4L
  • Proposition 1 (i) Soient α, β dans R. Il existe une application biadditive φ_α β : gr_α(G) × gr_β(G) → gr_α + β(G) qui applique (x G_α⁺, y G_β⁺) sur (x, y) G_α + β⁺. (ii) Soit φ l’application bi… 0A4M
  • Proposition 2 L’ensemble Γ est un sous-groupe de A^* et (Γ_α) est une filtration centrale sur Γ. ↩ 2 0A4N
  • Remarque Soient α geqslant 0, β geqslant 0 et x ∈ Γ_α, y ∈ Γ_β. D’après les formules (21), (22) et (23), on a 0A4O
  • Proposition 3 (i) Pour tout α ∈ R, il existe un unique homomorphisme de groupes g_α : gr_α(G) → gr_α(A) qui applique la classe modulo G_α⁺ d’un élément a ∈ G_α sur la classe modulo A_α⁺ de ρ(a)… ↩ 2 0A4P
  • Proposition 4 (i) La suite centrale descendante de G est une filtration centrale entière sur G. ↩ 1 0A4Q
  • Proposition 5 Soit G un groupe et soit gr(G) la Z-algèbre de Lie graduée associée à la filtration centrale descendante de G. Alors gr(G) est engendrée par gr₁(G) = G/(G, G). ↩ 2 0A4R
  • Remarque Soient k un anneau, n un entier > 0, A l’ensemble des matrices à n lignes et n colonnes, à éléments dans k, triangulaires inférieures. Pour p ≥ 0, soit Aₚ l’ensemble des (xᵢⱼ) ∈ A… 0A4S

§ 5. Algèbres de Magnus

  • Proposition 1 Soit B une algèbre associative unifère, munie d’une filtration réelle (B_α)_α ∈ R pour laquelle B est séparée et complète (§ 4, n°s 1 et 2). Soit f une application de X dans B, tel… ↩ 4 0A5B
  • Lemme 1 Pour qu’un élément a de hatA(X) soit inversible, il faut et il suffit que son terme constant soit inversible dans K. 0A5C
  • Théorème 1 Soit r une application de X dans hatA(X) telle que ω(r(x)) ≥ 2 pour tout x ∈ X. L’unique homomorphisme g du groupe libre F(X) dans le groupe de Magnus Γ(X), tel que g(x) = 1 + x +… ↩ 3 0A5D
  • Lemme 2 Soit n un entier rationnel non nul. Dans l’anneau de séries formelles K[[t]], on pose (1 + t)ⁿ = ∑_j ≥ 0 c_j,n tʲ. Il existe un entier j ≥ 1 tel que c_j,n ≠ 0. ↩ 1 0A5E
  • Lemme 3 Soient x₁, …, xₛ des éléments de X, tels que s ≥ 1 et xᵢ ≠ xᵢ₊₁ pour 1 ≤ i ≤ s-1; soient n₁, …, nₛ des entiers rationnels non nuls. Alors l’élément ∏ᵢ₌₁ˢ (1 + xᵢ)^nᵢ de hatA(X) est… 0A5F
  • Lemme 4 Soit σ l’endomorphisme continu de hatA(X) tel que σ(x) = x + r(x) pour x ∈ X (no 1, prop. 1). Alors σ est un automorphisme et σ(hatAₘ(X)) = hatAₘ(X) pour tout m ∈ N. ↩ 1 0A5G
  • Théorème 2 On suppose que dans l’anneau K, la relation n · 1 = 0 entraîne n = 0 pour tout entier n. Soit r une application de X dans hatA(X) telle que ω(r(x)) ≥ 2 pour x ∈ X, et soit g l’homo… ↩ 3 0A5H
  • Théorème 3 Pour tout x ∈ X, soit c(x) l’image canonique de x dans F(X)/(F(X), F(X)). Soit g la Z-algèbre de Lie graduée associée à la filtration (Cⁿ F(X))_n ≥ 1 de F(X) (§ 4, n° 6). L’unique… ↩ 1 0A5I
  • Corollaire On a 0A5J
  • Remarque Soit H un ensemble de Hall relatif à X (§ 2, n° 10). Soit M le magma défini par la loi de composition (x, y) ↦ (x, y) = x⁻¹y⁻¹xy sur F(X), et soit φ l’homomorphisme de M(X) dans M… 0A5K
  • Exemple Supposons que X soit un ensemble à deux éléments x, y et prenons H₁ = x, y, H₂ = xy. Tout élément w de F(X) peut donc s’écrire 0A5L
  • Proposition 2 Supposons X fini. Pour tout entier n ≥ 1, le groupe F(X)/Fₙ⁽ᵖ⁾(X) est un p-groupe fini de classe de nilpotence ≤ n. ↩ 1 0A5M
  • Proposition 3 Pour tout w ≠ 1 dans F(X), il existe un p-groupe fini G et un homomorphisme f de F(X) dans G tel que f(w) ≠ 1. ↩ 1 0A5N
  • Corollaire L’intersection des sous-groupes distingués d’indice fini de F(X) est réduite à 1. 0A5O

§ 6. La série de Hausdorff

  • Proposition 1 L’application exponentielle est un homéomorphisme de m sur 1 + m et l’application logarithme en est l’homéomorphisme réciproque. ↩ 2 0A61
  • Remarque 1 Si x ∈ m, y ∈ m et si x et y commutent, on a exp(x + y) = exp(x) exp(y), la famille ( xⁱ/i! · yʲ/j! )_i,j ∈ N étant sommable (cf. A, IV, § 6, n° 9, prop. 11). ↩ 1 0A62
  • Remarque 2 Comme les séries e et l sont sans terme constant et que A_α est un idéal fermé de A, on a exp A_α ⊂ 1 + A_α et log(1 + A_α) ⊂ A_α d’où exp A_α = 1 + A_α et log (1 + A_α) = A_α pour… 0E84
  • Remarque 3 Soient B une algèbre associative unifière filtrée, séparée et complète, et n = ⋃_α > 0 B_α. Soit f un homomorphisme unifière continu de A dans B tel que f(m) ⊂ n. On a f(exp x) = e… 0E85
  • Remarque 4 Soit E une algèbre associative unifière. Si a est un élément nilpotent de E, la famille ( aⁿ/n! )_n ∈ N est à support fini et on pose exp a = ∑_n ≥ 0 aⁿ/n!. On dit qu’un élément b… 0E86
  • Théorème 1 La restriction de l’application exponentielle de hatA(X) à hatL(X) est une bijection de hatL(X) sur un sous-groupe fermé du groupe de Magnus Γ(X). 0A63
  • Remarque La démonstration précédente montre que exp(\hat{L}) est le sous-groupe Δ de Γ formé des b satisfaisant à (4). 0A64
  • Lemme 1 Soient g une algèbre de Lie filtrée (§ 4, no 1), (g_α)_α ∈ R sa filtration, et soit α ∈ R. Soit P un polynôme de Lie homogène de degré n en les indéterminées (Tᵢ)_i ∈ I (§ 2, no 4)… ↩ 1 0A65
  • Proposition 2 L’homomorphisme fₜ : L(I) → g tel que fₜ(Tᵢ) = tᵢ (§ 2, no 4) se prolonge par continuité en un homomorphisme continu, et un seul, fₜ de hatL(I) dans g. ↩ 1 0A66
  • Définition 1 L’élément H = U mathbin& V = log(exp U . exp V) (n° 2) de l’algèbre de Lie hatL_q(U, V) s’appelle la série de Hausdorff en les indéterminées U et V. ↩ 4 0A67
  • Théorème 2 Si r et s sont deux entiers positifs, tels que r + s geqslant 1, on a H_r,s = H'_r,s + H''_r,s avec 0A68
  • Remarque 1 On a défini (§ 3, n° 2, Remarque) un projecteur Q de A(X) sur L(X) tel que Q(a^m) = 0 pour a ∈ L(X) et m ≥ 2, et Q(1) = 0. On a alors H = Q(exp H) = Q(exp U · exp V), d’où immédiat… 0A69
  • Remarque 2 On a 0E87
  • Remarque 3 On a H_0,n = H_n,0 = 0 pour tout entier n ≠ 1, d’où 0E88
  • Proposition 3 Si a ∈ m, b ∈ m, on a exp H(a, b) = exp a · exp b. ↩ 4 0A6A
  • Remarque 1 Si a et b commutent, on a H_r,s(a,b) = 0 pour r + s ≥ 2, car tout polynôme de Lie homogène de degré ≥ 2 est nul en (a,b). On a donc H(a,b) = a + b, et la prop. 3 redonne la formule… 0A6B
  • Proposition 4 Soit g une algèbre de Lie filtrée, séparée et complète, telle que g = ⋃_α > 0 g_α. ↩ 3 0A6C
  • Remarque 2 Prenons pour g l’algèbre de Lie hatL(X). La loi de groupe introduite dans la proposition précédente coïncide avec la loi définie au n° 2. En d’autres termes, on a ↩ 1 0A6D
  • Remarque 3 Soit g une algèbre de Lie munie de la filtration entière (Cⁿ g) définie par la suite centrale descendante. Supposons qu’il existe un m ≥ 1 tel que Cᵐ g = 0. Pour la topologie dédui… 0E89
  • Proposition 5 Soit K_r,s la composante de multidegré (r, s) de H(U + V, -U). On a ↩ 2 0A6E

§ 7. Convergence de la série de Hausdorff (cas réel ou complexe)

§ 8. Convergence de la série de Hausdorff (cas ultramétrique)

  • Lemme 1 Soit n un entier geqslant 0, et soit n = n₀ + n₁ p + ⋯ + nₖ pᵏ, avec 0 leqslant nᵢ leqslant p - 1, le développement p-adique de n. Soit S(n) = n₀ + n₁ + ⋯ + nₖ. Alors ↩ 2 0A6Q
  • Lemme 2 On a v(n) leqslant v(n!) leqslant (n - 1)θ et v(n) leqslant (log n)/(log p) pour tout entier n geqslant 1. ↩ 3 0A6R
  • Proposition 1 Soient r et s deux entiers geqslant 0. Si H_r,s = ∑_b ∈ B λ_b e_b, où λ_b ∈ Q, est la décomposition de H_r,s par rapport à la base (e_b)_b ∈ B, on a vₚ(λ_b) geqslant -(r + s - 1)θ… ↩ 3 0A6S
  • Définition 1 On appelle algèbre de Lie normée sur K une algèbre de Lie munie d’une norme telle que |x + y| leqslant sup(|x|, |y|) |[x, y]| leqslant |x| · |y| quels que soient x, y dans g. 0A6T
  • Lemme 3 On a | tildeH_r,s | ≤ a^-(r+s-1)θ. ↩ 2 0A6U
  • Proposition 2 La série formelle tildeH est une série convergente (VAR, R, 4.1.1). Si G est la boule x ∈ g | | x | < a^θ , le domaine de convergence strict de tildeH (VAR, R, 4.1.3) contient G ×… ↩ 3 0A6V
  • Proposition 3 Soit G la boule x ∈ g | |x| < a^θ . L’application analytique h : G × G → G fait de G un groupe, dans lequel 0 est élément neutre et -x inverse de x pour tout x ∈ G. De plus, si R e… ↩ 1 0A6W
  • Proposition 4 Soit R un nombre réel tel que 0 < R ≤ a^θ. L’application exp_A définit un isomorphisme analytique de G_R sur 1 + G_R, et l’isomorphisme réciproque est la restriction de log_A à 1 +… 0A6X
  • Proposition 5 Pour x, y dans G, on a 0A6Y

App. 0. Fonction de Möbius

  • Proposition (i) La fonction μ est l’unique application de N^* dans Z telle que μ(1) = 1 et que 0A73

III. Groupes de Lie

§ 1. Groupes de Lie

  • Définition 1 On appelle groupe de Lie sur K un ensemble G muni d’une structure de groupe et d’une structure de K-variété analytique, ces deux structures étant compatibles. 0A76
  • Lemme 1 Soient G un groupe de Lie, U un voisinage ouvert de e, E un espace normé complet, \varphi : U \to E une carte de la variété G. Il existe un voisinage W de e contenu dans U tel que… ↩ 1 0A77
  • Proposition 1 Un groupe de Lie est un groupe topologique métrisable et complet. Puisque e admet un voisinage ouvert homéomorphe à une boule ouverte d’un espace normé, e admet un système fondamen… ↩ 2 0A78
  • Proposition 2 Soit G un groupe de Lie. (i) Si K = \mathbf{R} ou \mathbf{C}, G est localement connexe. (ii) Si K est distinct de \mathbf{R} et \mathbf{C}, G est éparpillé (TG, IX, § 6, déf. 5). (… 0A79
  • Corollaire Si K = R ou C, et si G est connexe de dimension finie, alors G est localement connexe, localement compact, et sa topologie admet une base dénombrable. 0A7A
  • Lemme 2 Soient X une variété de classe Cr, e un point de X, U et V des voisinages ouverts de e, et m une application de classe Cr de U × U dans X, vérifiant les conditions suivantes : ↩ 1 0A7B
  • Proposition 3 Soient X une variété analytique, et m une loi de composition associative analytique sur X, admettant un élément neutre. L’ensemble G des éléments inversibles de X est ouvert dans X… 0A7C
  • Définition 2 Soient G et H des groupes de Lie. On appelle morphisme de groupes de Lie de G dans H (ou simplement morphisme de G dans H si aucune confusion n’est à craindre) une application de G… 0A7D
  • Exemple 1 Soit G un groupe de Lie. Pour tout x ∈ G, Int(x) est un automorphisme du groupe de Lie G. 0A7E
  • Exemple 2 Soit G un groupe de Lie. On note G^∨ le groupe opposé à G, muni de la même structure de variété que G. Il est immédiat que G^∨ est un groupe de Lie (dit groupe de Lie opposé à G)… 0E8A
  • Exemple 3 Soient G un groupe de Lie, E un espace normable complet. On appelle représentation linéaire analytique de G dans E (ou simplement représentation linéaire de G dans E si aucune conf… 0E8B
  • Exemple 4 Soient G un groupe de Lie réel, E un espace normable complet complexe. Une représentation linéaire analytique de G dans E est un morphisme de G dans le groupe de Lie réel sous-jace… 0E8C
  • Proposition 4 Soient G et H des groupes de Lie, f un homomorphisme du groupe G dans le groupe H. Pour que f soit analytique, il faut et il suffit qu’il existe une partie ouverte non vide U de G… ↩ 1 0A7F
  • Remarque Si f est une immersion en e (resp. une submersion en e), il est clair que f est une immersion (resp. une submersion). 0A7G
  • Définition 3 Soit G un groupe de Lie. On dit qu’un sous-ensemble H de G est un sous-groupe de Lie si H est un sous-groupe et une sous-variété de G. ↩ 1 0A7H
  • Proposition 5 Soient G un groupe de Lie, H un sous-groupe de Lie de G. (i) H est fermé dans G. (ii) L’injection canonique de H dans G est un morphisme de groupes de Lie. (iii) Soient L un groupe… ↩ 1 0A7I
  • Proposition 6 Soient G un groupe de Lie, H un sous-groupe de G. Pour que H soit un sous-groupe de Lie de G, il faut et il suffit qu’il existe un point h ∈ H et un voisinage ouvert U de h dans G… ↩ 3 0A7J
  • Remarque Si on remplace « sous-variété » par « quasi-sous-variété » dans la déf. 3, on obtient la définition des quasi-sous-groupes de Lie de G. (Pour G de dimension finie, les quasi-sous-g… 0A7K
  • Proposition 7 Si l’application (m, l) ↦ σ(l)m de M × L dans M est analytique, le groupe S, muni de la structure de variété produit de M et L, est un groupe de Lie. 0A7L
  • Exemple Soient E un espace normable, G = GL(E), T le groupe des translations de E, A le groupe de permutations de E engendré par G et T. Le groupe A est algébriquement produit semi-direct… ↩ 1 0A7M
  • Proposition 8 Soient G et H des groupes de Lie, p : G → H et s : H → G des morphismes de groupes de Lie tels que p ∘ s = id_H, et N = Ker p. Alors N est un sous-groupe de Lie de G, s est un isom… ↩ 2 0A7N
  • Proposition 9 Soient x ∈ X et g₀ ∈ G. ↩ 3 0A7O
  • Corollaire Soit x ∈ X. Si K est de caractéristique 0 et X de dimension finie, ρ(x) est une subimmersion. Si de plus ρ(x) est injective, ρ(x) est une immersion. ↩ 1 0A7P
  • Proposition 10 Soient G un groupe de Lie, X une variété de classe C^r munie d’une loi d’opération à gauche de classe C^r de G dans X. Supposons que: a) le groupe G opère proprement et librement d… ↩ 4 0A7Q
  • Remarque Conservons les hypothèses précédentes. Soient de plus H une variété de classe C⁰ et (x, h) ↦ m(x, h) une application de classe C⁰ de X × H dans X telle que m(gx, h) = gm(x, h) pour… 0A7R
  • Proposition 11 Soient X un groupe de Lie, G un sous-groupe de Lie de X. ↩ 1 0A7S
  • Proposition 12 Soient X un groupe de Lie, Y une variété analytique non vide munie d’une loi d’opération à gauche analytique de X dans Y. Pour tout y \in Y, soient \rho(y) l’application orbitale d… 0A7T
  • Exemple Soit G un groupe de Lie. Faisons opérer G \times G à gauche dans G par (g1, g2)x = g1xg2^{-1}. Soit \rho l’application orbitale de e. Alors les restrictions de T{(e,e)}(\rho) à T{(… 0A7U
  • Proposition 13 Soient G un groupe de Lie, H un sous-groupe de Lie distingué de G, X une variété de classe C^r, et (g, x) ↦ gx une loi d’opération à gauche de classe C^r de G dans X. On suppose qu… 0A7V
  • Corollaire Soient G un groupe de Lie, H et L des sous-groupes de Lie distingués de G, avec L ⊂ H. Alors H/L est un sous-groupe de Lie distingué de G/L, et la bijection canonique de G/H sur (G… 0A7W
  • Proposition 14 Soient G un groupe de Lie, X une variété analytique, et (g, x) ↦ gx une loi d’opération à gauche analytique de G dans X. Soit x ∈ X. Supposons que l’application orbitale correspond… ↩ 6 0A7X
  • Remarque Soient G un groupe de Lie de dimension finie, X une variété de classe Cʳ, et (g, x) ↦ gx une loi d’opération à gauche de classe Cʳ de G dans X. Alors la prop. 14 reste valable. Le… 0A7Y
  • Corollaire Soient G un groupe de Lie dont la topologie admet une base dénombrable, X une variété analytique non vide de dimension finie, munie d’une loi d’opération à gauche analytique de G d… 0A7Z
  • Définition 4 Si ψ est un φ-morphisme de fibrés vectoriels de classe C^r, on dit que E est un G-fibré vectoriel de classe C^r. ↩ 3 0A80
  • Proposition 15 Si E est un G-fibré vectoriel de classe Cʳ, τ E est un G-fibré vectoriel de classe Cʳ. ↩ 1 0A81
  • Proposition 16 Soient G un groupe de Lie, X une variété de classe Cʳ (r ≥ 2), et (g, x) ↦ gx une loi d’opération à gauche de classe Cʳ de G dans X, d’où, par transport de structure, une loi d’opé… ↩ 2 0A82
  • Corollaire Si τ est un foncteur vectoriel de classe Cʳ pour les isomorphismes, τ(TX) est un G-fibré vectoriel de classe Cʳ⁻¹. ↩ 2 0A83
  • Remarque 1 Si τ est un foncteur vectoriel de classe Cʳ pour les isomorphismes en dimension finie, et si E est de rang fini, τ E se définit de la même manière, et la prop. 15 reste valable; le… 0A84
  • Exemple Reprenons les hypothèses et notations de la prop. 16, et soit F un espace normable complet. Alors L((TX)ᵖ ; F) est un G-fibré vectoriel de classe Cʳ⁻¹; il en est de même de Altᵖ(TX… 0A85
  • Proposition 17 Soient G un groupe de Lie, X un espace homogène de Lie à gauche pour G, x₀ un point de X, G₀ le stabilisateur de x₀ dans G, E et E' des G-fibrés vectoriels à gauche de classe Cʳ et… ↩ 2 0A86
  • Corollaire 1 Soit E₀^G₀ l’ensemble des éléments de E₀ invariants par G₀. Pour tout u ∈ E₀^G₀, soit σᵤ l’application de X dans E définie par σᵤ(gx₀) = gu pour tout g ∈ G. (i) Les sections¹ G-inv… ↩ 3 0A87
  • Corollaire 2 On suppose que G₀ opère trivialement dans E₀. Soit E' le G-fibré trivial de base X et de fibre E₀. Il existe un isomorphisme et un seul de E sur E' compatible avec les opérations d… ↩ 1 0A88
  • Remarque 2 Dans ce n°, on peut remplacer partout les lois d’opération à gauche par des lois d’opération à droite. 0A89
  • Proposition 18 Soient G un groupe, U et V deux sous-ensembles de G contenant e. Supposons U muni d’une structure de variété analytique vérifiant les conditions suivantes: (i) V = V⁻¹, V² ⊂ U, V e… ↩ 8 0A8A
  • Proposition 19 Soient G un groupe topologique, H un groupe de Lie, f un homomorphisme du groupe G dans le groupe H. On suppose qu’il existe un voisinage ouvert U de e_G dans G, une carte (V, φ, E… 0A8B
  • Corollaire Soient G un groupe topologique, N un sous-groupe distingué discret de G, π l’application canonique de G sur G/N. Supposons donnée une structure de variété analytique sur G/N, compa… 0A8C
  • Remarque Soient H un groupe de Lie réel ou complexe connexe, hatH son revêtement universel¹, π l’application canonique de hatH sur H. Quand on parlera de hatH comme d’un groupe de Lie, il s… 0A8D
  • Définition 5 On appelle groupuscule de Lie sur K un système (G, e, θ, m) vérifiant les conditions suivantes: 0A8E
  • Proposition 20 Soient G un groupuscule de Lie et g ∈ G. Il existe un voisinage ouvert U de e et un voisinage ouvert V de g possédant les propriétés suivantes: a) ug est défini pour tout u ∈ U; b)… ↩ 1 0A8F
  • Proposition 21 Soient G, H deux groupuscules de Lie, φ un morphisme de G dans H. Les conditions suivantes sont équivalentes: ↩ 1 0A8G
  • Proposition 22 Soient H un groupe de Lie, U un sous-groupuscule de Lie de H, N l’ensemble des g ∈ H tels que U et gUg⁻¹ aient même germe en e (TG, I, § 6, n° 10). ↩ 2 0A8H
  • Corollaire Conservons les notations de la prop. 22. Soit G le sous-groupe de H engendré par U. Alors G est un sous-groupe ouvert de N. Il existe sur G une structure de groupe de Lie et une se… ↩ 2 0A8I
  • Remarque Conservons les notations de la prop. 22 et de son corollaire. Supposons que K soit de caractéristique 0, que H soit de dimension finie, et que la topologie de U admette une base dé… 0A8J
  • Définition 6 On appelle morceau de loi d’opération à gauche de classe C^r de G dans X une application ψ, définie dans une partie ouverte Ω de G × X contenant {e} × X, à valeurs dans X, et possé… ↩ 1 0A8K
  • Proposition 23 Soient (G, e, θ, m) un groupuscule de Lie, X une variété de classe C^r, x0 un point de X, Ω un voisinage ouvert de (e, x0) dans G × X, ψ une application de Ω dans X ayant les propr… ↩ 1 0A8L
  • Lemme 3 Soient X un espace normal, (Xi){i \in I} un recouvrement ouvert localement fini de X. Pour tout (i, j) ∈ I × I et tout x ∈ Xi ∩ Xj, soit V{ij}(x) un voisinage de x contenu dans Xi… ↩ 1 0A8M
  • Proposition 24 Soient G un groupuscule de Lie, X une variété de classe Cʳ, (Xᵢ)_i ∈ I un recouvrement ouvert localement fini de X. Pour tout i ∈ I, soit ψᵢ un morceau de loi d’opération à gauche… ↩ 1 0A8N

§ 2. Groupe des vecteurs tangents à un groupe de Lie

  • Proposition 1 Soient X une variété de classe Cʳ, et m une loi de composition de classe Cʳ sur X. Si m est associative (resp. commutative), alors T(m) est associative (resp. commutative). ↩ 2 0A8Y
  • Proposition 2 Soient X une variété de classe Cʳ, m une loi de composition de classe Cʳ sur X, e un élément neutre pour m. (i) Le vecteur 0ₑ est élément neutre pour T(m). (ii) Tₑ(X) est stable po… ↩ 4 0A8Z
  • Proposition 3 Soient X₁, X₂, …, Xₚ, Y des variétés de classe Cʳ, i un entier de [1, p], mᵢ (resp. n) une loi de composition de classe Cʳ sur Xᵢ (resp. Y), u une application de classe Cʳ de X₁ ×… ↩ 1 0A90
  • Proposition 4 Soit G un groupe de Lie. Alors T(G), muni de la loi de composition tangente à la multiplication de G, est un groupe de Lie. L’élément neutre de T(G) est le vecteur 0ₑ. 0A91
  • Proposition 5 Soient G et H des groupes de Lie, f un morphisme de G dans H. Alors T(f) est un morphisme du groupe de Lie T(G) dans le groupe de Lie T(H). 0A92
  • Corollaire Soient G₁, …, Gₙ des groupes de Lie. L’isomorphisme canonique de la variété T(G₁ × ⋯ × Gₙ) sur la variété T(G₁) × ⋯ × T(Gₙ) est un isomorphisme de groupes de Lie. 0A93
  • Proposition 6 Soit G un groupe de Lie. ↩ 1 0A94
  • Proposition 7 Soient G un groupe de Lie, M une variété de classe C^r, f et g des applications de classe C^r de M dans G, de sorte que fg est une application de classe C^r de M dans G. Soient m \… ↩ 2 0A95
  • Corollaire Soit n ∈ Z. L’application tangente en e à l’application g ↦ gⁿ de G dans G est l’application x ↦ nx de Tₑ(G) dans Tₑ(G). ↩ 1 0A96
  • Proposition 8 Soient G₁ et G₂ des groupes de Lie, X₁ et X₂ des variétés de classe C^r, fᵢ une loi d’opération à gauche de classe C^r de Gᵢ dans Xᵢ (i = 1, 2). Soient φ un morphism de G₁ dans G₂… 0A97

§ 3. Passage d’un groupe de Lie à son algèbre de Lie

  • Définition 1 Soient G un groupe de Lie, g et g' deux points de G, et soient t ∈ T^{(∞)}g(G), t' ∈ T^{(∞)}{g'}(G) deux distributions ponctuelles en g et g' sur G (VAR, R, 13.2.1). On appelle pro… ↩ 3 0A98
  • Proposition 1 (i) Si t ∈ T^{(s)}g(G) et t' ∈ T^{(s')}{g'}(G), on a t \ t' ∈ T^{(s + s')}{gg'}(G). (ii) Si t ou t' est sans terme constant, t \ t' est sans terme constant. (iii) εg \ ε{g'} = ε{gg… ↩ 2 0A99
  • Proposition 2 L’algèbre T^(∞)(G) est associative. Elle est commutative si et seulement si G est commutatif. ↩ 4 0A9A
  • Proposition 3 Si t ∈ T^(∞)(G) et g ∈ G, on a γ(g)_* t = ε_g * t, δ(g)_* t = t * ε_g⁻¹, (Int g)_* t = ε_g * t * ε_g⁻¹. En particulier, εₑ est élément unité de T^(∞)(G). ↩ 2 0A9B
  • Définition 2 Soit G un groupe de Lie. La sous-algèbre de T^(∞)(G) formée des distributions à support contenu dans e se note U(G). ↩ 1 0A9C
  • Exemple Soit E un espace normable complet, considéré comme groupe de Lie. Alors l’espace vectoriel U(E) s’identifie canoniquement à l’espace vectoriel TS(E) (VAR, R, 13.2.4). Soit m : E ×… 0A9D
  • Proposition 4 Considérons l’application bilinéaire (u, v) ↦ u * v (resp. (u, v) ↦ v * u) de U(G) × K⁽ᴳ⁾ dans T^(∞)(G). L’application linéaire correspondante de U(G) ⊗ K⁽ᴳ⁾ dans T^(∞)(G) est un i… 0A9E
  • Proposition 5 L’isomorphisme i_G,e : gr\ U(G) → TS(L) est un isomorphisme d’algèbres. ↩ 1 0A9F
  • Proposition 6 Soient G, H des groupes de Lie, φ un morphisme de G dans H. Pour t, t' dans T^(∞)(G), on a φ_*(t * t') = φ_*(t) * φ_*(t'). ↩ 3 0A9G
  • Exemple Supposons que G soit le groupe de Lie défini par un espace normable complet E. Alors U(G) s’identifie à TS(E) et la restriction de θ_* à U(G) s’identifie à TS(Te(\theta)) (VAR, R… 0A9H
  • Proposition 7 Soit G un groupe de Lie. Soient t, t' dans T^(∞)(G). (i) Le produit t \ t' calculé relativement à G^∨ est égal au produit t' \ t calculé relativement à G. (ii) On a (t * t')^∨ = t'… ↩ 2 0A9I
  • Proposition 8 Soient G, H des groupes de Lie, φ un morphisme de G dans H. Si t ∈ T^(∞)(G), on a φ_*(t^∨) = (φ_*(t))^∨. Soit θ (resp. θ') l’application g ↦ g⁻¹ de G dans G (resp. de H dans H). On… 0A9J
  • Proposition 9 Soient G₁, …, Gₙ des groupes de Lie, et G = G₁ × ⋯ × Gₙ. Si l’on identifie canoniquement les espaces vectoriels T^(∞)(G) et T^(∞)(G₁) ⊗ ⋯ ⊗ T^(∞)(Gₙ), l’algèbre T^(∞)(G) est produi… 0A9K
  • Proposition 10 Soient H un sous-groupe de Lie de G, et i : H → G l’injection canonique. Alors i_* est un homomorphisme injectif de l’algèbre T^(∞)(H) dans l’algèbre T^(∞)(G), et i_*((t^∨)) = (i_*… ↩ 1 0A9L
  • Remarque La prop. 10 reste valable si H est un quasi-sous-groupe de Lie. 0A9M
  • Proposition 11 Soit G un groupe de Lie. (i) La cogèbre T^(∞)(G), munie de la convolution, est une bigèbre (A, III, p. 149). 0A9N
  • Proposition 12 Soient G, H deux groupes de Lie, φ un morphisme de G dans H. Alors φ_* est un morphisme de bigèbres de T^(∞)(G) dans T^(∞)(H). Cela résulte de la prop. 6 et de VAR, R, 13.5.1. 0A9O
  • Proposition 13 Soient t ∈ T⁽ˢ⁾(G), t' ∈ T^(s')(G), u ∈ T^(s'')(X), tels que s + s' + s'' ≤ r. On a (t * t') * u = t * (t' * u). ↩ 1 0A9P
  • Proposition 14 (i) Soient g₀ ∈ G, et τ(g₀) l’application x ↦ f(g₀, x) de X dans X. Si u ∈ T⁽ʳ⁾(X), on a τ(g₀)*u = ε_g₀*u. ↩ 4 0A9Q
  • Proposition 15 Soient G (resp. G') un groupe de Lie, X (resp. X') une variété de classe Cʳ. On suppose donnée une loi d’opération à gauche de classe Cʳ de G (resp. G’) dans X (resp. X’). Soient φ… ↩ 2 0A9R
  • Remarque Soit f une loi d’opération à droite de classe Cʳ de G dans X. Si t ∈ T⁽ˢ⁾(G) et u ∈ T^(s')(X), avec s + s' ≤ r, on note u * t l’image de u ⊗ t par f_*. Les prop. 13, 14, 15 se tran… 0A9S
  • Proposition 16 Soient G, G' des groupes de Lie, X une variété de classe Cʳ, et supposons que G (resp. G') opère à gauche (resp. à droite) dans X, avec (gx)g' = g(xg') quels que soient x ∈ X, g ∈… 0A9T
  • Définition 3 Soit t ∈ T⁽ˢ⁾(G) avec s ≤ r. Soit f : X → F une fonction de classe Cʳ à valeurs dans un espace polynormé séparé (par exemple F = K). On appelle convolée de t et f, et l’on note t *… 0A9U
  • Proposition 17 Soient t ∈ T⁽ˢ⁾(G), t' ∈ T^(s')(X), et f : X → F une fonction de classe Cʳ, avec s + s' ≤ r. On a ⟨ t', t * f ⟩ = ⟨ t^∨ * t', f ⟩. En effet, beginalign* ⟨ t', t * f ⟩ &= ⟨ t', x ↦… ↩ 2 0A9V
  • Proposition 18 Soient t ∈ T⁽ˢ⁾(G), t' ∈ T^(s')(G), et f : X → F une fonction de classe Cʳ, tels que s + s' ≤ r. On a (t * t') * f = t * (t' * f). ↩ 1 0A9W
  • Proposition 19 Soit t ∈ T⁽ˢ⁾(G), avec s ≤ r. Soit f (resp. f') une fonction de classe Cʳ sur X à valeurs dans un espace polynormé séparé F (resp. F'). Soit (u, u') ↦ uu' une application bilinéair… 0A9X
  • Remarque 1 Soient G un groupe de Lie, X une variété de classe Cʳ, et (x, g) ↦ xg une loi d’opération à droite de classe Cʳ de G dans X. Si t ∈ T⁽ˢ⁾(G) avec s ≤ r, et f : X → F est une fonctio… 0A9Y
  • Proposition 20 Soient G, G' des groupes de Lie, X une variété de classe C^r, et (g, x) \mapsto gx (resp. (x, g') \mapsto xg') une loi d’opération à gauche (resp. à droite) de classe C^r de G (res… ↩ 1 0A9Z
  • Remarque 2 Soit (g, x) \mapsto gx une loi d’opération à gauche de classe C^r de G dans X. Soient t \in Us(G) avec s \leq r, \Omega une partie ouverte de X, et f : \Omega \to F une fonction de… 0AA0
  • Proposition 21 Soit ψ un automorphisme de X commutant avec les opérations de G. Alors Dₜ est invariant par ψ. ↩ 2 0AA1
  • Proposition 22 Si g ∈ G, le transformé de Dₜ par g est D_ε_g * t * ε_g⁻¹. 0AA2
  • Définition 4 Soit G un groupe de Lie. Un champ de distributions sur G est dit invariant à gauche (resp. à droite) s’il est invariant par les translations à gauche (resp. à droite) de G. 0AA3
  • Définition 5 Soient G un groupe de Lie, et t ∈ U(G). On note Lₜ le champ de distributions g ↦ ε_g * t sur G, et Rₜ le champ de distributions g ↦ t * ε_g sur G. ↩ 1 0AA4
  • Proposition 23 (i) L’application t ↦ Lₜ (resp. t ↦ Rₜ) est un isomorphisme de l’espace vectoriel U(G) sur l’espace vectoriel des champs de distributions invariants à gauche (resp. à droite) sur G… ↩ 3 0AA5
  • Remarque 1 C’est l’action de G sur lui-même par translations à droite qui définit les champs de distributions invariants à gauche. ↩ 1 0AA6
  • Remarque 2 Supposons G de dimension finie. L’application (t, g) ↦ (Rₜ)_g = t * ε_g de Uₛ(G) × G dans T⁽ˢ⁾(G) est un isomorphisme de fibrés vectoriels analytiques ; en effet, cette application… 0AA7
  • Lemme 1 Soient X et X' des espaces normables complets, X₀ un voisinage ouvert de 0 dans X, f une application analytique de X₀ dans X' telle que f(0) = 0. Soit f = f₁ + f₂ + f₃ + ⋯ le dével… ↩ 1 0AA8
  • Proposition 24 Soient G un groupe de Lie, (U, φ, E) une carte de G telle que φ(e) = 0. Soit V un voisinage ouvert de e tel que V² ⊂ U. Soit m l’application analytique (a, b) ↦ φ(φ⁻¹(a)φ⁻¹(b)) de… ↩ 1 0AA9
  • Corollaire L’espace normable Tₑ(G), muni du crochet, est une algèbre de Lie normable. 0AAA
  • Définition 6 L’espace normable Tₑ(G), muni du crochet, s’appelle l’algèbre de Lie normable de G, ou simplement l’algèbre de Lie de G, et se note L(G). 0AAB
  • Proposition 25 Soient G un groupe de Lie, E(G) l’algèbre enveloppante de L(G). L’injection canonique de L(G) dans U(G) définit un homomorphisme η de l’algèbre E(G) dans l’algèbre U(G). Si K est d… 0AAC
  • Proposition 26 Supposons K de caractéristique p > 0. Pour tout a ∈ L(G), on a aᵖ ∈ L(G) et ad(aᵖ) = (ad a)ᵖ (la puissance aᵖ étant calculée dans U(G)). 0AAD
  • Définition 7 Soient X une variété de classe Cʳ (r ≥ 2), g une algèbre de Lie normable complète. On appelle loi d’opération infinitésimale à gauche (resp. à droite) de classe Cʳ⁻¹ de g dans X un… ↩ 2 0AAE
  • Remarque Soient X une variété de classe Cʳ, g une algèbre de Lie de dimension finie, a ↦ Dₐ une application linéaire de g dans l’espace vectoriel des champs de vecteurs de classe Cʳ⁻¹ sur X… 0AAF
  • Proposition 27 Soient G un groupe de Lie, X une variété de classe Cʳ. Supposons donnée une loi d’opération à gauche (resp. à droite) de classe Cʳ de G dans X. Pour tout a ∈ L(G), soit Dₐ le champ… ↩ 2 0AAG
  • Proposition 28 Soient G et H des groupes de Lie, φ un morphisme de G dans H. Supposons K de caractéristique 0 et H de dimension finie. ↩ 3 0AAH
  • Proposition 29 Soient G et H des groupes de Lie, φ un morphisme de G dans H. Supposons K de caractéristique 0 et H de dimension finie. Si H' est un sous-groupe de Lie de H, alors G' = φ^{-1}(H')… ↩ 3 0AAI
  • Corollaire 1 Soient G, H des groupes de Lie, φ1 et φ2 des morphismes de G dans H. Supposons K de caractéristique 0 et H de dimension finie. L’ensemble des g ∈ G tels que φ1(g) = φ2(g) est un so… ↩ 3 0AAJ
  • Corollaire 2 Soient G un groupe de Lie de dimension finie, G1 et G2 deux sous-groupes de Lie de G. On suppose K de caractéristique 0. Alors G1 ∩ G2 est un sous-groupe de Lie de G d’algèbre de L… ↩ 3 0AAK
  • Corollaire 3 Soient G, G', H des groupes de Lie, φ : G → H et φ' : G' → H des morphismes de groupes de Lie. Supposons K de caractéristique 0 et H de dimension finie. Soit F l’ensemble des (g, g… 0AAL
  • Proposition 30 Soient G un groupe de Lie de dimension finie à base dénombrable, H et H' des sous-groupes de Lie de G. On suppose K de caractéristique 0, et HH' localement fermé dans G. ↩ 2 0AAM
  • Proposition 31 Soient G un groupe de Lie de dimension finie à base dénombrable, H un sous-groupe de Lie distingué de G, A un sous-groupe de Lie de G. On suppose que K est de caractéristique 0 et… 0AAN
  • Proposition 32 Soient G et H des groupes de Lie, k un sous-corps fermé non discret de K, et φ un morphisme de G dans H pour les structures de groupes de Lie sur k. Supposons K de caractéristique… ↩ 1 0AAO
  • Proposition 33 L’application t ↦ ⟨ t, f ⟩ est un morphisme de l’algèbre T^(∞)(G) dans l’algèbre A. ↩ 2 0AAP
  • Corollaire L’application canonique ζ de L(A^*) dans A est un isomorphisme de l’algèbre de Lie L(A^*) sur l’algèbre de Lie A. Autrement dit, on a ζ([a, b]) = ζ(a)ζ(b) - ζ(b)ζ(a) quels que soie… ↩ 2 0AAQ
  • Proposition 34 Soient H un groupe de Lie, A une algèbre associative normable complète unifière, φ : H → A^* un morphisme de groupes de Lie. Le morphisme associé φ' de T^(∞)(H) dans A s’obtient en… ↩ 2 0AAR
  • Proposition 35 Soit E un espace vectoriel de dimension finie. Soit φ le morphisme g ↦ det g du groupe de Lie GL(E) dans le groupe de Lie K^*. L’application L(φ) de L(E) dans K est l’application x… 0AAS
  • Proposition 36 Soient I une partie de 1, 2, …, n, G le sous-groupe de GL(E) formé des g = (gᵢⱼ)_1 ≤ i, j ≤ n ∈ GL(E) tels que gᵢⱼ = 0 pour i < j et gᵢᵢ = 1 pour i ∈ I. Alors G est un sous-groupe… ↩ 2 0AAT
  • Proposition 37 Soient A une algèbre associative unifère normable complète, x ↦ xᵗ une application linéaire continue de A dans A telle que (xᵗ)ᵗ = x, (xy)ᵗ = yᵗ xᵗ quels que soient x, y dans A. Su… ↩ 2 0AAU
  • Corollaire 1 Supposons K de caractéristique ≠ 2. Soient E un espace vectoriel de dimension finie sur K, et φ une forme bilinéaire symétrique (resp. alternée) non dégénérée sur E. Pour tout u ∈… ↩ 1 0AAV
  • Remarque Soient B une base de E, et J la matrice de φ par rapport à B. Alors L(G) est l’ensemble des éléments de L(E) dont la matrice X par rapport à B vérifie l’égalité 0AAW
  • Corollaire 2 Soient E un espace hilbertien complexe (resp. réel), U le groupe unitaire de E. Alors U est un sous-groupe de Lie réel de GL(E), et L(U) est l’ensemble des x ∈ L(E) tels que x^* =… ↩ 1 0AAX
  • Corollaire 3 Soient E un espace vectoriel complexe de dimension finie, φ une forme sesquilinéaire hermitienne non dégénérée sur E, U le groupe unitaire de φ. Alors U est un sous-groupe de Lie r… 0AAY
  • Proposition 38 Considérons G comme opérant à gauche dans E par l’application (g, x) ↦ π(g)x. Soient b ∈ E et ρ(b) son application orbitale. Identifions canoniquement T_b(E) à E. Pour tout t ∈ L(G… ↩ 1 0AAZ
  • Proposition 39 On suppose K de caractéristique 0. Soient G un groupe de Lie, E un espace vectoriel de dimension finie, π une représentation linéaire analytique de G dans E. Soient E₁, E₂ des sous… ↩ 2 0AB0
  • Corollaire 1 Les notations étant celles de la prop. 39, l’ensemble des g ∈ G tels que π(g)(E₁) ⊂ E₁ est un sous-groupe de Lie de G, et son algèbre de Lie est l’ensemble des a ∈ L(G) tels que L(… ↩ 1 0AB1
  • Corollaire 2 Soient G, E, π comme dans la prop. 39. Soit F une partie de E. L’ensemble des g ∈ G tels que π(g)x = x pour tout x ∈ F est un sous-groupe de Lie de G, et son algèbre de Lie est l’e… ↩ 3 0AB2
  • Proposition 40 Soient G un groupe de Lie, E un espace normable complet, π une représentation linéaire analytique de G dans E, F un sous-espace vectoriel fermé de E stable par π(G). On suppose K d… ↩ 2 0AB3
  • Proposition 41 Soient G un groupe de Lie, π₁, π₂, …, πₙ, π des représentations linéaires analytiques de G dans des espaces normables complets E₁, E₂, …, Eₙ, E. Soit (x₁, x₂, …, xₙ) ↦ x₁ x₂ … xₙ u… ↩ 3 0AB4
  • Corollaire 1 Soient G un groupe de Lie, E₁, ..., Eₙ₊₁ des espaces normables complets, π₁, ..., πₙ₊₁ des représentations linéaires analytiques de G dans E₁, ..., Eₙ₊₁. Soit E = L(E₁, ..., Eₙ; Eₙ… ↩ 6 0AB5
  • Corollaire 2 Soient G un groupe de Lie, π une représentation linéaire analytique de G dans un espace normable complet E. Alors g ↦ ᵗπ(g)⁻¹ est une représentation linéaire analytique ρ de G dans… 0AB6
  • Corollaire 3 Soient G un groupe de Lie, π₁, …, πₙ des représentations linéaires analytiques de G dans des espaces vectoriels de dimension finie E₁, …, Eₙ. Alors la représentation π₁ ⊗ ⋯ ⊗ πₙ de… ↩ 2 0AB7
  • Corollaire 4 Soient G un groupe de Lie, π une représentation linéaire analytique de G dans un espace vectoriel de dimension finie E. Alors les représentations Tⁿ(π), Sⁿ(π), ∧ⁿ(π) de G (Appendic… 0AB8
  • Corollaire 5 Soit A une algèbre de dimension finie. On suppose K de caractéristique 0. Le groupe Aut(A) des automorphismes de A est un sous-groupe de Lie de GL(A), et L(Aut(A)) est l’algèbre de… ↩ 1 0AB9
  • Remarque Appliquons le cor. 1 avec G = GL(F) (F, espace normable complet), π₁ = π₂ = Id_G, π₃ étant la représentation triviale de G dans K. On obtient une représentation analytique π de GL(… 0ABA
  • Proposition 42 Soient G un groupe de Lie, X une variété analytique, (g, x) ↦ gx (resp. xg) une loi d’opération à gauche (resp. à droite) analytique de G dans X, x₀ un point de X invariant par G… ↩ 2 0ABB
  • Proposition 43 Soient t, u dans T^(∞)(G). Soit ∑ᵢ₌₁ⁿ tᵢ ⊗ t'ᵢ l’image de t par le coproduit. Alors t top u = ∑ᵢ₌₁ⁿ tᵢ * u * t_i'^∨. Par définition, t top u est l’image de t ⊗ u par l’application… 0ABC
  • Corollaire 1 Soient u ∈ L(G), u' ∈ T^(∞)(G). On a u top u' = u * u' - u' * u. En effet, l’image de u par le coproduit est u ⊗ εₑ + εₑ ⊗ u, d’où u top u' = u * u' * εₑ + εₑ * u' * u^∨ = u * u' -… ↩ 1 0ABD
  • Corollaire 2 Soient t ∈ T^(∞)(G) et g ∈ G. On a ε_g top t = ε_g * t * ε_g⁻¹. Si t ∈ L(G), on a ε_g top t = gtg⁻¹ (ce dernier produit étant calculé dans le groupe T(G)). En effet, l’image de ε_g… 0ABE
  • Corollaire 3 Soit a ∈ L(G). Le champ de vecteurs défini par a et par l’opération à gauche g ↦ Int g de G dans G est le champ Rₐ - Lₐ. ↩ 1 0ABF
  • Définition 7 La représentation Ad de G dans L(G) s’appelle la représentation adjointe de G. 0E8D
  • Proposition 44 Pour tout a ∈ L(G), on a (L(Ad))(a) = ad_L(G) a. Soit b ∈ L(G). D’après la prop. 42 (ii) du n° 11 et le cor. 3 de la prop. 43, on a (L(Ad))(a) . b = - [Rₐ - Lₐ, L_b](e). Or Rₐ ∘ L_… ↩ 7 0ABH
  • Proposition 45 Supposons G de dimension finie et K de caractéristique 0. Soit s un entier geqslant 0. Alors l’application π : g ↦ Ad_Uₛ(G)(g) est une représentation linéaire analytique de G dans… ↩ 1 0ABI
  • Proposition 46 Soient h ∈ G,\ x ∈ Tₕ(G) et a ∈ L(G). Soit φ l’application (g, g') ↦ gg'g⁻¹ de G × G dans G. L’image y de (a, x) ∈ Tₑ(G) × Tₕ(G) par T_(e,h)(φ) est y = x + h((Ad\ h⁻¹)a - a). ↩ 2 0ABJ
  • Proposition 47 Soient G un groupe de Lie, H et E des sous-groupes de Lie de G, et supposons que hEh⁻¹ = E pour tout h ∈ H. Alors T^(∞)(H) ∩ T^(∞)(E) ⊂ T^(∞)(E). En particulier, Ad(H)(L(E)) ⊂ L(E)… ↩ 2 0ABK
  • Proposition 48 Soient G un groupe de Lie, H et E des sous-groupes de Lie de G. Supposons que G soit, en tant que groupe de Lie, produit semi-direct de H par E. Soit ρ la représentation linéaire g… ↩ 1 0ABL
  • Corollaire Soit G un groupe de Lie. Munissons Tₑ(G) de son unique structure d’algèbre de Lie commutative. Soit τ la représentation adjointe de L(G). Alors l’algèbre de Lie de T(G) est le prod… 0ABM
  • Proposition 49 Soit A une algèbre associative unifière normable complète. Identifions A à L(A^*). Alors, si g ∈ A^* et y ∈ A, on a (Ad\ g)y = gyg⁻¹. 0ABN
  • Corollaire Pour tout g ∈ A^*, soit i(g) l’automorphisme y ↦ gyg⁻¹ de A, de sorte que i est une représentation linéaire analytique de A^* dans A. Pour tout z ∈ L(A^*) = A, L(i)z est la dérivat… 0ABO
  • Proposition 50 Soit G un groupe de Lie (supposé de dimension finie si K est de caractéristique > 0). Soit E l’espace vectoriel des formes multilinéaires alternées continues de degré k sur Tₑ(G)… ↩ 2 0ABP
  • Proposition 51 Soit G un groupe de Lie, de dimension finie si K est de caractéristique 0, et soient a₁, …, aₚ des éléments de L(G), F un espace normable complet, α une forme différentielle de deg… ↩ 3 0ABQ
  • Corollaire 1 Soient G un groupe de Lie, de dimension finie si K est de caractéristique 0, ω et ω' les formes différentielles canoniques gauche et droite de G. On a dω + [ω]² = 0 dω' - [ω']² = 0… ↩ 1 0ABR
  • Corollaire 2 Supposons G de dimension finie. Soient (e₁, …, eₙ) une base de L(G), (e₁^*, …, eₙ^*) la base duale, (cᵢⱼₖ) les constantes de structure de L(G) relativement à la base (e₁, …, eₙ), ω… 0ABS
  • Lemme 2 Soient G un groupe de Lie, U un voisinage ouvert symétrique de e dans G, E un espace normable complet, φ : U² → E une application analytique. Pour tout g ∈ U, soit ω_g la différent… ↩ 2 0ABT
  • Proposition 52 Soient n un entier > 0, G un groupe de Lie de dimension n, U un voisinage ouvert symétrique de e dans G, ψ : U² → Kⁿ une carte de G telle que ψ(e) = 0. Si (x₁, …, xₙ) sont les coor… ↩ 1 0ABU
  • Proposition 53 Soient G un groupe de Lie, A une algèbre normable complète, φ un morphisme de groupes de Lie de G dans A^*. Pour tout g ∈ G, soit ω_g = φ(g)⁻¹ · d_g φ. Alors ω est la forme différe… 0ABV
  • Proposition 54 Soient G un groupe de Lie de dimension finie n, ω une forme différentielle de degré n invariante à gauche sur G, et φ un endomorphisme de G. On a φ^*(ω) = (det L(φ)) ω. Posons L(φ)… ↩ 1 0ABW
  • Corollaire Pour tout g ∈ G, on a δ(g)^* ω = (det Ad\ g) ω. En effet, δ(g)^* ω = δ(g)^* γ(g)^* ω = (Int\ g)^* ω, et L(Int\ g) = Ad\ g. ↩ 1 0ABX
  • Proposition 55 Supposons K localement compact. Soit μ une mesure de Haar sur le groupe additif de K. Soit G un groupe de Lie de dimension finie n. ↩ 2 0ABY
  • Corollaire Pour tout g ∈ G, on a Δ_G(g) = (mod det Ad \ g)⁻¹. En particulier, pour que G soit unimodulaire, il faut et il suffit mod det Ad \ g = 1 pour tout g ∈ G. ↩ 2 0ABZ
  • Remarque Reprenons les hypothèses et les notations de la prop. 52, et supposons K localement compact. Soit μ la mesure mod det (Dₙ₊ᵢ mₖ (x₁, …, xₙ, x₁, …, xₙ))_1 ≤ i, k ≤ n dx₁ … dxₙ sur ψ(… 0AC0
  • Proposition 56 Soient G un groupe de Lie de dimension finie n, H un sous-groupe de Lie de dimension p, X l’espace homogène de Lie G/H. On suppose que det Ad_L(G) h = det Ad_L(H) h pour tout h ∈ H… ↩ 1 0AC1
  • Proposition 57 Soit G un groupe de Lie de dimension finie n. Choisissons une base de ∧ⁿ Tₑ(G)^*; grâce à la trivialisation droite (resp. gauche) de ∧ⁿ T(G)^*, cela permet d’identifier ce fibré ve… ↩ 1 0AC2
  • Corollaire Soient G un groupe de Lie réel de dimension finie, μ (resp. ν) une mesure de Haar à gauche (resp. à droite) de G, k un entier geqslant 0, u ∈ Uₖ(G), f et g des fonctions réelles de… 0AC3
  • Définition 8 Soient G un groupe de Lie, M une variété de classe Cʳ, f une application de classe Cʳ de M dans G. On appelle différentielle gauche (resp. droite) de f la forme différentielle de d… ↩ 2 0ABG
  • Exemple 1 Si G est le groupe additif d’un espace normable complet, et si on identifie canoniquement T₀(E) à E, f⁻¹ · df est la différentielle df définie en VAR, R, 8.2.2. 0AC5
  • Exemple 2 Supposons que G soit le groupe multiplicatif A^* associé à une algèbre normable complète A. Alors f peut être considérée comme une application de M dans A, donc la différentielle d… 0E8E
  • Proposition 58 Soient G et H deux groupes de Lie, M une variété de classe Cʳ, f une application de classe Cʳ de M dans G, et h un morphisme de G dans H. On a 0AC6
  • Proposition 59 Soient G un groupe de Lie, M une variété de classe C^r, f et g des applications de classe C^r de M dans G, et p la surjection canonique de TM sur M. ↩ 2 0AC7
  • Corollaire 1 Soient s \in G, et sg l’application x \mapsto sg(x) de M dans G. On a 0AC8
  • Corollaire 2 Si les applications f et g de M dans G ont même différentielle gauche, l’application tangente à fg⁻¹ est partout nulle. Si de plus K est de caractéristique 0, alors fg⁻¹ est locale… ↩ 1 0AC9
  • Proposition 60 Soient G un groupe de Lie, de dimension finie si K est de caractéristique 0, M une variété de classe C^r, f une application de classe C^r de M dans G, et α la différentielle gauche… 0ACA

§ 4. Passage des algèbres de Lie aux groupes de Lie

  • Lemme 1 Soient G un groupuscule de Lie, 𝔥 une sous-algèbre de Lie de L(G) admettant un supplémentaire topologique. La réunion des g𝔥 (resp. 𝔥g) pour g ∈ G est un sous-fibré vectoriel intég… ↩ 1 0ACK
  • Théorème 1 Soient G et H des groupuscules de Lie, f un morphisme continu de L(G) dans L(H). ↩ 8 0ACL
  • Corollaire 1 Soient G et H deux groupuscules de Lie. Si L(G) et L(H) sont isomorphes, G et H sont localement isomorphes. Cela résulte du th. 1, et du § 1, n° 10, prop. 21. ↩ 4 0ACM
  • Corollaire 2 Soit G un groupuscule de Lie. Si L(G) est commutative, G est localement isomorphe au groupe de Lie additif L(G). En effet, l’algèbre de Lie du groupe additif L(G) est isomorphe à L… ↩ 1 0ACN
  • Corollaire 3 Soit G un groupe de Lie. Si L(G) est commutative, G contient un sous-groupe ouvert commutatif. Il existe un sous-groupuscule de Lie ouvert U de G qui est commutatif (cor. 2). Soit… 0ACO
  • Lemme 2 Soit L une algèbre de Lie normée complète sur R ou C. Soit G l’ensemble des x ∈ L tels que |x| < 1/3 log 3/2. Soit θ l’application x ↦ -x de G dans G. Soit H la restriction à G × G… ↩ 1 0ACP
  • Lemme 3 Soit L une algèbre de Lie normée complète sur K. Soit G l’ensemble des x ∈ L tels que |x| < λ. Soit H : G × G → G la fonction de Hausdorff de L (chap. II, § 8, n° 3). ↩ 3 0ACQ
  • Théorème 2 Soit L une algèbre de Lie normable complète. Il existe un groupuscule de Lie G tel que L(G) soit isomorphe à L. Deux tels groupuscules de Lie sont localement isomorphes. ↩ 4 0ACR
  • Corollaire 1 Soit G un groupe de Lie. Il existe un voisinage de e qui ne contient aucun sous-groupe fini distinct de e. Si K = R ou C, il existe un voisinage de e qui ne contient aucun sous-gro… ↩ 2 0ACS
  • Corollaire 2 Soient k un sous-corps fermé non discret de K, G un groupe de Lie sur k, et L = L(G). Supposons donnée sur L une structure L' de K-algèbre de Lie normable, compatible avec la struc… 0ACT
  • Théorème 3 Soient G un groupuscule de Lie, h une sous-algèbre de Lie de L(G) admettant un supplémentaire topologique. Il existe un sous-groupuscule de Lie H de G tel que L(H) = h. Si H₁ et H₂… ↩ 5 0ACU
  • Proposition 1 Soient G un groupuscule de Lie, H et H' deux sous-groupuscules de Lie. Pour que L(H) ⊃ L(H'), il faut et il suffit que H ∩ H' soit ouvert dans H'. 0ACV
  • Proposition 2 Soient G un groupe de Lie sur K, k un sous-corps fermé non discret de K, H un sous-groupe de Lie du k-groupe de Lie G. On suppose que L(H) est un sous-K-espace vectoriel de L(G) ad… ↩ 2 0ACW
  • Théorème 4 Soient G un groupuscule de Lie, L son algèbre de Lie, V un voisinage ouvert de 0 dans L, φ une application analytique de V dans G telle que φ(0) = 0 et T₀(φ) = Id_L. Les conditions… ↩ 4 0ACX
  • Définition 1 Soient G un groupuscule de Lie, L son algèbre de Lie. On appelle application exponentielle de G toute application analytique φ, définie dans un voisinage ouvert de 0 dans L, à vale… ↩ 1 0ACY
  • Exemple 1 Prenons pour G le groupe additif d’un espace normable complet E. L’isomorphisme canonique de L(G) sur E vérifie la condition (i) du th. 4, donc est une application exponentielle de… 0ACZ
  • Exemple 2 Soit A une algèbre associative unifière normée complète. Soit A le groupe de Lie formé par les éléments inversibles de A. Identifions L(A) à A (§ 3, n° 9, cor. de la prop. 33). Si… 0E8F
  • Proposition 3 Soient G un groupuscule de Lie, L son algèbre de Lie, et φ une application exponentielle de G. Soient L₁, ..., Lₙ des sous-espaces vectoriels de L tels que L soit somme directe top… ↩ 1 0AD0
  • Proposition 4 Soient G un groupuscule de Lie, φ une application exponentielle injective de G. Quels que soient x, y dans L(G), on a ↩ 3 0AD1
  • Proposition 5 Soient G un groupe de Lie, k un sous-corps fermé non discret de K, G' le groupe G considéré comme groupe de Lie sur k, φ (resp. φ') une application exponentielle de G (resp. G'). A… ↩ 1 0AD2
  • Proposition 6 Soient G un groupuscule de Lie, L son algèbre de Lie, φ : V → G une application exponentielle de G. Pour tout x ∈ V, identifions Tx(L) à L, de telle sorte que la différentielle dro… ↩ 1 0AD3
  • Proposition 7 (i) Si t ∈ Z, une application puissance t-ème coïncide dans un voisinage de e avec l’application g ↦ gᵗ. ↩ 1 0AD4
  • Proposition 8 Soient G et H des groupuscules de Lie, h un morphisme de G dans H, φ_G et φ_H des applications exponentielles relativement à G et H. Il existe un voisinage V de 0 dans L(G) tel que… ↩ 3 0AD5
  • Corollaire 1 Soient G un groupuscule de Lie, G' un sous-groupuscule de Lie de G, φ une application exponentielle de G. ↩ 1 0AD6
  • Corollaire 2 Soient G un groupe de Lie, ρ une représentation linéaire analytique de G, φ une application exponentielle de G. Il existe un voisinage V de 0 dans L(G) tel que ρ(φ(x)) = exp(L(ρ)x)… ↩ 2 0AD7
  • Corollaire 3 Soient G un groupe de Lie, φ une application exponentielle de G. (i) Il existe un voisinage V de 0 dans L(G) tel que Ad(φ(x)) = exp ad x pour tout x ∈ V. (ii) Si g ∈ G, il existe u… ↩ 1 0AD8
  • Lemme 4 Soient G un groupe de Lie de dimension finie, Ω un voisinage ouvert symétrique de e dans G, H un sous-ensemble de Ω contenant e, tel que les conditions x ∈ H, y ∈ H, xy⁻¹ ∈ Ω entra… ↩ 1 0AD9
  • Définition 2 On dit que 𝔥 est la sous-algèbre tangente à H en e. ↩ 1 0ADA
  • Proposition 9 Soient G un groupe de Lie de dimension finie, H un sous-groupe de G. ↩ 2 0ADB
  • Définition 3 La structure de groupe de Lie sur H définie dans la prop. 9 s’appelle la structure induite sur H par la structure de groupe de Lie de G. ↩ 1 0ADC
  • Lemme 5 Soient X une variété de classe C^r, F et F' des fibrés vectoriels de classe C^r et de base X, φ un morphisme de F dans F'. Pour tout x ∈ X, soit Sx l’ensemble des (a, φ(a)) ∈ Fₓ ⊕… ↩ 2 0ADD
  • Lemme 6 Soient G un groupuscule de Lie, ω la forme différentielle gauche canonique de G (§ 3, n° 18.9), M une variété de classe C^r (r ≥ 2), α une forme différentielle de classe C^{r-1} et… ↩ 1 0ADE
  • Théorème 5 Soient G un groupuscule de Lie, M une variété de classe Cʳ (r ≥ 2), α une forme différentielle de classe Cʳ⁻¹ et de degré 1 sur M à valeurs dans L(G), telle que dα + [α]² = 0. Pour… ↩ 2 0ADF
  • Proposition 10 Soient M une variété analytique, g une algèbre de Lie normable complète, α une forme différentielle de degré 1 analytique sur M, à valeurs dans g, possédant les propriétés suivante… ↩ 1 0ADG
  • Corollaire Soit M une variété analytique de dimension finie n. Soient ω₁, …, ωₙ des formes différentielles analytiques de degré 1 sur M, à valeurs scalaires, linéairement indépendantes en tou… 0ADH
  • Proposition 11 Soient G₁ et G₂ des groupuscules de Lie, X₁ et X₂ des variétés de classe Cʳ (r geqslant 2). Pour i = 1, 2, soient ψᵢ un morceau de loi d’opération à gauche de classe Cʳ de Gᵢ dans… 0ADI
  • Corollaire Soient G un groupuscule de Lie, X une variété de classe Cʳ. Considérons deux morceaux de lois d’opérations à gauche de classe Cʳ de G dans X. On suppose que, pour tout a ∈ L(G), le… ↩ 3 0ADJ
  • Théorème 6 Soient G un groupuscule de Lie, X une variété de classe Cʳ (r geqslant 2), et x₀ un point de X. Soit a ↦ Dₐ une loi d’opération infinitésimale à gauche de classe Cʳ⁻¹ de L(G) dans… ↩ 1 0ADK
  • Corollaire 1 Soient G un groupuscule de Lie, X une variété paracompacte de classe Cʳ (r ≥ 2). Soit a ↦ Dₐ une loi d’opération infinitésimale à gauche de classe Cʳ⁻¹ de L(G) dans X. ↩ 2 0ADL
  • Corollaire 2 Soient X une variété paracompacte de classe Cʳ (r ≥ 2), et ξ un champ de vecteurs de classe Cʳ⁻¹ sur X. Il existe un morceau de loi d’opération ψ de classe Cʳ⁻¹ de K dans X tel que… ↩ 1 0ADM
  • Remarque On peut bien entendu remplacer partout, dans ce n°, les lois d’opérations à gauche par les lois d’opérations à droite. 0ADN

§ 5. Calculs formels dans les groupes de Lie

  • Proposition 2 (i) On a ψⱼ ≡ 0 mod deg j. (ii) Si t ∈ K, on a ↩ 2 0AE2
  • Remarque 1 Ecrivons la condition (ii) de la prop. 2 pour t entier ≥ 0: 0AE3
  • Remarque 2 On voit que ψ₀(x) = 0, ψ₁(x) = x, ψ₂(x) = x^[2] - 2x, 0E8G
  • Remarque 3 L’expression précédente de ψ₂ et la formule (6) prouvent que 0E8H
  • Remarque 4 Notons ψ_p,m(x) et h_t,m(x) les composantes homogènes de degré m de ψₚ(x) et de x^[t]. On a ψ_p,m = 0 pour m < p. D’autre part, la prop. 2 (ii) donne 0E8I
  • Remarque 5 Si K est de caractéristique > 0, les résultats des n° 1 et 2 restent valables à condition de définir e_α, au n° 2, par ⟨ e_α, ∑_β λ_β x^β ⟩ = λ_α. Au n° 3, si on définit les ψⱼ com… 0E8J
  • Proposition 3 On a ↩ 2 0AE4
  • Proposition 4 Pour que la carte utilisée de G soit canonique, il faut et il suffit que ψⱼ = 0 pour j ≥ 2. 0AE5

§ 6. Groupes de Lie réels ou complexes

  • Lemme 1 Soient G un groupe topologique simplement connexe,¹ W un voisinage ouvert connexe symétrique de e, H un groupe, f une application de W³ dans H telle que f(xyz) = f(x)f(y)f(z) pour… ↩ 2 0AE8
  • Théorème 1 Soient G et H des groupes de Lie, h un morphisme continu de L(G) dans L(H). On suppose G simplement connexe. Alors il existe un morphisme φ de groupes de Lie de G dans H, et un seu… ↩ 5 0AE9
  • Corollaire Soit G un groupe de Lie simplement connexe de dimension finie. Il existe une représentation linéaire analytique de dimension finie de G dont le noyau est discret. ↩ 2 0AEA
  • Remarque 1 Il existe des groupes de Lie simplement connexes de dimension finie qui ne possèdent aucune représentation linéaire analytique injective de dimension finie (exerc. 2). 0AEB
  • Remarque 2 Il existe des groupes de Lie connexes G de dimension finie tels que toute représentation linéaire analytique de dimension finie de G ait un noyau non discret (exerc. 3 et 4). 0E8K
  • Définition 1 Soit G un groupe de Lie. On appelle sous-groupe intégral de G un sous-groupe H muni d’une structure de groupe de Lie connexe telle que l’injection canonique de H dans G soit une im… 0AEC
  • Exemple 1 Un sous-groupe de Lie connexe de G est un sous-groupe intégral de G. 0AED
  • Exemple 2 Supposons G de dimension finie. Soit H un sous-groupe de G; munissons-le de la structure induite par la structure de groupe de Lie de G (§ 4, n° 5, déf. 3). Alors sa composante neu… 0E8L
  • Exemple 3 Soient G un groupe de Lie complexe, H un sous-groupe intégral de G, G1 (resp. H1) le groupe de Lie réel sous-jacent à G (resp. H). Alors H1 est un sous-groupe intégral de G1, et L(… 0E8M
  • Théorème 2 Soit G un groupe de Lie. ↩ 3 0AEE
  • Remarque 1 Soit H un sous-groupe intégral de G. Soit Y le feuilletage gauche de G associée à L(H). Si g ∈ G, munissons gH de la structure de variété déduite de celle de H par γ(g). D’après VA… ↩ 1 0AEF
  • Proposition 1 Soient G et M des groupes de Lie, H un sous-groupe intégral de G, φ un morphisme de M dans G tel que L(φ)(L(M)) ⊂ L(H). On suppose M connexe. Alors φ(M) ⊂ H, et φ, considéré comme… ↩ 5 0AEG
  • Corollaire 1 Soient G et H des groupes de Lie, φ un morphisme de groupes de Lie de G dans H, N le noyau de φ, et h = L(φ). Supposons G connexe et H de dimension finie. ↩ 3 0AEH
  • Corollaire 2 Soient G un groupe de Lie, H₁ et H₂ des sous-groupes intégraux de G. Si L(H₂) ⊂ L(H₁), alors H₂ est un sous-groupe intégral de H₁. Soient i₁ : H₁ → G, i₂ : H₂ → G les injections ca… ↩ 2 0AEI
  • Corollaire 3 Soient G un groupe de Lie de dimension finie, (Hᵢ)_i ∈ I une famille de sous-groupes de Lie de G. Alors H = ⋂_i ∈ I Hᵢ est un sous-groupe de Lie de G, et L(H) = ⋂_i ∈ I L(Hᵢ). Il e… ↩ 1 0AEJ
  • Corollaire 4 Soit G un groupe de Lie connexe de dimension finie. Les conditions suivantes sont équivalentes: (i) G est unimodulaire (INT, VII, § 1, no 3, déf. 3); (ii) det Ad g = 1 pour tout g… 0AEK
  • Proposition 2 Soient G un groupe de Lie de dimension finie, H un sous-groupe intégral de G. Les conditions suivantes sont équivalentes: (i) H est fermé; (ii) la topologie de H est induite par ce… ↩ 1 0AEL
  • Proposition 3 Soient G un groupe de Lie, H un sous-groupe intégral de G, M une variété analytique connexe non vide, f une application de M dans G et r ∈ N_K. Considérons les conditions suivantes… ↩ 5 0AEM
  • Corollaire 1 Soient G un groupe de Lie de dimension finie, H un sous-groupe intégral de G. Alors la sous-algèbre de Lie tangente en e à H (§ 4, n° 5, déf. 2 et 3) est L(H), et la structure de g… 0AEN
  • Corollaire 2 Soient G un groupe de Lie, H₁ et H₂ des sous-groupes intégraux de G. On suppose que la topologie de H₁ admet une base dénombrable. Alors H₂ ⊂ H₁ ⇔ L(H₂) ⊂ L(H₁), et, si ces conditi… ↩ 3 0AEO
  • Corollaire 3 Soient G un groupe de Lie, H₁ et H₂ des sous-groupes intégraux de G dont la topologie admet une base dénombrable. Si H₁ et H₂ ont même ensemble sous-jacent, les structures de group… ↩ 1 0AEP
  • Remarque 2 Soit G un groupe de Lie de dimension finie. Soit H un sous-groupe de G. Nous dirons, par abus de langage, que H est un sous-groupe intégral de G s’il existe une structure S de grou… ↩ 1 0AEQ
  • Remarque 3 Soit V une variété de classe Cʳ. Soient M une partie de V, x et y des éléments de M. Considérons la propriété suivante: P_M,x,y: il existe I, x₀, x₁, …, xₙ f₁, …, fₙ tels que: a) I… ↩ 1 0AER
  • Proposition 4 Soient G un groupe de Lie de dimension finie, H un sous-groupe de G. Soit r ∈ N_K. Les conditions suivantes sont équivalentes: (i) H est un sous-groupe intégral de G; (ii) muni de… 0AES
  • Remarque 4 Si K = R, on peut aussi caractériser les sous-groupes intégraux de G comme les sous-groupes qui, munis de la topologie induite par celle de G, sont connexes par arcs (§ 8, exerc. 4… 0AET
  • Corollaire Soient G un groupe de Lie de dimension finie, H₁ et H₂ deux sous-groupes intégraux de G. Le sous-groupe de G engendré par H₁ et H₂, et le sous-groupe (H₁, H₂) de G, sont des sous-g… ↩ 1 0AEU
  • Définition 2 Soit a une algèbre de Lie de dimension finie. On note Ad(a) ou Int(a), le sous-groupe intégral de Aut(a) d’algèbre de Lie ad(a). Les éléments de ce groupe s’appellent automorphisme… ↩ 4 0AEV
  • Théorème 3 (i) Si L est une algèbre de Lie de dimension finie, il existe un groupe de Lie G simplement connexe tel que L(G) soit isomorphe à L. ↩ 2 0AEW
  • Proposition 5 Soit G un groupe de Lie réel connexe. Supposons donnée sur L(G) une structure d’algèbre de Lie normable complexe L’ compatible avec sa structure d’algèbre de Lie normable réelle. I… 0AEX
  • Proposition 6 Soit G un groupe de Lie complexe connexe. Si G est compact, G est commutatif. ↩ 2 0AEY
  • Théorème 4 Soit G un groupe de Lie. Il existe une application exponentielle de G et une seule définie dans L(G). 0AEZ
  • Exemple Soit A une algèbre associative unifière normée complète. Alors expA est l’application exponentielle définie au chap. II, § 7, n° 3. 0AF0
  • Proposition 7 Soient G un groupe de Lie, a un élément de L(G). L’application λ ↦ exp(λ a) de K dans G est l’unique morphisme φ du groupe de Lie K dans G tel que (T₀ φ)1 = a. ↩ 1 0AF1
  • Proposition 8 Soit G un groupe de Lie. Quels que soient x, y dans L(G), on a, en notant n un entier, ↩ 5 0AF2
  • Proposition 9 Soient G un groupe de Lie complexe, G’ le groupe de Lie réel sous-jacent. Alors exp_G = exp_G'. 0AF3
  • Proposition 10 Soient G et H des groupes de Lie, φ un morphisme de G dans H. (i) φ ∘ exp_G = exp_H ∘ L(φ). (ii) Si G est un sous-groupe intégral de H, on a exp_G = exp_H|L(G). ↩ 3 0AF4
  • Corollaire 1 Soient G un groupe de Lie, G’ un sous-groupe de Lie de G, et a ∈ L(G). Les conditions suivantes sont équivalentes: (i) a ∈ L(G'); 0AF5
  • Corollaire 2 Soient G un groupe de Lie, H un sous-groupe intégral de G, et a ∈ L(G). Considérons les conditions suivantes: (i) a ∈ L(H); (ii) exp_G(λ a) ∈ H pour tout λ ∈ K. On a (i) ⇒ (ii). Si… 0AF6
  • Corollaire 3 Soient G un groupe de Lie, ρ une représentation linéaire analytique de G, x ∈ L(G) et g ∈ G. (i) ρ(exp x) = exp L(ρ)x; (ii) Ad(exp x) = exp ad x; (iii) g(exp x)g⁻¹ = exp(Ad g.x). O… ↩ 5 0AF7
  • Corollaire 4 Soit G un groupe de Lie connexe de dimension finie. (i) On a Int(L(G)) = Ad(G). (ii) Soit Z le centre de G. Alors Z est un sous-groupe de Lie de G dont l’algèbre de Lie est le cent… ↩ 5 0AF8
  • Définition 3 Soit G un groupe de Lie connexe de dimension finie. Le groupe de Lie Int(L(G)) = Ad(G) s’appelle le groupe adjoint de G. 0AF9
  • Proposition 11 Soit G un groupe de Lie commutatif connexe. (i) exp est un morphisme étale du groupe de Lie additif L(G) sur G. (ii) Si K = R, et si G est de dimension finie, G est isomorphe à un… ↩ 1 0AFA
  • Proposition 12 Soient G un groupe de Lie, et L = L(G). Pour tout x ∈ L, identifions Tx(L) à L, de sorte que la différentielle droite ω(x) de exp en x est une application linéaire de L dans L. Pou… ↩ 2 0AFB
  • Remarque On a ω(x) . (ad x) = exp ad x − 1. On écrit, par abus de notation, 0AFC
  • Corollaire Soient G un groupe de Lie complexe, et x ∈ L(G). L’application tangente en x à expG a pour noyau ⨁_n ∈ Z - 0 Ker(ad\ x - 2iπ n). 0AFD
  • Lemme 2 Soient E un espace de Banach complexe, u un élément de L(E), S le spectre de u dans L(E) (TS, I, § 1, n° 2), f une fonction complexe holomorphe dans un voisinage ouvert Ω de S. On… ↩ 1 0AFE
  • Proposition 13 Soient G un groupe de Lie connexe, ρ une représentation linéaire analytique de G dans un espace normable complet E. Soient E₁, E₂ deux sous-espaces vectoriels fermés de E tels que… ↩ 3 0AFF
  • Corollaire 1 Pour que E₁ soit stable pour ρ, il faut et il suffit que E₁ soit stable pour L(ρ). Il suffit de faire E₁ = E₂ dans la prop 13. ↩ 2 0AFG
  • Corollaire 2 Supposons ρ de dimension finie. Pour que ρ soit simple (resp. semi-simple), il faut et il suffit que L(ρ) soit simple (resp. semi-simple). Cela résulte du cor. 1. ↩ 3 0AFH
  • Corollaire 3 Soit x ∈ E. Pour que x soit invariant par ρ(G), il faut et il suffit que x soit annulé par L(ρ)(L(G)) (c’est-à-dire que x soit invariant par L(ρ) au sens du chap. I, § 3, déf. 3)… ↩ 4 0AFI
  • Corollaire 4 Soit ρ' une autre représentation linéaire analytique de G dans un espace normable complet E'. Soit T ∈ L(E, E'). Les conditions suivantes sont équivalentes: (i) Tρ(g) = ρ'(g)T pour… ↩ 1 0AFJ
  • Corollaire 5 Supposons ρ et ρ' de dimension finie. Pour que ρ et ρ' soient équivalentes, il faut et il suffit que L(ρ) et L(ρ') soient équivalentes. C’est un cas particulier du cor. 4. 0AFK
  • Corollaire 6 Supposons G de dimension finie. Soit t ∈ U(G). Pour que Lt (resp. Rt) soit invariant à droite (resp. à gauche), il faut et il suffit que t appartienne au centre de U(G). 0AFL
  • Lemme 3 Soient G un groupe de Lie, H1 et H2 des sous-groupes intégraux dont la topologie admet une base dénombrable, et g ∈ G. Alors ↩ 1 0AFM
  • Proposition 14 Soient G un groupe de Lie, H un sous-groupe intégral dont la topologie admet une base dénombrable. Les conditions suivantes sont équivalentes: (i) H est distingué dans G; (ii) L(H)… ↩ 6 0AFN
  • Corollaire 1 Soit G un groupe de Lie simplement connexe de dimension finie. Soient m, h des sous-algèbres de Lie de L(G) telles que L(G) soit produit semi-direct de m par h. Soient M, H les sou… ↩ 3 0AFO
  • Corollaire 2 Soient G un groupe de Lie simplement connexe de dimension finie, H un sous-groupe de Lie connexe distingué de G, et π le morphisme canonique de G sur G/H. ↩ 1 0AFP
  • Corollaire 3 Soient G un groupe de Lie connexe de dimension finie, H un sous-groupe de Lie connexe distingué de G. Le morphisme canonique de π₁(H) dans π₁(G) est injectif. 0AFQ
  • Proposition 15 Soient G un groupe de Lie, M une variété de classe Cʳ (r geqslant 2), α une forme différentielle de classe Cʳ⁻¹ et de degré 1 sur M à valeurs dans L(G), telle que dα + [α]² = 0. On… 0AFR
  • Lemme 4 Soient G un groupe topologique connexe, X un espace topologique séparé, et f₁, f₂ des lois d’opérations à gauche (resp. à droite) de G dans X telles que, pour tout x ∈ X, les appli… ↩ 3 0AFS
  • Proposition 16 Soient G un groupe de Lie connexe, X une variété séparée de classe Cʳ, et f₁, f₂ des lois d’opérations à gauche (resp. à droite) de classe Cʳ de G dans X. Si les lois d’opérations… ↩ 1 0AFT
  • Lemme 5 Soient G un groupe topologique simplement connexe, X un espace topologique séparé, U un voisinage ouvert de e dans G, ψ une application continue de U × X dans X telle que ψ(e, x) =… ↩ 1 0AFU
  • Théorème 5 Soient G un groupe de Lie simplement connexe, X une variété compacte de classe Cʳ (r ≥ 2), et a ↦ Dₐ une loi d’opération infinitésimale à gauche (resp. à droite) de classe Cʳ⁻¹ de… ↩ 2 0AFV
  • Proposition 17 Soient Δ l’ensemble des z ∈ C tels que -π < J(z) < π, et Δ' l’ensemble des z ∈ C qui ne sont pas réels leqslant 0. Soient E un espace normable complet sur C, A (resp. A') l’ensembl… ↩ 4 0AFW
  • Théorème 6 Soient E un espace hilbertien réel ou complexe, U le groupe unitaire de E. ↩ 1 0AFX
  • Proposition 18 Soient E un espace normable complet sur C, v ∈ L(E), et g = exp v. On suppose que Sp(v) ne contient aucun des points 2iπ n avec n ∈ Z - 0. Alors, pour tout x ∈ E, les conditions vx… ↩ 1 0AFY
  • Corollaire 1 Soient E un espace normable complet sur C, F l’espace des applications n-linéaires continues de Eⁿ dans E. Pour tout v ∈ L(E), soit σ(v) l’élément de L(F) défini par (σ(v)f)(x₁, …… ↩ 1 0AFZ
  • Lemme 6 Si v ∈ L(E), on a Sp σ(v) ⊂ Sp v + Sp v + ⋯ + Sp v où la somme comporte n+1 termes. ↩ 1 0AG0
  • Corollaire 2 Soient E une algèbre normable complète sur C, et w ∈ L(E). On suppose que tout z ∈ Sp w vérifie |J(z)| < 2π/3. Les conditions suivantes sont équivalentes: (i) w est une dérivation… 0E8N
  • Proposition 19 Soient E un espace normable complet sur C, v ∈ L(E), et g = exp v. On suppose que tout z ∈ Sp v vérifie -π < J(z) < π. Alors, pour tout sous-espace vectoriel fermé E' de E, les con… ↩ 1 0AG2
  • Corollaire Soient E un espace normable complet sur C, v ∈ L(E), et g = exp v. On suppose que tout z ∈ Sp\ v vérifie -π/2 < J(z) < π/2. Alors, pour tout sous-espace vectoriel fermé M de L(E)… 0AG3
  • Lemme 7 Soient B un groupe, A un sous-groupe distingué de B, C le groupe B/A, i : A → B et p : B → C les morphismes canoniques. Soient A' un groupe, f un homomorphisme de A dans A'. Soit ω… ↩ 1 0AG4
  • Proposition 20 Soit G un groupe de Lie réel de dimension finie. ↩ 2 0AG5
  • Définition 4 On dit que (tildeG, γ), ou simplement tildeG, est la complexification universelle de G. 0AG6
  • Remarque 1 Soit (tildeG, γ) la complexification universelle de G. Soit G₀ (resp. tildeG₀) la composante neutre de G (resp. tildeG). D’après la démonstration de la prop. 20, (tildeG₀, γ|G₀) es… 0AG7
  • Remarque 2 Supposons G simplement connexe. Soient g = L(G), g_C la complexification de g, S' le groupe de Lie complexe simplement connexe d’algèbre de Lie g_C, σ le morphisme de G dans S' tel… 0E8O

§ 7. Groupes de Lie sur un corps ultramétrique

  • Proposition 1 Soit G un groupuscule de Lie d’élément neutre e. Il existe un système fondamental de voisinages ouverts de e dans G formé des sous-groupes de Lie de G. ↩ 4 0AH2
  • Théorème 1 Soit L une algèbre de Lie normable complète. Il existe un groupe de Lie G tel que L(G) soit isomorphe à L. Deux tels groupes sont localement isomorphes. La première assertion a été… ↩ 2 0AH3
  • Théorème 2 Soient G un groupe de Lie, 𝔥 une sous-algèbre de Lie de L(G) admettant un supplémentaire topologique. Il existe un sous-groupe de Lie H de G tel que L(H) = 𝔥. Si H₁ et H₂ sont des… 0AH4
  • Théorème 3 Soient G et H des groupes de Lie, 𝔥 un morphisme continu de L(G) dans L(H). (i) Il existe un sous-groupe ouvert G' de G et un morphisme de groupes de Lie φ de G' dans H tel que h =… ↩ 1 0AH5
  • Proposition 2 Soient G un groupe de Lie, 𝔥 une sous-algèbre de Lie de L(G) admettant un supplémentaire topologique. Les conditions suivantes sont équivalentes: (i) Il existe un sous-groupe ouver… 0AH6
  • Proposition 3 Soit G un groupe de Lie. Il existe une application exponentielle φ de G ayant les propriétés suivantes: (i) φ est définie dans un sous-groupe ouvert U du groupe additif L(G); (ii)… ↩ 4 0AH7
  • Proposition 4 Soient G un groupe de Lie, φ une application exponentielle injective de G. Supposons p 0. Quels que soient x, y dans L(G), on a (1) x + y = lim_n → + ∞ p⁻ⁿ φ⁻¹(φ(pⁿ x) φ(pⁿ y)) (2)… 0AH8
  • Définition 1 Soit r un entier ≥ 0. On appelle groupe standard de dimension r sur K un groupe de Lie G possédant les propriétés suivantes: (i) la variété analytique sous-jacente de G est m × m ×… ↩ 2 0AH9
  • Exemple Soit G = 1 + Mₙ(m), qui est une partie ouverte de Mₙ(K). Si x ∈ G, on a det x ∈ 1 + m, donc G ⊂ GL(n, K). Il est clair que GG ⊂ G. Si x = 1 + y avec y ∈ Mₙ(m), le calcul de l’inver… 0AHA
  • Théorème 4 Soit G un groupe de Lie de dimension finie. Il existe un sous-groupe ouvert de G isomorphe à un groupe standard. ↩ 3 0AHB
  • Proposition 5 Soit G un groupe standard. ↩ 1 0AHC
  • Corollaire Supposons K localement compact et soit q = Card (A/m). 0AHD
  • Proposition 6 Soient a, b, c, c' des idéaux non nuls de A contenus dans m tels que c' ⊂ c, ab ⊂ c, ab² ⊂ c', a²b ⊂ c'. Si x ∈ G(a) et y ∈ G(b), alors x^[-1] . y^[-1] . x.y, x.y . x^[-1] . y^[-1]… ↩ 1 0AHE
  • Proposition 7 (i) La famille (G(a_λ)) est une filtration centrale sur G (chap. II, § 4, n° 4, déf. 2). (ii) Pour λ ∈ R₊^*, on a G(a_λ) = x ∈ G | ω(x) ≥ λ , G(a_λ⁺) = x ∈ G | ω(x) > λ . (ii) est… 0AHF
  • Proposition 8 Soient n ∈ Z, et hₙ l’application x ↦ xⁿ de G dans G. Soit a un idéal non nul de A contenu dans m, tel que n ∉ a. Alors hₙ|G(a) est un isomorphisme de la variété analytique G(a) su… ↩ 1 0AHG
  • Corollaire Si n est inversible dans A, hₙ est un isomorphisme de la variété analytique G sur elle-même. Pour tout idéal non nul a de A contenu dans m, on a hₙ(G(a)) = G(a). Pour tout x ∈ G, o… 0AHH
  • Proposition 9 Supposons p ≠ 0. (i) Soient a, b des idéaux non nuls de A tels que b ⊂ a ⊂ m. Dans le groupe G(a)/G(b), tout élément admet pour ordre une puissance de p. (ii) Supposons v(p) = 1. S… ↩ 2 0AHI
  • Lemme 1 On suppose p ≠ 0. Soient G un groupe de Lie, G₁ un sous-groupe ouvert de G qui soit isomorphe à un groupe standard, et x ∈ G. Les conditions suivantes sont équivalentes: (i) il exi… ↩ 3 0AHJ
  • Proposition 10 On suppose p ≠ 0. Soit G un groupe de Lie de dimension finie. Soit G_f l’ensemble des x ∈ G pour lesquels il existe une suite strictement croissante (nᵢ) d’entiers tels que x^nᵢ te… ↩ 1 0AHK
  • Définition 2 L’application ψ de la prop. 10 s’appelle l’application logarithme de G, et se note log_G ou simplement log. 0AHL
  • Proposition 11 Supposons p ≠ 0. Soient x, y deux éléments permutables de G_f. On a xy ∈ G_f et log(xy) = log x + log y. 0AHM
  • Proposition 12 Supposons p ≠ 0. Soit x ∈ G_f. Les conditions suivantes sont équivalentes: (i) log x = 0; (ii) x est d’ordre fini dans G. 0AHN
  • Proposition 13 Supposons p ≠ 0. Si G est compact ou standard, on a G_f = G. ↩ 2 0AHO
  • Corollaire Supposons K localement compact. Alors G_f est la réunion des sous-groupes compacts de G. 0AHP
  • Exemple Supposons K localement compact. Soit U l’ensemble des éléments inversibles de A; c’est un sous-groupe ouvert et compact du groupe de Lie K^*. On a U ⊂ (K^*)_f, d’après la prop. 13… 0AHQ
  • Proposition 14 On suppose que p ≠ 0 et que v est choisie de telle sorte que v(p) = 1. Soient G un groupe standard, E(X) (resp. L(X)) le développement en série entière en 0 d’une application expon… 0AHR

§ 8. Groupes de Lie sur R ou Q_p

  • Théorème 1 Soient G et H deux groupuscules de Lie sur R ou Qₚ. Soit f un morphisme continu de G dans H. Alors f est analytique. ↩ 5 0AI2
  • Corollaire 1 Soit G un groupe topologique. Il existe sur G au plus une structure de variété analytique sur R (resp. Qₚ) compatible avec la structure de groupe et la topologie de G. Cela résulte… ↩ 1 0AI3
  • Définition 1 On dit qu’un groupe topologique G est un groupe de Lie réel (resp. p-adique) s’il existe sur G une structure de groupe de Lie réel (resp. p-adique) compatible avec sa topologie. 0AI4
  • Corollaire 2 Soient G un groupe topologique, V un voisinage ouvert de e. On suppose V muni d’une structure de variété analytique qui en fait un groupuscule de Lie réel (resp. p-adique). Alors G… ↩ 1 0AI5
  • Remarque 1 Le th. 1 et ses corollaires deviennent inexact si on y remplace R (resp. Qp) par exemple par C (exerc. 1). 0AI6
  • Remarque 2 Soit G un groupe topologique. On peut montrer¹ que les conditions suivantes sont équivalentes : a) G est un groupe de Lie réel de dimension finie ; b) G est localement compact et i… 0E8P
  • Proposition 1 Soient G, G’ des groupes topologiques, f un morphisme continu de G dans G’. On suppose qu’on est dans l’un des trois cas suivants : 0AI7
  • Théorème 2 Soit G un groupe de Lie de dimension finie sur R ou Qp. Tout sous-groupe fermé de G est un sous-groupe de Lie de G. Plus généralement, soient U un voisinage ↩ 8 0AI8
  • Corollaire 1 Soient G' un groupe localement compact, G un groupe de Lie de dimension finie sur R (resp. Qₚ), f un morphisme continu de G' dans G. Si le noyau de f est discret, G' est un groupe… 0AI9
  • Corollaire 2 Soient G un groupe de Lie de dimension finie sur K, H un sous-groupe de G, V un voisinage ouvert de e dans G, (Mᵢ)_i ∈ I une famille de variétés analytiques sur K; pour tout i ∈ I… ↩ 2 0AIA

§ 9. Commutateurs, centralisateurs, normalisateurs dans un groupe de Lie

  • Proposition 1 Soient G un groupe topologique, A et B des sous-groupes de G. On a (overlineA, overlineB) = (overlineA, overlineB), overlineDⁱA = overlineDⁱA, overlineCⁱA = overlineCⁱA. ↩ 5 0AII
  • Corollaire 1 Si G est séparé, les conditions suivantes sont équivalentes: 0AIJ
  • Corollaire 2 Soient G un groupe topologique séparé, A un sous-groupe de G. Pour que A soit résoluble (resp. nilpotent, commutatif), il faut et il suffit que overlineA le soit. ↩ 3 0AIK
  • Proposition 2 Soient G un groupe topologique, A et B des sous-groupes de G. Si A est connexe, (A, B) est connexe. ↩ 1 0AIL
  • Proposition 3 Soient G un groupe de Lie de dimension finie, H1 et H2 des sous-groupes de G. Soient h1, h2 et h la sous-algèbre de Lie tangente en e à H1, H2 et (H1, H2) respectivement. Alors [h1… ↩ 3 0AIM
  • Remarque Même si H1 et H2 sont des sous-groupes de Lie connexes de G, la sous-algèbre de Lie de L(G) engendrée par [h1, h2] est distincte de h en général. 0AIN
  • Proposition 4 Soit G un groupe de Lie réel ou complexe de dimension finie. Soient A, B, C des sous-groupes intégraux de G tels que [L(A), L(C)] ⊂ L(C), [L(B), L(C)] ⊂ L(C). Si [L(A), L(B)] ⊂ L(C… ↩ 3 0AIO
  • Corollaire Soit G un groupe de Lie réel ou complexe, connexe, de dimension finie, d’algèbre de Lie g. Les sous-groupes D^iG (resp. C^iG) sont des sous-groupes intégraux d’algèbres de Lie D^ig… ↩ 4 0AIP
  • Proposition 5 Soient G un groupe de Lie réel ou complexe de dimension finie, A un sous-groupe intégral de G. On a D\overline{A} = DA. En particulier, A est un sous-groupe distingué de \overline{… ↩ 1 0AIQ
  • Proposition 6 Supposons K ultramétrique. Soit G un groupe de Lie de dimension finie. Soient A, B, C des sous-groupes de Lie de G tels que [L(A), L(C)] ⊂ L(C), [L(B), L(C)] ⊂ L(C). Si [L(A), L(B)… ↩ 1 0AIR
  • Corollaire Supposons K ultramétrique. Soit G un groupe de Lie de dimension finie, d’algèbre de Lie g. Il existe un sous-groupe ouvert G₀ de G tel que, pour tout i, Dⁱ G₀ (resp. Cⁱ G₀) soit un… ↩ 1 0AIS
  • Proposition 7 Soient G un groupe de Lie de dimension finie, g son algèbre de Lie, a une partie de g. Alors Z_G(a) est un sous-groupe de Lie de G d’algèbre de Lie δ_g(a). Cela résulte du § 3, pro… ↩ 2 0AIT
  • Proposition 8 Soient G un groupe de Lie réel ou complexe de dimension finie, g son algèbre de Lie, A une partie de G. Alors Z_G(A) est un sous-groupe de Lie de G d’algèbre de Lie δ_g(A). Supposo… ↩ 4 0AIU
  • Proposition 9 Soient G un groupe de Lie réel ou complexe de dimension finie, g son algèbre de Lie, A un sous-groupe intégral de G, a = L(A). Alors Z_G(A) = Z_G(a), δ_g(A) = δ_g(a), et Z_G(A) est… ↩ 2 0AIV
  • Proposition 10 Soient G un groupe de Lie de dimension finie, g son algèbre de Lie, a un sous-espace vectoriel de g. Alors N_G(a) est un sous-groupe de Lie de G d’algèbre de Lie n_g(a). ↩ 2 0AIW
  • Proposition 11 Soient G un groupe de Lie réel ou complexe de dimension finie, g son algèbre de Lie, A un sous-groupe intégral de G, et a = L(A). Alors N_G(A) = N_G(a), et N_G(A) est un sous-group… ↩ 5 0AIX
  • Corollaire Si a = n_g(a), A est un sous-groupe de Lie de G, et est la composante neutre de N_G(A). ↩ 1 0AIY
  • Proposition 12 Soit G un groupe de Lie de dimension finie. Pour que L(G) soit nilpotente, il faut et il suffit que G possède un sous-groupe ouvert nilpotent. ↩ 3 0AIZ
  • Proposition 13 Soit G un groupe de Lie nilpotent simplement connexe de dimension finie sur R ou C. ↩ 2 0AJ0
  • Proposition 14 Soit G un groupe de Lie connexe de dimension finie sur R ou C. ↩ 3 0AJ1
  • Proposition 15 Soient G un groupe de Lie nilpotent connexe de dimension finie sur R ou C, A un sous-groupe intégral de G. Alors Z_G(A) est le sous-groupe de Lie connexe de G d’algèbre de Lie δ_G(… 0AJ2
  • Proposition 16 Soient G un groupe de Lie nilpotent de dimension finie sur R ou C, A un sous-groupe intégral de G distinct de G. Alors N_G(A) est un sous-groupe de Lie connexe de G distinct de A. ↩ 1 0AJ3
  • Proposition 17 Soient g une algèbre de Lie nilpotente de dimension finie sur K, (g₀, g₁, …, gₙ) une suite décroissante d’idéaux de g tels que g₀ = g, gₙ = 0, [g, g₁] ⊂ gᵢ₊₁ pour 0 ≤ i < n. Soient… 0AJ4
  • Proposition 18 Soient k un corps commutatif, V un espace vectoriel de dimension finie 0 sur k, G un sous-groupe de GL(V) dont les éléments sont unipotents. ↩ 1 0AJ5
  • Corollaire 1 Soit G un groupe de Lie réel ou complexe connexe de dimension finie. Pour que G soit nilpotent, il faut et il suffit que tout élément de Ad G soit unipotent. 0AJ6
  • Corollaire 2 Tout sous-groupe analytique de GL(n, K) formé d’éléments unipotents est un sous-groupe de Lie simplement connexe. 0AJ7
  • Proposition 19 Soit G un groupe de Lie de dimension finie. Pour que L(G) soit résoluble, il faut et il suffit que G possède un sous-groupe ouvert résoluble. La démonstration est analogue à celle… ↩ 2 0AJ8
  • Proposition 20 Soient G un groupe de Lie résoluble de dimension finie n sur R ou C, simplement connexe, et g = L(G). Soit (gn, g{n-1}, \ldots, g0) une suite de sous-algèbres de g de dimensions n… ↩ 3 0AJ9
  • Proposition 21 Soient G un groupe de Lie résoluble de dimension finie sur R ou C, simplement connexe, et M un sous-groupe intégral de G. Alors M est un sous-groupe de Lie de G, et est simplement… ↩ 1 0AJA
  • Proposition 22 On suppose K = R ou C. Soient V un espace vectoriel de dimension finie, G un sous-groupe résoluble connexe de GL(V). On suppose que la représentation identique de G est simple. (i)… ↩ 1 0AJB
  • Corollaire Soient V un espace vectoriel complexe de dimension finie 0, G un sous-groupe résoluble connexe de GL(V). (i) Il existe un élément non nul v de V tel que gv ∈ Cv pour tout g ∈ G. (i… 0AJC
  • Proposition 23 Soient G un groupe de Lie réel ou complexe de dimension finie, r le radical de L(G) (chap. I, § 5, déf. 2), n le plus grand idéal nilpotent de L(G) (chap. I, § 4, n° 4). Soit R (re… ↩ 1 0AJD
  • Définition 1 Soit G un groupe de Lie réel ou complexe de dimension finie. On appelle radical de G le plus grand sous-groupe distingué résoluble connexe de G. 0AJE
  • Remarque Même si G est connexe, il peut exister des sous-groupes distingués résolubles de G non contenus dans le radical de G. 0AJF
  • Proposition 24 On suppose K = R ou C. Soient G1, G2 deux groupes de Lie connexes de dimension finie, R1 et R2 leurs radicaux, φ un morphisme surjectif de G1 dans G2. Alors φ(R₁) = R₂. 0AJG
  • Proposition 25 On suppose K = R ou C. Soient G1, G2 des groupes de Lie connexes de dimension finie, R1 et R2 leurs radicaux. Le radical de G₁ × G₂ est R₁ × R₂. 0AJH
  • Proposition 26 Soit G un groupe de Lie réel ou complexe connexe de dimension finie. Les conditions suivantes sont équivalentes: (i) L(G) est semi-simple; (ii) le radical de G est {e}; (iii) tout… ↩ 1 0AJI
  • Définition 2 Un groupe de Lie réel ou complexe connexe est dit semi-simple s’il est de dimension finie et s’il vérifie les conditions de la prop. 26. 0AJJ
  • Remarque 1 Soit G un groupe de Lie réel ou complexe connexe de dimension finie. Si G n’est pas semi-simple, G possède un sous-groupe de Lie connexe G’ commutatif et invariant par tout automor… 0AJK
  • Proposition 27 Soit G un groupe de Lie réel ou complexe connexe de dimension finie. Les conditions suivantes sont équivalentes : (i) L(G) est simple ; (ii) les seuls sous-groupes intégraux distin… ↩ 1 0AJL
  • Définition 3 Un groupe de Lie réel ou complexe connexe est dit presque simple s’il est de dimension finie et s’il vérifie les conditions de la prop. 27. ↩ 2 0AJM
  • Proposition 28 Soit G un groupe de Lie réel ou complexe simplement connexe. Les conditions suivantes sont équivalentes : (i) G est semi-simple ; (ii) G est isomorphe au produit d’un nombre fini d… ↩ 2 0AJN
  • Lemme 1 Soient G un groupe topologique connexe, Z son centre, Z’ un sous-groupe discret de Z. Alors le centre de G/Z’ est Z/Z’. Soit y un élément de G dont la classe modulo Z’ est un éléme… ↩ 3 0AJO
  • Proposition 29 Soit G un groupe de Lie réel ou complexe connexe semi-simple. (i) G = (G, G). (ii) Le centre Z de G est discret. (iii) Le centre de G/Z est {e}. ↩ 1 0AJP
  • Proposition 30 (i) Soit g une algèbre de Lie réelle ou complexe semi-simple. Alors Int g est la composante neutre de Aut g. (ii) Soit G un groupe de Lie réel ou complexe connexe semi-simple. Le g… ↩ 1 0AJQ
  • Remarque 2 Soient g une algèbre de Lie semi-simple complexe, g₀ l’algèbre de Lie réelle sous-jacente. Alors Aut(g) est ouvert dans Aut(g₀). En effet, Int (g₀) ⊂ Aut (g). ↩ 1 0AJR
  • Proposition 31 Soient G un groupe de Lie réel ou complexe de dimension finie simplement connexe, R son radical. Il existe un sous-groupe de Lie simplement connexe semi-simple S de G tel que G soi… 0AJS
  • Lemme 2 Soient G un groupe (resp. un groupe topologique), G' un sous-groupe distingué de G, V un espace vectoriel de dimension finie sur un corps commutatif k (resp. sur K), ρ une représen… ↩ 2 0AJT
  • Théorème 1 Soient G un groupe de Lie réel ou complexe de dimension finie, G₀ sa composante neutre, R son radical, r le radical de L(G); on suppose que G/G₀ est fini. Soit ρ une représentation… ↩ 4 0AJU
  • Corollaire 1 Soient ρ, ρ₁, ρ₂ des représentations linéaires analytiques semi-simples de dimension finie de G et n un entier ≥ 0. Alors ρ₁ ⊗ ρ₂, Tⁿ ρ, Sⁿ ρ, ∧ⁿ ρ (Appendice) sont semi-simples. L… ↩ 1 0AJV
  • Corollaire 2 Soient ρ une représentation linéaire analytique semi-simple de dimension finie de G dans un espace vectoriel V, S l’algèbre symétrique de V, et Sᴳ la sous-algèbre de S formée des é… ↩ 1 0AJW
  • Corollaire 3 Soient G un groupe de Lie réel ou complexe, G₀ sa composante neutre. On suppose que G₀ est semi-simple et que G/G₀ est fini. Alors toute représentation linéaire analytique de dimen… ↩ 1 0AJX
  • Proposition 32 Soit G un groupe de Lie réel connexe de dimension finie. On suppose L(G) réductive. Les conditions suivantes sont équivalentes: (i) G/overlineD¹G est compact; (ii) (resp. (ii')) to… ↩ 1 0AJY
  • Proposition 33 Soient G un groupe de Lie complexe de dimension finie et dont le nombre de composantes connexes est fini, ρ une représentation linéaire analytique de G de dimension finie, G' un so… 0AJZ

§ 10. Le groupe des automorphismes d’un groupe de Lie

  • Lemme 1 Soient G un groupe de Lie, α un champ de vecteurs sur G. Pour tout g ∈ G, soit β(g) = α(g)g⁻¹ ∈ L(G). Les conditions suivantes sont équivalentes: (i) α est un homomorphisme du grou… ↩ 2 0AL6
  • Définition 1 Soit G un groupe de Lie. On appelle automorphisme infinitésimal de G tout champ de vecteurs analytique sur G vérifiant les conditions du lemme 1. 0AL7
  • Lemme 2 Soient K′ un sous-corps fermé non discret de K, A une K′-variété, B et C des K-variétés, f une application K′-analytique de A × B dans C. On suppose que, pour tout a ∈ A, l’applica… ↩ 1 0AL8
  • Proposition 1 Soient K' un sous-corps fermé non discret de K, G un groupe de Lie sur K, V une variété sur K' et (v, g) ↦ vg une application K'-analytique de V × G dans G. On suppose que, pour to… 0AL9
  • Proposition 2 Soient G un groupe de Lie réel ou complexe, α un automorphisme infinitésimal de G. Il existe une loi d’opération analytique (λ, g) ↦ φ_λ(g) de K dans G possédant les propriétés sui… ↩ 1 0ALA
  • Proposition 3 On suppose K ultramétrique. Soient G un groupe de Lie compact, α un automorphisme infinitésimal de G. Il existe un sous-groupe ouvert I de K et une loi d’opération analytique (λ, g… ↩ 2 0ALB
  • Lemme 3 Soient G et G’ des groupes de Lie, φ un homomorphisme de G dans Aut (G’). Posons f(g, g') = (φ(g))(g') pour g ∈ G, g' ∈ G'. Considérons les conditions suivantes: ↩ 1 0ALC
  • Lemme 4 Soit H un groupe de Lie simplement connexe de dimension finie. (i) Pour tout u ∈ Aut\ L(H), soit θ(u) l’unique automorphisme de H tel que L(θ(u)) = u. Alors l’application (u, g) ↦… ↩ 1 0ALD
  • Théorème 1 Soient G un groupe de Lie de dimension finie, G₀ sa composante neutre. On suppose que G est engendré par G₀ et par un nombre fini d’éléments. (i) Il existe sur Aut G une structure… ↩ 4 0ALE
  • Corollaire 1 Soient G un groupe de Lie réel de dimension finie, G₀ sa composante neutre. On suppose que G est engendré par G₀ et par un nombre fini d’éléments. Alors Aut G, muni de la topologie… 0ALF
  • Corollaire 2 Soit G un groupe de Lie réel ou complexe connexe semi-simple. Le groupe Int G est la composante neutre de Aut G. ↩ 2 0ALG
  • Théorème 2 Lorsque K est ultramétrique localement compact et que G est un groupe de Lie compact, les assertions (i), (ii), (iii), (v), (vi) du th. 1 sont vraies. ↩ 1 0ALH
  • Remarque Si K = Qₚ, et si le groupe de Lie G est engendré par une partie compacte (cf. exerc. 2), les assertions (i), (ii), (iii), (vi) du th. 1 sont encore vraies, mais non (v) (exerc. 3). 0ALI

IV. Groupes de Coxeter et systèmes de Tits

§ 1. Groupes de Coxeter

  • Définition 1 Soit w \in W. On appelle longueur de w (par rapport à S), et l’on note lS(w) ou simplement l(w), le plus petit entier q \geq 0 tel que w soit produit d’une suite de q éléments de S… 0ALN
  • Proposition 1 Soient w et w' dans W. On a les formules: 0ALO
  • Corollaire Soient s = (s1, \ldots, sp) et s' = (s'1, \ldots, s'q) deux suites d’éléments de S telles que w = s1 \ldots sp et w' = s'1 \ldots s'q. Si la suite (s1, \ldots, sp, s'1, \ldots, s'q… 0ALP
  • Remarque La formule d(w, w') = l(w w'⁻¹) définit une distance d sur W, invariante par les translations à droite, en vertu des formules (1) et (2). 0ALQ
  • Définition 2 On appelle groupe diédral tout groupe engendré par deux éléments d’ordre 2, distincts. 0ALR
  • Exemple Soit M le groupe multiplicatif 1, -1, et soit m un entier ≥ 2 (resp. m = ∞). On fait opérer M sur le groupe Z/mZ (resp. sur Z) par (-1) · x = -x, et l’on note Dₘ le produit semi-di… 0ALS
  • Proposition 2 On suppose que S se compose de deux éléments distincts s et s' d’ordre 2. ↩ 3 0ALT
  • Remarque Considérons un groupe diédral W d’ordre 2m, engendré par deux éléments distincts s et s' d’ordre 2. Désignons par s_q (resp. s'_q) la suite de longueur q dont les termes de rang im… 0ALU
  • Définition 3 On dit que (W, S) est un système de Coxeter s’il satisfait à la condition suivante : 0ALV
  • Exemple 1 Soit m un entier ≥ 2 ou ∞ et soit W un groupe défini par un ensemble générateur S = s, s' et les relations s² = s'² = 1 lorsque m = ∞, s² = s'² = (ss')ᵐ = 1 lorsque m est fini. Con… 0ALW
  • Exemple 2 Soit 𝔖ₙ le groupe symétrique de degré n, avec n ≥ 2. Soit sᵢ la transposition de i et i+1 pour 1 ≤ i < n, et soit S = s₁, …, sₙ₋₁. On peut montrer (§ 2, n° 4, Exemple et § 1, exerc… 0ALX
  • Exemple 3 Pour la classification des groupes de Coxeter finis, cf. Chap. VI, § 4. 0ALY
  • Remarque Supposons que (W, S) soit un système de Coxeter. Il existe un homomorphisme ε de W dans le groupe 1, -1 caractérisé par ε(s) = -1 pour tous s ∈ S. On dit que ε(w) est la signature… 0ALZ
  • Proposition 3 Supposons que (W, S) soit un système de Coxeter. Pour que deux éléments s et s' de S soient conjugués () dans W, il faut et il suffit que la condition suivante soit remplie: (I) Il… ↩ 2 0AM0
  • Lemme 1 (i) Soient w ∈ W et t ∈ T. Le nombre (-1)^n(s, t) a la même valeur η(w, t) pour toutes les suites s = (s₁, …, s_q) d’éléments de S telles que w = s₁ … s_q. ↩ 3 0AM1
  • Lemme 2 Soient s = (s₁, …, s_q), Φ(s) = (t₁, …, t_q) et w = s₁ … s_q. Soit T_w l’ensemble des éléments t ∈ T tels que η(w, t) = -1. Pour que s soit une décomposition réduite de w, il faut… ↩ 4 0AM2
  • Lemme 3 Soient w ∈ W et s ∈ S tels que l(sw) ≤ l(w). Pour toute suite s = (s₁, …, s_q) d’éléments de S avec w = s₁ … s_q, il existe un entier j tel que 1 ≤ j ≤ q et ↩ 2 0AM3
  • Remarque L’ensemble T_w défini au lemme 2 se compose des éléments de la forme w''sw''⁻¹ correspondant aux triplets (w', w'', s) ∈ W × W × S tels que w = w''sw' et l(w') + l(w'') + 1 = l(w). 0AM4
  • Proposition 4 Soient s ∈ S, w ∈ W et s = (s₁, …, s_q) une décomposition réduite de w. Deux cas seulement sont possibles: ↩ 4 0AM5
  • Lemme 4 Soient w ∈ W de longueur q ≥ 1, D l’ensemble des décompositions réduites de w, et F une application de D dans un ensemble E. On suppose que l’on a F(s) = F(s') si les éléments s =… ↩ 1 0AM6
  • Proposition 5 Soient M un monoïde (avec élément unité 1) et f une application de S dans M. Pour s, s' dans S, soit m(s, s') l’ordre de ss'; on pose ↩ 3 0AM7
  • Théorème 1 Pour que (W, S) soit un système de Coxeter, il faut et il suffit qu’il satisfasse à la condition d’échange (E) du n° 5. ↩ 2 0AM8
  • Proposition 6 Soit (Pₛ)_s ∈ S une famille de parties de W satisfaisant à (C) et aux conditions suivantes : ↩ 5 0AM9
  • Proposition 7 Soit w dans W. Il existe une partie S_w de S telle que l’on ait s₁, …, s_q = S_w pour toute décomposition réduite (s₁, …, s_q) de w. 0AMA
  • Corollaire 1 Pour toute partie X de S, le sous-groupe W_X de W se compose des éléments w de W tels que S_w ⊂ X. ↩ 5 0AMB
  • Corollaire 2 Pour toute partie X de S, on a W_X ∩ S = X. ↩ 2 0AMC
  • Corollaire 3 L’ensemble S est un ensemble générateur minimal de W. Si X ⊂ S engendre W, on a W = WX, d’où X = S ∩ WX = S d’après le cor. 2. 0AMD
  • Corollaire 4 Pour toute partie X de S et tout w dans WX, la longueur de w par rapport à l’ensemble générateur X de WX est égale à lS(w). Soit (s1, ..., sq) une décomposition réduite de w consid… ↩ 1 0AME
  • Théorème 2 (i) Pour toute partie X de S, le couple (WX, X) est un système de Coxeter. (ii) Soit (Xi){i ∈ I} une famille de parties de S. Si X = ⋂{i ∈ I} Xi, on a WX = ⋂{i ∈ I} W{Xi}. (iii) So… ↩ 3 0AMF
  • Définition 4 Soit I un ensemble. On appelle matrice de Coxeter de type I toute matrice carrée symétrique M = (m{ij}){i,j ∈ I} dont les éléments sont des entiers ou +∞ satisfaisant aux relations… 0AMG
  • Proposition 8 Soit (Sᵢ)_i ∈ I une partition de S, telle que tout élément de Si commute avec tout élément de Sj pour i \neq j. Pour tout i \in I, soit Wᵢ le sous-groupe engendré par Si. Alors W e… ↩ 1 0AMH

§ 2. Systèmes de Tits

  • Définition 1 On appelle système de Tits un quadruplet (G, B, N, S), où G est un groupe, B et N deux sous-groupes de G et S une partie de N/(B \cap N), satisfaisant aux axiomes suivants : ↩ 1 0AN8
  • Remarque 1 On verra au n° 5 (cor. du th. 3) que, si (G, B, N) sont donnés, il existe au plus une partie S de N/(B ∩ N) telle que (G, B, N, S) soit un système de Tits. 0AN9
  • Remarque 2 Soit (G, B, N, S) un système de Tits, et soit Z un sous-groupe distingué de G contenu dans B. Soient G' = G/Z, B' = B/Z, N' = N/(Z ∩ N), et soit S' l’image de S dans N'/(B' ∩ N')… 0ANA
  • Remarque 3 C(s) · C(w) = begincases C(sw) & si C(w) not⊂ C(s) · C(w) \\ C(w) ∪ C(sw) & si C(w) ⊂ C(s) · C(w) . endcases 0E8Q
  • Remarque 4 C(s) · C(s) = B ∪ C(s). 0E8R
  • Remarque 5 C(s) · C(s) · C(w) = C(w) ∪ C(sw). 0E8S
  • Lemme 1 Soient s₁, …, s_q ∈ S et soit w ∈ W. On a ↩ 4 0ANB
  • Théorème 1 On a G = BWB. L’application w ↦ C(w) est une bijection de W sur l’ensemble B backslash G / B des doubles classes de G suivant B. ↩ 5 0ANC
  • Remarque L’axiome (T4) n’a pas été utilisé dans la démonstration précédente. 0AND
  • Théorème 2 Le couple (W, S) est un système de Coxeter. De plus, pour s ∈ S et w ∈ W, les relations C(sw) = C(s) · C(w) et lₛ(sw) > lₛ(w) sont équivalentes. ↩ 1 0ANE
  • Corollaire 1 Soient w₁, …, w_q ∈ W et soit w = w₁ … w_q. Si ↩ 5 0ANF
  • Corollaire 2 Soit w ∈ W et soit T_w la partie de W associée à w par le procédé du lemme 2 du § 1, n° 4. Si t ∈ T_w, on a C(t) ⊂ C(w) · C(w⁻¹). Si t ∈ T_w, il existe par définition des éléments… ↩ 1 0ANG
  • Corollaire 3 Soit w ∈ W et soit H_w le sous-groupe de G engendré par C(w) · C(w⁻¹). Alors : a) Pour toute décomposition réduite (s₁, …, s_q) de w, on a C(sⱼ) ⊂ H_w pour 1 ≤ j ≤ q. b) Le groupe… ↩ 2 0ANH
  • Exemple Le th. 2, appliqué au système de Tits décrit au n° 2, montre que le groupe symétrique 𝔖ₙ, muni de l’ensemble des transpositions d’éléments consécutifs, est un groupe de Coxeter. 0ANI
  • Théorème 3 a) Pour toute partie X de S, l’ensemble G_X est un sous-groupe de G, engendré par ⋃_s ∈ X C(s). b) L’application X ↦ G_X est une bijection de P(S) sur l’ensemble des sous-groupes d… ↩ 4 0ANJ
  • Corollaire L’ensemble S se compose des éléments w ∈ W tels que w ≠ 1 et que B ∪ C(w) soit un sous-groupe de G. ↩ 1 0ANK
  • Proposition 1 Soient X une partie de S, et N' un sous-groupe de N dont l’image dans W soit égale à W_X. Alors (G_X, B, N', X) est un système de Tits. 0ANM
  • Proposition 2 Soient X, Y ⊂ S et w ∈ W. On a ↩ 2 0ANN
  • Proposition 3 Soient X ⊂ S et g ∈ G. La relation g B g⁻¹ ⊂ G_X entraîne g ∈ G_X. ↩ 1 0ANP
  • Définition 2 On dit qu’un sous-groupe de G est parabolique s’il contient un conjugué de B. Il est clair que tout sous-groupe qui contient un sous-groupe parabolique est parabolique. ↩ 1 0ANQ
  • Proposition 4 Soit P un sous-groupe de G. a) Pour que P soit parabolique, il faut et il suffit qu’il existe une partie X de S telle que P soit conjugué de G_X (cf. n° 5 pour la définition de G_X… ↩ 1 0ANR
  • Théorème 4 (i) Soient P₁ et P₂ deux sous-groupes paraboliques de G dont l’intersection est parabolique et soit g ∈ G tel que g P₁ g⁻¹ ⊂ P₂. Alors g ∈ P₂ et P₁ ⊂ P₂. (ii) Deux sous-groupes par… ↩ 2 0ANS
  • Proposition 5 Soient P₁ et P₂ deux sous-groupes paraboliques de G. Alors P₁ ∩ P₂ contient un conjugué de T. 0ANT
  • Lemme 2 Soit H un sous-groupe distingué de G. Il existe une partie X de S telle que B H = G_X et tout élément de X commute à tout élément de S - X. ↩ 1 0ANU
  • Théorème 5 Soit Z l’intersection des conjugués de B, soit U un sous-groupe de B et soit G₁ le sous-groupe engendré par les conjugués de U dans G. On fait les hypothèses suivantes : (1) U est… ↩ 4 0ANV
  • Corollaire Sous les hypothèses du th. 5, le groupe G₁/(G₁ ∩ Z) est simple non commutatif, ou réduit à l’élément neutre. 0ANW
  • Remarque 1 Les hypothèses (2), (3), (4) n’ont pas été utilisées pour démontrer que (G', B', N', S') est un système de Tits. 0ANX
  • Remarque 2 Supposons que Z ∩ U = 1. Comme Z et U sont distingués dans B, il en résulte que tout élément de Z commute à tout élément de U, donc à tout élément de G₁. Vu le corollaire ci-dessus… 0ANY
  • Remarque 3 L’hypothèse (3) est entraînée par la condition suivante: (3’) U est engendré par les commutateurs b⁻¹u⁻¹bu, avec u ∈ U et b ∈ B ∩ G₁. 0ANZ
  • Exemple 1 Soient k un corps, n un entier geqslant 0, G = GL(n, k), et soit (G, B, N, S) le système de Tits décrit au no 2. Soit U le groupe trigonal strict supérieur, i.e. le sous-groupe de… 0AO0
  • Exemple 2 Soit g une algèbre de Lie simple sur C, et soit G le groupe adjoint de g (cf. chap. III). On peut montrer, en utilisant le théorème 5, que G est simple non abélien. 0AO1

App. 0. Graphes

  • Définition 1 On appelle graphe combinatoire (ou simplement graphe, lorsqu’aucune confusion n’en résulte) un couple Γ = (A, S), où S est un ensemble, et A une partie de 𝔓(S) formée d’ensembles à… 0AOV
  • Proposition 1 Soient Γ = (A, S) un graphe et (S_α)_α ∈ L la famille de ses composantes connexes. On note Γ_α le sous-graphe plein de Γ ayant S_α pour ensemble de sommets. ↩ 2 0AOW
  • Corollaire 1 Pour que le graphe Γ = (A, S) soit connexe, il faut et il suffit qu’il n’existe aucune partition (S', S'') de S en deux ensembles non vides telle qu’aucun élément de S' ne soit lié… ↩ 1 0AOX
  • Corollaire 2 Pour qu’une partie S' de S soit réunion de composantes connexes, il faut et il suffit qu’aucun sommet appartenant à S' ne soit lié à un sommet appartenant à S - S'. 0AOY
  • Proposition 2 Soit Γ = (A, S) une forêt n’ayant qu’un nombre fini de sommets. (i) Si Γ possède au moins un sommet, il admet un sommet terminal. (ii) Si Γ possède au moins deux sommets, il existe… ↩ 1 0AOZ
  • Proposition 3 Pour qu’un graphe soit une chaîne, il faut et il suffit que le nombre de ses sommets soit fini et non nul, et qu’il soit un arbre sans point de ramification. ↩ 1 0AP0

V. Groupes engendrés par des réflexions

§ 1. Hyperplans, chambres et facettes

  • Proposition 1 Soit a un point de E. Il existe un voisinage ouvert convexe de a qui ne rencontre aucun hyperplan H appartenant à 𝔖 et ne passant pas par a. De plus, il n’existe qu’un nombre fini… ↩ 1 0AP1
  • Définition 1 On appelle facette de E relativement à 𝔖 toute classe selon la relation d’équivalence R définie ci-dessus. ↩ 1 0AP2
  • Proposition 2 L’ensemble des facettes est localement fini. 0AP3
  • Proposition 3 Soient F une facette et L son support affine. (i) L’ensemble F est une partie ouverte et convexe du sous-espace affine L de E. ↩ 3 0AP4
  • Corollaire Soient F et F’ deux facettes. Si l’on a overlineF = overlineF', les facettes F et F’ sont égales. ↩ 1 0AP5
  • Proposition 4 Soient F une facette, et L un sous-espace affine de E, intersection d’hyperplans appartenant à 𝔖; on note 𝔑 l’ensemble des hyperplans H ∈ 𝔖 qui ne contiennent pas L. Les conditions… ↩ 5 0AP6
  • Définition 2 On appelle chambre de E relativement à 𝔖 (ou simplement chambre s’il n’y a pas d’ambiguïté sur 𝔖) toute facette de E relativement à 𝔖 qui n’est contenue dans aucun hyperplan appart… 0AP7
  • Proposition 5 Soit C une partie non vide de E. On suppose qu’il existe une partie 𝔖' de 𝔖 ayant les deux propriétés suivantes : a) On peut associer à tout H dans 𝔖' un demi-espace ouvert D_H lim… ↩ 1 0AP8
  • Proposition 6 Tout point de E est adhérent à une chambre au moins. ↩ 2 0AP9
  • Proposition 7 Soient L un sous-espace affine de E et Ω une partie ouverte non vide de L. ↩ 3 0APA
  • Définition 3 Soit C une chambre de E. On appelle face de C toute facette contenue dans l’adhérence de C et dont le support est un hyperplan. On appelle mur de C tout hyperplan qui est le suppor… 0APB
  • Proposition 8 Tout hyperplan H appartenant à ℌ est le mur d’au moins une chambre. ↩ 1 0APC
  • Proposition 9 Soient C une chambre et 𝔐 l’ensemble des murs de C. On a C = D_𝔐(C) et toute partie 𝔏 de 𝔖 telle que C = D_𝔏(C) contient 𝔐. Pour qu’une partie F de overlineC soit une facette, il f… ↩ 3 0APD
  • Remarque 1 Il résulte de la formule (6) et de la prop. 9 que l’adhérence d’une chambre C est l’intersection des demi-espaces fermés limités par un mur de C et qui contiennent C. 0APE
  • Remarque 2 Soit F une facette dont le support est un hyperplan L; on va montrer qu’il existe deux chambres dont F soit une face. Soit 𝔑 l’ensemble des hyperplans H ≠ L appartenant à 𝔖; posons… 0APF
  • Lemme 1 Deux hyperplans non parallèles ont une intersection non vide. ↩ 2 0APG
  • Lemme 2 Soient H et H' deux hyperplans distincts dans E, et f, f' deux fonctions affines sur E telles que H (resp. H') se compose des points a de E tels que f(a) = 0 (resp. f'(a) = 0). Enf… ↩ 1 0APH
  • Proposition 10 Soit C une chambre, soient H et H' deux murs de C, et soit L un hyperplan rencontrant D_H(C) ∩ D_H'(C). On suppose que H est distinct de H' et que l’une des conditions suivantes es… 0API

§ 2. Réflexions

  • Définition 1 On dit qu’un endomorphisme s de l’espace vectoriel V est une pseudo-réflexion si 1 - s est de rang 1. 0APJ
  • Proposition 1 Soient G un groupe et ρ une représentation linéaire irréductible de G dans un espace vectoriel V ; on suppose qu’il existe un élément g de G tel que ρ(g) soit une pseudo-réflexion. ↩ 5 0APK
  • Proposition 2 Soit s un endomorphisme de V. ↩ 1 0APL
  • Corollaire Si V est de dimension finie, toute réflexion est de déterminant — 1. 0APM
  • Proposition 3 Soit s une réflexion dans V. ↩ 5 0APN
  • Corollaire Pour que deux réflexions distinctes s et u soient permutables, il faut et il suffit que l’on ait Vₛ⁻ ⊂ Vᵤ⁺ et Vᵤ⁻ ⊂ Vₛ⁺. 0APO
  • Remarque Soit a ≠ 0 dans V et soit a^* une forme linéaire non nulle sur V: de la formule (1), on déduit 0APP
  • Proposition 4 On suppose V de dimension finie. Soient B une forme bilinéaire symétrique non dégénérée sur V, X un sous-espace de V et X⁰ l’orthogonal de X par rapport à B; enfin soit s la réflex… 0APQ
  • Proposition 5 Soient H et H’ deux hyperplans de E parallèles et non isotropes Il existe un unique vecteur v ∈ V, orthogonal à H, et tel que H' = H + v. Le déplacement s_H' s_H est la translation… ↩ 4 0APR
  • Corollaire Soient H et H' deux hyperplans parallèles, distincts et non isotropes. Si K est de caractéristique zéro (resp. p > 0, avec p ≠ 2) le groupe de déplacements de E engendré par s_H et… 0APS
  • Remarque Gardons les notations de la prop. 5 et supposons de plus que K = R. Posons s = s_H et s' = s_H'. Soit Hₙ l’hyperplan H + n.v et soit Cₙ l’ensemble des points de E de la forme a + ξ… 0APT
  • Proposition 6 Soit s la réflexion orthogonale par rapport à une droite D de V. Si Δ et Δ' sont deux demi-droites d’origine O (resp. deux droites passant par O) de V, on a: 0APU
  • Corollaire Soient D et D' deux droites de V et soit θ une mesure de l’angle (overlineD, overlineD'). On a s_D s_D = ρ_2θ. ↩ 4 0APV
  • Proposition 7 Le groupe W est un groupe diédral (chap. IV, § 1, no 2) d’ordre 2m. Il se compose des rotations ρ_2nθ et des produits ρ_2nθs pour n ∈ Z. Les transformées de D et D' par les élément… 0APW
  • Corollaire Soit C le secteur angulaire ouvert réunion des demi-droites ouvertes Δ₁ d’origine 0 telles que 0 < (overlineΔ, overlineΔ₁) < θ. Pour qu’aucune transformée de D ou de D' par un élém… ↩ 1 0APX
  • Remarque Supposons m fini et θ = π/m. Si n ∈ Z, soit Cₙ la réunion des demi-droites ouvertes Δ₁ d’origine 0 telles que 0APY

§ 3. Groupes de déplacements engendrés par des réflexions

  • Lemme 1 L’ensemble d’hyperplans 𝔖 est localement fini. 0AQ2
  • Lemme 2 Soit C une chambre. ↩ 2 0AQ3
  • Théorème 1 Soient C une chambre et S l’ensemble des réflexions par rapport aux murs de C. ↩ 7 0AQ4
  • Corollaire Soit Σ un ensemble de réflexions engendrant W. Toute réflexion appartenant à W est conjuguée à un élément de Σ. ↩ 5 0AQ5
  • Théorème 2 Pour toute chambre C, l’adhérence overlineC de C est un domaine fondamental pour W opérant dans E. ↩ 7 0AQ6
  • Proposition 1 Soient F une facette et C une chambre telles que F ⊂ overlineC. Soit w ∈ W. Les conditions suivantes sont équivalentes : ↩ 5 0AQ7
  • Proposition 2 Soit A une partie non vide de E, soit ℌ_A l’ensemble des hyperplans H ∈ ℌ contenant A, soit A' l’intersection des H ∈ ℌ_A et soit F une facette de E, ouverte dans A' (§ 1, n° 3, pr… ↩ 3 0AQ8
  • Remarque 1 Il résulte du th. 2 que si C est une chambre et F une facette, il existe une facette F' et une seule contenue dans overlineC qui soit transformée de F par un élément de W. 0AQ9
  • Remarque 2 Il résulte des prop. 1 et 2 que pour toute partie non vide A de E, il existe un point a ∈ E tel que W(A) = W(a); de plus, le groupe W(A) est un groupe de Coxeter (th. 1). 0AQA
  • Remarque 3 Soient C une chambre de E et S l’ensemble des réflexions par rapport aux murs de C. Soit w ∈ W et soit (s₁, …, s_q) une décomposition réduite de w par rapport à S. Si x ∈ overlineC… 0AQB
  • Proposition 3 Soit C une chambre, et soient i, j \in I, avec i \neq j. Posons si = si(C), Hi = Hi(C), ei = ei(C) et définissons de même sj, Hj et ej. ↩ 7 0AQC
  • Remarque La formule (4) est en fait valable quels que soient i, j \in I : en effet, on a \pi/m{ij} = 0 si m{ij} = \infty, et si i = j, on a m{ij} = 1 et (eiej) = 1. 0AQD
  • Lemme 3 Soit q une forme quadratique positive sur un espace vectoriel réel V et soit B la forme bilinéaire symétrique associée. Soient a1, \ldots, an des éléments de V tels que B(ai, aj) \… ↩ 3 0AQE
  • Lemme 4 Soit Q = (qᵢⱼ) une matrice réelle carrée symétrique d’ordre n telle que : a) on a qᵢⱼ ≤ 0 pour i ≠ j; b) il n’existe pas de partition de 1, 2, …, n en deux ensembles non vides I et… ↩ 3 0AQF
  • Lemme 5 Soient e₁, …, eₙ des vecteurs engendrant T tels que : a) (eᵢ|eⱼ) ≤ 0 pour i ≠ j; b) il n’existe pas de partition de 1, …, n en deux ensembles I et J non vides tels que (eᵢ|eⱼ) = 0… ↩ 1 0AQG
  • Lemme 6 Soit (e₁, …, eₙ) une base de T telle que (eᵢ|eⱼ) ≤ 0 pour i ≠ j. (i) Si x = ∑ᵢ cᵢ eᵢ ∈ T est tel que (x|eᵢ) ≥ 0 pour tout i, on a cᵢ ≥ 0 pour tout i. (ii) Si x et y sont deux éléme… ↩ 5 0AQH
  • Lemme 7 Soit A un ensemble de vecteurs unitaires de T. S’il existe un nombre réel λ < 1 avec (a|a') ≤ λ pour a, a' ∈ A et a ≠ a', alors l’ensemble A est fini. ↩ 1 0AQI
  • Théorème 3 (i) L’ensemble des murs d’une chambre est fini. (ii) L’ensemble des directions des hyperplans appartenant à ℌ est fini. (iii) Le groupe U(W) est fini. ↩ 1 0AQJ
  • Proposition 4 Soient C une chambre et 𝔑 un ensemble de murs de C. Soit W_𝔑 le sous-groupe de W engendré par les réflexions orthogonales par rapport aux éléments de 𝔑. ↩ 2 0AQK
  • Remarque 1 Comme W est engendré par les réflexions par rapport aux murs de la chambre C, la proposition précédente donne un critère pour que W soit fini. Nous reviendrons sur cette question a… 0AQL
  • Remarque 2 Soient F un espace affine réel de dimension finie et G un groupe d’automorphismes de F. Pour tout g ∈ G, notons U(g) l’automorphisme de l’espace des translations V de F associé à g… 0AQM
  • Proposition 5 Soient J₁, …, Jₛ les ensembles de sommets des composantes connexes du graphe de Coxeter de W. Pour 1 ≤ p ≤ s, posons ↩ 4 0AQN
  • Corollaire Supposons W ≠ {1}. Pour que W soit irréductible, il faut et il suffit qu’il soit essentiel et que son graphe de Coxeter soit connexe. 0AQO
  • Remarque Sous les hypothèses de la prop. 5, les sous-espaces Tp pour 0 ≤ p ≤ s sont les composantes isotypiques de la représentation linéaire U de W dans T (Alg., chap. VIII, § 3, no 4). Il… 0AQP
  • Proposition 6 (i) Le groupe Wₚ est un groupe de déplacements de l’espace affine euclidien Eₚ; il est engendré par des réflexions; muni de la topologie discrète, il opère proprement dans Eₚ; il e… ↩ 3 0AQQ
  • Proposition 7 Supposons que le groupe W soit essentiel et fini. Alors : (i) Il existe un unique point a de E invariant par W. (ii) La famille (e_H)_H ∈ M est une base de T. (iii) La chambre C es… ↩ 5 0AQR
  • Proposition 8 Supposons que le groupe W soit essentiel, irréductible et infini. Alors : (i) Aucun point de E n’est invariant par W. (ii) On a Card 𝔐 = dim T + 1, et il existe des nombres réels c… ↩ 3 0AQS
  • Remarque 1 Identifions E à E₀ × E₁ × ⋯ × Eₛ, et W à W₁ × ⋯ × Wₛ comme au n° 8. D’après la prop. 6, la chambre C s’identifie alors à E₀ × C₁ × ⋯ × Cₛ où Cₚ est une chambre dans Eₚ par rapport… 0AQT
  • Remarque 2 Supposons W irréductible et essentiel. Si H et H’ sont deux murs de C, on a m_HH' = +∞ si et seulement si l’on a e_H = -e_H' (prop. 3). D’après les prop. 7 et 8, ceci ne peut se pr… 0AQU
  • Proposition 9 Soit a ∈ E. Les conditions suivantes sont équivalentes : ↩ 3 0AQV
  • Définition 1 On dit qu’un point a de E est spécial pour W s’il satisfait aux conditions équivalentes de la prop. 9. ↩ 1 0AQW
  • Proposition 10 Il existe un point spécial pour W. ↩ 1 0AQX
  • Proposition 11 Supposons W essentiel. Soit a un point spécial pour W. Les chambres relatives à Wₐ sont des cônes simpliciaux ouverts de sommet a. Pour toute chambre C' relative à Wₐ il existe une… ↩ 3 0AQY
  • Corollaire Supposons W essentiel. (i) Si a ∈ E est spécial, il existe une chambre C telle que a soit un point extrémal de overlineC. (ii) Si C est une chambre, il existe un point extrémal de… ↩ 2 0AQZ
  • Proposition 12 Supposons W essentiel. Soit a un point spécial, soit L(a) l’ensemble de ses transformés par le groupe de translations L, et soit C une chambre. Alors overlineC rencontre L(a) en un… ↩ 1 0AR1

§ 4. Représentation géométrique d’un groupe de Coxeter

  • Proposition 1 La restriction de B_M à E_s, s' est positive. Elle est non dégénérée si et seulement si m est fini. ↩ 3 0ARB
  • Proposition 2 Le sous-groupe de GL(E) engendré par σₛ et σ_s' est un groupe diédral d’ordre 2m(s, s'). 0ARC
  • Proposition 3 Il existe un homomorphisme et un seul 0ARD
  • Proposition 4 a) L’application s ↦ gₛ de S dans W est injective. ↩ 1 0ARF
  • Corollaire Le couple (W, S) est un système de Coxeter, de matrice M. ↩ 1 0ARG
  • Théorème 1 (Tits) Si w ∈ W et si C ∩ w(C) ≠ ∅, on a w = 1. Indiquons tout de suite quelques conséquences de ce théorème: ↩ 3 0ARI
  • Corollaire 1 Le groupe W opère de façon simplement transitive sur l’ensemble des w(C) pour w ∈ W. C’est clair. 0ARJ
  • Corollaire 2 Les représentations σ et σ^* sont injectives. En effet, si σ^*(w) = 1, on a w(C) = C, d’où w = 1 d’après le théorème. L’injectivité de σ résulte de celle de σ^*. 0ARK
  • Corollaire 3 Si S est fini, σ(W) est un sous-groupe discret de GL(E) (muni de sa structure canonique de groupe de Lie); de même, σ^*(W) est un sous-groupe discret de GL(E^*). Soit x^* ∈ C. L’en… ↩ 2 0ARL
  • Lemme 1 Soient s, s' ∈ S, avec s ≠ s' et soit v ∈ W{s,s'}. Alors v(As ∩ A{s'}) est contenu, soit dans As, soit dans s(As), et dans le second cas, on a l(sv) = l(v) — 1. ↩ 1 0ARM
  • Proposition 5 Soient X, X' ⊂ S et w, w' ∈ W. Si w(C_X) ∩ w'(C_X') ≠ ∅, alors on a X = X', wW_X = w'W_X' et w(C_X) = w'(C_X'). ↩ 1 0ARN
  • Corollaire Soient X une partie de S et x un élément de CX. Le stabilisateur de x dans W est WX. ↩ 1 0ARO
  • Proposition 6 (i) Le cône U est convexe. (ii) Tout segment fermé contenu dans U ne rencontre qu’un nombre fini d’éléments de 𝔉. (iii) Le cône overlineC est un domaine fondamental de W opérant da… 0ARP
  • Proposition 7 Supposons que (W, S) soit irréductible (chap. IV, § 1, n° 9). Soit E⁰ le sous-espace de E orthogonal à E vis-à-vis de B_M. Le groupe W opère trivialement sur E⁰, et tout sous-espac… ↩ 3 0ARQ
  • Corollaire Supposons que (W, S) soit irréductible. Alors: a) Si B_M est non dégénérée, le W-module E est absolument simple. b) Si B_M est dégénérée, le W-module E n’est pas semi-simple. Dans… 0ARR
  • Théorème 2 Les propriétés suivantes sont équivalentes : (1) W est fini. (2) La forme B_M est positive non dégénérée. (1) Longrightarrow (2). Soit S = ⋃ᵢ Sᵢ la décomposition de S en composante… ↩ 5 0ARS
  • Corollaire Si (W, S) est irréductible et fini, E est un W-module absolument simple. Le critère fourni par le th. 2 permet de classifier tous les groupes de Coxeter finis (cf. chap. VI, § 4)… 0ART
  • Proposition 8 Si W est fini, le graphe de (W, S) est une forêt (chap. IV, Annexe). Sinon, ce graphe contiendrait un circuit (s₁, …, sₙ), n geqslant 3. Si l’on pose mᵢ = m(sᵢ, sᵢ₊₁), 1 leqslant i… ↩ 3 0ARU
  • Corollaire Si (W, S) est irréductible et fini, son graphe est un arbre. En effet, une forêt connexe est un arbre. 0ARV
  • Proposition 9 Avec les notations précédentes, W est le sous-groupe de O(E) engendré par les réflexions par rapport aux hyperplans de H. C’est un groupe essentiel (§ 3, n^∘ 7) et C₀ est une chamb… 0ARW
  • Lemme 2 L’orthogonal E⁰ de E pour B_M est de dimension 1 ; il est engendré par un élément v = ∑_s ∈ S vₛ eₛ, avec vₛ > 0 pour tout s. 0ARX
  • Proposition 10 Le groupe W muni de la topologie discrète opère proprement sur A ; il est engendré par des réflexions orthogonales ; il est infini, irréductible et essentiel (§ 3, no 7). L’interse… 0ARY
  • Proposition 11 Soit W un groupe de déplacements d’un espace affine euclidien A, satisfaisant aux hypothèses du § 3. On suppose que W est infini, essentiel et irréductible. Alors la forme B_M atta… ↩ 1 0ARZ

§ 5. Invariants dans l’algèbre symétrique

  • Définition 1 S’il existe n₀ ∈ Z tel que Mₙ = 0 pour n ≤ n₀, la série formelle ∑_n ≥ n₀ rg_K(Mₙ) Tⁿ, qui est un élément de Q((T)), s’appelle la série de Poincaré de M et se note P_M(T). 0ASK
  • Proposition 1 Soit S = ⨁_n ≥ 0 Sₙ une K-algèbre graduée commutative admettant un système générateur (x₁, x₂, …, xₘ) formé d’éléments homogènes et algébriquement indépendants. Soit dᵢ le degré de… ↩ 1 0ASL
  • Corollaire Les degrés dᵢ sont déterminés à l’ordre près par S. 0ASM
  • Proposition 2 Conservons les notations précédentes, et supposons que S et R soient des K-algèbres graduées de polynômes. ↩ 3 0ASN
  • Remarque Soient S = K[X₁, …, Xₙ] une K-algèbre graduée de polynômes, dᵢ le degré de Xᵢ et F(X₁, …, Xₙ) un élément homogène de degré m de S. Alors on a 0ASO
  • Théorème 1 Soient K un corps commutatif, V un espace vectoriel de dimension finie sur K, S = S(V) l’algèbre symétrique de V, G un groupe fini d’automorphismes de V, et R la sous-algèbre gradu… ↩ 4 0ASP
  • Remarque 1 Il résulte d’Alg., chap. II, 3e éd., § 11, no 4, prop. 7 que, si (z₁, z₂, …, z_q) est une famille d’éléments homogènes de S dont les images canoniques dans S/(R₊S) forment une base… ↩ 1 0ASQ
  • Remarque 2 Soit g une pseudo-réflexion de V, d’ordre fini n ≥ 2, premier à l’exposant caractéristique de K. D’après le théorème de Maschke (Annexe, prop. 2), on peut décomposer V en D ⊕ H, où… 0ASR
  • Théorème 2 Les hypothèses et notations sont celles du théorème 1. 0ASS
  • Théorème 3 Les hypothèses et notations sont celles du th. 1. Dans l’ensemble des systèmes générateurs de l’idéal R₊ de R formés d’éléments homogènes, choisissons un élément minimal (α₁, …, αₗ… ↩ 7 0AST
  • Lemme 1 Soient K un corps commutatif, S une K-algèbre graduée de polynômes, et R une sous-algèbre graduée de type fini de S telle que le R-module S admette une base (z_λ)_λ ∈ Λ formée d’él… 0ASU
  • Corollaire Les hypothèses et notations étant celles du th. 3, le produit des degrés caractéristiques de R est Card (G). ↩ 2 0ASV
  • Lemme 2 Soient K un corps commutatif, V un espace vectoriel de dimension finie sur K, S = ⨁_n ≥ 0 Sₙ l’algèbre symétrique de V, s un endomorphisme de V, et s⁽ⁿ⁾ le prolongement canonique d… ↩ 1 0ASW
  • Lemme 3 Soient K, V et S comme dans le lemme 2, G un groupe fini d’automorphismes de V, q l’ordre de G, R la sous-algèbre graduée de S formée des éléments invariants par G. On suppose K de… ↩ 1 0ASX
  • Proposition 3 Les hypothèses et notations étant celles du th. 3, soit H l’ensemble des pseudo-réflexions appartenant à G et distinctes de 1. On suppose K de caractéristique 0. Alors Card(H) = ∑ᵢ… ↩ 2 0ASY
  • Remarque Lorsque K = R, G est un groupe de Coxeter et H est l’ensemble des réflexions appartenant à G, on sait (§ 3) que les éléments de H sont en correspondance binnivoque avec les murs de… 0ASZ
  • Proposition 4 Les hypothèses et notations étant celles du th. 3, on suppose K de caractéristique ≠ 2. Pour qu’on ait -1 ∈ G, il faut et il suffit que les degrés caractéristiques k₁, …, kₗ de R s… ↩ 1 0AT0
  • Proposition 5 (i) Soit D l’élément ∏_g ∈ H e_g de S. Les éléments de S anti-invariants par G sont les éléments de RD. ↩ 6 0AT1
  • Lemme 4 Soient K un corps commutatif, V un espace vectoriel de dimension finie sur K, G un groupe fini d’automorphismes de V d’ordre q inversible dans K, S l’algèbre symétrique de V, R la… ↩ 2 0AT2
  • Lemme 5 Soient K un corps commutatif, S une K-algèbre graduée de polynômes et R une sous-algèbre graduée de S. Pour que S soit un R-module libre gradué (Alg., ↩ 3 0AT3
  • Théorème 4 Soient K un corps commutatif, V un espace vectoriel de dimension finie sur K, S l’algèbre symétrique de V, G un groupe fini d’automorphismes de V, et R la sous-algèbre de S formée… ↩ 4 0AT4
  • Remarque 1 Sous les hypothèses du th. 4, les degrés caractéristiques de R ont pour produit q (formule (6) et prop. 2 (iii)), donc sont étrangers à l’exposant caractéristique de K. C’est ce qu… 0AT5
  • Remarque 2 Lorsqu’on ne suppose plus que Card (G) est inversible dans K, on a encore (ii) Longleftrightarrow (iii) (cf. lemme 5) et (ii) Longrightarrow (i) (cf. exerc. 8); l’implication (i) L… 0AT6
  • Proposition 6 Les hypothèses et les notations sont celles du th. 4. Soit H l’ensemble des pseudo-réflexions appartenant à G et distinctes de 1. On suppose que H engendre G. Pour tout g ∈ H, poso… 0AT7

§ 6. Transformation de Coxeter

  • Définition 1 On appelle transformation de Coxeter définie par une chambre ordonnée (C, (Hᵢ)_1 ≤ i ≤ l) l’élément c = s_H₁ s_H₂ ⋯ s_Hₗ de W. 0ATH
  • Proposition 1 Toutes les transformations de Coxeter de W sont conjuguées dans W. ↩ 2 0ATI
  • Lemme 1 Soient X une forêt finie, x ↦ gx une application de X dans un groupe Γ, telle que gx et gy commutent toutes les fois que x et y ne sont pas liés dans X. Soit T l’ensemble des ordre… 0ATJ
  • Remarque Soient W1, ..., Wm des groupes finis essentiels dans des espaces V1, ..., Vm, engendrés par des réflexions. Soit Cf une chambre relative à Wf. Soit W le groupe W1 × ... × Wm opéran… 0ATK
  • Définition 2 Les entiers m₁, m₂, …, mₗ s’appellent les exposants de W. ↩ 1 0ATL
  • Lemme 2 Supposons W irréductible. Avec les notations précédentes, il existe deux vecteurs linéairement indépendants z', z'' tels que : (i) le plan P engendré par z', z'' est stable par s'… 0ATM
  • Théorème 1 On suppose W irréductible. Alors : ↩ 4 0ATN
  • Remarque Conservons les notations de la démonstration précédente. Soient c' l’extension C-linéaire de c à V ⊗_R C, et c'' la restriction de c' à P ⊗_R C. D’après l’étude de c|P, c'' admet u… 0ATO
  • Corollaire Soit R₀ l’ensemble des vecteurs unitaires de V orthogonaux à un élément de 𝔖. Si W est irréductible, on a, pour tout x ∈ V, ↩ 3 0ATP
  • Proposition 2 Si h est pair, l’unique élément de W qui transforme C en -C est c^h/2. ↩ 1 0ATQ
  • Proposition 3 Supposons W irréductible. Soient u₁, …, uₗ des éléments homogènes de l’algèbre symétrique S = S(V), algébriquement indépendants sur R et engendrant l’algèbre des éléments de S inva… ↩ 1 0ATR
  • Corollaire 1 Si (mᵢ)_1 ≤ i ≤ l est la suite croissante des exposants de W, l’ordre de W est égal à (m₁ + 1)(m₂ + 1) … (mₗ + 1). Ceci résulte des relations mⱼ + 1 = pⱼ et du § 5, n° 3, cor. du t… ↩ 1 0ATS
  • Corollaire 2 Si c est une transformation de Coxeter de W, ↩ 1 0ATT
  • Corollaire 3 Pour que l’homothétie de rapport — 1 dans V appartienne à W, il faut et il suffit que tous les exposants de W soient impairs. Lorsqu’il en est ainsi, h est pair et l’on a c^h/2 = -… ↩ 1 0ATU

App. 0. Compléments sur les représentations linéaires

  • Proposition 1 Soient K un corps commutatif, A une K-algèbre, V et W deux A-modules à gauche qui sont des espaces vectoriels de dimension finie sur K. S’il existe une extension L de K telle que l… 0ATZ
  • Proposition 2 (Maschke) Soient A un anneau ayant un élément unité, E un A-module à gauche, F un sous-module facteur direct, G un groupe fini d’ordre q, ρ une représentation linéaire de G dans E. On suppos… ↩ 3 0AU0
  • Corollaire Soient G un groupe fini d’ordre q, K un corps commutatif dont la caractéristique ne divise pas q. Alors l’algèbre de G relativement à K est semi-simple. En effet, d’après la prop… 0AU1
  • Proposition 3 Soient A un anneau commutatif, M un A-module, G un groupe fini opérant dans M, et A' un A-module. On suppose que l’ordre q de G est inversible dans A. Soit Mᴳ l’ensemble des élémen… 0AU2
  • Remarque La proposition précédente s’applique notamment lorsque A' est une A-algèbre. Dans ce cas, Mᴳ ⊗_A A' est un sous-A'-module de M ⊗_A A'. 0AU3

VI. Systèmes de racines

§ 1. Systèmes de racines

  • Lemme 1 Soient V un espace vectoriel sur k, R une partie finie de V engendrant V. Pour tout α ∈ R tel que α ≠ 0, il existe au plus une réflexion s de V telle que s(α) = -α et s(R) = R. ↩ 1 0AU4
  • Définition 1 Soient V un espace vectoriel sur k, et R une partie de V. On dit que R est un système de racines dans V si les conditions suivantes sont vérifiées : (SRI) R est fini, ne contient p… 0AU5
  • Lemme 2 Soit R un système de racines dans V. Soit (x|y) une forme bilinéaire symétrique sur V, non dégénérée, invariante par W(R). Identifions V à V^* grâce à cette forme. Si α ∈ R, α est… ↩ 5 0AU7
  • Proposition 1 Soit V_Q (resp. V_Q^*) le sous-Q-espace vectoriel de V (resp.V^*) engendré par les α (resp. les α^∨). Alors V_Q (resp. V_Q^*) est une Q-structure sur V (resp. V^*) (Alg., chap. II… ↩ 5 0AU8
  • Proposition 2 Les α^∨ forment un système de racines dans V^*, et on a α^∨∨ = α pour tout α ∈ R. ↩ 1 0AUB
  • Proposition 3 Pour x, y ∈ V, posons (x|y) = ∑_α ∈ R ⟨ α^∨, x ⟩ ⟨ α^∨, y ⟩. Alors (x|y) est une forme bilinéaire symétrique non dégénérée sur V, invariante par A(R). Pour x, y ∈ V_Q, on a (x|y) ∈… ↩ 5 0AUC
  • Proposition 4 (i) Soit X une partie de R, soit V_X le sous-espace vectoriel de V engendré par X, et soit V'_X le sous-espace vectoriel de V^* engendré par les α^∨, où α ∈ X. Alors V est somme di… ↩ 1 0AUD
  • Corollaire Soit V₁ un sous-espace vectoriel de V, et soit V₂ le sous-espace vectoriel engendré par R ∩ V₁. Alors R ∩ V₁ est un système de racines dans V₂. ↩ 2 0AUE
  • Proposition 5 Soit V un espace vectoriel sur k, somme directe de sous-espaces vectoriels V₁, …, Vᵣ. Soit R un système de racines dans V. Posons Rᵢ = R ∩ Vᵢ. Les trois conditions suivantes sont é… ↩ 3 0AUF
  • Corollaire Soit R un système de racines dans V. Les conditions suivantes sont équivalentes: (i) R est irréductible; (ii) le W(R)-module V est simple; (iii) le W(R)-module V est absolument sim… ↩ 4 0AUG
  • Proposition 6 Tout système de racines R dans V est somme directe d’une famille (Rᵢ)_i ∈ I de systèmes de racines irréductibles, qui est bien déterminée à une bijection près sur l’ensemble d’indi… 0AUH
  • Proposition 7 Soient R un système de racines dans V, (Rᵢ) la famille de ses composants irréductibles, Vᵢ le sous-espace vectoriel de V engendré par Rᵢ, B la forme bilinéaire symétrique définie d… ↩ 2 0AUI
  • Remarque Choisissons un produit scalaire sur V_R invariant par W(R). Cela permet de parler de la longueur d’une racine et de l’angle de deux racines. La prop. 7 montre que cet angle est ind… 0AUJ
  • Proposition 8 (i) Si deux racines sont proportionnelles, le facteur de proportionalité ne peut être que ± 1, ± 1/2, ± 2. ↩ 1 0AUK
  • Théorème 1 Soient α, β deux racines. (i) Si n(α, β) > 0, α - β est une racine sauf si α = β. (ii) Si n(α, β) < 0, α + β est une racine sauf si α = -β. Si n(α, β) > 0, les possibilités, d’aprè… ↩ 2 0AUL
  • Corollaire Soient α et β deux racines. (i) Si (α|β) > 0, α - β est une racine sauf si α = β. (ii) Si (α|β) < 0, α + β est une racine sauf si α = -β. (iii) Si α - β ∈ R ∪ 0 et α + β ∈ R ∪ 0, o… ↩ 6 0AUM
  • Proposition 9 Soient α et β deux racines non proportionnelles. (i) L’ensemble I des entiers rationnels j tels que β + jα soit une racine est un intervalle (-q, p) de Z contenant 0. (ii) Soit S l… ↩ 8 0AUN
  • Corollaire Soient S une α-chaîne de racines, γ l’origine de S. La longueur de S est -n(γ, α); elle est égale à 0, 1, 2 ou 3. ↩ 1 0AUO
  • Remarque Gardons les notations du corollaire ci-dessus. Alors : 1) Si la longueur de S est 0, on a (α|γ) = 0. 0AUP
  • Proposition 10 Soient α, β deux racines non proportionnelles telles que β + α soit une racine. Soient p, q les entiers de la prop. 9. On a ((β + α|β + α))/(β|β) = (q + 1)/p. ↩ 1 0AUQ
  • Proposition 11 Supposons R irréductible. Soient α et β deux racines telles que ||α|| = ||β||. Il existe g ∈ W(R) tel que g(α) = β. ↩ 2 0AUR
  • Proposition 12 Supposons R irréductible et réduit. ↩ 1 0AUS
  • Proposition 13 Supposons R irréductible, non réduit et de rang ≥ 2. ↩ 1 0AUT
  • Proposition 14 Supposons que R soit irréductible et réduit, et que (α|α) prenne les valeurs λ et 2λ pour α ∈ R. Soit A l’ensemble des racines α telles que (α|α) = λ. On suppose que deux éléments… 0AUU
  • Théorème 2 (i) Le groupe W(R) opère de façon simplement transitive sur l’ensemble des chambres. ↩ 14 0AUV
  • Remarque 1 L’assertion (vii) montre en particulier que W(R) est engendré par les réflexions s_αᵢ. ↩ 1 0AUW
  • Remarque 2 Si x, y ∈ C, on a (x|y) < 0 (chap. V, § 3, n° 5, lemme 6), autrement dit l’angle (widehatx, y) est aigu. 0AUX
  • Remarque 3 Soit m(α, β) l’ordre de s_α s_β (α, β ∈ B(C)). La matrice (m(α, β)) s’identifie à la matrice de Coxeter (chap. IV, § 1, n° 9) de (W, S). Si α ≠ β, la prop. 3 du chap. V, § 3, n° 4… 0AUY
  • Définition 2 Une partie B de R est appelée une base de R s’il existe une chambre C de R telle que B = B(C). Si C est une chambre, on dit que B(C) est la base de R définie par C. ↩ 3 0AUZ
  • Remarque 4 L’assertion (vi) du th. 2 montre que l’application C longmapsto B(C) est une bijection de l’ensemble des chambres sur l’ensemble des bases. Par suite, W(R) opère de manière simplem… ↩ 2 0AV0
  • Remarque 5 Soit C une chambre de R, et soit B la base correspondante. Si α ∈ B, posons φ(α) = α^∨ si 2α ∉ R et φ(α) = 1/2 α^∨ si 2α ∈ R. Alors φ(B) est la base de R^∨ définie par C^∨; cela ré… ↩ 1 0AV1
  • Définition 3 Soit B une base de R. On appelle matrice de Cartan de R (relativement à B) la matrice (n(α, β))_α, β ∈ B. 0AV2
  • Remarque 6 On ne confondra pas la matrice de Cartan (n(α, β)) et la matrice de Coxeter (m(α, β)). Noter d’ailleurs que la matrice de Cartan n’est pas nécessairement symétrique. 0AV3
  • Remarque 7 Indexations canoniques. Si B et B' sont deux bases de R, il existe un unique élément w ∈ W tel que w(B) = B'. On a n(w(α), w(β)) = n(α, β) et m(w(α), w(β)) = m(α, β) pour α, β ∈ B… 0AV4
  • Proposition 15 Soient B une base de R et α une racine indivisible. Il existe β ∈ B et w ∈ W(R) tels que α = w(β). ↩ 6 0AV5
  • Corollaire Soient R₁ et R₂ deux systèmes de racines réduits dans des espaces vectoriels V₁ et V₂, et soient B₁ et B₂ des bases de R₁ et R₂. Soit f : B₁ → B₂ une bijection qui transforme la ma… ↩ 1 0AV6
  • Proposition 16 Soient B une base de R, et G le sous-groupe de A(R) formé des éléments laissant stable B. Alors W(R) est un sous-groupe distingué de A(R) et A(R) est produit semi-direct de G et W(… ↩ 3 0AV7
  • Remarque 8 Soient R₁, …, Rₚ des systèmes de racines dans les espaces vectoriels V₁, …, Vₚ, R la somme directe des Rᵢ dans V = ∏ᵢ Vᵢ, Cᵢ une chambre de Rᵢ, Bᵢ = B(Cᵢ). Il est immédiat que C =… 0AV8
  • Théorème 3 Toute racine est combinaison linéaire à coefficients entiers de même signe d’éléments de B(C). En particulier, toute racine est, soit positive, soit négative, pour C. ↩ 8 0AV9
  • Corollaire Soient γ une combinaison linéaire de racines à coefficients entiers, et α une racine indivisible. Si γ est proportionnelle à α, alors γ ∈ Zα. 0AVA
  • Proposition 17 Supposons R réduit et soient w ∈ W et α ∈ R. (i) On a ψ(w(α)) = U_w(ψ(α)). (ii) Supposons α positive. La racine w(α) est négative si et seulement si η(w⁻¹, s_α) = -1, autrement dit… ↩ 4 0AVB
  • Corollaire 1 Soient β ∈ B(C). La réflexion s_β permutent entre elles les racines positives non proportionnelles à β. ↩ 2 0AVC
  • Corollaire 2 Supposons R réduit. Soit w ∈ W, soit q la longueur de w par rapport à S (chap. IV, § 1, n° 1), et soit w = s₁ … s_q une décomposition réduite de w. Soient α₁, …, α_q les éléments d… ↩ 4 0AVD
  • Corollaire 3 Supposons R réduit. Il existe dans W un unique élément w₀ de plus grande longueur. Sa longueur est égale au nombre des racines positives et w₀ transforme la chambre C en — C. On a… ↩ 2 0AVE
  • Proposition 18 Soit x ∈ V. Les trois propriétés suivantes sont équivalentes : ↩ 3 0AVF
  • Corollaire Pour que x ∈ C, il faut et il suffit que x > w(x) pour tout w ∈ W tel que w ≠ 1. ↩ 1 0AVG
  • Proposition 19 Soit (βᵢ)_1 ≤ i ≤ n une suite de racines positives pour la chambre C telle que β₁ + β₂ + ⋯ + βₙ soit une racine. Il existe alors une permutation π ∈ Sₙ telle que, pour tout i ∈ 1… ↩ 8 0AVH
  • Corollaire 1 Soit α ∈ R₊(C). Pour que α ∉ B(C), il faut et il suffit que α soit somme de deux racines positives. ↩ 1 0AVI
  • Corollaire 2 Soit φ une application de R dans un groupe commutatif Γ possédant les propriétés suivantes : 1) φ(-α) = -φ(α) pour α ∈ R; 2) si α ∈ R, β ∈ R sont tels que α + β ∈ R, on a φ(α + β)… ↩ 2 0AVJ
  • Corollaire 3 a) Soit α ∈ R. Alors Y(α) est une partie connexe de B(C) (chap. IV, Annexe). 0AVK
  • Définition 4 Soit P un sous-ensemble de R. (i) On dit que P est clos si les conditions α ∈ P, β ∈ P, α + β ∈ R impliquent α + β ∈ P. (ii) On dit que P est parabolique si P est clos et si P ∪ (-… ↩ 2 0AVL
  • Lemme 3 Soient C une chambre de R et P un sous-ensemble clos de R contenant R₊(C) (notation du no 6). Soient Σ = B(C) ∩ (-P), et Q l’ensemble des racines combinaisons linéaires à coefficie… ↩ 3 0AVM
  • Proposition 20 Soit P un sous-ensemble de R. Les conditions suivantes sont équivalentes : (i) P est parabolique ; (ii) P est clos et il existe une chambre C de R telle que P ⊃ R₊(C); (iii) il exi… ↩ 4 0AVN
  • Corollaire 1 Soit P un sous-ensemble de R. Les conditions suivantes sont équivalentes : (i) il existe une chambre C telle que P = R₊(C); (ii) P est clos, et P, -P est une partition de R. La cha… ↩ 5 0AVO
  • Corollaire 2 Supposons V muni d’une structure d’espace vectoriel ordonné telle que, pour cette structure, toute racine de R soit positive ou négative. Soit P l’ensemble des racines positives po… ↩ 2 0AVP
  • Corollaire 3 Pour qu’une partie B de R soit une base de R, il faut et il suffit que les conditions suivantes soient remplies : ↩ 2 0AVQ
  • Corollaire 4 Soient B une base de R, B' une partie de B, V' le sous-espace vectoriel de V engendré par B', et R' = R \cap V'. Alors B' est une base du système de racines R'. ↩ 4 0AVR
  • Corollaire 5 Soient B une base de R, A1, A2, ..., Ar des parties de B deux à deux orthogonales, et A = A1 \cup A2 \cup ... \cup Ar. Alors toute racine α qui est combinaison linéaire d’éléments… ↩ 1 0AVS
  • Corollaire 6 Adoptons les hypothèses et les notations de la prop. 20. Soit V₁ le sous-espace vectoriel de V engendré par Σ. Alors P ∩ (-P) = Q ∪ (-Q) = V₁ ∩ R est un système de racines dans V₁… ↩ 1 0AVT
  • Proposition 21 Soient C (resp. C') une chambre de R, Σ (resp. Σ') une partie de B(C) (resp. B(C')), Q (resp. Q') l’ensemble des racines combinaisons linéaires à coefficients entiers négatifs des… ↩ 1 0AVU
  • Corollaire Soient P, P' deux sous-ensembles paraboliques de R transformés l’un de l’autre par un élément du groupe de Weyl. S’il existe une chambre C de R telle que R₊(C) ⊂ P et R₊(C) ⊂ P', o… 0AVV
  • Proposition 22 Soit P un sous-ensemble clos de R tel que P ∩ (-P) = ∅. Il existe alors une chambre C de R telle que P ⊂ R₊(C). ↩ 2 0AVW
  • Proposition 23 Soient P un sous-ensemble de R et V₁ (resp. Γ) le sous-espace vectoriel (resp. le sous-groupe) de V engendré par P. Les conditions suivantes sont équivalentes : ↩ 2 0AVX
  • Proposition 24 Soit R' l’intersection de R avec un sous-espace vectoriel de V, de sorte que R' est un système de racines dans le sous-espace vectoriel V' qu’il engendre (cf. cor. de la prop. 4, n… 0AVY
  • Proposition 25 Supposons R irréductible. Soit C une chambre de R, et soit B(C) = α₁, …, αₗ la base correspondante. ↩ 3 0AVZ
  • Remarque On dit que la racine tildeα = ∑ᵢ nᵢ αᵢ de (i) est la plus grande racine de R (vis-à-vis de C). On notera que, d’après (i), on a nᵢ ≥ 1 pour tout i. 0AW0
  • Proposition 26 L’ensemble des x ∈ V tels que ⟨ x, y^* ⟩ ∈ Z pour tout y^* ∈ Q(R^∨) (ou, ce qui revient au même, pour tout y^* ∈ R^∨) est un sous-groupe discret G de V contenant Q(R). Si B' est un… 0AW1
  • Proposition 27 Soient R₁ une partie de R, Q₁ le sous-groupe de Q(R) engendré par R₁, et W₁ le sous-groupe de W(R) engendré par les s_α (α ∈ R₁). Si p ∈ P(R) et w ∈ W₁, on a p - w(p) ∈ Q₁. ↩ 1 0AW2
  • Proposition 28 Soient B une base de R, B' une partie de B, V' le sous-espace vectoriel de V engendré par B', R' = R ∩ V' (qui est un système de racines dans V'), R'∨ le système de racines inverse… ↩ 1 0AW3
  • Proposition 29 Soit ρ la demi-somme des racines 0. ↩ 5 0AW4
  • Corollaire Soit σ la demi-somme des éléments 0 de R^∨ (pour B^∨). Pour tout α ∈ V, la somme des coordonnées de α par rapport à la base B est ⟨ α, σ ⟩. Si α ∈ R, cette somme est aussi égale à… ↩ 3 0AW5
  • Proposition 30 Supposons R irréductible. Soit m un entier compris entre 1 et h—1, et étranger à h. Alors exp((2iπ m)/h) est une valeur propre de c de multiplicité 1. ↩ 1 0AW6
  • Lemme 3 Pour tout w ∈ W, le polynôme caractéristique de w est à coefficients entiers. On sait (n° 6, th. 3) que le sous-groupe Q(R) de V engendré par R a pour base α₁, …, αₗ. Comme w laiss… 0E8T
  • Proposition 31 Supposons R irréductible et réduit, et soit β = n₁ α₁ + ⋯ + nₗ αₗ la plus grande racine de R (cf. n° 8). On a alors n₁ + ⋯ + nₗ = h — 1. ↩ 4 0AW8
  • Proposition 32 Supposons que R soit irréductible, et que toutes les racines aient même longueur. Soit α ∈ R. Le nombre d’éléments de R non orthogonaux à α est 4h - 6. 0AW9
  • Proposition 33 Supposons R irréductible et réduit. Posons s_αᵢ = sᵢ, et soit Γ le sous-groupe de W engendré par c = s₁ … sₗ. (i) Soit θᵢ = sᵢ sᵢ₋₁ … sᵢ₊₁(αᵢ) (i = 1, …, l). On a θᵢ > 0, c(θᵢ) < 0… ↩ 4 0AWA

§ 2. Groupe de Weyl affine

  • Définition 1 On appelle groupe de Weyl affine du système de racines R et on note Wₐ(R) (ou simplement Wₐ) le groupe de transformations affines de E engendré par les réflexions s_α, k pour α ∈ R… 0AWZ
  • Proposition 1 Le groupe Wₐ est produit semi-direct de W par Q . 0AX0
  • Proposition 2 Le groupe Wₐ, muni de la topologie discrète, opère proprement sur E et permutte entre eux les hyperplans L_α, k (pour α ∈ R et k ∈ Z). 0AX1
  • Proposition 3 Les points spéciaux (chap. V, § 3, no 10, déf. 1) de Wₐ sont les poids de R^∨. ↩ 1 0AX2
  • Corollaire (i) Si varpi ∈ P(R^∨), il existe une alcôve C telle que varpi soit point extrémal de overlineC. 0AX3
  • Proposition 4 Soit C' une chambre de R^∨. (i) Il existe une alcôve C et une seule contenue dans C' et telle que 0 ∈ overlineC. (ii) La réunion des w(overlineC) pour w ∈ W est un voisinage de 0 d… ↩ 1 0AX4
  • Proposition 5 Soit C l’alcôve contenue dans C' à laquelle 0 est adhérent (prop. 4). (i) C est l’ensemble des x ∈ E tels que ⟨ αᵢ, x ⟩ > 0 pour tout i ∈ I et que ⟨ tildeα, x ⟩ < 1. (ii) L’ensembl… ↩ 5 0AX5
  • Corollaire L’alcôve C est un simplexe ouvert de sommets 0 et les ωᵢ / nᵢ, i ∈ I. Cela résulte de (i). ↩ 1 0AX6
  • Proposition 6 Pour tout i ∈ J, l’élément γᵢ = t(overlineωᵢ) wᵢ w₀ appartient à Γ_C et l’application i ↦ γᵢ est une bijection de J sur Γ_C - 1. ↩ 1 0AX7
  • Corollaire Les (overlineωᵢ)_i ∈ J forment un système de représentants dans P(R^∨) des éléments non nuls de P(R^∨)/Q(R^∨). ↩ 2 0AX8
  • Remarque 1 L’application γ ↦ γ(0) est une bijection de Γ_C sur overlineC ∩ P(R^∨). 0AX9
  • Remarque 2 Le groupe G est aussi le normalisateur de Wₐ dans le groupe des automorphismes de E muni seulement de sa structure affine (cf. exerc. 3). 0AXA
  • Lemme 1 Soient X un espace localement compact dénombrable à l’infini, G un groupe discret opérant continûment et proprement dans X, μ une mesure ≥ 0 sur X invariante par G, G' un sous-grou… ↩ 1 0AXB
  • Proposition 7 Supposons R irréductible. Soient B = \{ \alpha1, \ldots, \alphal \} une base de R, f l’indice de connexion de R (§ 1, n° 9) et tildeα = n₁ α₁ + ⋯ + nₗ αₗ la plus grande racine de R… ↩ 2 0AXC
  • Proposition 8 Soit F un espace hilbertien réel de dimension finie l. Soient H un ensemble d’hyperplans affines de F et G le groupe engendré par les réflexions orthogonales s_H par rapport aux hy… 0AXD
  • Proposition 9 Soit V un espace vectoriel réel de dimension finie l, et soit G un sous-groupe fini de GL(V), engendré par des réflexions et essentiel. Munissons V d’un produit scalaire invariant… ↩ 1 0AXF
  • Définition 2 Un groupe G vérifiant les conditions équivalentes de la prop. 9 est appelé un groupe cristallographique. 0AXG

§ 3. Invariants exponentiels

  • Lemme 1 Supposons A factoriel (Alg. comm., chap. VII, § 3, no 1, déf. 1). ↩ 1 0AXN
  • Définition 1 Soit x = ∑_p ∈ P xₚ eᵖ un élément de A[P]. On appelle support de x l’ensemble S des p ∈ P tels que xₚ ≠ 0 et support maximal de x l’ensemble X des éléments maximaux de S. On dit en… ↩ 2 0AXO
  • Lemme 2 Soit x ∈ A[P] et soit (xₚ eᵖ)_p ∈ X la famille des termes maximaux de x. Soit q ∈ P et soit y ∈ A[P] tels que e^q soit l’unique terme maximal de y. Alors, la famille des termes max… ↩ 4 0AXP
  • Remarque Comme x ≠ 0 signifie que le support maximal de x est non vide, le lemme 2 montre que x ≠ 0 entraîne xy ≠ 0, toutes les fois que y admet un unique terme maximal de la forme e^q. 0AXQ
  • Définition 2 On dit qu’un élément x ∈ A[P] est anti-invariant par W si w(x) = ε(w) · x pour tout w ∈ W. 0AXR
  • Proposition 1 Si 2 n’est pas diviseur de zéro dans A, les éléments J(eᵖ) pour p ∈ P ∩ C forment une base du module des éléments anti-invariants de A[P]. ↩ 3 0AXS
  • Proposition 2 (i) L’élément d défini par (3) est un élément anti-invariant de A[P]; son unique terme maximal (n° 2, déf. 1) est e^ρ et l’on a d = J(e^ρ). (ii) Pour tout p ∈ P, l’élément J(eᵖ) es… ↩ 3 0AXT
  • Remarque 1 Si 2 n'est pas diviseur de zéro dans A, on vérifie aisément que d est l'unique élément anti-invariant de A[P] admettant e^ρ comme terme maximal. 0AXU
  • Remarque 2 Le lemme 2 du no 2 montre que l'unique terme maximal du quotient J(eᵖ)/d (pour p ∈ P ∩ C) est e^p-ρ. ↩ 1 0AXV
  • Lemme 3 Le A-module A[P]^w admet pour base la famille des S(eᵖ) pour p ∈ P ∩ overlineC. ↩ 1 0AXW
  • Proposition 3 Pour tout p ∈ P ∩ overlineC, soit xₚ un élément de A[P]^w ayant pour unique terme maximal eᵖ. La famille (xₚ)_p ∈ P ∩ overlineC est une base du A-module A[P]^w. 0E8U
  • Lemme 4 Soit I un ensemble ordonné vérifiant la condition suivante : (MIN) Toute partie non vide de I contient un élément minimal. Soient E un A-module, (eᵢ)_i ∈ I une base de E et (xᵢ)_i… 0E8V
  • Théorème 1 Soient ω₁, …, ωₗ les poids fondamentaux correspondant à la chambre C et, pour 1 ≤ i ≤ l, soit xᵢ un élément de A[P]ʷ admettant e^ωᵢ pour unique terme maximal. Soit ↩ 2 0AXX
  • Exemple 1 On peut prendre xᵢ = S(e^ωᵢ). 0AXY
  • Exemple 2 D’après la Remarque 2 du no 3, on peut prendre xᵢ = J(eᵖ + ωᵢ)/d (avec les notations du no 3). 0AXZ

§ 4. Classification des systèmes de racines

  • Lemme 1 Pour tout i, on a ∑_j ≠ i qᵢⱼ² < 1. ↩ 4 0AY2
  • Lemme 2 Un sommet de X ne peut appartenir qu’à 3 arêtes au plus. ↩ 3 0AY3
  • Lemme 3 Si i appartient à 3 arêtes, ces arêtes sont d’ordre 3. 0AY4
  • Lemme 4 S’il existe une arête d’ordre ≥ 6, on a l = 2. ↩ 2 0AY5
  • Lemme 5 Un sommet ne peut appartenir à deux arêtes distinctes d’ordre geqslant 4. ↩ 1 0AY6
  • Lemme 6 Si i, j est d’ordre 3, W(M') est un groupe de Coxeter fini. ↩ 1 0AY7
  • Lemme 7 On a l’alternative suivante : a) X possède un point de ramification (chap. IV, Annexe, no 1) et un seul, et toutes les arêtes de X sont d’ordre 3. b) X est une chaîne, et possède a… ↩ 2 0AY8
  • Lemme 8 Soient i₁, i₂, …, iₚ des sommets de X tels que i₁, i₂, i₂, i₃, …, iₚ₋₁, iₚ soient des arêtes d’ordre 3. Alors q ( ∑ᵣ₌₁ᵖ r e_iᵣ ) = 1/2 p(p+1). ↩ 2 0AY9
  • Lemme 9 Supposons que X soit une chaîne ayant pour sommets 1, 2, …, l et pour arêtes 1, 2, 2, 3, …, l-1, l. ↩ 1 0AYA
  • Lemme 10 Si X admet un point de ramification i, le sous-graphe plein X—{i} est réunion de trois chaînes, et si p—1, q—1, r—1 sont les longueurs de ces chaînes, le triplet (p, q, r) est égal… ↩ 1 0AYB
  • Théorème 1 Si (W, S) est un système de Coxeter fini irréductible, son graphe de Coxeter est isomorphe à l’un des suivants : ↩ 6 0AYC
  • Théorème 2 Les groupes de Coxeter définis par les graphes de Coxeter Aₗ, Bₗ, ..., I₂(p) du th. 1 sont finis. ↩ 2 0AYD
  • Proposition 1 Soient R₁ et R₂ deux systèmes de racines réduits dans des espaces vectoriels réels V₁ et V₂. Soient B₁ = (αᵢ)_i ∈ I₁ et B₂ = (αᵢ)_i ∈ I₁ des bases de R₁ et R₂, indexées canoniqueme… ↩ 2 0AYE
  • Corollaire L’homomorphisme φ défini par passage au quotient un isomorphisme du groupe A(R)/W(R) sur le groupe des automorphismes du graphe de Dynkin de R. ↩ 2 0AYF
  • Théorème 3 Si R est un système de racines réduit et irréductible, son graphe de Dynkin est isomorphe à l’un des graphes représentés par les figures suivantes : ↩ 3 0AYG
  • Remarque 1 Le graphe A1 est réduit à un seul sommet; on le note aussi B1 ou C1. Le graphe B2———o est aussi noté C2. Le graphe A3———o———o est aussi noté D3. Enfin, on note D2 le graphe composé… 0AYH
  • Remarque 2 Si (X, f) est le graphe de Dynkin d’un système de racines réduit R, le graphe de Dynkin du système inverse s’identifie à (X, f^{-1}). Autrement dit, la figure associée au graphe de… 0AYI
  • Remarque On peut montrer que l’application canonique Aut(tildeX, tildef) → Aut(Σ) est un isomorphisme. 0AYJ
  • Théorème 4 Soit (W, S) un système de Coxeter irréductible, avec S fini. Pour que la forme quadratique associée (chap. V, § 4, n° 1) soit positive et dégénérée, il faut et il suffit que le gra… 0AYK

VII. Sous-algèbres de Cartan. Éléments réguliers

§ 1. Décomposition primaire des représentations linéaires

  • Proposition 1 Pour tout λ ∈ P, on a (V ⊗ₖ k')^λ(S) = V^λ(S) ⊗ₖ k' et (V ⊗ₖ k')_λ(S) = V_λ(S) ⊗ₖ k'. ↩ 5 00SJ
  • Proposition 2 Soient V, V', W des espaces vectoriels. Soient r : S → End(V), r' : S → End(V') et q : S → End(W) des applications. ↩ 9 00SK
  • Proposition 3 La somme ∑_λ ∈ P V^λ(S) est directe. La somme ∑_λ ∈ P V_λ(S) est directe. ↩ 2 00SL
  • Lemme 1 Soient x, y ∈ End(V). ↩ 4 00SM
  • Remarque La démonstration prouve que, si V est de dimension finie et s’il existe un entier n tel que (ad x)ⁿ y = 0, alors (ad x)^2dim V - 1 y = 0. 00SN
  • Théorème 1 Supposons V de dimension finie. Les conditions suivantes sont équivalentes : (i) La condition (PC) est vérifiée et, pour tout s \in S, r(s) est trigonalisable. (ii) Pour tout λ ∈ P… ↩ 5 00SO
  • Corollaire 1 Supposons V de dimension finie et la condition (PC) vérifiée. Soit k’ une extension de k. On suppose que, pour tout s \in S, l’endomorphisme r(s) \otimes 1 de V \otimesk k’ est tri… 00SP
  • Corollaire 2 Supposons V de dimension finie et la condition (PC) vérifiée. Notons V⁺(S) le sous-espace vectoriel ∑_s ∈ S ( ⋂_i ≥ 1 r(s)ⁱ V ). Alors : (i) V⁰(S) et V⁺(S) sont stables par r(S); ↩ 1 00SQ
  • Corollaire 3 Soient V et V' des espaces vectoriels de dimension finie, r : S → End(V) et r' : S → End(V') des applications vérifiant la condition (PC). Soit f : V → V' une application linéaire… ↩ 2 00SR
  • Proposition 4 Supposons k parfait. Soient V un espace vectoriel de dimension finie, u un élément de End(V), uₛ, uₙ les composantes semi-simple et nilpotente de u (A, VII, § 5, n° 8). (i) Pour to… ↩ 4 00SS
  • Proposition 5 Supposons la condition (PC) vérifiée, et soit λ : S → k tel que V^λ(S) ≠ 0. Si k est de caractéristique 0, l'application λ est linéaire. Si k est de caractéristique p ≠ 0, il exist… ↩ 2 00ST
  • Proposition 6 Supposons k infini et la condition (PC) vérifiée. Soit k' une extension de k. Posons V' = V ⊗ₖ k', S' = S ⊗ₖ k'. Soit r': S' → End(V') l’application déduite de r par extension des… ↩ 1 00SU
  • Proposition 7 Supposons k infini et la condition (PC) vérifiée. Soit tildeS l’ensemble des s ∈ S tels que V⁰(s) = V⁰(S). Si s ∈ S, soit P(s) le déterminant de l’endomorphisme de V/V⁰(S) défini p… ↩ 3 00SV
  • Proposition 8 Soient h une algèbre de Lie, et L, M, N des h-modules. Notons P l’ensemble des applications de h dans k. ↩ 1 00SW
  • Proposition 9 Soient h une algèbre de Lie nilpotente et M un h-module de dimension finie. Notons P l’ensemble des applications de h dans k. ↩ 7 00SX
  • Remarque Supposons k parfait de caractéristique 2. Soient 𝔥 = 𝔰𝔩(2, k), et M le 𝔥-module k² (pour l’application identique de 𝔥). Si x = beginpmatrix a & b \\ c & a endpmatrix est un élément… 00SY
  • Corollaire Soient 𝔥 une algèbre de Lie nilpotente, et M un 𝔥-module de dimension finie tel que M⁰(𝔥) = 0. Soit f : 𝔥 → M une application linéaire telle que f([x, y]) = x.f(y) - y.f(x) pour x… ↩ 2 00SZ
  • Proposition 10 Soient g une algèbre de Lie, 𝔥 une sous-algèbre nilpotente de g. Notons P l’ensemble des applications de 𝔥 dans k. ↩ 9 00T0
  • Lemme 2 On suppose k de caractéristique 0. Soient g une algèbre de Lie semi-simple sur k, B la forme de Killing de g, m une sous-algèbre de g. On suppose que les conditions suivantes sont… ↩ 4 00T1
  • Proposition 11 On suppose k de caractéristique 0. Soient g une algèbre de Lie semi-simple, h une sous-algèbre nilpotente de g. L’algèbre g⁰(h) satisfait aux conditions (1) et (2) du lemme 2 ; ell… ↩ 2 00T2
  • Proposition 12 Soient g une algèbre de Lie, a un automorphisme de g. (i) Pour λ, μ ∈ k, on a [g^λ(a), g^μ(a)] ⊂ g^λμ(a); en particulier, g¹(a) est une sous-algèbre de g. ↩ 1 00T3
  • Corollaire Supposons k de caractéristique zéro et g semi-simple. Alors la sous-algèbre g¹(a) satisfait aux conditions (1) et (2) du lemme 2; elle est réductive dans g. 00T4
  • Proposition 13 Soient g une algèbre de Lie semi-simple, a une sous-algèbre de g réductive dans g, et m le commutant de a dans g. La sous-algèbre m satisfait aux conditions (1) et (2) du lemme 2 d… 00T5
  • Remarque Le commutant de m dans g n’est pas nécessairement réduit à a, cf. Exerc. 4. 00T6
  • Proposition 14 Soient g une algèbre de Lie semi-simple, A un groupe et r un homomorphisme de A dans Aut(g). Soit m la sous-algèbre de g formée des éléments invariants par r(A). Supposons que la r… 00T7

§ 2. Sous-algèbres de Cartan et éléments réguliers d’une algèbre de Lie

  • Définition 1 Soit g une algèbre de Lie. On appelle sous-algèbre de Cartan de g une sous-algèbre nilpotente de g égale à son normalisateur. ↩ 2 00TJ
  • Exemple 1 Si g est nilpotente, la seule sous-algèbre de Cartan de g est g elle-même (I, § 4, no 1, prop. 3). ↩ 2 00TK
  • Exemple 2 Soient g = gl(n, k), et h l’ensemble des matrices diagonales appartenant à g. Montrons que h est une sous-algèbre de Cartan de g. D’abord h est commutative, donc nilpotente. Soit (… ↩ 2 00TL
  • Exemple 3 Soit 𝔥 une sous-algèbre de Cartan de 𝔤 et soit 𝔤₁ une sous-algèbre de 𝔤 contenant 𝔥. Alors 𝔥 est une sous-algèbre de Cartan de 𝔤₁; cela résulte aussitôt de la déf. 1. ↩ 1 00TM
  • Proposition 1 Soit 𝔤 une algèbre de Lie et soit 𝔥 une sous-algèbre de Cartan de 𝔤. Alors 𝔥 est une sous-algèbre nilpotente maximale de 𝔤. ↩ 1 00TN
  • Proposition 2 Soient (𝔤ᵢ)_i ∈ I une famille finie d’algèbres de Lie et 𝔤 = ∏_i ∈ I 𝔤ᵢ. Les sous-algèbres de Cartan de 𝔤 sont les sous-algèbres de la forme ∏_i ∈ I 𝔥ᵢ où 𝔥ᵢ est une sous-algèbre d… ↩ 3 00TO
  • Exemple 4 Si k est de caractéristique 0, gl(n, k) est produit des idéaux 𝔰𝔩(n, k) et k.1. Il résulte de l’exemple 2 et de la prop. 2 que l’ensemble des matrices diagonales de trace 0 dans 𝔰𝔩… ↩ 1 00TP
  • Proposition 3 Soient 𝔤 une algèbre de Lie, 𝔥 une sous-algèbre de 𝔤, k' une extension de k. Alors 𝔥 est une sous-algèbre de Cartan de 𝔤 si et seulement si 𝔥 ⊗ₖ k' est une sous-algèbre de Cartan d… ↩ 2 00TQ
  • Proposition 4 Soient 𝔤 une algèbre de Lie, 𝔥 une sous-algèbre nilpotente de 𝔤. Pour que 𝔥 soit sous-algèbre de Cartan de 𝔤, il faut et il suffit que 𝔤⁰(𝔥) = 𝔥. ↩ 5 00TR
  • Corollaire 1 Soient g une algèbre de Lie, h une sous-algèbre de Cartan de g. Si k est infini, il existe x \in h tel que h = g^0(x). En effet, on a h = g⁰(h), et on applique la prop. 9 (ii) du §… ↩ 1 00TS
  • Corollaire 2 Soit f : g \to g' un homomorphisme surjectif d’algèbres de Lie. Si h est une sous-algèbre de Cartan de g, f(h) est une sous-algèbre de Cartan de g'. En effet, f(h) est une sous-alg… ↩ 6 00TT
  • Corollaire 3 Soit h une sous-algèbre de Cartan d’une algèbre de Lie g, et soit C^ng (n \geq 1) un terme de la série centrale descendante de g (I, § 1, n° 5, 2ème édition). On a g = h + C^ng. En… ↩ 1 00TU
  • Corollaire 4 Soient g une algèbre de Lie, h une sous-algèbre de Cartan de g, a une sous-algèbre de g contenant h. (i) a est égale à son normalisateur dans g. (ii) Supposons k = \mathbf{R} ou \m… ↩ 3 00TV
  • Corollaire 5 Soient g une algèbre de Lie, E une partie de g. Faisons opérer E dans g par la représentation adjointe. Pour que E soit une sous-algèbre de Cartan de g, il faut et il suffit que E… ↩ 1 00TW
  • Corollaire 6 Soient g une algèbre de Lie, k0 un sous-corps de k tel que [k:k0] < + \infty, g0 l’algèbre de Lie déduite de g par restriction à k0 du corps des scalaires. Soit h une partie de g… 00TX
  • Proposition 5 Soient 𝔤 une algèbre de Lie, c son centre, 𝔥 un sous-espace vectoriel de 𝔤. Pour que 𝔥 soit une sous-algèbre de Cartan de 𝔤, il faut et il suffit que 𝔥 contienne c et que 𝔥/c soit… ↩ 3 00TY
  • Corollaire Soit C_∞ 𝔤 la réunion de la série centrale ascendante de l'algèbre de Lie g (I, § 1, no 6). Les sous-algèbres de Cartan de 𝔤 sont les images réciproques des sous-algèbres de Cartan… 00TZ
  • Remarque C_∞ 𝔤 est le plus petit idéal n de 𝔤 tel que le centre de 𝔤/n soit nul; c'est un idéal caractéristique et nilpotent de 𝔤. 00U0
  • Remarque 1 Si 𝔤 ≠ 0, on a a₀ = 0 car (ad x)(x) = 0 pour tout x ∈ 𝔤. 00U1
  • Remarque 2 Soit k' une extension de k. Ecrivons det(T - ad x') = ∑ᵢ₌₀ⁿ a'ᵢ(x') Tⁱ pour x' ∈ 𝔤 ⊗ₖ k'. Alors a'ᵢ|_𝔤 = aᵢ pour tout i. ↩ 1 00U2
  • Définition 2 On appelle rang de g et on note rg(g) le plus petit entier l tel que aₗ ≠ 0. Un élément x de g est dit régulier si aₗ(x) ≠ 0. ↩ 1 00U3
  • Exemple 1 Si g est nilpotente, on a rg(g) = dim g et tous les éléments de g sont réguliers. 00U4
  • Exemple 2 Soit g = 𝔰𝔩(2, k). Si x = beginpmatrix γ & α \\ β & -γ endpmatrix ∈ g, un calcul facile donne det(T - ad x) = T³ - 4(α β + γ²)T. Si la caractéristique de k est ≠ 2, alors rg(g) = 1… 00U5
  • Exemple 3 Soient V un espace vectoriel de dimension finie n, et g = 𝔤𝔩(V). Soit bark une clôture algébrique de k. Soient x ∈ g, et λ₁, …, λₙ les racines dans bark du polynôme caractéristique… 00U6
  • Proposition 6 Soient g une algèbre de Lie, k' une extension de k, et g' = g ⊗ₖ k'. (i) Pour qu'un élément x de g soit régulier dans g, il faut et il suffit que x ⊗ 1 soit régulier dans g'. (ii)… ↩ 1 00U7
  • Proposition 7 Soient (gᵢ)_i ∈ I une famille finie d'algèbres de Lie, et g = ∏_i ∈ I gᵢ. (i) Pour qu'un élément (xᵢ)_i ∈ I de g soit régulier dans g, il faut et il suffit que, pour tout i ∈ I, xᵢ… 01IY
  • Proposition 8 Soit f : g → g' un homomorphisme surjectif d'algèbres de Lie. (i) Si x est un élément régulier de g, f(x) est régulier dans g'. La réciproque est vraie si Ker f est contenu dans le… 00U8
  • Corollaire Soit Cₙ g (n \geqslant 0) un terme de la série centrale ascendante de g (I, § 1, n° 6). Les éléments réguliers de g sont ceux dont l’image dans g/Cₙ g est régulière. 00U9
  • Proposition 9 Soient g une algèbre de Lie, g' une sous-algèbre de g. Tout élément de g' régulier dans g est régulier dans g'. ↩ 2 00UA
  • Remarque 3 Il n’existe pas nécessairement d’élément de g' régulier dans g. S’il en existe au moins un, l’ensemble de ces éléments n’est autre que l’ensemble noté S dans la démonstration ci-de… 00UB
  • Théorème 1 Soit g une algèbre de Lie. (i) Si x est un élément régulier de g, g⁰(x) est une sous-algèbre de Cartan de g. (ii) Si 𝔥 est une sous-algèbre nilpotente maximale de g, et si x ∈ 𝔥 es… ↩ 5 00UC
  • Corollaire 1 Toute algèbre de Lie g possède des sous-algèbres de Cartan, et le rang de g est la dimension minimum des sous-algèbres de Cartan. ↩ 1 00UD
  • Corollaire 2 Soit f : g → g' un homomorphisme surjectif d’algèbres de Lie. Si h' est une sous-algèbre de Cartan de g', il existe une sous-algèbre de Cartan h de g telle que h' = f(h). ↩ 1 00UE
  • Corollaire 3 Toute algèbre de Lie g est somme de ses sous-algèbres de Cartan. ↩ 1 00UF
  • Proposition 10 Soient g une algèbre de Lie, a une sous-algèbre commutative de g et c le commutant de a dans g. On suppose que ad_g x est semi-simple pour tout x ∈ a. Alors les sous-algèbres de Ca… ↩ 7 00UG
  • Proposition 11 Soit n une sous-algèbre nilpotente d’une algèbre de Lie g. Il existe une sous-algèbre de Cartan de g contenue dans g⁰(n). ↩ 1 00UH
  • Théorème 2 Supposons k de caractéristique 0. Soient g une algèbre de Lie semi-simple, h une sous-algèbre de Cartan de g. Alors h est commutative, et tous ses éléments sont semi-simples dans g… ↩ 3 00UI
  • Corollaire 1 Si x ∈ h et y ∈ g^λ(h), on a [x, y] = λ(x)y. ↩ 1 00UJ
  • Corollaire 2 Tout élément régulier de g est semi-simple. 00UK
  • Corollaire 3 Soit h une sous-algèbre de Cartan d’une algèbre de Lie réductive g. a) h est commutative. b) Si ρ est une représentation semi-simple de dimension finie de g, les éléments de ρ(h) s… ↩ 4 00UL

§ 3. Théorèmes de conjugaison

  • Définition 1 On appelle automorphisme élémentaire de g tout produit fini d’automorphismes de g de la forme e^ad x avec ad x nilpotent. On note Autₑ(g) le groupe des automorphismes élémentaires… 00V0
  • Lemme 1 Soient V un espace vectoriel de dimension finie, n une sous-algèbre de Lie de a = 𝔤𝔩(V) formée d’éléments nilpotents. ↩ 6 00V1
  • Proposition 1 Soient g une algèbre de Lie, n une sous-algèbre de g telle que ad_g x soit nilpotent pour tout x ∈ n. Alors e^ad_g n est un sous-groupe de Autₑ(g). ↩ 1 00V2
  • Remarque 1 Soient V un espace vectoriel de dimension finie, g une sous-algèbre de Lie de a = 𝔤𝔩(V), x un élément de g tel que ad_g x soit nilpotent. Alors il existe un élément nilpotent n de… ↩ 2 00V3
  • Remarque 2 Soit V un espace vectoriel de dimension finie. Pour tout g ∈ SL(V), notons φ(g) l’automorphisme x ↦ gxg⁻¹ de 𝔤𝔩(V). On a Autₑ(𝔤𝔩(V)) = φ(SL(V)). En effet, d’après (1), Autₑ(𝔤𝔩(V))… ↩ 3 00V4
  • Lemme 2 (i) Soit hᵣ l’ensemble des x ∈ h tels que g⁰(x) = g⁰(h); c’est l’ensemble des x ∈ h tels que λ(x) ≠ 0 pour tout λ ∈ R, et hᵣ est ouvert dense dans h pour la topologie de Zariski. ↩ 2 00V5
  • Proposition 2 Supposons k algébriquement clos. Soient g une algèbre de Lie, h et h' des sous-algèbres de Cartan de g. Il existe u ∈ E(h) et u' ∈ E(h') tels que u(h) = u'(h'). ↩ 1 00V6
  • Corollaire On a E(𝔥) = E(𝔥'). 00V7
  • Théorème 1 Supposons k algébriquement clos. Soit g une algèbre de Lie. Le groupe E est distingué dans Aut(g) et opère transitivement sur l’ensemble des sous-algèbres de Cartan de g. ↩ 10 00V8
  • Théorème 2 Soit g une algèbre de Lie. ↩ 7 00V9
  • Proposition 3 Soient g une algèbre de Lie, g’ une sous-algèbre de g. Les conditions suivantes sont équivalentes : ↩ 8 00VA
  • Corollaire Soit 𝔥 une sous-algèbre nilpotente de g. La sous-algèbre g⁰(𝔥) possède les propriétés (i), (ii), (iii) de la prop. 3. En effet, la prop. 11 du § 2, n° 3, montre que g⁰(𝔥) possède l… ↩ 1 00VB
  • Proposition 4 Soient g une algèbre de Lie, l le rang de g, c la classe de nilpotence des sous-algèbres de Cartan de g, et x ∈ g. Il existe une sous-algèbre de g de dimension l, dont la classe de… ↩ 1 00VC
  • Théorème 3 Soit g une algèbre de Lie résoluble, et soient h, h' des sous-algèbres de Cartan de g. Il existe x ∈ C^∞(g) tel que e^ad xh = h'. ↩ 7 00VD
  • Lemme 3 Soient g une algèbre de Lie, r son radical, φ l’homomorphisme canonique de g sur g/r, v un automorphisme élémentaire de g/r. Il existe un automorphisme élémentaire u de g tel que φ… ↩ 1 00VE
  • Proposition 5 Soient g une algèbre de Lie, r son radical, h et h' des sous-algèbres de Cartan de g, et φ l’homomorphisme canonique de g sur g/r. Les conditions suivantes sont équivalentes: ↩ 1 00VF
  • Proposition 6 Supposons que k soit R, ou C, ou un corps ultramétrique complet non discret de caractéristique 0. Soient G un groupe de Lie de dimension finie sur k, e son élément neutre, g son al… 00VG

§ 4. Eléments réguliers d’un groupe de Lie

  • Lemme 1 Soient M une variété analytique sur k et a = (a₀, …, aₙ₋₁, aₙ = 1) une suite de fonctions analytiques sur M. Pour tout x ∈ M, soit rₐ(x) la borne supérieure des i ∈ 0, n tels que a… ↩ 4 00VU
  • Lemme 2 Soit 0 → V' → V → V'' → 0 une suite exacte de G-modules définis respectivement par les représentations linéaires analytiques ρ', ρ, ρ'' de G. On a alors: 00VV
  • Définition 1 Un élément g ∈ G est dit régulier pour la représentation linéaire ρ si r_ρ(g) = r_ρ⁰(g). 00VW
  • Proposition 1 Les points réguliers pour une représentation linéaire analytique ρ de G sont les points de G au voisinage desquels la fonction r_ρ est constante. Ils forment un ouvert dense dans G… ↩ 2 00VX
  • Remarque Soit G^* un sous-groupe ouvert de G. Pour qu’un élément a ∈ G^* soit un élément régulier de G pour la représentation linéaire ρ de G, il faut et il suffit que ce soit un élément ré… 00VY
  • Définition 2 On dit qu’un élément de G est régulier s’il est régulier pour la représentation adjointe de G. ↩ 1 00VZ
  • Proposition 2 Soient G' un groupe de Lie de dimension finie sur k et f un morphisme surjectif de G dans G'. L’image par f d’un élément régulier de G est un élément régulier de G'. Si le noyau de… ↩ 2 00W0
  • Proposition 3 Soient G₁ et G₂ deux groupes de Lie de dimension finie sur k. Pour qu’un élément (g₁, g₂) de G₁ × G₂ soit régulier, il faut et il suffit que g₁ et g₂ soient respectivement des élém… 00W1
  • Lemme 3 Soient a ∈ G et m un supplémentaire de g¹(a) dans g. Soient U un voisinage de 0 dans g et exp une application exponentielle de U dans G. L’application ↩ 1 00W2
  • Proposition 4 Soient a ∈ G et H un sous-groupuscule de Lie de G ayant g¹(a) pour algèbre de Lie. L’application (b, c) ↦ cabc⁻¹ de H × G dans G est une submersion en (e, e). ↩ 2 00W3
  • Proposition 5 Soient a ∈ G et W un voisinage de e dans G. Il existe un voisinage V de a ayant la propriété suivante : pour tout a' ∈ V, il existe un élément g ∈ W tel que g¹(a') ⊂ Ad(g)g¹(a). ↩ 1 00W4
  • Corollaire Soit G^* un sous-groupe ouvert de G. Si a ∈ G est régulier, il existe un voisinage V de a tel que, pour tout a' ∈ V, g¹(a') soit conjugué de g¹(a) par Ad(G^*) ↩ 1 00W5
  • Proposition 6 Soient V un sous-groupe ouvert de g et exp : V → G une application exponentielle définie sur V. ↩ 2 00W6
  • Lemme 4 Soient U un voisinage de 0 dans g et exp une application exponentielle de U dans G, étale en tout point de U et telle que g¹(exp x) = g⁰(x) quel que soit x ∈ U. ↩ 2 00W7
  • Proposition 7 Soit V un voisinage de e dans G. Toute sous-algèbre de Cartan de g est de la forme g¹(a) où a est un élément régulier de G appartenant à V. 00W8
  • Proposition 8 Soit l le rang de g. Il existe un sous-groupe ouvert G^* de G tel que : (i) la fonction r_Ad⁰ est constante sur G^* et sa valeur est l ; (ii) pour qu’un élément a ∈ G^* soit réguli… ↩ 1 00W9
  • Remarque Si k = C, les sous-algèbres g¹(a) pour a régulier appartenant à une composante connexe M de G sont conjuguées par Int(g). Soit en effet R l’ensemble des éléments réguliers de G. Po… 00WA
  • Proposition 9 Soient k un corps de caractéristique 0 et g une algèbre de Lie sur k. Si a ∈ Autₑ(g), la dimension du nilspace de a - 1 est au moins égale au rang de g. ↩ 2 00WB

§ 5. Algèbres de Lie linéaires scindables

  • Définition 1 Soit g une sous-algèbre de Lie de 𝔤𝔩(V). On dit que g est scindable si g contient les composantes semi-simple et nilpotente de chacun de ses éléments (A, VII, § 5, no 8). ↩ 1 00WG
  • Exemple 1 Soient V' et V'' des sous-espaces vectoriels de V tels que V'' ⊃ V'. L'ensemble des x ∈ 𝔤𝔩(V) tels que x(V'') ⊂ V' est une sous-algèbre de Lie scindable de 𝔤𝔩(V); en effet, pour to… ↩ 1 00WH
  • Exemple 2 Supposons V muni d'une structure d'algèbre. L'ensemble des dérivations de V est une sous-algèbre de Lie scindable de 𝔤𝔩(V) (§ 1, no 1, prop. 4 (ii)). 00WI
  • Exemple 3 Plus généralement, on peut montrer que l'algèbre de Lie d'un sous-groupe algébrique de GL(V) est scindable. 01KQ
  • Proposition 1 Soient g une sous-algèbre de Lie scindable de 𝔤𝔩(V), x ∈ g, s et n les composantes semi-simple et nilpotente de x. 00WJ
  • Proposition 2 Soient g une sous-algèbre de Lie de 𝔤𝔩(V) réductive dans 𝔤𝔩(V), E un espace vectoriel de dimension finie et π : g → 𝔤𝔩(E) une représentation linéaire semi-simple de g dans E. Alors… ↩ 5 00WK
  • Remarque 1 L’hypothèse de semi-simplicité faite sur π équivaut à dire que π(x) est semi-simple pour tout x ∈ c. Cette hypothèse est notamment vérifiée lorsque π se déduit de la représentation… 00WL
  • Remarque 2 Soient g ⊂ 𝔤𝔩(V), g' ⊂ 𝔤𝔩(V') des algèbres de Lie scindables, φ un isomorphisme de g sur g'. On prendra garde que φ ne transforme pas nécessairement les éléments semi-simples (resp… 00WM
  • Proposition 3 Soit a une sous-algèbre de Lie scindable de 𝔤𝔩(V) et soient b et c des sous-espaces vectoriels de 𝔤𝔩(V) tels que b ⊂ c. Soit a' l’ensemble des x ∈ a tels que [x, c] ⊂ b. Alors a' e… ↩ 3 00WN
  • Corollaire 1 Si a est une sous-algèbre de Lie scindable de 𝔤𝔩(V), et n une sous-algèbre de Lie de a, le normalisateur (resp. le centralisateur) de n dans a est scindable. ↩ 2 00WO
  • Corollaire 2 Les sous-algèbres de Cartan d’une sous-algèbre de Lie scindable de 𝔤𝔩(V) sont scindables. ↩ 2 00WP
  • Remarque Nous démontrerons plus loin (n° 5, th. 2) une réciproque au cor. 2. 00WQ
  • Proposition 4 Soient g une sous-algèbre de Lie de 𝔤𝔩(V) et n un idéal de g. Alors n et e(n) sont des idéaux de e(g), et l’on a [e(g), e(n)] = [g, n]. ↩ 6 00WR
  • Corollaire 1 (i) On a Dⁱ g = Dⁱ e(g) pour i ≥ 1, et Cⁱ g = Cⁱ e(g) pour i ≥ 2. (ii) Si g est commutative (resp. nilpotente, resp. résoluble), alors e(g) est commutative (resp. nilpotente, resp… ↩ 2 00WS
  • Corollaire 2 Soit r le radical de g. Si g est scindable, r est scindable. En effet, e(r) est un idéal résoluble de g d’après la prop. 4 et le cor. 1, donc e(r) = r. ↩ 3 00WT
  • Proposition 5 Soit g une sous-algèbre de Lie nilpotente scindable de gl(V). Soit t l’ensemble des éléments semi-simples de g. Alors t est une sous-algèbre centrale de g, et g est l’algèbre de Li… ↩ 1 00WU
  • Proposition 6 Soit g une sous-algèbre de Lie scindable de gl(V). Soient T l’ensemble des sous-algèbres commutatives de g formées d’éléments semi-simples, et T₁ l’ensemble des éléments maximaux d… ↩ 1 00WV
  • Corollaire 1 Les sous-algèbres de Cartan de g sont les centralisateurs des éléments réguliers semi-simples de g. 00WW
  • Corollaire 2 Supposons en outre que g soit résoluble. Alors: ↩ 2 00WX
  • Proposition 7 Soit g une sous-algèbre de Lie scindable de gl(V). ↩ 4 00WY
  • Lemme 1 Soient n une sous-algèbre de Lie de gl(V) formée d’endomorphismes nilpotents, et N le sous-groupe exp n de GL(V) (§ 3, n° 1, lemme 1). ↩ 4 00WZ
  • Proposition 8 Soient n une sous-algèbre de Lie de 𝔤𝔩(V) formée d’éléments nilpotents, q le normalisateur de n dans 𝔤𝔩(V). Il existe un espace vectoriel E de dimension finie, une représentation ρ… ↩ 1 00X0
  • Théorème 1 Soit g une sous-algèbre de Lie de 𝔤𝔩(V) et soit X une partie de g engendrant g comme k-algèbre de Lie. Si tout élément de X est, soit semi-simple, soit nilpotent, g est scindable. ↩ 1 00X1
  • Corollaire 1 Toute sous-algèbre de gl(V) engendrée par des sous-algèbres scindables est scindable. ↩ 4 00X2
  • Corollaire 2 Soit g une sous-algèbre de Lie de gl(V). Alors [g,\ g] est scindable. 00X3
  • Corollaire 3 Soit g une sous-algèbre de Lie de gl(V), et soit X une partie de g engendrant g (comme k-algèbre de Lie). ↩ 2 00X4
  • Corollaire 4 Soit g une sous-algèbre de Lie scindable de gl(V). Soit T l’ensemble des sous-algèbres commutatives de g formées d’éléments semi-simples (cf. prop. 6). Les éléments maximaux de T o… 00X5
  • Théorème 2 Soit g une sous-algèbre de Lie de gl(V). Les conditions suivantes sont équivalentes: ↩ 1 00X6

App. 1. Applications polynomiales et topologie de Zariski

  • Proposition 1 Soit H l’ensemble des homomorphismes d’algèbres de A_V dans k. Pour tout x ∈ V, soit hₓ l’homomorphisme f ↦ f(x) de A_V dans k. Alors l’application x ↦ hₓ est une bijection de V su… 00XC
  • Corollaire Pour tout x ∈ V, soit mₓ = Ker(hₓ). Alors l’application x ↦ mₓ est une bijection de V sur l’ensemble des idéaux m de A_V tels que A_V/m = k. ↩ 1 00XD
  • Proposition 2 L'espace vectoriel V, muni de la topologie de Zariski, est un espace noethérien irréductible. En particulier, toute partie ouverte non vide de V est dense. 00XE
  • Définition 1 Une application polynomiale f : V → W est dite dominante si l'homomorphisme de A_W dans A_V associé à f est injectif. 00XF
  • Proposition 3 Supposons k algébriquement clos. Soit f : V → W une application polynomiale dominante. L'image par f de toute partie ouverte dense de V contient une partie ouverte dense de W. 00XG
  • Proposition 4 Soit f : V → W une application polynomiale. Supposons qu’il existe x₀ ∈ V tel que (Df)(x₀) soit surjective. Alors f est dominante. ↩ 1 00XH
  • Corollaire Si k est algébriquement clos et si f vérifie les hypothèses de la prop. 4, l’image par f de toute partie ouverte dense de V contient une partie ouverte dense de W. 00XI

App. 2. Une propriété de connexion

  • Lemme 1 Soient X un espace topologique connexe et Ω un ouvert dense dans X. Si, quel que soit x ∈ X, il existe un voisinage V de x tel que V ∩ Ω soit connexe, alors Ω est connexe. ↩ 1 00XN
  • Lemme 2 Soient U une boule ouverte de Cⁿ et f : U → C une fonction holomorphe non identiquement nulle. Soit A une partie de U telle que f = 0 sur A. Alors U - A est dense dans U et connexe… 00XO
  • Lemme 3 Soit X une variété analytique complexe connexe de dimension finie et soit A une partie de X vérifiant la condition: Pour tout x ∈ X, il existe un germe de fonction analytique fₓ no… 00XP

IX. Groupes de Lie réels compacts

§ 1. Algèbres de Lie compactes

  • Proposition 1 Soit g une algèbre de Lie (réelle). Les conditions suivantes sont équivalentes : (i) g est isomorphe à l’algèbre de Lie d’un groupe de Lie compact. (ii) Le groupe Int(g) (III, § 6… ↩ 6 019D
  • Définition 1 On appelle algèbre de Lie compacte¹ toute algèbre de Lie qui possède les propriétés (i) à (v) de la proposition 1. ↩ 1 019E
  • Proposition 2 a) Le produit d’un nombre fini d’algèbres de Lie est une algèbre de Lie compacte si et seulement si chaque facteur est compact. b) Une sous-algèbre d’une algèbre de Lie compacte es… 019F
  • Proposition 3 Soit G un groupe de Lie dont le groupe des composantes connexes est fini. Les conditions suivantes sont équivalentes : (i) L’algèbre de Lie L(G) est compacte. (ii) Le groupe Ad(G)… ↩ 4 019G
  • Théorème 1 (H. Weyl) Soit G un groupe de Lie connexe dont l’algèbre de Lie est semi-simple compacte. Alors G est compact et son centre est fini. ↩ 2 019H
  • Proposition 4 Soit G un groupe de Lie connexe d’algèbre de Lie compacte. Il existe un tore T, un groupe de Lie compact semi-simple simplement connexe S, un groupe vectoriel V et un morphisme sur… ↩ 4 019I
  • Corollaire 1 Soit G un groupe de Lie compact connexe. Alors C(G)0 est un tore, D(G) un groupe de Lie connexe semi-simple compact et le morphisme (x, y) ↦ xy de C(G)0 × D(G) dans G est un revête… ↩ 9 019J
  • Corollaire 2 Le centre et le groupe fondamental d’un groupe de Lie compact connexe semi-simple sont finis. Son revêtement universel est compact. ↩ 3 019K
  • Corollaire 3 Le groupe fondamental d’un groupe de Lie compact connexe G est un Z-module de type fini, de rang égal à la dimension de C(G). 019L
  • Corollaire 4 Soit G un groupe de Lie compact connexe. Les conditions suivantes sont équivalentes : (i) G est semi-simple ; (ii) C(G) est fini ; (iii) π₁(G) est fini. Si G est simplement connexe… 019M
  • Corollaire 5 Soit G un groupe de Lie compact connexe. Alors Int(G) est la composante neutre du groupe de Lie Aut(G) (III, § 10, no 2). Soit f ∈ Aut(G)₀. Alors f induit un automorphisme f₁ de C(… ↩ 1 019N
  • Proposition 5 Soit G un groupe de Lie d’algèbre de Lie compacte. a) Supposons G connexe. Alors G possède un plus grand sous-groupe compact K; celui-ci est connexe. Il existe un sous-groupe vecto… ↩ 1 019O
  • Corollaire Si N satisfait aux conditions de b) (iv), et si K₁ et K₂ sont deux sous-groupes compacts maximaux de G, il existe n ∈ N tel que nK₁n⁻¹ = K₂. 019P

§ 2. Tores maximaux des groupes de Lie compacts

  • Lemme 1 Soient G un groupe de Lie, K un sous-groupe compact de G, et F une forme bilinéaire invariante sur L(G). Soient x, y ∈ L(G). Il existe un élément k de K tel que pour tout u ∈ L(K)… ↩ 1 019Z
  • Théorème 1 Soit g une algèbre de Lie compacte. Les sous-algèbres de Cartan de g (VII, § 2, n° 1, déf. 1) sont ses sous-algèbres commutatives maximales ; en particulier, g est la réunion de se… ↩ 5 01A0
  • Corollaire Soient t et t’ deux sous-algèbres de Cartan de g, a une partie de t, et u un automorphisme de g qui applique a dans t’. Il existe un élément v de Int(g) tel que u ∘ v applique t su… ↩ 1 01A1
  • Théorème 2 Soit G un groupe ae Lie compact connexe. a) Les algèbres de Lie des tores maximaux de G sont les sous-algèbres de Cartan de L(G). b) Soient T1 et T2 deux tores maximaux de G. Il ex… ↩ 12 01A2
  • Corollaire 1 a) L’application exponentielle de G est surjective. 01A3
  • Remarque 1 Il existe une partie compacte K de L(G) telle que exp_G(K) = G. En effet, si T est un tore maximal de G, il existe un compact C ⊂ L(T) tel que exp_T(C) = T; il suffit de prendre K… 01A4
  • Corollaire 2 L’intersection des tores maximaux de G est le centre de G. ↩ 4 01A5
  • Corollaire 3 Soit g ∈ G, et soit C son centralisateur. Alors g appartient à C₀; le groupe C₀ est la réunion des tores maximaux de G contenant g. ↩ 4 01A6
  • Corollaire 4 Soit g ∈ G. Si g est régulier (VII, § 4, n° 2, déf. 2), il appartient à un seul tore maximal, qui est la composante neutre de son centralisateur. Sinon, il appartient à une infinit… ↩ 2 01A7
  • Corollaire 5 a) Soit S un tore de G. Le centralisateur de S est connexe ; c’est la réunion des tores maximaux de G contenant S. ↩ 5 01A8
  • Remarque 2 Il résulte du cor. 5 qu’un tore maximal de G en est un sous-groupe commutatif maximal. La réciproque n’est pas vraie : par exemple, dans le groupe SO(3, R), les tores maximaux sont… ↩ 1 01A9
  • Corollaire 6 Les tores maximaux de G sont leurs propres centralisateurs, et sont les fixateurs de leurs algèbres de Lie. ↩ 2 01AA
  • Corollaire 7 Soient T et T' deux tores maximaux de G, A une partie de T et s un automorphisme de G qui applique A dans T'. Il existe g ∈ G tel que s ∘ (Int g) applique T sur T' et coïncide avec… ↩ 1 01AB
  • Corollaire 8 Soient H un groupe de Lie compact, T un tore maximal de H. On a alors H = N_H(T).H₀, et l’injection de N_H(T) dans H induit un isomorphisme de N_H(T)/N_H₀(T) sur H/H₀. ↩ 1 01AC
  • Remarque 3 Soit G un groupe de Lie connexe d’algèbre de Lie compacte. Appelons sous-groupes de Cartan de G les sous-groupes intégraux dont les algèbres de Lie sont les sous-algèbres de Cartan… ↩ 1 01AD
  • Remarque 4 \ On peut aussi démontrer la partie c) du théorème 2 de la façon suivante. Munissons G d’une métrique riemannienne invariante (§ 1, n° 3, prop. 3). Alors, pour tout élément g de G… 0E8W
  • Proposition 1 Soient G et G’ deux groupes de Lie compacts connexes. ↩ 4 01AE
  • Remarque 1 La proposition 1 se généralise aussitôt aux groupes connexes à algèbre de Lie compacte. En particulier, si G est un groupe de Lie connexe dont l’algèbre de Lie est compacte, les so… 01AF
  • Remarque 2 Soient G un groupe de Lie compact connexe, tildeD(G) le revêtement universel du groupe D(G) et f : tildeD(G) → G le morphisme composé des morphismes canoniques de tildeD(G) sur D(G… ↩ 1 01AG
  • Proposition 2 Soit f : G → G' un morphisme surjectif de groupes de Lie compacts connexes dont le noyau est central. Les applications H ↦ f(H) et H' ↦ f⁻¹(H') sont des bijections réciproques l’un… ↩ 1 01AH
  • Proposition 3 Soient G un groupe de Lie compact connexe, et H un sous-groupe fermé connexe de rang maximum. ↩ 2 01AI
  • Proposition 4 Soient G un groupe de Lie compact, H un sous-groupe fermé connexe de G de rang maximum et N le normalisateur de H dans G. Alors H est d’indice fini dans N et est la composante neut… ↩ 3 01AJ
  • Remarque 1 Tout sous-groupe intégral H de G tel que rg H = rg G est fermé : en effet, la démonstration précédente montre que H est la composante neutre de son normalisateur, qui est un sous-g… ↩ 1 01AK
  • Remarque 2 Avec les notations de la prop. 4, tout sous-groupe fermé H′ de G contenant H et tel que (H′ : H) soit fini normalise H, donc est contenu dans N ; de même le normalisateur de H′ est… ↩ 1 01AL
  • Proposition 5 a) Toute classe de conjugaison dans G rencontre T. 01J9
  • Corollaire 1 L’injection canonique de T dans G définit par passage au quotient un homéomorphisme de T/WG(T) sur l’espace G/Int(G) des classes de conjugaison de G. ↩ 4 01JA
  • Corollaire 2 Soit E une partie de G stable par les automorphismes intérieurs. Pour que E soit ouverte (resp. fermée, resp. dense) dans G, il faut et il suffit que E ∩ T soit ouverte (resp. ferm… ↩ 1 01JB
  • Proposition 6 a) Toute orbite de G dans g (pour la représentation adjointe) rencontre t. b) Les traces sur t des orbites de G sont les orbites de WG(T) dans t. L’assertion a) résulte du th. 1 (n… ↩ 1 01JC
  • Corollaire L’injection canonique de t dans g définit par passage au quotient un homéomorphisme de t/WG(T) sur g/Ad(G). Notons j cette application ; elle est bijective et continue (prop. 6). O… ↩ 1 01JD
  • Proposition 7 Soit H un sous-groupe fermé de G contenant T. a) Notons WH(T) le sous-groupe NH(T)/T de WG(T); le groupe H/H0 est isomorphe au groupe quotient WH(T)/W{H0}(T). b) Pour que H soit co… ↩ 2 01JE
  • Lemme 2 Soient H un groupe de Lie, f_T : T → H et tildef : tildeD(G) → H des morphismes de groupes de Lie tels que, pour tout t ∈ tildeT, on ait f_T(p(t)) = tildef(t). Il existe un unique… ↩ 1 01AO
  • Proposition 8 Soient G un groupe de Lie compact connexe, T un tore maximal de G, H un groupe de Lie et φ : L(G) → L(H) un homomorphisme d’algèbres de Lie. Pour qu’il existe un morphisme de group… ↩ 2 01AP
  • Proposition 9 Soient G un groupe de Lie compact connexe, T un tore maximal de G, H un groupe de Lie, f : G → H un morphisme. Alors f est injectif si et seulement si sa restriction à T est inject… ↩ 1 01AQ

§ 3. Formes compactes des algèbres de Lie semi-simples complexes

  • Définition 1 Soit a une algèbre de Lie complexe. On appelle forme réelle de a toute sous-algèbre réelle g de a qui est une R-structure sur le C-espace vectoriel a (A, II, p. 119, déf. 1). 01B1
  • Proposition 1 a) Soient g une forme réelle de a et σ la conjugaison de a relativement à g. On a alors : ↩ 3 01JF
  • Proposition 2 a) Le sous-espace vectoriel réel 𝔞₀ = 𝔥₀ + ∑_α ∈ R R X_α de 𝔞 est une forme réelle de 𝔞, dont 𝔥₀ est une sous-algèbre de Cartan. Le couple (𝔞₀, 𝔥₀) est une algèbre de Lie réelle se… ↩ 1 01JG
  • Remarque Avec les notations précédentes, on a les formules suivantes : 01B2
  • Proposition 3 Soit g une forme réelle compacte de α telle que g ∩ 𝔥 = i𝔥₀. Il existe un homomorphisme γ : Q(R) → R₊^* tel que g = f(γ)(αᵤ). ↩ 2 01B3
  • Théorème 1 Soit a une algèbre de Lie semi-simple complexe. a) a possède des formes réelles compactes (resp. déployables). b) Le groupe Int(a) opère transitivement dans l'ensemble des formes r… ↩ 2 01B4
  • Remarque Nous verrons plus tard une classification générale des formes réelles d'une algèbre de Lie semi-simple complexe. 01B5
  • Corollaire 1 Soient g et g' deux algèbres de Lie réelles compactes. Pour que g et g' soient isomorphes, il faut et il suffit que les algèbres de Lie complexes g_(C) et g'_(C) soient isomorphes. ↩ 1 01B6
  • Corollaire 2 Soit a une algèbre de Lie complexe. Les conditions suivantes sont équivalentes : (i) a est réductive. (ii) Il existe une algèbre de Lie réelle compacte g telle que a soit isomorphe… 01B7
  • Corollaire 3 Soient a₁ et a₂ deux algèbres de Lie semi-simples complexes. Les formes réelles compactes de a₁ × a₂ sont les produits g₁ × g₂, où, pour i = 1,\ 2, gᵢ est une forme réelle compacte… 01B8
  • Proposition 4 a) Les formes réelles compactes de l’algèbre de Lie complexe sl(V) sont les algèbres su(Φ), où Φ parcourt l’ensemble des formes hermitiennes positives séparantes sur l’espace vecto… 01B9
  • Corollaire Toute algèbre de Lie réelle compacte simple de type Aₙ (n geqslant 1) est isomorphe à su(n+1, C). ↩ 1 01BA
  • Remarque 1 On a gl(V) = sl(V) × C.1_V, u(Φ) = su(Φ) × R.i1_V; les formes réelles compactes de gl(V) sont les su(Φ) × R.α 1_V, α ∈ C^*. 01BB
  • Remarque 2 Si l’on munit l’algèbre de Lie complexe a = sl(n, C) du déploiement et du système de Chevalley introduits en VIII, § 13, no 1 (IX), on a alors, avec les notations du no 2, 01BC
  • Proposition 5 Toute algèbre de Lie réelle simple compacte de type Bₙ,\ n geqslant 1 (resp. de type Dₙ,\ n geqslant 3) est isomorphe à 𝔬(2n + 1, R) (resp. 𝔬(2n, R)). ↩ 1 01BD
  • Proposition 6 Toute algèbre de Lie réelle compacte semi-simple de rang 1 est isomorphe à 𝔰𝔲(2, C) et à 𝔬(3, R). Tout groupe de Lie compact semi-simple connexe de rang 1 est isomorphe à SU(2, C)… ↩ 1 01BE
  • Remarque On a vu ci-dessus que SU(2, C) est simplement connexe et que π₁(SO(3, R)) est d’ordre 2. Nous verrons plus loin que ces résultats se généralisent respectivement à SU(n, C)\ (n geqs… 01BF

§ 4. Système de racines associé à un groupe compact

  • Proposition 1 Pour tout groupe de Lie compact H, le Z-module X(H) est de type fini. Il est libre si H est connexe. 01JH
  • Proposition 2 Soient H un groupe de Lie compact commutatif, et (aᵢ)_i ∈ I une famille d’éléments de X(H); pour que les aᵢ engendrent X(H), il faut et il suffit que l’intersection des Ker\ aᵢ soi… ↩ 1 01JI
  • Proposition 3 La forme bilinéaire (a, X) ↦ ⟨ a, X ⟩ sur X(S) × Γ(S) est inversible. ↩ 1 01BP
  • Proposition 4 Soient S et S' deux tores. Notons M(S, S') le groupe des morphismes de groupes de Lie de S dans S'. Les applications f ↦ X(f) et f ↦ Γ(f) sont des isomorphismes de groupes de M(S… ↩ 2 01BQ
  • Remarques 1) Soit f : S → S' un morphisme de tores. Le diagramme du serpent (A, X, § 1, no 2) associé à (1) donne une suite exacte beginarrayccccccccc 0 & longrightarrow & Ker\ Γ(f) & longri… ↩ 1 01BR
  • Lemme 1 Si G est commutatif, tildeV est la somme directe des tildeV_λ(G) pour λ ∈ X(G). Comme ρ est semi-simple (§ 1, no 1), il suffit de démontrer le lemme dans le cas où ρ est simple. En… ↩ 1 01BV
  • Définition 1 On appelle poids de la représentation ρ de G, relativement au tore maximal T de G, les éléments λ de X(T) tels que tildeV_λ(T) ≠ 0. 01BW
  • Proposition 5 L'ensemble P(ρ, T) est stable pour l'opération du groupe de Weyl W. Soit n ∈ N_G(T), et soit w sa classe dans W; pour λ ∈ X(T), on a ρ(n) (tildeV_λ(T)) = tildeV_wλ(T) et dim tildeV… ↩ 2 01BX
  • Proposition 6 Pour que l'homomorphisme ρ : G → GL(V) soit injectif, il faut et il suffit que P(ρ, T) engendre le Z-module X(T). ↩ 2 01BY
  • Proposition 7 a) Pour tout λ ∈ X(T), on a tildeV_λ(T) = tildeV_δ(λ)(t_c). ↩ 2 01BZ
  • Proposition 8 Soit Q(R) le sous-groupe de X(T) engendré par les racines de G. ↩ 5 01C0
  • Proposition 9 Tout automorphisme du groupe de Lie G qui induit l’identité sur T est de la forme Int t, avec t ∈ T. ↩ 3 01C1
  • Corollaire Soient u un automorphisme de G et H le sous-groupe fermé de G formé des points fixes de u. Pour que l’automorphisme u soit intérieur, il faut et il suffit que H₀ soit de rang maxim… 01C2
  • Lemme 2 Soient S un sous-groupe fermé de T et Z(S) son centralisateur dans G. (i) R(Z(S)₀, T) est l’ensemble des α ∈ R(G, T) tels que α(S) = 1 ; (ii) Le centre de Z(S)₀ est l’intersection… ↩ 2 01C3
  • Théorème 1 Soit α ∈ R(G, T). Le centralisateur Z_α du noyau de α est un sous-groupe fermé connexe de G; son centre est Ker α; son groupe dérivé D(Z_α) = S_α est un sous-groupe fermé connexe s… ↩ 2 01C4
  • Corollaire Il existe un morphisme de groupes de Lie v : SU(2, C) → G ayant les propriétés suivantes : a) L’image de v et le noyau de α commutent. b) Pour tout a ∈ U, on a v beginpmatrix a & 0… ↩ 1 01C7
  • Remarque Pour tout x ∈ R, on a 01C5
  • Proposition 10 L’application u ↦ L(u)_(C) de Aut(T) dans GL(t_C) induit un isomorphisme de W sur le groupe de Weyl de l’algèbre réductive déployée (g_C, t_C). Pour tout α ∈ R, W_Z_α(T) est d’ordr… ↩ 1 01C6
  • Corollaire Supposons G semi-simple. Alors tout élément de G est le commutateur de deux éléments de G. ↩ 2 01JJ
  • Proposition 11 L’homomorphisme f(G, T): Γ(T) → π₁(G) est surjectif. Son noyau est le sous-groupe N(G, T) de Γ(T) engendré par la famille des vecteurs nodaux (K_α)_α ∈ R(G, T). ↩ 3 01C8
  • Corollaire 1 Pour que G soit simplement connexe, il faut et il suffit que la famille (K_α)_α ∈ R(G, T) engendre Γ(T). 01C9
  • Corollaire 2 Soit H un sous-groupe fermé connexe de G contenant T ; on a une suite exacte 01CA
  • Remarque On peut montrer (cf. exercice 2 du § 5) que π₂(G) est nul. On déduit alors de l’exactitude de la suite précédente un isomorphisme de π₂(G/H) sur N(G, T)/N(H, T). 01CB
  • Corollaire 3 L’homomorphisme π₁(D(G)) → π₁(G) déduit de l’inclusion de D(G) dans G induit un isomorphisme de π₁(D(G)) sur le sous-groupe de torsion de π₁(G). ↩ 1 01CC
  • Proposition 12 Soit H l’ensemble des sous-groupes fermés connexes de G contenant T, ordonné par inclusion. L’application H ↦ R(H, T) est une bijection croissante de H sur l’ensemble des parties c… ↩ 1 01CD
  • Corollaire 1 Les sous-groupes fermés de G contenant T sont en nombre fini. Soit H un tel sous-groupe ; on a H₀ ∈ H, et H est fini. Par ailleurs, H est un sous-groupe de N_G(H₀) contenant H₀, et… ↩ 1 01CE
  • Corollaire 2 Soit H un sous-groupe fermé connexe de G contenant T, et soit W_Gᴴ(T) le stabilisateur dans W_G(T) de la partie R(H, T) de R. Le groupe N_G(H)/H est isomorphe au groupe quotient W_… 01CF
  • Remarque 1 Le groupe W_Gᴴ(T) est aussi le stabilisateur dans W_G(T) du sous-groupe C(H) de T : cela résulte de la prop. 8 du no 4. 01CG
  • Proposition 13 Soient H un sous-groupe fermé connexe de G de rang maximum, C son centre. Alors C contient le centre de G, et H est la composante neutre du centralisateur de C. Soit S un tore maxi… ↩ 2 01CH
  • Remarque 2 Disons qu'un sous-groupe C de G est radiciel s'il existe un tore maximal S de G et une partie P de R(G, S) tels que C = ⋂_α ∈ P Ker\ α. Il résulte de la prop. 13 et du lemme 2 du n… 01CI
  • Corollaire L'ensemble des g ∈ G tels que T ∩ gTg⁻¹ ≠ C(G) est une réunion finie de sous-variétés analytiques fermées de G distinctes de G. En effet, posons A_g = T ∩ gTg⁻¹ ; on a T ⊂ Z(A_g) e… 01CJ
  • Proposition 14 Soit X une partie de T, et soit R_X l’ensemble des racines α ∈ R(G, T) telles que α(X) = 1. Le groupe Z_G(X)/Z_G(X)₀ est isomorphe au quotient du fixateur de X dans W_G(T) par le s… ↩ 1 01CK
  • Définition 2 On appelle diagramme radiciel (ou simplement diagramme si aucune confusion n’en peut résulter) un triplet D = (M, M₀, R) où : 01CL
  • Exemple 1 Pour tout Z-module libre de type fini M, le triplet (M, M, ∅) est un diagramme radiciel. 01CM
  • Exemple 2 Si D = (M, M₀, R) est un diagramme radiciel, soit M₀^* l’orthogonal de V(R) dans M^*, et soit R^∨ l’ensemble des racines inverses de D. Alors D^∨ = (M^*, M₀^*, R^∨) est un diagramm… 01CN
  • Exemple 3 Soient (g, h) une Q-algèbre de Lie réductive déployée, et M ⊂ h un réseau permis (VIII, § 12, n° 6, déf. 1). Soient M₀ le sous-groupe de M orthogonal aux racines de (g, h) et R^∨ l… 01CO
  • Exemple 4 Soient V un espace vectoriel sur Q et R un système de racines dans V ; notons P(R) le groupe des poids de R et Q(R) le groupe des poids radiciels de R (VI, § 1, n° 9). Alors (Q(R)… 01CP
  • Théorème 2 a) (X(T), X(T/(T ∩ D(G))), R(G, T)) est un diagramme radiciel réduit ; son groupe de Weyl est formé des X(w), pour w ∈ W ; le groupe X(C(G)) est isomorphe au quotient de X(T) par l… ↩ 1 01CQ
  • Exemple 1 Si G est semi-simple de rang 1, alors D^*(G, T) et D_*(G, T) sont nécessairement isomorphes à l’un des deux diagrammes Δ₂ = (Z, 0, 2, -2), Δ₁ = (Z, 0, 1, -1). Si G est isomorphe à… 01CR
  • Exemple 2 Si G et G' sont deux groupes de Lie compacts connexes, de tores maximaux respectifs T et T', et si D^*(G, T) = (M, M₀, R) et D^*(G', T') = (M', M'₀, R'), alors D^*(G × G', T × T')… ↩ 1 01CS
  • Exemple 3 Soit N un sous-groupe fermé de T, central dans G, et soit (M, M₀, R) le diagramme contravariant de G relativement à T. Alors le diagramme contravariant de G/N relativement à T/N s’… ↩ 1 01CT
  • Exemple 4 De même, soit N un groupe commutatif fini, et φ : π₁(G) → N un homomorphisme surjectif. Soit G' le revêtement de G associé à cet homomorphisme ; c’est un groupe de Lie compact conn… 01CU
  • Remarque 1 Soit c le centre de g_C; on a donc c = L(C(G))_(C). On a les relations suivantes entre les diagrammes de G relativement à T et les systèmes de racines direct et inverse de l’algèbr… 01CV
  • Remarque 2 Supposons le groupe G semi-simple ; notons R (resp. R^∨) le système de racines R(G, T) (resp. R^∨(G, T)), de sorte qu’on a les inclusions 01CW
  • Proposition 15 Soit φ un isomorphisme de D^*(G', T') sur D^*(G, T) (resp. de D_*(G, T) sur D_*(G', T')). Il existe un isomorphisme f : G → G' tel que f(T) = T' et que φ = D^*(f) (resp. et que φ =… ↩ 2 01CX
  • Corollaire Pour que les groupes de Lie compacts connexes G et G' soient isomorphes, il faut et il suffit que les diagrammes D^*(G) et D^*(G') (resp. D_*(G) et D_*(G')) soient égaux. 01CY
  • Proposition 16 Pour tout diagramme radiciel réduit D, il existe un groupe de Lie compact connexe G tel que D^*(G) (resp. D_*(G)) soit isomorphe à D. 01CZ
  • Scholie La classification des groupes de Lie compacts connexes à isomorphisme près est ainsi ramenée à celle des diagrammes radiciels réduits. Les groupes de Lie compacts connexes semi-sim… 01D0
  • Remarque 3 Soient T' un autre tore maximal de G, B (resp. B') une base du système de racines R(G, T) (resp. R(G', T')) (VI, § 1, no 5, déf. 2). Il existe des éléments g ∈ G tels que Int g app… 01D1
  • Proposition 17 L’homomorphisme Aut(G, T) → Aut(D) est surjectif, de noyau Int_G(T). 01D2
  • Proposition 18 Le groupe Aut(G)/Int(G) est isomorphe à Aut(D)/W(D). 01K9
  • Corollaire Si G est simplement connexe, ou si C(G) est réduit à l’élément neutre, le groupe Aut(G)/Int(G) est isomorphe au groupe des automorphismes du graphe de Dynkin de R(G, T). 01D3
  • Définition 3 On appelle épinglage de (G, T) un couple (B, (U_α)_α ∈ B), où B est une base de R(G, T) (VI, § 1, no 5, déf. 2) et où, pour tout α ∈ B, U_α est un élément de V(α) tel que K(U_α) =… ↩ 1 01D4
  • Lemme 3 Soit B₀ une base de R(G, T). Le groupe Int_G(T) opère de façon simplement transitively dans l’ensemble des épinglages de (G, T) de la forme (B₀, (U_α)_α ∈ B₀). ↩ 2 01D5
  • Proposition 19 Le groupe Int(G) opère de façon simplement transitive dans l’ensemble des épinglages de G. ↩ 1 01D6
  • Corollaire Soit e un épinglage de (G, T) et soit E le groupe des automorphismes de G qui laissent e stable. Alors Aut(G) est produit semi-direct de E par Int(G), et Aut(G, T) est produit semi… 01D7
  • Remarque Soient G et G' deux groupes de Lie compacts connexes, et soient e = (T, B, (U_α)) et e' = (T', B', (U'_α)) des épinglages de G et G' respectivement. Soit X l’ensemble des isomorphi… 01D8

§ 5. Classes de conjugaison

  • Proposition 1 Posons n = dim G. Il existe une variété analytique réelle compacte V de dimension n - 3 et une application analytique φ : V → G dont l’image est G - Gᵣ. ↩ 2 01DV
  • Remarque Appelons très réguliers les éléments g de G tels que Z(g) soit un tore maximal de G. Si g ∈ T, g est très régulier si et seulement si w(g) ≠ g pour tout élément non neutre w de W_G… 01DW
  • Proposition 2 a) Le groupe Wₐ (resp. W'ₐ) est produit semi-direct de W par N(G, T) (resp. Γ(T)); le sous-groupe Wₐ de W'ₐ est distingué. 01DX
  • Corollaire 1 Soient A une alcôve de t, overlineA son adhérence, et H_A le stabilisateur de A dans W'ₐ. ↩ 5 01DY
  • Remarque 1 Le groupe H_A s’identifie naturellement à Γ(T)/N(G, T), donc aussi à π₁(G). Il est donc réduit à l’élément neutre lorsque G est simplement connexe. 01DZ
  • Remarque 2 Soit x ∈ A; on a alors exp x ∈ Tᵣ, donc Z(exp x)₀ = T. Pour que exp x soit très régulier (n° 1, remarque), il faut et il suffit qu’on ait w(x) ≠ x pour tout w ∈ W'ₐ, distinct de l’… ↩ 2 01E0
  • Remarque 3 Les points spéciaux de Wₐ (VI, § 2, n° 2) sont les éléments x de t tels que δ(α)(x) ∈ 2π i Z pour tout α ∈ R(G, T) (loc. cit., prop. 3), c’est-à-dire tels que exp x ∈ C(G) (§ 4, n°… 01E1
  • Corollaire 2 Soient C une chambre de t et overlineC son adhérence. Les injections canoniques overlineC → t → g induisent par passage aux quotients des homéomorphismes overlineC → t/W → g/Ad(G)… 01E2
  • Remarque 4 Notons g_reg l’ensemble des éléments réguliers de g (VII, § 2, n° 2, déf. 2) et posons t_reg = t ∩ g_reg. Pour x ∈ t, on a det(X - ad_g x) = X^dim t ∏_α ∈ R(G, T) (X - δ(α)(x)) , e… 01E3
  • Corollaire 3 Supposons G simplement connexe ; soit g un élément régulier de G. Il existe un tore maximal S de G et une alcôve A de L(S), uniquement déterminés, tels que g ∈ exp(A) et 0 ∈ overli… ↩ 1 01E4
  • Lemme 1 Soient u un automorphisme de G, et H l’ensemble de ses points fixes. a) H est un sous-groupe fermé de G. b) Si H₀ est central dans G, alors G est commutatif (donc G = T). ↩ 1 01E5
  • Lemme 2 Soient x un élément de T et S un sous-tore de T. Si la composante neutre de Z(x) ∩ Z(S) est réduite à T, il existe un élément s de S tel que xs soit régulier. ↩ 1 01E6
  • Lemme 3 Supposons G simplement connexe. Soient C une chambre de t, et u un automorphisme de G tel que T et C soient stables pour u. Alors l’ensemble des points de T fixés par u est connexe… ↩ 1 01E7
  • Proposition 3 Soit u un automorphisme de G, et soit x un point de G fixé par u. a) Il existe un élément a de g, fixé par L(u) et par Ad x, tel que x exp a soit régulier. b) Il existe un élément… ↩ 2 01E8
  • Corollaire Soit s une algèbre de Lie compacte, et soit φ un automorphisme de s. Il existe un élément régulier de s fixé par φ. 01E9
  • Théorème 1 Soit u un automorphisme du groupe de Lie compact connexe G. a) La composante neutre du groupe des points fixes de u contient un élément régulier de G. b) Il existe un tore maximal… ↩ 2 01EA
  • Corollaire 1 Supposons le Z-module π₁(G) sans torsion. a) Le centralisateur de tout élément de G est connexe. b) Deux éléments de G qui commutent appartiennent à un même tore maximal. 01EB
  • Corollaire 2 Soit Γ un sous-groupe compact de Aut(G) possédant la propriété suivante : () Il existe des éléments u₁, ..., uₙ de Γ tels que, pour tout i, l’adhérence Γᵢ du sous-groupe de Γ engen… ↩ 1 01EC
  • Corollaire 3 Soient H un groupe de Lie et Γ un sous-groupe compact de H. On suppose que H₀ est compact et que Γ satisfait à la condition () du cor. 2. Il existe alors un tore maximal T de H₀ te… ↩ 1 01ED
  • Corollaire 4 Tout sous-groupe nilpotent d’un groupe de Lie compact est contenu dans le normalisateur d’un tore maximal. 01EE
  • Exemple Prenons G = U(n, C). Nous verrons plus loin que le sous-groupe des matrices diagonales de G est un tore maximal de G et que son normalisateur est l’ensemble des matrices monomiales… 01EF
  • Lemme 4 Soient g ∈ G, t ∈ T, et soit overlineg l’image de g dans G/T. Identifions l’espace tangent à G/T (resp. T, resp. G) en overlineg (resp. t, resp. gtg⁻¹) à g/t (resp. t, resp. g) par… ↩ 2 01EG
  • Proposition 4 a) Soient g ∈ G, t ∈ T, x ∈ t, et soit overlineg l'image de g dans G/T. Les conditions suivantes sont équivalentes: (i) On a t ∈ Tᵣ (resp. x ∈ tᵣ). (i bis) L'élément f(overlineg, t… 01EH
  • Remarque 1 D'après la prop. 3 du § 2, n° 4, la variété (G/T) × A est simplement connexe. Il en résulte que φ_A est un revêtement universel de Gᵣ; comme π₁(Gᵣ) est canoniquement isomorphe à π₁… 01EI
  • Remarque 2 La restriction de φ_A à W × A ⊂ (G/T) × A fait de W × A un revêtement principal de Tᵣ de groupe H_A. On retrouve ainsi le cor. 1 à la prop. 2 du n° 2. 01EJ
  • Remarque 3 Notons gᵣ l'image réciproque de Gᵣ par l'application exponentielle et ε : gᵣ → Gᵣ l'application déduite de exp_G. L'application (g, x) ↦ (Ad\ g)(x) de G × tᵣ dans gᵣ définit par pa… 01EK

§ 6. Intégration dans les groupes de Lie compacts

  • Lemme 1 Il existe une application A-bilinéaire de Altˢ(M'') × Altʳ(M') dans Altˢ⁺ʳ(M), notée (u, v) ↦ u ∩ v, et caractérisée par l’une quelconque des deux propriétés suivantes : ↩ 2 01EX
  • Proposition 1 Soient ω_G, ω_G/T et ω_T des formes différentielles invariantes sur G, G/T et T respectivement, de degrés respectifs n, n-r et r. Si ω_G = ω_G/T ∩ ω_T, alors ↩ 1 01EY
  • Lemme 2 Si ω_G = ω_G/T ∩ ω_T, alors ↩ 1 01EZ
  • Lemme 3 L'image réciproque sur (G/T) × Tᵣ de la mesure dg sur Gᵣ par l'homéomorphisme local fᵣ (INT, V, § 6, n° 6) est la mesure μ ⊗ δ_G dt, où μ est l'unique mesure G-invariante sur G/T d… ↩ 1 01F0
  • Théorème 1 (H. Weyl) La mesure dg sur G est l’image par l’application (g, t) ↦ gtg⁻¹ de G × T dans G de la mesure dg ⊗ 1/w(G) δ_G dt, où δ_G(t) = det(Ad_g/t(t) - 1) = ∏_α ∈ R(G, T) (t^α - 1) . ↩ 1 01F1
  • Corollaire 1 (i) Soit φ une fonction intégrable sur G à valeurs dans un espace de Banach ou dans overlineR. Pour presque tout t ∈ T, la fonction g ↦ φ(gtg⁻¹) sur G est intégrable pour dg. La fo… 0E8X
  • Corollaire 2 Soit φ une fonction centrale sur G (c’est-à-dire telle que φ(gh) = φ(hg) pour tous g et h dans G) à valeurs dans un espace de Banach ou dans overlineR. a) Pour que φ soit mesurable… 0E8Y
  • Corollaire 3 Soient H un sous-groupe fermé connexe de G contenant T, h son algèbre de Lie, et dh la mesure de Haar sur H de masse totale 1. Soit φ une fonction centrale intégrable sur G, à vale… 0E8Z
  • Remarque 1 Si l’on prend φ = 1 dans le cor. 3, on obtient 01F5
  • Remarque 2 Soit v la mesure sur l’espace quotient T/W définie par 01F6
  • Remarque 3 Supposons G simplement connexe. Soient A une alcôve de t, et dx la mesure de Haar sur t telle que ∫_overlineA dx = 1. Alors la mesure v s’obtient aussi en transportant par l’homéom… 01F7
  • Exemple Prenons pour G le groupe SU(2, C) et pour T le sous-groupe des matrices diagonales (§ 3, no 6); on identifie t à R par le choix de la base iH de t (loc. cit.). Posons A = ]0, π[; c… 01F8
  • Proposition 2 Soient H un groupe de Lie (réel) de dimension m, 𝔥 son algèbre de Lie. Soit ω_H une forme différentielle invariante à droite de degré m sur H, et soit ω_𝔥 la forme différentielle i… 01F9
  • Remarque Considérons la fonction λ_g associée au groupe de Lie compact G; en vertu du § 2, n° 1, th. 1, il suffit pour la calculer de connaître ses valeurs sur t. Or, pour tout x ∈ t, l’end… 01FA
  • Proposition 3 Soient ω_g, ωₜ, ω_G/T des formes différentielles invariantes sur g, t, G/T respectivement, de degrés respectifs n, r, n - r. Si ω_g = ω_G/T ∩ ωₜ, on a : ψ^*ω_g = ω_G/T ∧ π_g ωₜ où… 01FB
  • Proposition 4 La mesure dz sur g est l’image par l’application propre (g, x) ↦ (Ad g)(x) de G × t dans g de la mesure dg ⊗ 1/w(G) π_g dx. ↩ 1 01FC
  • Lemme 4 La loi d’opération H × Sʳ(X;E) → Sʳ(X;E) est continue. ↩ 2 01FD
  • Proposition 5 Supposons le groupe H compact et notons dh la mesure de Haar sur H de masse totale 1. Soit s une section de classe Cʳ de E. Pour x ∈ X, notons s^# l'intégrale vectorielle ∫_H^h s d… 01FE
  • Corollaire 1 Soient F un espace de Banach, ρ : H → GL(F) une représentation linéaire analytique, f ∈ Cʳ(X; F). Pour x ∈ X, posons ↩ 1 01FF
  • Corollaire 2 Soient F un espace de Banach, f ∈ Cʳ(X; F); posons ↩ 1 01FG
  • Corollaire 3 Soient F un espace de Banach, p un entier geqslant 0, ᵏ Ωᵖ(X; F) l'espace des formes différentielles de degré p sur X, à valeurs dans F, de classe Cᵏ (2 ≤ k + 1 ≤ r). Pour ω ∈ ᵏ Ωᵖ… ↩ 1 01FH
  • Théorème 2 L’injection canonique ι : Ω(X)ᴳ → Ω(X) est un homotopisme de complexes (A, X, p. 33, déf. 5) ; l’application ω ↦ ω^# = ∫_G τ_g^*ω dg en est un homotopisme réciproque à homotopie pr… ↩ 2 01FI
  • Corollaire 1 a) Dans le diagramme (18), tous les morphismes sont des homotopismes. 01FJ
  • Remarque Considérons les sous-complexes Z(Ω(G)) et B(Ω(G)) de Ω(G) (A, X, p. 25). Il résulte de la formule donnant la différentielle du produit de deux formes (VAR, R, 8.3.5) que Z(Ω(G)) es… 01FK
  • Corollaire 2 Soit H un sous-groupe fermé de G. 01FL

§ 7. Représentations irréductibles des groupes de Lie compacts connexes

  • Lemme 1 Soit λ un élément de X(T). Les conditions suivantes sont équivalentes : (i) On a λ - w(λ) geqslant 0 (resp. > 0) pour tout w ∈ W tel que w ≠ 1; (ii) pour tout w ∈ W tel que w ≠ 1… ↩ 1 01FZ
  • Lemme 2 Soit φ une représentation linéaire de l’algèbre de Lie complexe g_C dans un espace vectoriel complexe V de dimension finie. Pour qu’il existe une représentation τ de G dans V telle… ↩ 1 01G0
  • Théorème 1 a) Soit τ : G → GL(V) une représentation irréductible de G. Alors l’ensemble des poids de τ (relativement à T) possède un plus grand élément λ, celui-ci est dominant, et l’espace V… ↩ 7 01G1
  • Corollaire Le groupe G possède une représentation linéaire fidèle (de dimension finie). 01G2
  • Remarque 1 Soit n₊ la sous-algèbre de g_c somme des g^α pour α > 0. Soient τ : G → GL(V) une représentation irréductible, λ ∈ X₊₊ son plus grand poids et τ' : g_c → gl(V) la représentation dé… ↩ 1 01G3
  • Remarque 2 Soit Θ(G) l’algèbre des fonctions représentatives continues de G à valeurs dans C (A, VIII). On fait opérer G sur Θ(G) par translations à droite et à gauche. Pour chaque λ ∈ X₊₊, s… 01G4
  • Remarque 3 Soit τ : G → GL(V) une représentation irréductible. Il existe un élément v de X(C(G)) tel que τ(s)v = v(s)v pour s ∈ C(G), v ∈ V : en effet τ(C(G)) est contenu dans le commutant de… ↩ 1 01G5
  • Remarque 4 On généralise sans peine à la situation actuelle les définitions et énoncés de VIII, § 7, n°s 2 à 5 ; nous en laissons les détails au lecteur. 01G6
  • Proposition 1 Soit τ : G → GL(V) une représentation irréductible de G, de plus grand poids λ ∈ X₊₊. Soit m l’entier ∑_α ∈ R₊ ⟨ λ, K_α ⟩, et soit w₀ l’élément du groupe de Weyl tel que w₀(R₊) = R… 01G7
  • Proposition 2 L’homomorphisme Ch induit un isomorphisme de R(G) sur Z[X(T)]ᵂ. 01G8
  • Lemme 3 Pour chaque λ ∈ X₊₊, soit C_λ un élément de Z[X(T)]ᵂ ayant pour unique terme maximal e^λ. Alors la famille ( C_λ )_λ ∈ X₊₊ est une base de Z[X(T)]ᵂ. 01G9
  • Corollaire L’application de restriction r : ZΘ(G) → Θ(T)ᵂ est bijective. ↩ 1 01GA
  • Proposition 3 Les éléments J(λ ρ)/sqrtw(G), pour λ ∈ X₊₊, forment une base orthonormale du sous-espace des éléments anti-invariants de L²(T), et une base algébrique du sous-espace des éléments a… ↩ 2 01GB
  • Lemme 4 Si φ et ψ sont deux fonctions continues centrales sur G, on a ↩ 2 01GC
  • Théorème 2 (H. Weyl) — Pour tout λ ∈ X₊₊, on a J(ρ) · χ_λ|T = J(λ ρ). ↩ 3 01GD
  • Corollaire 1 Avec les notations du n° 3, on a dans Z[X(T)] 0E90
  • Corollaire 2 Pour tout λ ∈ X₊₊ et tout élément régulier t de T, on a 0E91
  • Corollaire 3 L’application qui, à chaque fonction continue centrale φ sur G, associe la fonction w(G)^-1/2J(ρ)\ (φ|T) induit un isomorphisme de l’espace des fonctions représentatives centrales… 0E92
  • Corollaire 4 Soit φ une fonction continue centrale sur G. On a 0E93
  • Remarque 1 Pour tout w ∈ W, posons ρ_w = ʷρ/ρ ; on a 01GI
  • Remarque 2 De même, la première égalité du cor. 4 reste valable sans l’hypothèse ρ ∈ X(T). 01GJ
  • Remarque 3 On peut déduire le th. 2 de l’énoncé infinitésimal analogue (VIII, § 9, n° 1, th. 1) ; c’est le cas également pour le th. 3 du numéro suivant (qui est l’analogue du th. 2 de loc. c… 01GK
  • Théorème 3 La dimension de l’espace d’une représentation irréductible de G de plus grand poids λ est donnée par ↩ 2 01GL
  • Lemme 5 On a 01GM
  • Corollaire 1 Soit | · | une norme sur X(T) ⊗ R. Pour tout λ ∈ X₊₊, soit d(λ) la dimension de l’espace d’une représentation irréductible de G de plus grand poids λ. ↩ 2 01GN
  • Corollaire 2 Supposons G semi-simple ; soit d un entier. L’ensemble des classes de représentations de G de dimension ≤ d est fini. 01GO
  • Proposition 4 Soit Γ un élément de Casimir de G. ↩ 2 01GP
  • Remarque Soit x ∈ g. Il existe un nombre réel strictement positif A tel que, pour toute représentation irréductible τ : G → GL(V) et toute structure hilbertienne sur V invariante par G, on… 01GQ

§ 8. Transformation de Fourier

  • Proposition 1 Toute fonction complexe f de carré intégrable sur G est somme dans l'espace hilbertien L²(G) de la famille (fᵤ)_u ∈ hatG, où pour tout h ∈ G et tout u ∈ hatG, on a ↩ 1 01GZ
  • Proposition 2 Soient m ↦ |m| une norme sur le R-espace vectoriel R ⊗ X(T) et Γ un élément de Casimir de G. Soit φ une fonction sur hatG à valeurs réelles positives. 01H0
  • Exemple La fonction u ↦ d(u) est à croissance modérée (§ 7, n° 5, cor. 1 au th. 3); pour toute norme | sur R ⊗ X(T), la fonction u ↦ |λ(u)| est à croissance modérée. Pour tout élément de C… 01H1
  • Proposition 3 Pour tout t ∈ U(G), les fonctions u ↦ |u(t)|_∞ et u ↦ |u(t)|₂ sont à croissance modérée sur hatG. ↩ 1 01H2
  • Théorème 1 a) Soit f une fonction complexe indéfiniment dérivable sur G. Alors la famille (fᵤ)_u ∈ hatG, où fᵤ(g) = ⟨ u(g)|u(f) ⟩, est uniformément sommable sur G, et on a pour tout h ∈ G 01H3
  • Corollaire Les applications overlineF : f ↦ (u(f))_u∈hatG et F : A ↦ ∑_u∈hatG ⟨ u(g)|Aᵤ ⟩ induisent des isomorphismes réciproques entre les espaces vectoriels topologiques C^∞(G ; C) et S(hat… 01H4
  • Proposition 4 Soit f ∈ L²(G). Pour que f soit centrale, il faut et il suffit que u(f) soit une homothétie pour tout u ∈ hatG. On a alors 01H5
  • Proposition 5 Soit f une fonction continue centrale sur G. Pour que f soit indéfiniment dérivable, il faut et il suffit que la fonction u ↦ |⟨ χᵤ | f ⟩| soit à décroissance rapide sur hatG; on a… ↩ 1 01H6
  • Corollaire Soit f une fonction continue centrale sur G. Pour que f soit indéfiniment dérivable, il faut et il suffit que la restriction de f à T soit indéfiniment dérivable. ↩ 1 01H7

§ 9. Opérations des groupes de Lie compacts sur les variétés

  • Lemme 1 Soient T et T' deux espaces topologiques, A et A' des parties compactes de T et T' respectivement, W un voisinage de A × A' dans T × T'. Il existe un voisinage ouvert U de A dans T… ↩ 1 01HE
  • Proposition 1 Soient φ : X → Y un morphisme de classe Cʳ, A une partie compacte de X. Les conditions suivantes sont équivalentes : 01HF
  • Proposition 2 Supposons la variété Y paracompacte ; soit A une partie de X, et soit φ : X → Y un morphisme de classe Cʳ qui induit un homéomorphisme de A sur φ(A), et qui est étale en tout point… ↩ 1 01HG
  • Proposition 3 Soit A une partie compacte de X. L’ensemble P des morphismes φ ∈ Cʳ(X;Y) qui sont des plongements au voisinage de A est ouvert dans Cʳ(X;Y) pour la topologie de la Cʳ-convergence c… ↩ 1 01HH
  • Lemme 2 Soient x un point de X, φ : X → Y un morphisme de classe C¹ qui est une immersion en x. Il existe un voisinage Ω de φ dans C¹(X; Y) et un voisinage B de x dans X tels que pour tout… 01HI
  • Proposition 4 Soit A une partie compacte de X. Il existe un espace vectoriel E de dimension finie et un morphisme φ ∈ Cʳ(X; E) (r ≠ ω) qui est un plongement au voisinage de A. ↩ 3 01HJ
  • Lemme 3 Soit G un groupe topologique compact opérant continûment sur un espace topologique X; soient A une partie de X, stable par G, et W un voisinage de A. Il existe alors un voisinage o… ↩ 2 01HK
  • Théorème 1 Soient G un groupe de Lie compact, (g, x) ↦ gx une loi d’opération à gauche de classe Cʳ de G dans X, et A une partie compacte de X. Il existe une représentation linéaire analytiqu… ↩ 1 01HL
  • Corollaire 1 Supposons X compacte. Il existe une représentation linéaire analytique ρ de G dans un espace vectoriel E de dimension finie et un plongement φ : X → E tels que φ(gx) = ρ(g) φ(x) po… ↩ 1 01HM
  • Corollaire 2 Soit H un sous-groupe fermé de G. Il existe une représentation linéaire analytique de G dans un espace vectoriel E de dimension finie et un point v ∈ E de fixateur H. ↩ 1 01HN
  • Corollaire 3 Supposons X paracompacte. Il existe un espace hilbertien réel E, une représentation unitaire continue ¹ ρ de G dans E et un plongement φ : X → E de classe Cʳ, tels qu’on ait φ(gx)… 01HO
  • Lemme 4 Soient H un groupe de Lie compact, ρ : H → GL(V) une représentation continue (donc analytique) de H dans un espace vectoriel réel de dimension finie, W un voisinage de l’origine da… ↩ 2 01HP
  • Proposition 5 Soient H un groupe de Lie compact, (h, x) ↦ hx une loi d’opération à gauche de classe Cʳ de H dans X, x un point de X fixe sous l’action de H. Le groupe H opère alors linéairement… ↩ 1 01HQ
  • Proposition 6 Supposons la variété X paracompacte; soient x un point de X, Gₓ son fixateur. Il existe une représentation linéaire analytique de dimension finie τ : Gₓ → GL(W), et un plongement o… ↩ 5 01HR
  • Lemme 5 Soient Z une variété séparée de classe Cʳ, munie d'une loi d'opération à gauche m : G × Z → Z de classe Cʳ, et μ : Z → X un morphisme (de classe Cʳ) compatible avec les opérations… 01HS
  • Lemme 6 Soit G un groupe de Lie. 01HT
  • Théorème 2 Soit G un groupe de Lie opérant proprement sur X, de façon que la loi d’opération (g, x) ↦ gx soit de classe Cʳ. On suppose X paracompacte. 01HU
  • Exemple 1 Soit G un groupe de Lie compact connexe, opérant sur lui-même par automorphismes intérieurs. Le fixateur d’un élément x de G n’est autre que le centralisateur Z(x) de x dans G ; il… 01HV
  • Exemple 2 Soient E un espace affine réel euclidien, H un ensemble d’hyperplans de E, W le groupe de déplacements de E engendré par les réflexions orthogonales par rapport aux hyperplans de ℌ… 01HW

App. 1. Structure des groupes compacts

  • Proposition 1 Tout groupe topologique compact G est isomorphe à un sous-groupe fermé d’un produit de groupes de Lie compacts. 01II
  • Corollaire 1 Soit V un voisinage de l’élément neutre dans G. Alors V contient un sous-groupe fermé distingué H de G tel que le quotient G/H soit un groupe de Lie. ↩ 2 01IJ
  • Corollaire 2 L’application canonique G → lim_← α G/H_α est un isomorphisme de groupes topologiques. ↩ 1 01IK
  • Corollaire 3 Pour que G soit un groupe de Lie, il faut et il suffit qu’il existe un voisinage de l’élément neutre e de G qui ne contienne aucun sous-groupe distingué distinct de {e}. 01IL
  • Lemme 1 Soient (G_α, f_αβ) un système projectif de groupes topologiques relatif à un ensemble d’indices I filtrant, G sa limite. On suppose que les applications canoniques f_α : G → G_α so… ↩ 2 01IM
  • Lemme 2 Soient (Sₐ)_a ∈ A, (T_b)_b ∈ B deux familles finies de groupes de Lie simplement connexes presque simples (III, § 9, n° 8, déf. 3), et soit u : ∏_a ∈ A Sₐ → ∏_b ∈ B T_b un morphism… ↩ 1 01IN
  • Lemme 3 Sous les hypothèses du lemme 1, on suppose que les G_α sont des groupes de Lie compacts simplement connexes. Le groupe topologique G est alors isomorphe au produit d'une famille de… ↩ 1 01IO
  • Proposition 2 Soit G un groupe compact connexe. a) C(G)₀ est un groupe compact connexe commutatif; D(G) est un groupe compact connexe, égal à son groupe dérivé. b) L'homomorphisme continu (x, y)… 01IP
  • Corollaire Tout groupe compact connexe résoluble est commutatif. 01IQ

App. 2. Représentations de type réel, complexe ou quaternionien

  • Proposition 1 Soient A une R-algèbre (associative et unifère) et V un A-module simple de dimension finie sur R. On est alors dans l’un des trois cas suivants : ↩ 1 01IS
  • Proposition 2 Soient A une R-algèbre (associative et unifère), et W un A_(C)-module simple, de dimension finie sur C. On est alors dans l’un des trois cas suivants : ↩ 1 01IT
  • Proposition 3 Supposons ρ irréductible. ↩ 1 01IU
  • Lemme 1 Soit Wᴳ le sous-espace de W formé des éléments invariants par G. L'endomorphisme ∫_G ρ(g) dg de W est un projecteur d'image Wᴳ, compatible aux opérations de G. On a en particulier ↩ 1 01IV
  • Lemme 2 Soit u un endomorphisme d'un espace vectoriel E de dimension finie sur un corps K. On a ↩ 1 01IW
  • Proposition 4 Supposons ρ irréductible. Pour que ρ soit de type réel (resp. complexe, resp. quaternionien), il faut et il suffit que l’intégrale ∫_G Tr ρ(g²) dg soit égale à 1 (resp. 0, resp. —… 01IX